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14/01/2011

Escapade

D'abord, merci de m'avoir autant lu hier, 850 pages, c'est je crois mon record personnel, et cela m'encourage à continuer de raconter mes anecdotes.

Donc, fuite en avant jeudi dernier.
Marre de ma bonne femme, laquelle en avait marre d'être "cloîtrée" sans voiture (en principe dans moins de 4 semaines c'est bon) et de ne voir, depuis un bon mois, que du blanc autour d'elle.

Direction le sud, mais quand même par les hauts plateaux au départ.
Vers où ?
Je m'arrêterais à la nuit tombée.
Pontarlier, Vallorbe, Les Rousses, Col de la Faucille, le blanc règne en maître malgré une température printanière.
Puis c'est la descente vers Gex. Là, enfin, on commence à voir de l'herbe. Mais il pleut toujours.

Ensuite ? Au départ je voulais aller sur Annecy, mais à Bellegarde je m'embrouille les pinceaux et c'est la direction d'Aix les Bains que je prends, alors que je vois poindre, sur ma droite, un bout de ciel bleu et le soleil qui s'y couche.

Hélas, ce n'est pas pour nous, et le crachin redouble quand je juge qu'il est prudent d'arrêter.

Pas de soucis pour trouver un hôtel, à cette époque de l'année ils cherchent le client !

Pas de balade romantique car la pluie ne nous a pas quittés, mais on trouve une petite brasserie qui est vraiment très correcte.

Et c'est un peu plus apaisée que mon épouse sombre illico dans le sommeil.

 

Le lendemain matin, grand beau.
Nous continuons notre route vers le sud, alors que la température est carrément impressionnante ! 16° à Chambéry à 10h du matin, 19° à Grenoble à 11h... Mais hélas le soleil nous a quittés.

Toujours calés vers le sud, nous grimpons direction Sisteron. Nous manquons de déjeuner à Lus la Croix haute, un petit village où j'avais bossé pour un remplacement pendant trois mois. C'était en 1978...
Ensuite la route descend, tout doucement, alors que la végétation commence à changer. A Serres, c'est déjà la Provence. Ce n'est pas là qu'on déjeunera car les prix sont assez élevés, mais un peu plus loin, à Eyguians. Pendant le repas je parle à mon épouse de la marraine de notre fille,avec qui on s'était fâchés voici...24 ans ! Et qui habite à 6 km. Enfin habitait en 1987.
A ma grande surprise elle est partante pour la revoir !

Je demande alors un annuaire aux gens du restaurant, mais je ne vois plus son nom de famille...
Dommage, ça aurait été bien !

Il recommence à pleuvoir et je m'aperçois que j'ai un phare en moins. Je m'arrête dans un centre auto "Roady" près de Sisteron, et le mécano me change l'ampoule en 5 secondes ! Il me dit que je n'ai plus qu'à régler le prix de l'ampoule à la caisse. SDu coup je lui donne 2 euros de pourliche (pour 5 secondes ça fait cher de l'heure mais j'ai été servi tout de suite). Je vais donc à la caisse et je me vois réclamer...14 euros ! 7 pour l'ampoule elle-même, et 7 pour... la main d'oeuvre !!
Amis automobilistes qui passez vers Sisteron, SURTOUT ne vous arrêtez pas au centre auto "Roady" de Peypin !!!

Le jour décline de plus en plus, et c'est à Manosque que nous décidons de faire étape.
Manosque, déjà la Provence, avec cette ambiance si particulière...

DSCN7206.JPG

On est vendredi, les hôtels ne manquent pas non plus.

 

C'est une Mme Cicatrice de plus en plus apaisée qui, le lendemain me demande vers où aller.

J'avoue que la côte d'Azur me tente. En plus le soleil est de nouveau sorti.
Et c'est parti ! Petites routes jusqu'à St Maximin, puis la 7 (les varois n'ont pas apprécié la départementalisation de leur chère Nationale 7, qu'ils ont fini par baptiser "Départementale Nationale 7"!) Authentique.

Arrêt déjeuner à Draguignan. Ou coucher ce soir ? C'est Internet qui me le dira.

Dans un des nombreux cybercafés, je vais sur mon site-culte Booking.com, et je tape "Nice" et 40 km aux alentours.
C'est finalement à Antibes que l'on tombe sur la perle : Une résidence **** où l'on peut faire sa cuisine avec balcon donnant sur la mer. 42 euros/jour au lieu de 225 en pleine saison !!
Banco, nous réservons pour 3 jours, c'est là qu'on se posera.

 

DSCN7237.JPG

 

Pendant ces 72 heures nous visiterons Nice, bien sûr, que je connais presque par coeur mais qui me réserve toujours de belles surprises.
Egalement Cannes, Monaco (on n'y verra rien, toutes les routes passent en tunnel) et enfin Menton, la ville du Citron par son agriculture et du Double Menton par sa population.

Une ville où il faut savoir arpenter les ruelles loin de la foule qui préfère le littoral..

DSCN7226a.jpg
Chacun ses goûts...

Le mardi matin, mon épouse est à présent très apaisée.

Mais il faut songer au retour.

Impossible d'être sur la côte sans aller sur la tombe de mes parents à Hyères !

Et impossible d'aller à Hyères sans rendre visite à nos cousins de Toulon.

Ce que l'on fait, après avoir bien sûr demandé si ça ne gênait pas.

Non ça ne les gênait pas, et ils nous ont accueilli les bras ouverts.

Départ mercredi après-midi, et c'est à Gap que je décide de faire escale.
Pourquoi Gap ?
Pas seulement parce que c'est là que dans les années 82/83 j'ai été "la" vedette de radio mais tout simplement pour voir si cette ville nous conviendrait au cas où, trop âgés, nous décidions d'abandonner la maison dans un village pour un appartement en ville.

Sans même regarder les agences immobilières, la réponse sera non.

Car il existe deux Gap :
La vieille ville piétonnière bien enserrée par ses boulevards de ceinture, où il fait bon vivre, où l'ambiance est presque provençale malgré sa position géographique.

Mais dès que l'on sort de cette oasis, on découvre alors le Gap infernal, avec ses innombrables voitures, sa zone commerciale démesurée. Cela dû au fait qu'on n'y avait pas jugé utile quand il en était encore temps (années 70/80) de faire une rocade pour la contourner. De sorte que tous ceux qui viennent du nord ou de l'ouest, doivent obligatoirement passer par le centre-ville pour rejoindre la vallée de la Durance et ses stations.
Même problème qu'à Lons le Saunier, où heureusement ils sont en train de le régler.


Le but de cette escapade est atteint : depuis hier soir, pas un mot plus haut que l'autre de la part de mon épouse, qui semble ravie de cette semaine-là, et surtout de savoir que par la Suisse et ses autoroutes semi-gratuites (30 euros pour des trajets illimités sur un an) les Alpes sont à une petite heure et demie, et la Provence à même pas une après-midi.

Ce soir je pars pour bosser, faire mes deux jours, à dimanche.

Je vous embrasse.

 

Commentaires

ça avait l'air sympa votre petite escapade, et ça fait plaisir à lire la fin de ta note. Bises

Écrit par : Christel | 14/01/2011

Le Col de la Croix Haute... Lus... Sisteron, j'ai l'impression que je pourrais faire cette route encore aujourd'hui "les yeux fermés" Basculer après Lus et voir comme tu le dis la végétation changer... Manosque... le plateau de Valensole. Merci pour cette note qui - sans nostalgie -,m'a rappelée d'excellents moments.
Je t'embrasse.

Écrit par : Brigitte | 15/01/2011

Bonne nouvelle !!!

Écrit par : Teb | 16/01/2011

C'était donc une bonne idée!
Bien contente de te retrouver ici... et en bonne forme!
Je t'embrasse!

Écrit par : CriCri | 16/01/2011

Brigitte, Christel, CriCri, Teb. A vous mes 4 commentatrices attitrées (Sylvie aussi, mais uniquement sur les chanteurs) merci de vos commentaires.
Petit aparté pour Brigitte : à la fin des années 70, je travaillais près de Grenoble. Avec ma première épouse, nous allions passer un week-end sur trois à Toulon. Et on le palpait ce changement de climat tant il était visible : Brouillard de la cuvette Grenobloise, puis neige à partir de 700m, sous un ciel gris, puis ce ciel se déchire au col, et à Lus le soleil était là. Quelques km plus loin, on était déjà en Provence, même si nous savions qu'il nous restait 3 heures de route pour arriver à destination. !

Bises à toutes

Écrit par : Cica pour "mes quatre" | 16/01/2011

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