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12/04/2011

Mon voyage au Québec (1989) jours 1 à 3

En octobre, cela fera 22 ans que ma femme et moi sommes allés passer quelques jours au Québec. 

Profitant de billets d'avion à prix imbattables, un des rares avantages de mon ex-entreprise, nous avons donc traversé pour la première fois l'Océan pour nous rendre aux Amériques.

Départ prévu à Roissy le mardi 24 octobre 1989. L'avion est à 12h30, avec en poche des "billets GP" (tarif spécial pour ceux qui de près ou de loin travaillent pour l'aéronautique - à ce propos, mon métier, c'était... météorologue à Météo-France - et avec une bonne vingtaine de "collègues" dans notre cas nous attendons - depuis trois heures - que les derniers passagers aient pris place, afin de "boucher les trous". 

Pour la première fois donc - ce ne sera pas la dernière - nous assistons au "cérémonial ", une sorte de distribution des prix, sauf que ne sont pas des livres qu'on reçoit, mais des cartes d'embarquement. Nettement plus utile dans un aéroport !   Hélas... nous ne ferons pas partie de la fournée, et dépités, nous regagnons la capitale. Il fait beau, il fait chaud - 25 degrés - et ma foi, on se dit que demain est un autre jour et qu'on tentera de nouveau notre chance. Mais... qu'il ne faudra pas rater, car à cette époque reculée il n'y a pas encore d'avion quotidien pour la Belle Province !

Mercredi 25, l'anniversaire (36 ans) de mon épouse, et nous sommes de nouveau devant le comptoir, à neuf heures du mat. Nous nous sommes cette fois levés à 6 heures, et nous espérons bien que ce ne sera pas pour rien... Bingo ! C'est bon.. Super cadeau d'anniversaire pour ma femme, un baptême de l'air à bord d'un 747 elle ne pouvait rêver mieux comme présent. Quand à moi, c'est la première fois que je grimpe à bord d'un "jumbo", prélude au gigantisme américain qui nous attend. 

A peine avons- nous eu le temps de nous installer, que l'hôtesse nous annonce "nous sommes en ce moment en train de survoler Amiens, et nous nous dirigeons vers l'Angleterre, puis l 'Islande." Détour imposé par les vents en altitude, qui évite de consommer trop de carburant.  De l'Angleterre en fait nous ne verrons que des cumulus...

Nous c'est le plateau-repas qu'on regarde ! Du **** !!! , langouste, foie gras, sanglier sauce grand veneur... Avec champagne s'il vous plaît !  Ensuite...petite sieste ! Et quand je me réveille, plus de nuage, c'est l'Océan qui défile en-dessous. C'est beau, l'Atlantique vu à 10.000 mètres d'altitude.  Mais... au bout de deux heures, je dois quand même dire que c'est un peu lassant.

Soudain, à ces deux heures de vert - l'océan apparaît de cette couleur vu de là-haut - va succéder... une heure de blanc ! Mais pas le blanc Anglais, cette fois, c'est ...Le Groenland !  Après l'émerveillement ce blanc non-stop finit aussi par nous lasser. Mais on finit également par en sortir et après un court moment de vert, on arrive au-dessus du Labrador enneigé. Ca y est, nous sommes enfin au Canada, en Amérique... Mais loin d'être arrivés ! Et sur l'écran face à nous, qui montre - génial ça - la position de l'avion sur une carte de l'hémisphère Nord, nous conctatons bien en effet qu'il nous reste une certaine quantité de "nautiques" ( 1km862 ) à parcourir ! Pour être exact, 1500 kilomètres quand même, soit ce qui sépare Rome de Brest!!! 

L'avion entame finalement sa descente, et la neige qui dominait largement jusque là,  est devenue nettement minoritaire, on distingue nettement plus de marron que de blanc. Et c'est l'arrivée à l'aéroport de Mirabel.  Mirabel... ce nom "bien de chez nous" est rassurant, après 8 heures d'avion. Car la fatigue aidant j'ai pleinement (un peu trop peut-être) conscience que je suis EN AMERIQUE et d'entendre parler français, même pas prononcé de la même façon, oui, ça réconforte quand même...

Hélas... L'aéroport de Mirabel n'a rien à voir avec Orly ou Roissy, aéroports pleins de vie où grouille toute une population cosmopolite. Je n'ai pas eu l'honneur de visiter celui de Moscou pendant la guerre froide, mais l'aéroport de Montréal de 89 me fait réellement cet effet. Déjà on nous avait fait signer des drôles de papiers avant l'atterrissage, du style "je certifie que je ne transporte pas de drogue ni de bombe" . Authentique... Puis nos passeports tout neufs sont épluchés, et c'est avec presque un regret que le préposé y laisse son empreinte... Il est 20h30 à ma montre, mais l'horloge que je vois dans le hall affiche 14h30.

Un car-express, qui mérite bien son nom, nous transporte style "taxi 2 "dans la cité de Charlebois. Des autoroutes, des échangeurs, et enfin nous stoppons (pardon, nous nous arrêtons) dans une rue sombre entourée de gratte-ciel. Il fait froid, quelques plaques de neige en attestent. Nous sommes fatigués, dépaysés, et ne savons pas où aller. Bien sûr, nous avons notre Routard, mais va chercher une adresse dans une ville de deux millions d'habitants... Il nous indique une adresse, que nous n'arrivons pas à trouver. Finalement nous nous engouffrons dans le premier hôtel venu, tellement nous avons hâte de déposer nos bagages.

"C'est 25 piastres la nuit"... nous dit avec cet accent "spécial" le tenancier du premier hôtel correct que nous finissons par trouver. Cet accent que nous trouvions si "typique" en descendant de l'avion, devient peu à peu agaçant, voire... inquiétant. Il nous montre bien que si, tout est bien écrit en français, nous sommes loin, très loin de la mère patrie. Passe pour les gratte-ciel, à la Défense on a presque les mêmes. Mais les voitures, déjà... on se croirait dans Dallas ! En dehors de la plaque minéralogique où est inscrit systématiquement, en dessous du numéro : Je me souviens. Les immeubles aussi sont là pour nous rappeler qu'on est bien en Amérique.  Chacun a son petit escalier extérieur de secours, et pour accéder à la porte, il faut passer par le petit pont typique US.   Pas de panneaux STOP mais ... des panneaux ARRET. De temps en temps on entend des sirènes stridentes qui nous font penser que nous sommes en plein film US. Ou sont nos petits PIN-PON PIN-PON parisiens ?? Et puis, toujours ce décalage (le mot est juste !) entre ce que je lis sur ma montre (23h) et le jour, toujours là bien que décliant sérieusement...  Notre estomac s'en fiche du soleil canadien, lui il crie famine ! Mais on ne va quand même pas s'installer dans un resto à même pas 6 heures du soir ?

Et bien si !  Et c'est là que je découvre l'un des avantages non négligeables du Québec, c'est qu'on peut y manger à n'importe quelle heure ! Et grâce à ce système, nos estomacs "décalés" vont pouvoir, se recaler peu à peu... jusqu'au moment de repartir ! 

Je l'avoue honnêtement : quand, à 18 heures (locales) , crevés par les 8 heures d'avion, frigorifiés avec les trois petits degrés que nous annonce le thermomètre clignotant d'une pharmacie, dépaysés par cette ville et surtout cet accent que l'on commence à présent à prendre en grippe, nous errons - c'est bien le mot - dans la rue Sainte Catherine à la recherche d'un restaurant, on nous proposerait immédiatement le billet de retour que nous accepterions sans la moindre hésitation!  Réaction typique de petits français frileux que nous étions, ceux qui n'ont vu de l' Italie que San Remo, de l'Espagne que San Sebastian, et de l'Allemagne que Fribourg en Brisgau !

L'air "enthousiaste" de ma femme en atteste !
Mais la suite va vite nous démontrer le contraire. On aurait eu vraiment tort de le prendre ce billet de retour. Ca commence quand je pousse la porte du premier resto que j'aperçois, qui affiche un menu à 3.95 (*). Tous les menus sont à 3.95 là-bas !!  "on peut manger ? - mais bien sûr, assieds-TOI " !  Tout de suite ce tutoiement me réchauffe. Le patron et la patronne sont fiers de servir des maudits français. En plus la nourriture ne se révèle pas si redoutable que les guides nous l'avaient fait appréhender.  A côté de chaque table se trouvent des mini-juke boxes comme on en voyait énormément dans les années 60. Et là j'entends passer un certain Rock (sic) Voisine. Seul dans le sable, les yeux dans l'eau... mon rêve était trop beau. Je ne vais pas jouer les découvreurs, j'avais déjà entendu cette mélodie en France. C'est du reste notre pays qui découvrira Roch Voisine, et c'est grâce à la France qu'il accomplira - chez lui notamment - la carrière que l'on sait.  Mais dans ce contexte,  SON contexte à lui, à la chanson, celle-ci me paraît nettement plus belle. Et du coup je la repasse 4 fois ! Le patron est enthousiasmé : "Et ben, suis contin k' t'apprécie notre "hockeyeur chintin"... T' vas voir, y va faire du malheur..."

Et c'est là que je réalise. Je ne suis pas en train de regarder un téléfilm, j'y suis. J'y suis enfin, depuis le temps que j'en rêvais, et... je suis finalement heureux d'y être ! Sans savoir que les jours à venir seront inoubliables...


Première nuit à Montréal. On se couche comme les poules, vers les 21 heures. Nos montres - que nous avons toujours laissées à l'heure de Paris - marquent quand à elles 3 heures du mat !  On s'endort comme des masses, et - il fallait s'y attendre - l'horloge biologique se rappelle à notre bon souvenir. C'est à 9h30 que je m'éveille, après avoir fait le tour du cadran, , et, comme dans les dessins animés, je ne réalise pas tout de suite. Oui, je suis dans une chambre d'hôtel, oui elle est assez bizarre (surtout les fenêtres) mais... il fait nuit noire !  En un éclair je reviens sur Terre. 9h30 à ma montre mais 3h30 où je me trouve...
à Montréal !

Alors je vais allumer la petite télé noir et blanc en attendant que ma femme se réveille je la laisse dormir car je sais que la fatigue peut engendrer une crise d'épilepsie. Nous sommes bardés d'assurances médicales mais j'aimerais que le souvenir qu'elle ait du Québec ne soit pas uniquement celui d'une chambre d'hôpital...
Et aussi...que les commerces ouvrent leur portes.
Vers les 6h - de là-bas - , on sort de l'hôtel dans le but de se payer un méga petit déjeuner. D' habitude je ne prends jamais de petit déj, seule une tasse de café me suffit, et encore ! Mais là mon estomac ne badine pas avec ces choses-là, on ne lui la fait pas, pour lui est midi, point-barre !

Et on aura un bol monstre. Car on va trouver un établissement qui deviendra notre quartier général, un resto qui sert des collations copieuses pour presque rien (1 dollar 99*).  Et, sous l'oeil effaré de mon épouse, j'engloutis petits beurrés, bacon, oeufs à la coque, café, jus d'orange ! Puis, enfin rassasiés, on sort.

Il fait beau en ce jeudi 26, la météo locale prévoit 10 degrés sur Montréal, ce qui n'est pas si mal pour cette période d'Halloween. Nous prenons le métro, histoire de nous tremper dans l'atmosphère Montréalaise. Je ne me sens pas dépaysé, car c'est à la station... Champ de Mars que nous nous engouffrons sous terre ! Pas de Tour Eiffel à l'horizon mais des gratte-ciel, dont un... fumant ! Je me suis toujours demandé pourquoi de la vapeur se dégageait du haut de cette Tour ! 

Tout de suite quelque chose va nous frapper : la mendicité. Et surtout la façon de demander l'aumône. Les mendiants sont insistants (je parle de 1989, les choses ont peut-être changé depuis) et à la limite de l'agressivité. Ce qui tranchera étonnamment avec le sentiment de sécurité que l'on aura en se baladant dans la ville (à l'exception de Chinatown, que notre hôtelier nous a expressément conseillé d'éviter la nuit). Nous descendons quelques stations plus loin, et vu le froid - s'il est prévu 10 degrés l'après-midi, à 8 heures et demie on est nettement plus près du zéro - nous décidons de pénétrer dans le fameuse "ville souterraine".   En bon Parisien (bien qu'habitant la Lozère à ce moment-là) je me dis que bof, ça doit être un truc style Forum des Halles.

Tu parles... Pour établir une comparaison, la ville souterraine est au forum parisien ce que le dit forum est à la galerie marchande du Champion de La Cluse et Mijoux ! 1700 boutiques, 200 restaurants... Même Le Colombo,  à Lisbonne, qui est impressionnant de gigantisme, fait pâle figure à côté de cette ville souterraine, où l'on peut parcourir en ligne droite plusieurs kilomètres. C'est d'ailleurs génial, on y entre d'un côté, on ressort par un autre, et là on est complètement perdu. Pour les parisiens, un exemple : Vous entreriez disons au Louvre, et vous ressortiriez à La République ou à la Place d'Italie !!!
J'adore cette sensation, se sentir perdu alors qu'on sait qu'en fait on ne craint strictement rien.


 Sur la photo, juste en sortant de la ville souterraine, ça fait drôle de se retrouver écrasé par les gratte-ciel ! 

Un mot revient, partout, dans tous les magasins: HALLOWEEN. Nous voyons des citrouilles et des sorcières un peu partout ! Nous apprendrons qu'il s'agit d'une coutume américaine..

Un peu lassés de cette agitation (Montréal est une ville très bruyante) nous décidons de nous rendre sur le fameux Mont-Royal. En passant nous sommes surpris par certains commerces. Sur la façade d'un café, écrit en grand : CHIENS CHAUDS, SOUS-MARINS. Tous ceux à qui j'ai raconté cette anecdote m'ont dit " faut quand même pas pousser ", et c'est pour ça que je l'ai pris en photo ! Pas moyen de mettre la main dessus, mais dès que je la retrouve, promis je l'exhibe ! Egalement une pharmacie, mais... en libre-service ! On prend son petit chariot, et on peut y déposer tous les médicaments qui se trouvent exposés en rayon  ! Ainsi pour l'aspirine, il y a le choix, et on n'est pas obligé de demander, comme chez nous "c'est combien la boîte ? " se faisant passer aux yeux du pharmacien pour un pingre qui est regardant pour sa santé !

Il est 13 heures, un petit resto sympa nous tend les bras, avec, bien évidemment le fameux menu à 3.95 ! Pour nous, pas de décalage, c'est l'heure du dîner... Là encore rien à dire que la qualité de la nourriture, mais en demandant l'addition, nous faisons une gaffe. Pour ne pas s'encombrer de liquide, nous avons décidé de payer tout ce que nous pouvons par carte bleue. Nous donnons donc notre carte à la serveuse, qui fait marcher son "fer à repasser", et là j'appose ma signature.  Pour moi, tout ce qu'il y a d'habituel. Et je vois la serveuse qui nous fusille du regard !  Les Québécois ne sont pas des hypocrites, et quand ils ont des choses à dire, ils le disent. " ben dis voir, tu oublies pas le pourboire par hasard ? "
Toujours ce "tu" qui me ravit, même prononcé en colère. Qui me rappelle qu'au fond, sur cette Planète, on est tous des cousins...
J'ignorais - dès lors je le saurai - que le pourboire était plus ou moins obigatoire là-bas. Et que, sur la facturette CB, il y avait une colonne réservée à cet effet ! Figure le montant de l'addition, puis en dessous la case "tipp/pourboire" où l'on inscrit la somme que l'on veut, et c'est au client de faire son addition et de signer. Ne le sachant pas, j'avais signé directement !

Et nous partons à l'assaut des pentes du Mont Royal. Cette fois, j'ai mis ma montre à l'heure Canadienne, ma femme préférant garder la "sienne" ! Le parc en lui-même ne paye pas de mine, c'est un parc style Buttes-Chaumont, à la différence près... que les écureuils y abondent ! Et non seulement ils abondent, mais viennent de temps en temps nous taquiner gentiment ! Ma femme, qui assimile tout rongeur à un rat commence vite à paniquer, et se met à courir en criant ! Tandis que moi, rigolard, je prends la photo qui s'impose (mais qui ne donnera rien, trop sombre !) ...

Au bout de quand même une bonne demie-heure de marche, nous arrivons à une terrasse qui livre un panorama exceptionnel de Montréal et des alentours.

montréal.jpg

Le jour décline, on le voit, et nous aussi. 16h et quelques là-bas, 22 et quelque en France, cependant on sent que notre horloge interne a de la bonne volonté, et commence à s'adapter. On ne "ressent pas" 22h, mais que la nuit ne soit pas tombée nous semble quand même bizarre. 

Pour le soir, on fera un effort, et on s'attablera à 19h . Nous n'avons pas faim, ni l'un ni l'autre. Alors on grignote, tout en parlant déjà de ce que l'on compte faire le lendemain. Les prévisions météo sont bonnes, l'anticyclone s'installe et il est prévu 14 degrés à Montréal, 11 à Québec.

Québec  ! Cette ville fait partie de nos "étapes" prévues canadiennes. Ainsi qu'une petite virée aux USA, qui ne sont qu'à 60 km... cela nous sera possible grâce à une nouvelle loi US, qui vient juste de permettre aux Français de pénétrer sur leur territoire sans visa.  Québec, les States, aurons-nous le temps de tout faire avant le 1er novembre, où nous devons impérativement être de retour ?  D 'autant que l'on a perdu une journée ! Bon, les Etats-Unis, après tout c'est de l'exotisme, mais Québec c'est à voir. Donc il est décidé que nous partirions le lendemain matin, et que nous y passerions deux nuits. Ensuite, qui vivra verra...

Et c'est à 22h locales que nous franchissons la porte de notre hôtel, très fatigués mais la tête remplie d'une foule de choses...

(*) 3.95 dollars canadiens = 12 francs de l'époque. Soit 2.65 euros actuels. Pas cher pour un repas...
1.99 , ça fait la moitié donc 1.35 euro....
Quand à l'hôtel, 25 "piastres" ou dollars canadiens, ça fait l'équivalement de 80 francs de 1989 .
Donc un peu plus cher - toujours à l'époque - que nos hôtels français.
Lesquels se sont bien rattrapés depuis !

Je vous embrasse.

 

Commentaires

Un bien beau périple qui qemble commencer!! J'ai hate d'avoir la suite!

Écrit par : CriCri | 12/04/2011

Demain, sans faute !

Des bisous

Écrit par : Cica pour CriCri | 12/04/2011

Magnifique... moi qui n'ai jamais voyagé, je m'y croyais ;-)

Écrit par : Sylvie | 18/04/2011

J'y retourne, toujours si Dieu veut, l'an prochain. Miracle de la Toile, je pense être reçu par une québécoise que j'ai connue sur les forums de psycho en...2003 ! Ca me fera plaisir de retrouver ce beau pays et de faire sa connaissance "réelle", elle qui n'a connu que mes mauvais jours (2003/2005).
Bises.

Écrit par : Cica pour Sylvie | 18/04/2011

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