14.02.2012
En progrès...
Cette semaine je reçois mon filleul et sa soeur.
De jeunes Bretons de la banlieue de Lorient qui bavent d'envie à chaque fois que je leur parle de la neige qu'il y a chez moi.
En septembre dernier je les avais invités, vu qu'ils devaient se rendre en Seine et Marne. Leurs parents les déposeraient dans le train, et je les récupérais à Pontarlier.
Le retour s'annonçait plus coton, il y avait le changement de train à Paris. En bon parrain dévoué, j'ai alors pris un billet aller-retour pour Paris (en septembre pour février j'avais le tarif le plus bas) afin de les accompagner à Montparnasse. Retour pour moi le soir même.
Je connais leurs parents, le coeur sur la main, mais hélas, promettant beaucoup plus qu'ils ne peuvent tenir. Et je pense que sans les 3 mails, les 5 coups de fil à leurs parents, et aussi mon billet, ils pouvaient dire adieu à leurs "vacances de neige". Et ils avaient un prétexte en or : le financement des études de leur fille aînée, qui leur coûte les yeux de la tête. Fille aînée de 22 ans pourtant en pleine crise d'adolescence, ayant refusé que je sois son "ami" sur Facebook, ayant pour elle dépassé la limite d'âge pour en faire partie !
Je dois préciser qu'en 2005 nous lui avions fait passer des vacances de rêve à Biarritz...
Bref, les cadets ne doivent pas payer pour les aînés, et c'est vraiment de bon coeur que je les ai invités.
J'ai eu raison, car tout le monde est content : Eux d'abord, mon épouse ensuite qui a illico repris son visage aimabe d'"hôtesse", et moi aussi bien sûr.
Mais il fallait penser aux choses sérieuses.
Notamment, aux vacances à la neige, il fallait faire des sports de neige. Ils n'ont jamais fait du ski de fond, restait alors la luge.
Aïe !
La luge...
Ca me ramenait loin en arrière, tout ça...
18 ans très exactement, janvier 1994.
Il avait neigé à Mende et bien sûr au-dessus. Nous avions une belle luge depuis quelques années, il faisait super-beau et super-doux, "elle" avait insisté pour que nous allions en faire. Avec mon épouse bien entendu. Là ce n'était nullement en prétexte pour nous isoler, juste le plaisir de s'éclater.
Mon épouse n'avait pas voulu, elle s'estimait trop "âgée" (à 41 ans) pour jouer comme des gosses.
"Allez-y, si vous voulez, moi je préfère regarder la télé".
Nous y sommes allés, nous nous sommes régalés. C'était le temps de la splendeur, malgré les quelques 60 heures que Nat et moi (son chef !!!) devions faire au boulot. Nous étions en pleine lune de miel, ne pensant pas à l'avenir, mais qu'au présent, et aux joies qu'il nous apporter. Heureusement que nous ignorions ce que serait notre avenir, car ça nous aurait alors complètement démoralisés.
Donc, tout à l'heure, en route vers la petite station de ski familiale non loin du village.
Location de la luge, et en avant.
Je me demandais quelle serait ma réaction devant ce spectacle, après dix-huit années.
Bonne.
Je voyais les enfants s'éclater, et ça me faisait plaisir.
Pourtant, il n'y avait que peu de différence entre cette image-là
et celle-là

Si...
18 ans !
Je vous embrasse.
17:04 Publié dans ELLE | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.11.2011
Vernis Disqual !!!
Je ne peux resister a l'envie d ecrire cette note du Portugal....
Carla elle-meme en sourira, je pense...
Ca se passe vers 14h, on vient de dejeuner tres copieusement, et juste a cote du resto, une boutique de 45 tours !!!
J'entre, et je vois environ cinq cents 45 tours vendus pour 1 euro. A cote, quelques-uns a 5 euros.
Je commence a chercher, et tombe en arret devant un Charles Aznavour. Disque Made in Portugal of course.... Pour le collectionneur que je suis, une vraie aubaine.
Et c'est ainsi que parmi les 500, au milieu de nombreux disques portugais, j'ai recupere quand meme 28 galettes de vedettes françaises.
Et la, mon epouse ne peut s'empecher de faire son marchandage habituel. Elle se croit au vide-grenier du coin !
Le vendeur me demande ce qu'elle veut, je lui explique tant que je peux, et la il me sort un disque parmi ceux a 5 euros.
"Free for you" m'annonce t il en Portugais.
Je regarde.
Disque français.
Gilbert Becaud, Nathalie !!!!!
Incroyable, non ?
Je vous embrasse.
17:58 Publié dans ELLE, moi, spiritualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.11.2011
Mon épouse en plein déni
Hier soir, elle a regardé "je l'aimais", inspiré du roman d'Anna Gavalda.
http://www.evene.fr/livres/livre/anna-gavalda-je-l-aimais...
Je me souviens, en 2005 j'avais acheté le bouquin pour lire dans le train, et j'avais dû quitter le compartiment où j'étais confortablement installé (coin fenêtre-sens de la marche) pour regagner une place en solo, afin de pouvoir chialer tout ce que je savais. Quand je suis arrivé à destination, j'avais les yeux rouges...
Les yeux rouges, c'est aussi ce qu'avait mon épouse quand, sur le coup de 22h45, elle a fait irruption dans ma cave. J'étais tranquillou en train de jouer à la belote-internet, je me souviens même que j'avais 4 atouts servis, que j'allais faire un malheur.
"Jure-moi que tu n'as jamais aimé Nathalie !"
?????
Moi j'étais dans ma partie, et j'ai été complètement interloqué devant cette question.
Nathalie, il me semble qu'on avait mis les choses au point...
1) le 23 février 2003, où j'avais essayé de me faire sauter le caisson, et où dans un semi-coma j'avais "avoué"...
Surtout 2), à Biarritz. C'était le 1er novembre 2003, un an que je l'avais vue pour la dernière fois. En plus je venais de découvrir miraculeusement "la" disquette, celle où nous nous étions écrit, pendant un an et demie, des poèmes d'amour.
Mon épouse avait - qu'elle disait - une crève carabinée, était alitée, et moi, entendant le grondement de la mer, j'avais eu l'envie d'aller voir son spectacle vers le Rocher de la Vierge.
Avec mon numérique de l'époque (une pitié !) j'avais pris des photos dont celle-là :
Puis j'étais rentré, et à ma grande surprise, j'ai vu mon épouse penchée sur l'écran de mon PC, sur lequel défilaient les fameux poèmes...
Comme un andouille, j'avais laissé le PC sur cette page, persuadé que mon épouse resterait dans la chambre.
Les yeux injectés de sang, elle me demanda "As-tu aimé cette fille ???"
Et moi j'avais répondu "Non, je ne l'ai pas aimée, je l'aime toujours". Je ne voulais pas la renier. Ni renier ces 5 années magiques, même si elles ont été vers la fin ponctuées de douleur.
Mon épouse avait encaissé, et depuis nous n'avons plus parlé de cet épisode.
Le temps a donc passé, je "cicatrise" lentement, très lentement, mais enfin je pense pouvoir dire que je suis dans la bonne voie. Pas celle de l'oubli, mais celle de la résignation.
Sa sortie d'hier m'a tiré de cette espèce de torpeur.
Qu'allais-je lui dire ?
Je me souvenais de la chanson de Claude François :
On est menteur
Quand lui cache
On est cruel
Quand on lui dit
J'avais été cruel en 2003 mais à l'époque, elle pouvait me quitter, si vraiment elle estimait que c'était nécessaire. Comme moi aussi je pouvais le faire (au printemps 2004 ça a été très chaud...)
Depuis il y a eu Bordeaux. la terrible opération, la "trépanation" comme on dit.
Mon épouse a des séquelles, est désormais infirme à vie, même si elle peut faire illusion pendant une petite heure (coucou, Teb...;)
J'ai donc choisi d'être menteur.
Et d'éluder la question. Oui, effectivement il y avait une forte attirance, mais nous avons su nous maîtriser.
Tu parles !
Mais qu'allais-je dire à une femme qui désormais ne peut compter que sur moi ? Nathalie m'a râbaché - a tort - que j'avais "choisi", alors que c'était faux
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/12/l-arra...
Là en revanche j'ai vraiment choisi.
J'ai choisi d'essayer de regarder la Vie plutôt que tendre vers la mort, cette mort qui m'avait tant attiré pendant 3 ans et qui avait été à 2 doigts de me prendre.
J'ai choisi de faire comme dans la merveilleuse chanson de Garou :
J'ai besoin d'oublier
Tout ce qui me rappelle
Qu'un jour elle a été
Ne me parlez plus d'elle
On se rend malheureux
A prendre une étincelle
Pour le plus beau des feux
Ne me parlez plus d'elle
Je préfère son absence
A sa beauté cruelle
Accordez-moi silence
Loin de son existence
Ne me parlez plus d'elle
Je ne veux pas savoir
Près de qui chaque soir
Elle ouvre grand ses ailles
Ne me parlez plus d'elle
Je voudrais m'endormir
Comme une sentinelle
Qui ne voit rien venir
Ne me parlez plus d'elle
Je préfère l'ignorance
Aux mauvaises nouvelles
Accordez-moi silence
Loin de son existence
Je lui donne ses étrennes, tout en m'excusant de la réaction de mon épouse.
21:21 Publié dans ELLE, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.10.2011
Rugby : la honte
Notre équipe, aparès avoir joué une fois de plus comme des manches, va aller en finale de la soi-disant Coupe du Monde.
Pourquoi soi-disant ? Parce que le propre d'une coupe, c'est de rassembler toutes les équipes et procéder par élimination.
Par exemple la Coupe de France de foot :
Au début, elles sont 24.576 équipes à s'affronter dans ce qu'on n'ose pas appeler les 12.284 èmes de finale, mais qu'on nomme "premier tour". Toutes les communes qui jouent au foot ou presque sont représentées, sauf les équipes de L1 et L2 dont on a besoin pour le championnat. Faut pas déconner non plus !!!
Un mois après, elles sont 1536, c'est à dire que 94% ont déjà dégagé. Les joueurs ont repris leurs marteaux, leur ordinateur, leur casquette de postier, leur bus à conduire, leur classe....
Deux mois après elles ne sont plus que 96. On arrive là, toujours parmi les amateurs, à des licenciés, parfois d'un très bon niveau. Souvent, il y a des finalistes ou des demi-finalistes dans ce groupe-là.
Mais comme "que le meilleur gagne", deux tours plus tard ces amateurs ou pro de National ne sont plus que 24 !!!! Auxquels on ajoute l'"élite"de Ligue 1 et de ligue 2.Ce sont ce qu'on appelle les 1/32e de finale.
Puis se jouent les 16e, 8e, quart, demi et enfin la finale.
La particularité de l'équipe qui arrive en finale, c'est qu'elle n'a pas perdu une seule fois.
Vous me direz que je parle pour rien dire, et que je suis en train soit d'enfoncer des portes ouvertes soit de faire une note pour les enfants.
Non, car en rugby, leur "coupe" ne se passe pas comme ça.
Nous sommes en finale, mais nous avons déjà reçu deux fois la pâtée !!!
En première semaine contre la Nouvelle-Zélande (normal c'est les meilleurs et aussi les organisateurs) mais aussi contre les Iles Tonga (la population de Vannes !).
Imagine-t'on un finaliste de Roland-Garros s'être déjà fait battre deux fois dans le tournoi ???
La mine de l'entraîneur Lièvremont varie suivant les résultats. Et son vocabulaire aussi.
Lièvremont.... je n'ai rien contre lui, je ne sais rien de lui, je connais juste son physique et ma façon de parler.
Mais à chaque fois que je le vois sur un écran, je change de chaîne.
Pourquoi ? (comme diraient nos politiques)
Ceux qui ont eu la patience de lire certaines notes entre celle du 6 octobre http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/06/premier-coup-de-tabac.html
et celle du 13 octobre 2010 http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/12/l-arrachement-aout-1997.html soit 11 notes verront que j'y parle d'un certain tortionnaire qui a foutu en l'air deux personnes en
• brisant leur la vie sentimentale
• brisant la carrière professionnelle d'une des deux personnes
• les faisant tomber en grave dépression
• les obligeant par la force à quitter une région qu'ils aimaient et où ils étaient aimés.
et en plus
• a foutu en l'air son département du point de vue professionnel
et j'en passe,
Et bien physiquement, c'est Lièvremont !!!!
Même taille, même tête, avec cette petite moustache, même accent, même précaution de langage (ta question elle m'emmerde, dira-t-il a un journaliste voici quelques jours...) quand je le vois, je replonge dans le passé. Il ne manquerait plus qu'il ait une moto !!!
Vous comprendrez pourquoi je préfère la finale Hollande-Aubry (qui n'a pourtant aucun intérêt sauf de compter la participation qui aura du mal à dépasser le million) à cette finale de coupe de Rugby.
Je vous embrasse.
10:35 Publié dans actualité, arnaques, ELLE, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.10.2011
Ma mémoire fout le camp !
Certes, j'ai encore de beaux restes, je peux, par exemple vous citer toutes les stations de métro de la ligne 4 dans l'ordre, je peux énumérer (presque) tous les vainqueurs du Tour depuis les années 60.
Mais il m'arrive aussi d'avoir de méga-trous.
De plus en plus souvent, je me lève de ma chaise, monte l'escalier et me demande une fois arrivé en haut pourquoi je suis monté !
Idem pour essayer de retrouver des noms. Mais comment il s'appelle celui-là ???
Ou, en écrivant une note, chercher mes mots.
L'an passé c'était anecdotique, mais cette année ça empire sérieusement.
J'ai une piste : ce pourrait être l'usage des somnifères, anti-dépresseurs ou antianxyolitiques. C'est paru récemment dans la presse.
Si c'est ça, alors que faire ? Car après l'Atarax, j'avais décidé de m'attaquer au Témesta.
Mais j'ai aussi constaté une chose : Moins j'ai de mémoire, plus je me sens bien. Car - ceux qui m'ont lu depuis le début le savent - mon salut passe contre la lutte contre certains souvenirs. Et, comme les autres, mais de façon moins rapide, ces "certains souvenirs" ont tendance aussi à s'estomper.
Elle m'avait écrit en février 2003 "tout ce que je souhaite, c'est t'oublier".
J'avais pris ça très mal, mais aujourd'hui je comprends : Vu ce qu'on a vécu, il n'y avait que deux façons de s'en sortir, et pour elle et pour moi : se tuer ou essayer d'oublier, oublier ce que nous fûmes.
Après avoir essayé - sans succès - la première solution, je vois que la seconde pourrait, peu à peu, devenir réalisable.
Je ne sais pas si tout ce je raconte est compréhensible.
Connaissez-vous Frédéric Lerner ? Et sa chanson "être libre" ?
Ecoutez-la, et vous comprendrez mieux mon charabia :
Je sais que je me dirige tout droit vers Alzheimer si le processus s'amplifie. Ce que je ne souhaite pas, car je ne veux pas être un fardeau pour mes proches.
Mais l'idéal serait une bonne atténuation des souvenirs, assez grande pour que, justement, je sois "libre", mais pas au-delà.
J'en demande trop, non ?
Je vous embrasse.
18:18 Publié dans ELLE, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mémoire
26.07.2011
En voie de "guérison" ????
Je viens de m'apercevoir que j'ai laissé passer la date.
La date de quoi ? La date anniversaire de mon arrivée sur le net, le 4 juillet.
D'ordinaire, de 2004 à 2010, je lançais un post ou écrivais une note à ce sujet. L'an passé c'était dans une autre "rue", celle des blogs de Psychologies, et j'avais titré "7 ans déjà" ou quelque chose comme ça.
L'année d'avant c'était "6 ans déjà", etc etc.
Pour souligner cette arrivée en lambeaux sur le net, qui en ce 4 juillet 2003 était devenue pour moi une bouteille à la mer.
Bouteille qui avait été ratée dans un premier temps, puis réussie ensuite.
Et grâce à laquelle je suis d'abord resté en vie, puis petit à petit ai fini par accepter mon sort.
Renaud l'avait déjà chanté :
Eh déconne pas Manu
Va pas t' tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C' est dix copains qui reviennent
Bon, c'est vrai que je m'appelle pas Manu. Ensuite ce n'était pas tout à fait "une gonzesse" mais quand même l'amour de ma vie. Et ensuite ce ne sera pas "10 copains", mais plutôt des centaines, plus du genre féminin, beaucoup plus, que du genre masculin.
Bref, je n'aurai jamais cru pouvoir "oublier" cette date anniversaire !
Mais je sais l'expliquer, cet oubli.
La retraite.
Dans un sens une délivrance, car désormais je n'aurais plus à refaire les mêmes gestes qu'Elle...
Et encore pas tout à fait, car il était une discipline de ma profession où nous n'étions que tous les deux, collés-serrés pour accomplir la tâche, et cela jusqu'au bout, malgré notre grave dépression. Nous embrassant "en douce" toutes les minutes ou presque, quand "ordure adorée" (1) avait le dos tourné. Jusqu'au bout aussi...
J'y avais échappé depuis 2003, mais quand mon collègue Daniel est mort en 2009, mon chef avait alors parlé de me mettre à cette tâche-là.
Ce qui a précipité mon départ en retraite, prévue logiquement pour juin 2012, quand j'aurais obtenu tous mes "trimestres".
En tout cas, du mieux, une étape de franchie avant la prochaine qui s'intitulera "j'y pense et puis j'oublie".
Pour l'instant je n'oublie pas....
Je vous embrasse.
(1) notre chef, qui, dans ses notes de service, signait toujours "votre chef adoré".
La "vraie" guérison, ce sera quand je n'aurai plus d'envies de meurtre....
14:46 Publié dans ELLE, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.04.2011
A mon acte manqué !
C'est là que je me rends compte que ma "progression". Voici encore deux trois ans, j'aurais été complètement écrasé par ce qui s'est produit tout à l'heure.
Ce qui s'est produit tout à l'heure ?
Parmi mes nombreuses cassettes, j'en retrouve une où est inscrit "RT 1996".
1996 ? Hmm c'est intéressant, en plein dans ma période "rose" 1992/1997, ma parenthèse inoubliable.
En fait, c'était un trésor que j'avais découvert.
RT, ça signifiait "répondeur téléphonique". C'était la cassette qui se trouvait sur mon répondeur à cette époque.
Bien sûr, je me suis précipité dessus.
Et là je découvre des voix disparues (mes parents, ma belle-mère) mais aussi des "amies" de mon épouse, qui à ce moment-là interprétaient toutes les paroles de la chanson que j'ai mis dans ma note "écoutez-moi".
Je retrouvais la voix juvénile de ma fille, la mienne, sépulcrale et hachée.
Je redoutais de tomber sur cette de "chef adoré", je sais qu'il aimait bien laisser sur le répondeur des messages menaçants, surtout quand on partait en vacances.
J'espérais en revanche tomber sur un message de Nathalie.
Côté "chef adoré", par chance, rien, ce qui a évité à la cassette de se retrouver au feu.
Nathalie, elle, y était.
5 secondes au début de la cassette, juste pour dire "C'est Nathalie, je rappellerai".
Aussitôt, je m'empresse de numériser la cassette. Avec le petit appareil acheté voici quelques jours.
Je branche, hop, ça part. Et juste avant le passage "Nathalie", clac ! "enregistrement fini".
Alors que la cassette continuait toujours à dérouler.
J'essaye d'éviter de prendre l'appareil en question et le piétiner après l'avoir arrosé d'essence et fichu le feu, mais je me dis que de toutes façons, rien ne vaut la bonne duplication de cassette à cassette.
Ce que je fais donc. Cassette A à droite, prête à être enregistrée, cassette B à gauche, celle où se trouve la voix de ma bien-aimée, prête à être lue.
Et je lance.
Pas de son. Je sais que sur ce copieur le son n'est pas nécessaire, que la copie peut se faire en silence.
Mais, au bout de deux minutes, je frémis d'horreur en voyant que le son était bel et bien enclenché...
Les cassettes.
J'avais inversé les cassettes !
Si bien que la cassette vierge "mangeait" celle du répondeur !!
J'ai vite mis fin au carnage, ne manquait qu'une centaine de secondes. Sur 90 minutes, ce n'était rien.
Sauf que... dans cette centaine de secondes, se trouvait le seul passage où on pouvait entendre Nathalie !!!
Je me serais tué sur le moment !
Pour moi, pas d'autre explication, avec cette double mésaventure : cela ne devait pas se faire.
Mais un truc assez révélateur : je n'ai pas été trop choqué d'entendre ces chères voix disparues, en revanche, quand "elle" avait parlé, je me suis mis à trembler.
Pas gagné mon gars...
Je vous embrasse.
21:14 Publié dans ELLE, moi, spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.04.2011
ECOUTEZ-MOI !!!
J'ai beaucoup parlé dans ces colonnes de mon passé d'animateur, de 1982 à 1997.
Mais jusqu'à présent, il m'était impossible de vous faire écouter un échantillon de ces émissions.
A présent, les choses ont changé.
J'ai fait l'acquisition d'un convertisseur cassette/Mp3, et s'il est certain vu la qualité du son qu'il délivre que je pourrai pas, comme j'en avais l'intention, faire une sauvegarde générale de mes émissions de radio sur Cd-Rom, au moins pourrai-je vous faire découvrir une nouvelle facette de votre serviteur.
J'ai choisi une émission diffusée en mai 1994, à l'époque où je vivais pleinement mon amour avec Nathalie, sans me rendre compte que des nuages noirs avaient commencé à envahir le ciel, et que la foudre allait bientôt s'abattre.
Ce qui explique mon ton enjoué, les blagues à deux euros que je faisais à l'antenne, et le choix des chansons. En moins de 2 minutes, vous pourrez vous rendre compte de tout ça.
Donc, voici la "chose", un conseil, montez le son, et si vous le pouvez, mettez des aigus.
Je vous embrasse.
15:44 Publié dans ELLE, moi, Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Le dernier livre de Patrick Cauvin
Quand j'écris "dernier", c'est vraiment le dernier, écrit juste avant sa mort en août.
Je m'en suis déjà expliqué ici ou là, Cauvin était mon auteur préféré.
Je l'avais découvert voici 30 ans déjà, sur un sujet pas évident : la déportation. Mais déjà on sentait "la patte" Cauvin, à savoir un style inimitable et la faculté d'écrire aussi bien à la façon d'un jeune de 12 ans comme celle d'un senior de 70.
Depuis, j'ai acheté tous les Cauvin à leur parution en livre de poche. S'ils ne paraissaient pas en poche, alors je sortais mes sous et je me procurais l'ouvrage en taille "normale".
J'ai rarement été déçu par Cauvin. A un moment donné (1997/1999) il m'a semblé que sa production faiblissait. C'était l'époque de Villa Vanille et de Théâtre dans la nuit, que je n'ai pas finis ni l'un ni l'autre.
Mais ensuite il s'est "ressaisi", avec des titres comme Jardin Fatal ou Belange.
Là, c'est donc son dernier ouvrage.
Si j'avais une note à lui donner, ce serait 17/20. Ce n'est pas mon préféré, mais il peut toucher énormément une catégorie de personnes, notamment celles qui sont concernées. Dont bibi.
Aussi, préviens-je d'entrée : si vous ne croyez pas en la réincarnation, passez votre chemin.
Mais si vous y croyez, et si à fortiori cela vous concerne, courez l'acheter ou - comme moi - l'emprunter à la bibliothèque.
Je vous embrasse.
10:53 Publié dans ELLE, notes non commentées, spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick cauvin
05.04.2011
Nathalie : le "bon côté"
On m'inonde de PPS qui me disent que dans tout malheur il faut "toujours voir les choses du bon côté".
Bon.
Je suis au "régime sans elle" depuis pas loin de 14 ans.
"Elle", ce n'est pas mon épouse, c'est Nathalie, la femme de ma vie. Nous avions 17 ans et 5 cm d'écart, ce qui a pas mal joué dans le processus d'arrachement que nous avons subi.
Mon épouse, elle, à l'issue d'une erreur médicale, est devenue invalide en mars 2006. A présent elle a du mal à s'exprimer, voit très mal, ne peut plus travailler, ne peut plus conduire, est dépressive, est parfois invivable au milieu de sa souffrance et se sent très mal dès que je ne suis plus auprès d'elle pendant plus de 24 heures.
Ma fille, elle est à 800 km de moi et de sa mère. Elle m'adore, je le sais, mais si elle m'est indispensable, je pense que je le suis moins pour elle. Et c'est tant mieux, car il nous ne faisons pas nos enfants pour nous.
Mon frère est mort bébé, ma (demi)soeur semble avoir subi la même voie.
Donc, quand même, toujours voir les choses du bon côté...
Admettons qu'après quelques années où l'on avait tourné en rond, nous ayions fini par nous retrouver Nathalie et moi.
Admettons que mon épouse - valide jusqu'en 2005 - ait fini par admettre la chose, et soit retournée chez elle en Normandie, voire près de notre fille en Bretagne.
Admettons que Nat et moi nous ayions réussi à bosser dans le même endroit.
Bon.
Grâce aux politiques (je viens d'entendre Martine Aubry parler du programme PS, pour eux aussi partir "normalement" à 60 ans est désormais une idée dépassée) Nat aura la joie de pouvoir bosser jusqu'à ses 62 ans. Au moins.
Soit jusqu'à la fin 2030.
Moi je suis en retraite depuis mars. Mais il est évident que dans ce cas, j'aurais prolongé ma retraite au maximum, soit 67 ans. 2018.
Ce qui veut dire que, pendant 12 ans, j'aurais été "l'homme au foyer". J'aurais attendu que ma bien-aimée rentre du travail, comme dans les années 50.
Rassurez-vous, je n'ai pas cette mentalité des années 50.
Mais hélas, Nathalie l'a.
Et c'est pour ça que je l'ai choisie, pour ce côté rétro qu'elle a, qui date du temps où, comme disait Julien Clerc on appelait les dames des Dames. Elle, c'était vraiment une Demoiselle, une vraie, qui avait fini par s'habiller en robe, et qui mettait une mantille pour les grandes occasions, qui ne couchait pas dès le premier soir. Ni la première année d'ailleurs...
Mais je crois néanmoins que pendant 13 ans - au moins - la situation aurait été tendue. De son côté comme du mien. Entre la bosseuse et l'assisté.
C'est peut-être une petite consolation, mais je me dis qu'au moins Nat n'aura pas vécu ça, de mettre son réveil tandis que son (vieux) mec resterait à ronfler dans son lit.
Je vous embrasse.
11:22 Publié dans ELLE, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : nathalie



