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01/08/2010

Mickey, mon premier chat (1959)

Dans ces années-là, la question que je posais le plus à mes parents était "dis, quand j'aurai un petit frère ou ne petite soeur ?


Et la réponse, invariablement était : "le moule est cassé, tu n'en auras hélas pas mon chéri".

 

J'ignorais ce que pouvait être ce "moule", mais je n'ignorais plus ce qu'était la solitude. La chorale, les goûters, les louveteaux, c'était très bien mais quand je regagnais mon treize mètres carrés j'étais mélancolique, je dépérissais à vue d'oeil. Mes parents le voyaient bien, et se demandaient ce qu'ils pouvaient faire.

 

C'est une copine de ma mère qui provoqua le déclic : Elle avait des chats à donner. Pas des chatons nouveaux-nés, non, des chats adultes. Malgré le peu de confort, mes parents en prirent un.


On ne peut imaginer ce que put être ma joie en voyant ce petit compagnon. Même s 'il avait quatre pattes et une moustache, même s'il faisait miaou au lieu de dire salut, sa présence était pour moi un grand bonheur, il était le frère qui me manquait. Il dormait même avec moi...!


Un bonheur qui ne durera pas. Quelques semaines à peine...


Le chat était malade, et faisait ses besoins partout, vomissait, bref n'était pas bien et nécessitait des soins vétérinaires.


A l'époque - plus que maintenant - qui disait "vétérinaire" (surtout à Paris) disait "tu peux les allonger". Or nous subsistions tant bien que mal, mes parents avaient toujours les mêmes vêtements depuis des années, le vétérinaire était pour nous un luxe inaccessible.


Et ce qui devait arriver arriva, un jour, en rentrant de l'école, je ne trouvai plus Mickey (c'était le nom que je lui avais donné) . Mes parents me dirent qu'il était mort, je n'ai pas cherché à en savoir plus.

 

Et ma solitude qui avait un peu desserré ses tenailles, m'enveloppa encore plus.

 

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