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24/04/2013

Prédiction....

C'était en août 1972.

Je venais tout juste de déclarer ma flamme à une jeune fille prénommée Mireille.

A l'époque, pas question de la voir au-delà de 18h, et je mangeais parfois au restaurant, seul.

Ce soir-là, Michel Sardou, qui ne dédaignait pas encore les petites salles, passait dans la petite sous-préfecture près de laquelle j'habitais.

Dans la salle, je m'attendais à y voir la vedette, mais autour de moi, seulement son équipe et aussi les "premières parties".

Dont une voyante, qui n'hésita pas à se mettre à ma table, en face de moi.

Et me déclara tout de go :

"Vous, vous habitez Voiron !"

Médusé, je répondis à cette dame que déjà j'ignorais où se situait cette ville, et que pour l'instant mon avenir proche c'était hélas plutôt Paris....

Vexée, elle me fixa en me disant :

"C'est une question d'espace-temps... Vous n'habitez peut-être pas Voiron, mais vous y habiterez d'ici peu de temps..."

Puis elle continua :

" Je peux même vous dire que vous ferez trois mariages.
Et que le prénom de vos trois épouses commencera par la même lettre, la lettre M...."


Quand je rapportai ces propos à ma jeune conquête, celle-ci sauta de joie ! La voyante avait vu notre mariage !!!
Mais je la tempérai un peu avec ce Voiron dont je ne situais même pas l'emplacement....

 

Une année passa. Je m'étais fiancé avec Mireille. Et à la demande de mon chef, j'avais rempli une demande de mutation pour rester au Mont-Aigoual, bien qu'affectation provisoire, afin déviter Paris-Nord, le grand aéroport parisien en construction qu'on allait appeler Roissy.

Je couchai sur le papier environ 25 noms. Mon critère était délimité par un cercle d'environ 400 km autour de la ville de ma fiancée. Au sud d'une ligne Biarritz - Bordeaux - Limoges - Vichy - Besançon.

6 mois après, j'eus la réponse : Grenoble.
Mais Grenoble-aéroport, dans un petit village de 1100 habitants à 48 km de la ville Olympique.

Mieux que Paris, où je dus encore faire 18 mois...

Marié avec Mireille, je rejoignis cette affectation le coeur léger. Mais l'endroit était isolé de tout, il fallait faire 18 km pour joindre la ville la plus proche disposant de toutes les commodités (grande surface alimentaire, gare, banque...).  Et ce sera dans cette ville que j'apprendrai à conduire, et que j'obtiendrai mon permis en 1975.

Quelle ville ?

Voiron....!


Certes la voyante s'était trompée de 18 km, n'empêche que j'habitais tout près et que j'étais marié avec une jeune femme dont le prénom commençait par M !!!

Et là je pensais fortement à la suite de la prédiction...

Selon la voyante, je n'étais pas marié à Mireille "pour la vie" et je devais divorcer deux fois.

Effectivement, les années 80 virent mon divorce, puis mon remariage-express avec une dénommée Mauricette !!!

Pour les années 90, la prédiction ne m'arrangeait pas ! Je me disais que si la voyante avait fait une erreur de 18 km, elle pouvait également avoir fait l'erreur d'une lettre....

Mais non, les années 2000 confirmèrent les propos de la voyante.


Statistiquement il me reste encore 20 bonnes années à vivre, on verra si la voyante avait vu juste !!!

Je vous embrasse.

04/03/2012

15 ans et demi de radio

C'est en décembre 1970 que, la toute première fois, à l'aide du magnétophone que mon cousin/frère Jean-Yves avait eu à Noël, j'avais eu l'idée de faire un programme dans lequel j'étais à la fois l'animateur et l'auditeur au téléphone (grâce à un certain talent d'imitateur à l'époque l'auditeur était le Général de Gaulle lui-même, Jacques Chaban-Delmas, Albert Simon ou... le père de mon frère/cousin !) avec bien sûr des chansons intercalées, et même... des fausses publicités ! Cette cassette, je l'ai toujours et tous les 10 ans je la "réenregistre" pour qu'elle puisse toujours être audible.

Mais ce n'est que onze ans plus tard que mon rêve d'enfant et d'ado aura une chance de se réaliser, avec l'arrivée des radios libres. Ce que j'entendais un peu partout était disons très "moyen" et je me disais qu'après tout ma cassette de 1970 n'était pas pire !

Fin 1981 une radio s'établit à Gap, du nom de Radio 5. Celle-là avait le double avantage d'être de très bonne qualité, et surtout audible de chez moi, à 38 km. Je me mis à les écouter religieusement, en rêvant qu'un jour je serais des leurs...
Je l'étais un peu d'ailleurs car je possédais déjà à l'époque une impressionnante série de disques que je me fis un plaisir de leur prêter, et souvent ils citaient mon prénom à l'antenne pour me remercier.

C'est là que le "Destin" va intervenir ! J'avais fait, quelques mois auparavant, la connaissance d'une dame. Dame bien plus âgée que moi, et cette relation n'avait rien d'équivoque. Nous étions vraiment amis, nous nous sommes toujours vouvoyés, et jamais aucune arrière-pensée n'est venue nous chatouiller. Je lui confiais mes problèmes, elle me confiait les siens. 
Un jour le lui parlai de la radio, et la lui fis écouter.
Là elle tomba à la renverse, car l'animateur en chef, le patron de la radio, n'était autre que.... son premier amour, 30 ans auparavant ! Alors je lui suggérai de prendre contact  avec lui, par le biais d'une émission de dédicaces.

Cela marcha mieux qu'espéré, car ils retombèrent illico dans les bras l'un de l'autre ! leur amour, 30 ans après, n'avait pas changé... Sauf que lui avait une bague au doigt...!
Ce ne sera que 10 ans plus tard que je saurai ce que cet homme devait endurer, avec une épouse que toute la radio - et les auditeurs - connaissaient, et la femme de sa vie que bien sûr il devait cacher.
Et moi j'étais au milieu....

Jacqueline (c'est le prénom de la dame) savait que je mourais d'envie de faire de la radio, et en toucha un mot à René (le prénom du monsieur). D'autant que, en mars précédent j'avais - hasard encore - "appris le métier" lors d'un bal organisé en Bretagne chez une cousine, laquelle m'avait mis aux platines vu que je connaissais personne.

Je refusai d'abord, puis ils me le demandèrent comme un service, afin de "boucher le trou de midi". C'était moi ou une bande magnétique !

Alors, en juin 1982, je me lançai dans ma première émission. Que j'enregistrai de chez moi grâce à un programmateur électrique. Quand je l'écoutai le soir, je me dis que décidément, il valait mieux en rester au stade d'auditeur ! Des hésitations, des fausses manoeuvres, bref on a sa fierté !

Mais le couple reformé par mes soins m'encouragèrent à recommencer. Devant mes dénégations, ils insistèrent. Les hésitations, c'était normal pour une première, et ça se corrigerait, idem pour la technique. Mais en revanche pour eux j'avais "une voix d'or", ce qui était rare, et surtout de solides connaissances musicales.

animateur


La suite, je l'ai racontée par ailleurs, mais pour résumer :
• août 82, premier dialogue avec un auditeur au téléphone. Prénom de l'aditeur : Nathalie.
• septembre 82, le boss, qu'on appelait "Papy Muzol", me confiait 34 heures de programmes pour la saison 82/83 !
• novembre 82, le sondage annuel d'audience me donne comme animateur le plus écouté de Gap ! Devant Foucault lui-même...
Ce sondage me sera bien sûr caché, c'est grâce à Jacqueline que je le saurai.
• janvier 83, "Papy Muzol" me propose un contrat. Un CDI où je toucherais deux fois ma paye de météorologue !! Là j'hésiterai un bon bout de temps (entre la radio et le boulot je menais une vie de fou), avant de prendre un congé sans solde. Puis finalement je déclinerai la proposition.

Dès lors mes jours de vedette seront comptés. Je représentais un double danger pour le boss, d'abord au boulot car sa grille dépendait  - outre les permanents, payés - de deux bénévoles totalisant à eux deux 70% de l'audience (le second était un pro, un ancien de RMC, mon maître à penser en matière de radio), et qui pouvaient partir du jour au lendemain, donc couler la radio.
Et côté sentimental, je connaissais sa double vie.

Mon sort sera réglé à l'automne 83.

                                                           

Poussé par mon épouse, je franchirai humblement trois mois après la porte d'une petite radio qui venait de s'ouvrir dans ma petite ville, la RAM. Et là, j'y ferai d'abord une émission par semaine. Puis deux, et enfin 3.
Là encore on me poussait à faire d'autres émissions (d'autant que j'étais polyvalent, je faisais également les infos et des émissions style France-Culture) mais j'avais une famille à présent, je n'étais plus célibataire, et aussi je ne tenais pas à renouveler l'expérience de 1983.

Je serai administrateur de la radio en 1985, membre du bureau en 1986.
Quand je partirai en février 87 pour cause de mutation, ils organiseront un pot géant pour mon départ..


Je ne mettrai pas longtemps à trouver une radio à Mende, où je venais d'arriver en ce printemps 1987.
Ce sera Mende-Radio où j'aurai une heure par semaine.
Puis l'équipe dirigeante changera et je serai "au chômage" en avril 1988.

Tout de suite je serai récupéré par Radio-Nostalgie Lozère qui se montait. J'animerai une émission de deux heures le samedi après-midi. Mais... financièrement, la station coulera quelques mois plus tard :(

En 1989, avec une bande de copains, nous monterons, chez un collègue, une radio-pirate, Fréquence Punch. Nous émettons à peu près sur un rayon de 150 m, la fréquence changera à chaque fois que le rideau du salon bougera (l'émetteur était fixé dessus !) mais qu'importe, je refaisais de la radio ! Même si je n'avais que mes collègues d'antenne comme auditeurs !
D'autant que je n'aurai qu'un étage à descendre pour aller dans le "studio", le domicile de mon collègue Frédéric.

Mais mon collègue fait la connaissance d'une nana, et du coup, fin de la radio. Il faut dire aussi que le collègue était du genre minable à l'antenne, et s'en était vite rendu compte.

En 1990 Mende-Radio re-change d'équipe et j'y reviens. Mais un autre Patrick y étant arrivé entre-temps je m'y ferai appeler "Docteur Pat" !
Hélas fin 1991 cette radio se fait racheter par le réseau FUN, et me voilà de nouveau au chômage...

Je suis assez mal à l'aise à cette époque, la proprio parle de nous virer, l'ambiance n'est pas top au taf, et je suis à deux doigts de poser une mutation. La feuille a été pendant une journée entière à la signature sur le bureau du chef....! Qui - hasard encore - ne sera pas là ce jour-là....
Un mercredi où je participerai au loto des Jeannettes, et où l'aumônier me proposera... de faire partie de la nouvelle radio Chrétienne qui allait s'ouvrir ! Radio Eaux-Vives.

Ce sera ma dernière radio, là où je resterai le plus longtemps, 5 ans et demie.

Quand j'ai dû quitter Mende, j'ai bien sûr stoppé la radio.

Depuis, malgré de nombreuses sollicitations, je n'ai plus jamais touché à une table de mixage

Je vous embrasse.

10/02/2012

Les deux faces de Patrick Sébastien

J'ai déjà parlé (sur mon ancien site) de Patrick Sébastien.

Un mec que voici quelques années que je n'appréciais pas, pensant comme beaucoup de gens que c'était un gros beauf de droite, imitateur moyen (pour certaines imitations - comme De Gaulle - je lui suis supérieur), un peu Caliméro, dont les spectacles et chansons pour noces et banquets étaient loin de mon univers.
Le petit bonhomme en mousse et autres viens boire un ptit coup à la maison ne sont pas trop ma tasse de thé.

Par curiosité plus qu'autre chose, j'ai quand même, en 2001, regardé son film t'aime, et là je suis tombé sur le cul.

Pour moi, un des meilleurs films des 20 dernières années. Emouvant au possible, on découvre là un Sébastien inattendu, sensible à fleur de peau, profondément humain. Il parle du handicap de façon très pudique et très efficace. On est loin du burlesque de Intouchables. Le contraire de sa facette "télé".

Puis je l'ai lu.

• D'abord Putain d'audience, en 2006. Dialogue imaginaire avec une petite fille qu'il est sur le point d'adopter. Il lui parle de sa vie, de la télé et de ses travers, et surtout n'hésite pas à dire tout haut qui lui a mis des bâtons dans les roues.
Que ce soit à la télé ou sur le plan politique. Personne n'est épargné, de Sarkozy à certaines pratiques des Restos du coeur.

• Puis en 2009 Tu m'appelles en arrivant .
Pas étonnant que son émission la plus célèbre - et qui n'a été jamais été égalée en audimat - s'intitule le grand bluff, car il m'a vraiment bluffé sur ce coup.
D'abord cet autodidace manie la langue française avec du génie. Il trouve des néologismes à la pelle, comme "synchronicité", un mot qui signifie "coïncidence peut-être pas si hasardeuse que ça..."

C'est un dialogue - réel- entre lui et sa mère qui est en train de mourir. Poignant...
On sent que cet homme est une plaie vivante, tiraillé entre la mort de son fils (en 1990, il n'avait que 20 ans) et celle, programmée, de sa mère, les deux seuls êtres - en dehors de sa femme Nathalie - qui furent ses piliers à des périodes différentes de sa vie. Pilier, joli mot pour celui qui fut le président du club de Rugby de Brive, qu'il a emmené vers la victoire en coupe d'Europe en 1996.

• Et enfin, acheté hier, dehors il fait beau hélas. Pas fini, car commencé... à 23h30, et ce n'est qu'à une heure du mat que j'ai dû lâcher prise. Là aussi c'est du beau Sébastien, dans un dialogue à la Don Camillo, sauf que son Dieu à lui n'est pas celui de Fernandel : c'est sa maman.

J'ai emmené mon épouse le voir en 2010 à Lons le Saunier, elle qui encore deux ans avant était une anti-Sébastien primaire !

Certes, je ne suis pas d'accord avec lui sur tout.

Sur sa façon de vivre dans ses jeunes années. Bringueur et trousseur de jupons.
Sur ses convictions politiques. Il a toujours été Chiraquien, y compris dans la période "carnassier" du second Grand Jacques (jusqu'à 2002 en gros).
Sur Internet, dont il partage le très négatif point de vue que Nathalie, qui n'y ira jamais en dehors du travail. Pour Sébastien, certains commentaires de blogs sont dignes de ce qui se passait pendant la France occupée...
Il n'a rien écrit sur Sheila pourtant lol !

Sinon, que de points communs !

• Le prénom, d'abord.

• Celui, commun, des femmes de notre vie (bon, les statistiques jouent pour nous, ce sont largement les plus nombreuses en France).

• Il adorait San-Antonio. Comme moi entre 1966 et 1985. Je les ai tous lus, pour la moitié relus, et pour une bonne partie presque appris par coeur.

• On partage les mêmes opinions sur les injustices et aussi ... Sarkozy. Sa chanson "ah si tu pouvais fermer un peu ta gueule" résume toute la chose.

Et surtout, surtout, nous avons la même vision du Destin. Que rien, absolument rien, n'arrive par "hasard". Que la vie est jonchée de ces "synchronicités" qui permettent de faire au mieux si on sait les repérer et les comprendre.

Bref, Patrick Sébastien fait partie de mes idoles, même si je sais que cet aveu va me priver de quelques-uns de mes lecteurs. Auxquels je n'en voudrais pas, j'ai arrêté moi-même de lire sur FB une jeune ex-bloggueuse de Psycho avec qui pourtant j'avais eu de beaux échanges, quand j'ai su qu'elle était fan du président sortant...

Voilà, vous en faites ce que vous en voulez, j'espère qu'il n'y aura pas cette fois une secte d'adorateurs de Sébastien qui viendront me dire que tel bouquin est paru en 2006 et pas en 2007 ou l'inverse, ou autres billevesées du même tonneau.
A présent je me méfie !

Je vous embrasse.

16/11/2011

Je commence à y voir plus clair

J'avais, depuis quelques mois déjà de gros problèmes de vue.

Visiblement mes lunettes n'étaient plus adaptées à ma vue. Et, de plus en plus, en dehors de la conduite, je les enlevais. La dernière : en septembre dernier, j'ai participé, chez ma fille, à un jeu sur internet - branché sur sa télé -, et bien j'avais carrément enlevé mes lunettes, j'y voyais mieux !

Quand je conduisais, je n'arrivais pas à lire l'heure ! C'était ou de près ou de loin.
Du reste j'avais de plus en plus de mal à conduire...
Quand je parlais à quelqu'un, si celui-ci était à moins d'un mètre, je faisais des grimaces pas possibles !

Bien entendu, depuis que je suis en retraire (mars) j'ai pris rendez-vous chez l'ophtalmo. Je ne suis pas inconscient. C'est prévu pour.... février 2012 !!!

 

Et voilà-t'y pas que, vendredi dernier, je cherche mes lunettes.

Ce n'est pas du tout la première fois que ça m'arrive, c'est environ tous les deux jours. Parfois c'est dans les WC, parfois sur ma table de nuit, souvent près de mon ordinateur, parfois sur le buffet du salon, parfois même... dehors !
A Biarritz il m'est arrivé par exemple de les chercher en sortant du boulot pendant une bonne demie-heure !

Mais là c'était plus sérieux. J'ai cherché minutieusement pendant toute la journée, mon épouse aussi. Il fallait se rendre à l'évidence, elles avaient disparu. Je n'accuserai cette fois pas ici mon épouse, comme je l'avais fait pour Internet, mais enfin, il n'y a pas 36 solutions possibles !

Direction alors les lunettes "de secours" dans la voiture.

Lunettes "ray-ban", datant quand même de 1993. Pas évident de les mettre d'ailleurs car c'est elles que j'avais quand j'étais avec Nathalie...

Bref, une fois chaussées, surprise ! J'y voyais nettement mieux....

J'arrivais à parler aux gens sans tordre le nez. J'arrivais à conduire en lisant l'heure !!! Bref, ces lunettes de 1993 étaient tout à fait adaptées à ma vue 2011.

Le samedi, je fonce chez l'opticien et lui commande une nouvelle paire de lunettes avec les mêmes verres que mes Ray-Ban. L'opticienne était sceptique, mais quand je lui ai récité son tableau de lettres dès la première ligne, elle a capitulé.

Bref, je n'ai plus du tout besoin de visite chez l'ophtalmo (je garde quand même le rendez-vous, on se les repasse entre voisins ! Si, si, je n'invente rien !) et il a fallu "ce coup du sort" pour que finalement je commence à y voir nettement plus clair !

Je vous embrasse

 

05/09/2011

La force du mental

En ce lendemain des championnats d'Europe d'Athlétisme, je me rémémore certaines choses....

Le "déclic" est venu en 1961, quand mon père m'a emmené voir un meeting d'athlétisme au stade Charléty. Je suis resté scotché durant tout l'après-midi, et je bavais devant les sprinteurs.

Las, au lycée, ce n'était pas du tout le même "tabac".
A chaque fois que la 6ème A4 du Lycée Montaigne - dans la cour des filles, plus grande - organisait une "composition" de 60m, ceux qui n'avaient pas cours se déplaçaient pour me voir courir...

Un style en canard, avec mes petites jambes (je mesurais 1m35) aboutissaient au fait que je faisais rigoler tout le monde. Un vrai spectacle ! Avec des temps de 11 à 12 secondes, j'étais bien entendu le dernier !

Les années passaient, et, n'étant pas rancunier,  j'étais toujours en admiration devant les recordmen du 100m, notamment Roger Bambuck, qui avait fait en 1963 10'8" et en 1964 10'4".
En 1964 où je ne ratais pas une seule épreuve - quand j'étais à la maison - des JO de Tokyo. 10'5" pour Bambuck, éliminé dès le premier tour.

Moi je calculais : 10 secondes (j'avais fait des progrès) aux 60m, ça faisait 17 secondes au 100 m ! Bambuck était déjà arrivé que je n'aurais fait que les 2/3 de la course...

Et puis deux processus vont changer grandement la donne.

D'abord ma croissance exceptionnelle entre 1964 et 1965, passant de 1m40 à 1m65 (je n'allais prendre que 2 cm par la suite).

Puis l'émulation.

J'étais en première à Louis-Le Grand lors des jeux olympiques de Mexico. Question sprint, j'étais à présent "dans le lot", avec environ 8 secondes et demie aux 60m.

Vint un certain jour d'octobre 1968. Les jeux, cause décalage horaire, passaient entre 22h et 3 h du matin. Le poste de télé était dans la salle à manger, qui était aussi "la chambre" de mes parents....

Dilemme : devais-je regarder le 400 m dames, où notre représentante Colette Besson faisait partie - d'après télé 7 jours - des "tocards", à 1h30 du matin ? Sachant que le lendemain j'avais en première heure une "interro" de physique, et juste après un "contrôle" sur 60m ? Les deux comptant bien sûr pour la moyenne ?

Après avoir demandé à mes parents, je reste jusqu'à la finale du 400m dames.

Comme prévu, Colette se fait décrocher dès la ligne droite opposée. Après le dernier virage, elle est avant-dernière ! Mais, mais.... Je vous laisse regarder la vidéo (elle porte un maillot bleu)


Les décorticages télé montreront qu'elle avait battu - officieusement - le record du monde du 100 m (départ lancé) sur cette course, dans sa dernière ligne droite.

J'attends la Marseillaise, où je vois Colette pleurer. Mes parents étaient réveillés, et assistaient aussi à cette cérémonie.

Après une nuit courte de 5 heures (si j'avais un mal fou à me réveiller, je m'endormais instantanément dans ces années-là) direction Louis le Grand.
Epreuve de physique : 17/20 !

Restait le 60m.
Comme d'hab, avec mes baskets de prisunic je m'occupe très peu de mes starting-blocks, et quand le coup de sifflet retentit, je me sens alors une force inhabituelle. En m'étonnant moi-même, je double peu à peu tout le monde, et j'arrive premier de la course !

"7'9"", me dira le prof, incrédule. A tel point que je devrai recommencer la course.
Cette fois ce fut 7'8"", record de la classe mais aussi record des premières !

A partir de là, le prof m'épargna toute autre discipline lors des cours d'EPS.
Je changeai de baskets, mis un peu plus de soin à régler mes starting-blocks, et en juin j'arrivai à 7'4", le record du lycée !
Au bac, si je réussis à sauter 1m30 (note 3/20), au 80m je fis 9'9" ! Note 23/20 !!!

Plus tard, en terminale, je m'exercerai à faire des 100m. Toujours avec des baskets de prisunic, même neuves.

Mon record sera alors de 10'9". Mes profs (ils étaient désormais plusieurs) me dirent qu'avec de l'entraînement, je pourrais, vu ma progression, prétendre aux championnats de France en 1971.

Mais l'été 70 me fit connaître une belle histoire d'amour, d'où je reviendrai meurtri. Mes bronches fragiles ne supportèrent pas l'amiante de Jussieu, je tousserai pendant 4 mois consécutifs.

Puis ce sera mon école professionnelle, la rencontre de ma première épouse.

C'est du Mont-Aigoual (ma première affectation) que je regarderai, un peu triste, les jeux de Munich. Je sais que j'avais une petite chance d'accéder aux séries, voire plus.

Mais j'aurai appris une chose : pour tout exploit physique, le potentiel musculaire ne joue qu'à 50%. Le reste est dans la tête.

Je vous embrasse.

photo ci-dessous : le lieu de mes exploits en octobre 1968:

louis le grand.jpg

21/04/2011

La prophétie

Ceux qui m'ont lu le savent, j'ai habité Mende (Lozère) pendant 11 ans, de 1987 à 1997.

Ceux qui m'ont lu le savent, est arrivé au boulot en mars 1994 un sinistre individu qui nous a fait tomber "elle" et moi en grave dépression, puis nous faire partir.

Ceci pour fixer les idées.

J'adorais ma ville d'adoption, et tout comme je le fais ici à Ouhans je me suis précipité à la bibliothèque afin de glaner le plus d'informations possibles sur la capitale du Gévaudan.

Et j'ai lu à peu près ceci : "Quand le démon se déchaînera, Marvejols périra par les flammes et Mende périra par l'eau".

Hou la la ! Par l'eau ? Je m'enquis tout de suite auprès des vieux Mendois, qui me répondirent qu'en effet de l'eau souterraine coulait sous le massif de calcaire qui surplombait Mende, et il suffisait d'une petite secousse tellurique pour que les premières hauteurs de Mende ressemblent (normalement  j'aurais dû, comme Bouvard, écrire "ressemblassent" mais bon, faut pas pousser) à la source de la Loue, et que l'eau dévale ensuite à travers toute la ville. En outre plusieurs ouvrages "sérieux" décrivaient cette possibilité.

Et moi, ingénu : Et le Lot ? Il ne peut pas déborder ?

Là je voyais quelques ricanements. Le Lot était en effet proche de sa source à Mende, et par conséquent les crues ne pouvaient pas être spectaculaires. Aucune personne âgée (qui pourtant ont toujours tout vu, tout entendu) ne m'a parlé d'une quelconque inondation qu'il aurait connue.

Là encore je me plongeai dans les bouquins, et je vis en effet que la dernière "grosse" crue datait d'un siècle, de 1890, et que de toutes façon elle n'avait pas dépassé 2m40. Les maisons qui bordaient la rivière avaient été touchées, mais même pas un hectare n'avait été sous l'eau.

Et pourtant...

Un jour de 1989, je vis le Lot se gonfler dangereusement. Il montait environ de dix centimètres par heure. Et je me précipitai vers le Pont Notre-Dame, vieux de 8 siècles, qui avait dû en voir passer des crues. Je n'étais pas le seul, beaucoup de monde était rassemblé, nous étions tous des badauds voyeurs...
L'eau avait commencé à envahir les berges, la route qui longeait le Lot sur sa rive droite, une maison avait déjà les pieds dans l'eau.

Et ce fut tout.

Crue d'1m90, qui marqua quand même l'esprit des gens.

J'aime bien l'hydrologie, et muni de ma carte IGN je calculai combien de pluie il fallait en amont de Mende pour qu'une crue comme celle de 1890 se produise.
Je tombai sur un chiffre astronomique. Effectivement, il n'y avait pas de danger de ce côté-là...


Et les années passèrent.

89,90,91,92,93...

Le 24 septembre 1994, rebelote. Le Lot montait, et cette fois plus rapidement qu'en 89. De nouveau tout le monde était sur le pont pour assister au "spectacle", quand les policiers arrivèrent et nous demandèrent de déguerpir, d'aller vers le haut de la ville.

Cette fois ça ne rigolait pas. 89 était dépassée, et 1890 ne tarda pas à l'être. L'eau montait, montait, envahissant des quartiers entiers. Le Super U était sous un mètre d'eau... Le spectacle était dantesque. Au total l'eau avait atteint 3m10, une crue "bicentennale".
Quand l'eau se retira, c'était un spectacle de désolation.

Une "chance" tous les deux cents ans, et ça s'était produit quand j'y étais....

 

La préfecture, avec "les services concernés" mit alors au point un système de prévention, au cas où une inondation recommencerait.
Le service des crues avait remarqué deux choses :

- que dans une station thermale située à 25 km plus en amont, la crue s'était produite pile une heure avant.
- et que la crue y avait été également supérieure à celle de 1890.

J'ignore par quels calculs ils arrivèrent à trouver ça, mais il était désormais facile de prévoir une nouvelle montée des eaux à Mende. Côté timing, une heure après le passage à la station thermale, et côté hauteur, un coefficient la donnerait à partir des infos de ladite station.
Au cas - fort improbable - où Mende devait à nouveau se trouver sous les eaux, la sirène retentirait de façon continue, tandis que les pompiers, munis de porte-voix, avertiraient les gens dans la rue. Et la radio où je faisais quelques émissions était "réquisitionnée", ordre était donné par les autorités si la sirène retentissait de se brancher sur Eaux-Vives FM.

Comme on dit, c'est toujours après qu'on trouve des remèdes. C'est toujours après une dizaine de morts sur un méchant virage qu'on pense à rectifier le virage. Là c'était pareil..
Mais statistiquement, on n'était pas près de revoir ça...


5 semaines.

5 semaines plus tard, hurlement des sirènes. Branle-bas de combat. J'étais chez moi, et je me branchai sur ma radio.

Une nouvelle vague arrivait. Plus forte que celle de septembre. On attendait plus de 3m50...

De ma fenêtre je voyais les gens courir, affolés. Moi je pensais à Nathalie, qui travaillait ce jour-là, le bureau étant situé non loin du Lot. Intouchable à priori, car il aurait fallu une crue de quatre mètres pour que l'eau arrive dans notre centre.   

3m90.

crue mende l.jpg

 

crue mende m.jpg

3m90, une valeur qui était impensable. On a estimé que 30% de la superficie de la ville a été noyée. Environ 500 maisons se sont retrouvées inhabitables.

Mais heureusement, aucun mort "direct" * n'a été déploré.

La prophétie s'était réalisée.

Je vous embrasse.

 

* "direct" car une personne s'est suicidée en voyant son commerce anéanti.

16/04/2011

Le dernier livre de Patrick Cauvin

patrick cauvin.jpg
Quand j'écris "dernier", c'est vraiment le dernier, écrit juste avant sa mort en août.

Je m'en suis déjà expliqué ici ou là, Cauvin était mon auteur préféré.

Je l'avais découvert voici 30 ans déjà, sur un sujet pas évident : la déportation. Mais déjà on sentait "la patte" Cauvin, à savoir un style inimitable et la faculté d'écrire aussi bien à la façon d'un jeune de 12 ans comme celle d'un senior de 70.

Depuis, j'ai acheté tous les Cauvin à leur parution en livre de poche. S'ils ne paraissaient pas en poche, alors je sortais mes sous et je me procurais l'ouvrage en taille "normale".

J'ai rarement été déçu par Cauvin. A un moment donné (1997/1999) il m'a semblé que sa production faiblissait. C'était l'époque de Villa Vanille et de Théâtre dans la nuit, que je n'ai pas finis ni l'un ni l'autre.

Mais ensuite il s'est "ressaisi", avec des titres comme Jardin Fatal ou Belange.

Là, c'est donc son dernier ouvrage.

Si j'avais une note à lui donner, ce serait 17/20. Ce n'est pas mon préféré, mais il peut toucher énormément une catégorie de personnes, notamment celles qui sont concernées. Dont bibi.

Aussi, préviens-je d'entrée : si vous ne croyez pas en la réincarnation, passez votre chemin.

Mais si vous y croyez, et si à fortiori cela vous concerne, courez l'acheter ou - comme moi - l'emprunter à la bibliothèque.

Je vous embrasse.

25/03/2011

la notion d'"avenir" selon Alain Rémond

Alain Rémond. Après des études de philosophie, il devient professeur d’audiovisuel, puis critique de cinéma. Alain Rémond entre en 1973 comme journaliste à Télérama. Rédacteur en chef adjoint à Paris-Hebdo en 1979, il rejoint Les Nouvelles Littéraires en 1980. C’est à lui que l’on doit la création, en 1981, de la rubrique "Mon Œil" de Télérama, dont il deviendra rédacteur en chef jusqu'en 2002.Alain Rémond a par ailleurs participé pendant six ans à l'émission Arrêt sur images, diffusée sur France 5.Actuellement, il rédige toutes les semaines une chronique dans Marianne et un billet chaque jour dans La Croix.

Comme vous le voyez, ce n'est pas n'importe qui...
Beaucoup de lecteurs de "Marianne" se précipitent en premier sur sa dernière page, pour lire Rémond.

Au sujet de l'"avenir", je me suis longtemps étripé, fâché avec ceux et celles qui prétendaient que notre avenir ne dépendait que de nous-mêmes, que le "Destin" n'existait pas, et que ceux qui prétendaient le contraire étaient des peureux fatalistes.

Moi je prétends le contraire. Si certes nous avons une petite marge de manoeuvre (pas si petite que ça d'ailleurs), le reste de notre avenir nous est dicté par ce que j'appelle le Destin - pour ne pas fâcher personne.

L'exemple de mes vacances à Lisbonne l'an passé peut illustrer mon propos.
Nous avions les billets depuis longtemps à l'avance. Nous avions réservé l'hôtel depuis longtemps également. A part la maladie, rien ne pouvait nous empêcher de passer nos huit jours au soleil.

Patatras ! La grève des trains !
C'est là qu'intervient "la marge de manoeuvre" dont je parlais plus haut. Soit j'annulais tout, soit je prenais ma voiture pour rejoindre Lyon. Ce qui ne m'arrangeait pas du tout, vu comment conduisent nos amis du Rhône, et le problème du stationnement.

J'ai choisi la seconde solution. Mais, entre-temps, il y avait ce fameux problème du volcan Islandais qui clouait au sol de plus en plus d'appareils. Belle intox, cette affaire d'ailleurs, on en reparlera.
Et là je ne pouvais rien faire, sinon prier pour que l'aéroport de Lyon soit ouvert (il avait déjà fermé) et que celui de Lisbonne ne soit pas touché.

Il s'en est fallu d'un cheveu, mais nous avons pu faire le voyage sans encombre. Une place de parking s'est libérée "comme par magie" lors de notre arrivée à l'hôtel...
Mais je le répète, cela ne dépendait en aucun cas de nous et de notre volonté, aussi grande fût-elle.

Jusqu'à présent je n'avais guère trouvé de partisans de ma notion d'avenir guidée plus ou moins par le destin, mais cette semaine, c'est M. Rémond en personne qui en parle, mieux que je ne pourrais le faire moi-même :

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A méditer, pour les "destino-sceptiques" !

Je vous embrasse.

15/03/2011

Japon : Big one ?

Je m'étais juré, depuis le début, non pas de la, mais DES catastrophes, de ne pas faire de note-bateau sur le Japon.

Que pouvait-on dire, que pouvait-on écrire sur ce sujet ? Mère Nature est la plus forte, et personne ne peut, sur cette planète, se croire à l'abri.

Je pense qu'environ un bon quart des blogueurs de toute la planète ont consacré une note au Japon et à ses deux catastrophes certes naturelles mais O combien meurtrières.
Je ne voyais donc pas l'utilité d'en rajouter une couche.

Mais aujourd'hui, on apprend qu'en plus des tremblements de terre et du Tsunami, le Japon est désormais victime de la plus grosse catastrophe nucléaire de tous les temps. Pire que Tchernobyl.

Je plains sincèrement ceux qui ont instrumentalisé politiquement la chose, ceux qui sont allés manifester contre les centrales en France.
Comme si le système était le même dans des pays si différents.
Comme si nous avions le choix (1 dictateur balayé = le pétrole à 100 euros le baril, soit l'obligation pour certains ménages pauvres, de ne plus se chauffer) une fois engagés (sans doute à tort) dans cette voie.

Mais au-delà des ces intrumentalisations, je vois se profiler, mine de rien... le big One, la fin du Monde.

Comment pouvoir qualifier autrement ces trois phénomènes conjugués, chacun pouvant se permettre de ruiner un pays tout entier ?

Oui, je sais, je délire.
Ce que devaient penser (s'ils pouvaient penser !) les dinosaures voici quelques dizaines de millions d'années, avant que le ciel leur tombe sur la tête sous la forme d'un météore.

Mais je ne peux m'empêcher de penser que l'Homme ne réchappera pas si facilement des saloperies qu'il inflige à la Nature depuis des décennies.

Et que ladite Nature, un jour, en aura marre de tout ce bordel, et qu'elle réagira violemment ?

Et si ce jour-là était arrivé ?

21/10/2010

Dernière note avant le Bas Débit :(

De retour, hyper-crevé.

Demain, nouveau lever de bonne heure because déménagement.

Sinon, Malte c'était super. Mais il fallait "forcer le destin" pour y arriver.
Je m'explique. La note qui a eu ici le plus de commentaires fut "destinée".

J'y expliquais, en gros, que l'avenir ne nous appartient pas, que les grandes lignes de notre vie étaient déjà tracées, et que si on pouvait agir, c'était sur des choses "secondaires".

Par exemple, mon séjour Maltais.
J'avais tout prévu depuis des mois et des mois, train à 15h20, avion 9h55 le lendemain, retour 10h30 à Lyon, train 15h58 Lons le Saunier.

Tout prévu.... sauf la grève des trains !!!
Alors, si je m'étais contenté de me faire balloter par les évènements, comme le pensent certains qui n'ont pas compris ma théorie, j'aurais dit "bon, pas la peine d'insister, on reste là".

Mais je me suis accordé une chance supplémentaire. A savoir prendre la voiture pour aller à Lyon. La garer à l'hôtel, puis prendre l'avion.
Je téléphone à l'hôtel le mercredi soir, je tombe sur une centrale de réservation qui me dit que le parking est complet. Aïe... Ca se précise !

Mais le lendemain, jour du départ, c'est sur un employé de l'hôtel que je tombe, lequel me dit que oui, il y a des places.

Départ donc pour Lyon.
Puis envol comme prévu pour Malte.

Là où j'aurais pu me dire que "je ne devais pas y aller", c'était tout simplement si le vol avait été purement et simplement annulé. Là effectivement je n'aurais pas insisté, "c'était écrit" que je devais rester dans l'Hexagone pendant cette semaine de vacances.

Donc, mon séjour, en images, pour cette dernière note ADSL :

 

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Personnellement, j'aime bien la troisième, les matelas de plage à baldaquin !


Je vous embrasse.