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15/01/2021

Ma famille se rétrécit...

Foutu mois de janvier....
Celui de 2019 m'avait enlevé un cousin. Frère de celui que depuis 59 ans je considère comme "le frère que je n'ai jamais eu" comme le chantait Maxime.
Je le connaissais depuis sa naissance, en 1960. C'est chez eux que je passais "mes Noëls magiques".
Pour être franc, c'est celui de la fratrie avec qui j'ai eu le moins de rapports.
Mais à une époque où "je sentais le gaz", soit juste après ma fuite fin 2013, alors que je présentais mes voeux à sa mère, ma cousine germaine qui était alors très tiède avec le déserteur de foyer que je devais représenter à ses yeux, lui a demandé à me parler, à m'exprimer les siens.
C'était la première fois...
Par ce geste il tenait, je pense, à m'accorder son soutien.
Il ne fumait pas, était sportif, ne faisait pas d'excès et ne buvait pas une goutte d'alcool.
Un méchant crabe l'a emporté en six semaines...

Ce matin, à 10h30, à quelques kilomètres du bourg cévenol où vivaient mes parents, on enterrait un autre de mes cousins. Georges.
Lui, même si nos routes ne se croisaient que tous les dix ans, je le connaissais beaucoup mieux.
Premier contact dans les années 50. Assez "houleux", car je n'avais que 4 ans, lui 11, et il n'appréciait que modérément mes crises de nerfs, dues à mon enfermement parisien. Lui avait grandi dans une belle villa de Toulon avec de l'espace.
Second contact, en 1963. A l'époque j'étais choriste et il m'avait accompagné à la guitare électrique alors que je chantais le temps de l'amour et les bras en croix. Enregistré sur magnétophone (pas encore de cassette à l'époque), je donnerais très cher pour avoir cette bande.
Nos contacts s'étaient bien améliorés !
Mon père ne l'aimait pas. Au point de me cacher qu'il habitait à quelques kilomètres de chez moi...
Pour moi il était toujours à Toulon.
Il ne l'aimait pas parce qu'il avait "osé" ne pas rempiler dans l'armée, où il avait fait 3 ans. Il était devenu marionnettiste, un métier de saltimbanque qui n'était pas bien vu dans les "bonnes familles". Il était perçu - juste après moi, météo ce n'était pas un métier dans les seventies - comme le raté de la famille.
Jusqu'au 3 avril 78.
Pendant 4 ans la moitié des gamins de France le verront bougonner en sortant de sa poubelle, il était le chien Mordicus dans 1 rue Sésame sur TF1.
Il était devenu plus "présentable" aux yeux de la famille avec ce rôle, qui lui ouvrira les portes de la profession. Il deviendra un décorateur de films renommé, et aussi sculpteur.
En 1984, il viendra me rendre visite à Embrun, et sera aux petits soins avec mon petit bébé, au point que nous le choisirons comme parrain.
Il sera évidemment là pour sa première communion, à Mende où il viendra passer une quinzaine de jours avec leur petit bout de chou. C'était en 1993, et je me souviens d'une phrase qu'il m'a lancée alors que je me montrais empressant avec une jeune collègue prénommée Nathalie :
"tu vas la lâcher ?"
Je serai de son mariage en 1995, célébré dans les Cévennes où il avait choisi de s'établir. C'est avec moi qu'il prospectera les agences immobilières de Ganges (34).

La fin des années 90 nous serons fatales à tous les deux. Sa jeune épouse va le quitter, emmenant les deux gamins à Paris.
Dès lors, il va vieillir de 20 ans. La dernière fois que je le verrai, en novembre 2001, j'aurai du mal à le reconnaître, tant il semblait "éteint". Lui qui, peu de temps auparavant, jeune papa, mordait la vie à pleine dents.
Il se retirera dans "ses" Cévennes, complètement démoralisé. Il aura deux cancers et deux infarctus.
Plus parkinson, qu'il m'annoncera en mars dernier.
Je l'appelais une ou deux fois par an, et peu à peu je sentais sa voix faiblir. En 2016 je suis passé à 10 km de chez lui. Mais ce n'était pas moi qui conduisais, et surtout dirigeais.
J'avais prévu d'aller le voir, Alleyras n'étant pas si loin des Cévennes. Quand ? Cette année, aux beaux jours, ayant enfin trouvé une dame qui garderait minou (Cédric doit comprendre...)
Oui, on le dit, mais on dit toujours ça (Jean-François Michael).

Bien sûr, je suis peiné, énormément même.
Mais pas surpris.
Tout seul dans sa maison ravitaillée par les corbeaux, loin de ses enfants, malade, dépressif, je savais que mon vieux Georges filait du mauvais coton.
Quand je l'ai eu au téléphone voilà 4 semaines, il m'avait dit "être philosophe", au vu de qu'il avait subi.
"la seule chose qui m'embête un peu, c'est de monter à l"échelle pour me coucher car mon lit est sur une mezzanine".

C'est en tombant de cette échelle que, vendredi, il a trouvé la mort...

Oui, la famille se rétrécit.

19/12/2020

Mes Noëls : les plus beaux et les pires

Sur mes 70 Noëls j'en ai sélectionné 10.

Cliquer sur la date pour avoir la chanson correspondante.

Mes plus beaux :

1) 1984

2) 1973

3) 1993

4) 1971

5) 2013

Comme "dauphines" j'aurai aussi 1982, 1987 et 1960.

Mes pires :

68 èmes ex-aequo :

1972 , 1979 et 1994

67) 1997

66) 1998

"dauphines" 1995, 1999 et 1996.

Ceux qui ont lu mon blog depuis le début pourront trouver un paradoxe, auquel il me sera facile de leur répondre s'ils m"en font la demande. A moins qu'ils n'aient lu nous allions vers les beaux jours du regretté Patrick Cauvin.

Je vous embrasse.

15/11/2020

Anniversaires

Deux anniversaires en ce 15 novembre.

D'abord voilà 50 ans mon premier chagrin d'amour.
Pour rester dans l'année 67, je donne raison à Cat Stevens qui chantait First cut is the deepest ....
J'avais 19 ans, elle 15. Première fois pour tous les deux.
Attention ! C'était il y a un demi-siècle, donc on n'avait pas dépassé le stade des baisers enflammés. Mais que c'était doux, que c'était beau. Je la revois me caressant les cheveux...

Une parenthèse inoubliable que cette "amourette de vacances" (dixit mon père) qui nous avait fait faire de beau serments. On va se marier disait-elle, ignorant comme moi que les jeunes filles de la montagne n'épousaient que très rarement des parisiens promis à être fonctionnaires. Et inversement.
Sa famille fit des pieds et des mains pour qu'on ne se revoie plus, après ces merveilleuses vacances. Pourtant, après avoir accompli des exploits surhumains pour la revoir quelques jours, je voulus lui en faire la surprise.
Elle était de mariage, avec une robe qui mettait en valeur sa beauté. Avec un paysage de neige comme décor, normal dans ces montagnes du haut Doubs. Quand elle me vit, elle me tourna le dos. Je me retrouvais comme une pomme avec mon bouquet de roses. Un gentil membre de sa famille l'avait mise au courant de ma venue, parce que j'étais jaloux...

Je porterai la blessure en mois pendant longtemps. Blessure qui se traduira par un tic, qui me durera 30 ans : me passer ma main droite dans les cheveux...
Et toujours pour rester dans l'année 67, j'écouterai à en pleurer cette chanson de Hugues Aufray.

Le temps va passer...

CALENDRIER.JPG



Ma vie sera riche et exceptionnelle. Trouver de nouveau l'amour dans un observatoire perdu dans les nuages, devenir l'animateur radio le plus écouté d'un département entier, vivre une passion impossible sous les coups de hache d'un tyran pas tout à fait fini, faire le tour d'Europe en solex avec mon père âgé de 60 ans, tout cela je le raconte au début de ce blog, qu'au départ j'avais créé pour ça : me raconter. La musique est venue après, bien après..

On saute ainsi 43 ans.
Le 15 novembre 2013 "je m'évade". Je quitte un foyer où ma vie était en péril, en emportant une valisette et un sac à dos. Maison, voiture, souvenirs, disques (!), je laisse tout le reste.
En péril, je le savais depuis août 2012 où la mère de ma fille m'a vu me vider de mon sang sans prévenir les secours (c'est une voisine qui le fera) avec le sourire aux lèvres.
C'était une question de vie ou de mort, j'ai fini par choisir la vie.
Malgré les pressions de ma fille qui m'avait menacé "de ne jamais voir mes futurs petits-enfants".
C'est une femme de parole, elle l'a fait.

C'est par internet que j'ai appris l'existence de Margot (5 ans) et Raphael (2 ans).

Pas question pour moi d'aller troubler l'existence de ces deux bouts de chou. Alors que ce serait si facile...
2 heures 10 de train depuis Paris, leur maison est à 600 m de la gare.
Pas question de menacer leur équilibre, à partir du moment où j'ai été gommé de leur existence par leurs parents. Dieu sait si j'aimerais les serrer dans mes bras... Mais à bientôt 70 ans il me faut agir en adulte responsable.
D'autant que la vie m'a fait un beau cadeau pour le "dernier acte", une femme aimante, courageuse, dévouée auprès de qui je coule des jours paisibles, dans une ville magique. Puisse le Ciel nous accorder encore quelques années de bonheur.

Je vous embrasse.

 

29/05/2020

HOMMAGE A GUY BEDOS : REDIFFUSION DE LA NOTE "Journal croisé de Guy Bedos et moi" d'avril 2012

J'étais un fan de Guy Bedos. Et ce, depuis le début. A l'été de mes 16 ans, je faisais un petit triomphe personnel en imitant son sketch Skronch qui n'est pas sorti en 68 comme le prétend encyclopédisque.

Jean va dire que je parle encore de politique, mais comment écarter celle-ci quand on évoque le fabuleux Guy ?
Début 2002, j'avais fait 120 km de conduite nocturne (un exploit pour moi) pour aller le voir à Lorient.
Et là je me souviens qu'il éreintait Lionel Jospin, lequel oubliait de faire campagne, ne parlant que de son bilan (excellent) et persuadé qu'avec ce sans-faute, il serait sans problème Président de la République.
Il avait aussi oublié ses petits camarades de l'ex gauche plurielle (Chevènement, Hue - pour qui j'avais voté !! - Taubira, Mamère), qui, réunis avaient obtenu plus de voix que lui... Il ne lui manquait que 0,7% pour se qualifier, et sans doute battre Chirac.
Cela Bedos le voyait, et à chaque spectacle, en parlait dans sa "revue de presse".


Enfin Bedos le tendre, le papa-poule, qui a tenu un journal pendant la grossesse de sa femme, qui allait lui donner Nicolas.
Etant donné que cette période fut "délicate" pour moi, j'avais, voilà plus de huit ans (en avril 2012) écrit ce "journal croisé":

 


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21 avril 1979.

GUY BEDOS (extrait de son livre "en attendant la bombe"
Nicolas. Il est né à midi pile. Il pèse 3kg550 et mesure 50 centimètres. Un beau bébé. Le premier qui parle devant moi d'accouchement sans douleur, je le gifle..
MOI
Ca me fait drôle de poser une mutation. J'étais bien à St Etienne de St Geoirs. Mais nos parents vieillissent, Millau est une occasion de nous rapprocher, il ne faut pas la rater ! On va passer de 4 heures de trajet mini à une heure/une heure dix. Ca compte...

1er juin 1979.

Reçu le livre de Sophie qui vient de paraître en librairie. Je l'ai parcouru plus que lu véritablement. C'est d'une telle médiocrité de fond et de forme qu'auprès de ce qu'elle écrit, les articles de Minute ou d'Ici-Paris qui la soutiennent semblent avoir été signés par Sartre dans Les temps modernes.

Je l'ai ! J'avais mis Embrun en premier, mais faut pas rêver quand même... J'irai donc à Millau, lol, comme dirait Fernandel ! A présent, opération "trouver un logement". Vu ce que je gagne, à tous les coups j'aurai droit à un HLM. Enfin j'espère ! Bon, je vais annoncer la nouvelle à nos deux familles.

9 août 1979.

Notre premier anniversaire de mariage. Mais comme amants, notre troisième été. Et toujours le même désir, la même curiosité, la même divine surprise.
Nicolas, ravi de la crèche, tu as raison de sourire aux anges, ça va bien pour nous trois...

Ca n'a pas été sans mal, mais après quand même 2 mois de recherches, on a fini par le dégotter ce logement. Une petite maison F3, au fond d'une impasse - donc calme - mais j'ai vu aux yeux de Mireille qu'elle va regretter notre beau F4 de l'Isère. Les toilettes à la turque, elle n'a jamais connu. Bah, l'essentiel soit qu'on se rapproche de nos parents...

9 septembre 1979.

Treize heures. Je viens d'apprendre à la radio le suicide de Jean Seberg. On l'a retrouvée, corps décomposé, sous une couverture, dans une voiture garée à quelques mètres de son appartement, au centre d'un quartier truffé d'ambassades et arpenté par des centaines de flics. Au moins 10 jours qu'on avait signalé sa disparition. Curieuse police...

Hou la la ! Dur dur les nouveaux horaires... Pour la journée c'est 5h30/19h, donc lever à 4h30, et pour la nuit c'est 19h/5h30, et pas question de roupiller entre deux tours d'horizon : il n'y a pas de lit à la station :( Sinon, Mireille va chercher du travail, vu qu'il y a une voiture de service, elle va pouvoir prendre la nôtre.

30 octobre 1979.

Suicide de Robert Boulin, ministre du travail. Après les dimants de Giscard, les acquisitions immobilières de Raymond Barre, c'était "l'affaire Boulin" - la troisième que "le canard" avait sortie en un mois. Barre hospitalisé pour dépression nerveuse, Boulin qui se flingue, Giscard muré dans un silence persistant, du côté du pouvoir ça sent le roussi...

Mireille vient de vendre son premier aspirateur. Elle a un talent fou pour vendre, c'est dingue ! A mon avis elle va arriver à gagner plus que moi, chez Electrolux ! Mais le revers de la médaille, c'est qu'on ne se voit pas beaucoup, avec mes horaires de fou : je dors sans arrêt pour essayer de récupérer. Le toubib, un mec super, m'a donné un truc pour m'aider à supporter ces horaires : Le Témesta.

21 décembre.

Huit mois de Nicolas. Il pèse maintenant huit kg 50 et mesure 69 cm. Pas de quoi pavoiser, moyen, très moyen ! Il paraît qu'il a dit "maman".
Papa, vexé, demande à vérifier.

Mireille a eu un accident. Pas de blessé mais la voiture au garage, lequel a brûlé avec la voiture... Ma femme a perdu son emploi, et du coup est très choquée. Hier je l'ai emmenée au Vigan se refaire une santé chez ses parents, je la rejoindrai à Noël. Côté santé, moi ça va, je pèse 80 kilos, j'en ai pris encore 6 cette année... Beau-papa ne va pas manquer de me le faire remarquer !

25 décembre.

Noter tout de même, à propos de Giscard, le sournois, cet aristocrate sans noblesse qui de reniement en reniement proclame son aversion pour la peine de mort et fait éxécuter un probable innocent...

Ma belle-soeur vient de m'apporter un petit mot tout à l'heure. " C'est fini, je ne veux plus te voir, excuse-moi ou ne m'excuse pas, mais je n'en peux plus. J'irai voir le psychiatre mercredi."
Mon monde s'écroule.

9 janvier 1980.

C'est vrai que Nicolas dit "maman". Mais c'est moi qu'il appelle "maman" !

Reçu ce matin une lettre recommandée du beau-père qui parle "du divorce", et m'envoie la liste détaillée des biens de la communauté. Au-secours :(( 
Ma mère arrive tout à l'heure par le train - 9 h de trajet via Nîmes et Béziers pour 60 km à vol d'oiseau - , inquiète du fait que je ne peux absolument plus rien avaler depuis Noël. Je vais pouvoir enfin parler à quelqu'un, car je ne connais personne dans cette ville où m'a femme m'a quitté. Moi qui voulais entamer un régime, j'ai perdu 5 kilos en deux semaines...

16 février 1980

Julos Beaucarne, chanteur et directeur (belge) du théâtre 140 s'écoute un peu parler, mais je ne lui donne pas tort, il est sûr au moins d'écouter des choses intéressantes.

Je reviens de Lorient où Jean-Yves m'a accueilli une semaine, malgré les réticences de sa nana, qui depuis que Mireille m'a quitté, pense que je homosexuel ! si ! Sur les conseils de mon chef (lui aussi un coeur d'or) j'ai pris un avocat. Enfin "mon père a pris un avocat", car je sais que ce sont nos deux parents qui se battent, par enfants interposés. Seule bonne nouvelle : Perte de 11 kilos depuis Noël, je suis revenu à mon poids d'il y a trois ans ! Car je ne peux toujours rien avaler, sinon un Mars le matin.

21 avril 1980.

11h40. Plus que vingt minutes et mon fils aura un an. Et du coup; moi j'arrêterai d'écrire ce journal.
Midi 10, voilà c'est fait. Happy Birthday ! Lui se demande, un peu effaré, ce qu'on a tous à lui sucer la pomme...

Je viens de voir le docteur Metge, du Vigan, mon médecin de famille. Pour lui, je ne pourrai pas tenir encore 2 mois si je continue à ne plus m'alimenter. Lui qui était obsédé par mon poids, avec 22 kilos de perdus en même pas 4 mois, le voilà servi ! Je sais que je vais mourir, mais je ne veux pas mourir. je n'ai que 29 ans... Mon corps capitule, mes cheveux tombent par poignées. Ma seule planche de salut serait une mutation, vers Embrun, ce pays que j'aime tant... Mais à peine arrivé à Millau, je sais que je n'ai aucune chance...

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Retour à 2020.  C'est vrai que 1980 fut pour moi la pire année. L'année d'après me verra trois mois à l'hôpital pour une tuberculose.
Le CHU de Montpellier avait dit (je le saurai plus tard) que vu la forme spéciale de tuberculose que j'avais, mon pronostic vital était engagé.
Ce fut un hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses qui me sauva. Un établissement de pointe, l'hôpital Houphouet-Boigny.

A Marseille !

Je vous embrasse.

09/02/2020

Etiquettes

La majorité des gens aiment bien mettre les gens dans des "petites cases".

C'est le cas de mon blog, estampillé à jamais "blog musical".

Les notes qui sortent de ce cadre obtiennent, en nombre, des roues de bicyclette en guise de commentaires. C'est ainsi. Alors que pourtant, les commentateurs qui s'épanchent sur mon blog avec des sujets qui n'ont rien à y voir, sont, eux, commentés ! Mais moi, "le patron" comme le disent - gentiment - certains fidèles je dois rester dans mon sujet !

Et pourtant...
Non ce n'est pas de la chanson d'Aznavour que je vais parler ! Et pourtant, mon blog avait été créé voilà bientôt 10 ans, pour raconter ma vie, une vie que je trouvais bien plus trépidante que certaines bios de célébrités, notamment d'acteurs, qui n'ont bien souvent rien d'autre à dire qu'ils ont connu d'autres acteurs !

Puis ma vie ayant pris, fin 2012, une tournure inattendue, un beau cadeau du Destin, j'ai arrêté de parler de ma vie et j'ai orienté mon blog vers une fonction plus musicale.

Et j'ai alors assisté à quelque chose d'assez significatif : mon lectorat / commentatorat a alors complètement changé, et notamment de sexe ! Comme s'il était incongru (ou louche, pour des conjointes jalouses) pour un homme d'aller commenter un blog où une femme s'épanche et à l'inverse pour des femmes de commenter un blog musical s'il est tenu par un mec..

Chacun chez soi et vive les petites cases...

Dommage !

Je vous embrasse.

01/09/2019

mon "Parkinson-mètre"

Ou la bonne occasion de mesurer mon Parkinson.
C'est sur le chemin du retour, entre l'Auvergne et Sanary, que je peux mieux le faire.

C'était hier.
Départ de Pont d'Alleyras par 6 km de montée en virages serrés. Dès le départ je suis dans l'ambiance.
Mais ce genre de route me convient parfaitement, ayant souvent vécu en montagne. Même si la route est devenue sous-dimensionnée (enfin, que les bagnoles sont devenues des masodontes ! Les Renault 4 ou autres 2CV mesurent 1,48 m de large, la moindre Dacia
1,90 m...)
Puis je suis sur le plateau, ça tourne moins mais ça monte toujours. Je me trouve à 1100 m d'altitude, et je vais rester à ce niveau durant près de 50 bornes.

Tout va bien jusque-là. Heureusement...

Km 21. Costaros. Là je vais prendre une nationale que je connais bien, la 88.  Une route que j'ai prise très souvent entre 1987 et 1995, celle qui relie Mende au Puy et aussi à Clermont-Ferrand. Je vais la longer sur 13 km.

Km 34. Embranchement. Entre la route qu'affectionne chérie - que je vais prendre - et ma préférée, la "Régordane", route large et peu fréquentée qui c'est vrai tournicote pas mal et qui peut être inconfortable pour un passager.

Je continue, tout droit, entre 1200 et 1350 m d'altitude. Entrée en Ardèche, département qui me verra faire le tiers de mon parcours.
Je passe devant la célèbre Auberge Rouge immortalisée dans un film de Fernandel.

Km 53. Col de la Chavade, 1268m, limite de partage des eaux océan-Méditerranée, et aussi limite de partage des chauffeurs, entre les "normaux" et les "dingos". Là fini de rire car commence "la descente de la mort", à savoir 700 m de dénivelé sur 9 km avec des épingles à cheveux tout le long. Oui je sais, j'ai déjà écrit plus haut que ce genre de route ne me déplaisait pas.
Sauf que là, c'est la nationale à 3 voies, le seul chemin qui permet aux camions de relier Marseille (et au-delà vers Toulon et Nice) à Clermont-Ferrand (et le centre de la France). Dix mille véhicules par jour y passent ! Je n'oublie pas qu'en juin 2012 j'y ai laissé tout mon système de freinage...

Km 63, Mayres, véritable bas de la descente.
Ma main commence à trembloter sur le levier de vitesse, mais je tiens toujours.

Là commence "la route des villages". A savoir que sur 22 km, les deux tiers seront en agglomération. Avec feux rouges, rond-points, priorités et ralentisseurs. La joie !
A la fin de ces villages, place aux longs tunnels non éclairés du secteur d'Aubenas ! Avec les lunettes de soleil, le pied quand on passe de la lumière aux ténèbres...

Km 93, Aubenas. 
Je tremble toujours, mais je peux continuer.
D'autant que la route devient plus cool. Je me refais une santé sur les 50 km qui m'amènent jusque dans la vallée du Rhône. 

Km 145, Pierrelatte. Je ne tremble presque plus. Dehors 36 degrés à l'ombre. Ombre que je cherche pour garer la voiture, car notre minou est dedans ! On trouve la place finalement assez vite, et le resto pas trop loin. Les 36 degrés me tombent alors dessus, et je sais alors que je ne conduirai pas beaucoup plus loin...

Repas vite expédié, direction l'autoroute à 28 km de là, Orange-Nord.

Mais je n'y parviendrai pas. Du côté de Mornas, tremblotant comme une feuille et voyant tourner le paysage, je m'arrête sur un parking et cède la place du conducteur à mon épouse.

Laquelle, en bonne méridionale, sera loin de paniquer devant la conduite sur autoroute de ses compatriotes, retrouvant vite ses "marques" qu'elle avait laissées le 7 juillet dernier.
Je l'ai déjà dit ici, la conduite à l'Italienne je laisse ça aux autres, de préférence à ceux qui ont plus de chevaux que nous sous le capot.

Donc, le résultat du test.

Au-delà de ce qu'espérais. J'ai résisté à la descente de la mort, à l'enfilade des villages-rues Ardéchois, aux tunnels, et au bout de presque 3 heures de conduite non stop j'étais presque frais et dispos.
Ce qui m'a tué, c'est les 36 degrés subis pendant près d'une heure (le resto était ouvert à tous les vents. Comme le font les gens du sud qui ont chaud dans une pièce fermée à 25 degrés mais qui respirent avec 10 degrés de plus avec "de l'air")...

En tout cas je suis bien content que ce soit la dernière fois que l'on fasse ce trajet !

Je vous embrasse.

24/07/2019

Pourquoi le "blog de gare" est devenu le "blog sans filet"

Parce que dans la plupart des blogs que je lis, dur dur de commenter !

Le plus souvent je lis "votre commentaire s'affichera après approbation".

Je tiens ce blog depuis neuf ans, je blogue depuis près de quinze ans, et je n'ai jamais filtré mes commentaires.

En ce qui concerne ce blog, pas loin de 12.000 commentaires à ce jour.

Et - je touche du bois - je n'ai eu aucun dérapage sur mes colonnes, du moins relatif aux notes que je publie.

J'espère continuer ainsi, je sais que mes commentateurs aiment bien que leurs coms apparaissent dès qu'ils les écrivent. 
Comme moi d'ailleurs !

Je vous embrasse.

05/06/2019

7 ans !!!

Voilà 7 ans, le 5 juin 2012, je ne donnais pas cher de ma peau en ce début d'après-midi.

Je recopie presque mot par mot une note où j'avais bien résumé la chose :

A la suite de l'hospitalisation de mon ex, en mai, ils me l'avaient rendue dans un état épouvantable.
Déjà hyper-fatigué des aller-retours sous une chaleur accablante, ne voulant pas prendre ma voiture car le parking était à dache, et payant, j'ai tout fait en transports en commun.

Puis, afin de lui changer les idées, j'avais maintenu nos vacances en sud-Ardèche qui se sont révélées catastrophiques, du fait de la canicule de là-bas et de son état qui faisait penser à de l'ébriété.
Plus une grosse panne d'automobile qui aurait pu se terminer mal (j'avais le choix entre deux routes, celle que j'ai pris nous a sauvés) et qui n'a rien arrangé non plus.

C'est dans un état désespéré que je suis rentré de ces vacances le samedi 2 juin, devant une épouse avec laquelle plus aucune communication était possible.

En plus j'étais déprimé à mort, la preuve en était à l'importance exagérée que je donnais à un espace privé sur Facebook. Je n'y supportais plus la moindre remarque, surtout venant de gens que j'appréciais depuis longtemps.

Le lundi 4 je suis allé chercher le chat chez sa gardienne, et une fois de plus j'ai dû enlever des choses trop chères de son panier. Désormais nous n'avons droit qu'aux promotions, là encore j'avais mal réagi, en allant pleurer dans les WC du supermarché.

Le mardi 5 ça allait de moins en moins, j'avais des envies de plus en plus noires, je me sentais incapable de supporter la cohabitation avec mon épouse si elle devait rester comme ça à vie.

Le déclic, car il y a toujours la fameuse "goutte d'eau", ce furent des mots amers de ce que je croyais une amie sur mon mur Facebook ("je constate que finalement tu n'as pas changé") mots qu'elle coucha juste avant de quitter l'espace privé dont je parlais peu avant.


Et là, une envie irrépressible de me fiche en l'air me vint, fruit d'une longue réflexion, comme le fut ma TS ratée de 2003. Un peu les mêmes causes : fatigué je n'en voyais pas le bout !

Réflexe de survie et non pas appel au-secours, je l'écrivis sur mon blog, et les mots de raison que j'y reçus me calmèrent, me firent entrevoir un espoir et surseoir à ma décision.

La suite des "évènements" me prouva que rien n'était vraiment désespéré, et que 6 mois et 4 jours après un immense espoir allait naître en moi, espoir qui se transformerait en réalité un an après.

J'écris ça parce que je n'ai pas du tout le même lectorat. Les "actuels" sont plutôt branchés musique et ne me lisaient pas à cette époque-là (enfin, je voyais les premiers coms de Renaud et Cédric sur mes notes musicales), et n'ont sûrement pas lu ces notes, et les "anciens" se sont carapatés. Surtout un qui me suivait régulièrement, qui se cache sous le pseudo "corps expéditif", dont je regrette les coms. Je sais que depuis sa vie aussi a changé mais pas dans le même sens...

Bref ce 5 juin 2012 a failli être mon dernier jour, mais ce que je ne savais pas ce jour-là c'est qu'un ami était dans le même état que moi.
Sauf que lui n'a rien écrit ni sur son blog ni nulle part, et est passé à l'acte.

Tous les 5 juin je pense à lui, qui pourtant semblait heureux de vivre quand je l'avais vu l'année d'avant dans son cadre d'enfance.
En fait il était au bout du rouleau, et jouait la comédie du bonheur...
Moi je souffrais et je me répandais, lui souffrait et ne le montrait pas.
Moi je suis encore là et lui n'est plus..

Je sais que pas mal de mes ex-commentateurs y pensent aussi à ce fichu jour.

C'est l'essentiel, qu'il soit encore dans nos coeurs.

Je vous embrasse.

14:35 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (6)

17/04/2019

Mes pires...

- journée : 4 février 1998.

La mort de ma maman. Le 23 février 2003 vient juste après, journée qui logiquement aurait dû être ma dernière.

- semaine : 23 au 29 décembre 1994.

Hé oui ! Bien que située dans une certaine période, mon tortionnaire de chef avait réussi à me provoquer de grosses crises d'angoisse. Un truc que je n'avais jamais eu auparavant, et que je ne devais plus avoir par la suite. Seul le Xanax à forte dose en est venu à bout. Horrible !

- mois : décembre 1972.

Mes classes au service militaire à Rochefort. Tout est relaté dans cette note.
Suit de près janvier 1980, mois qui a suivi mon abandon par ma première épouse à la Noël 1979.

- année : 1998.

Je pense qu'on ne pouvait pas faire mieux. La totale ! Venant de subir une grosse déchirure en septembre 1997, février a vu la mort de ma maman, mars le début d'un nouveau harcèlement (justifié lui, du moins à ses débuts) au boulot, et le départ de mon cousin/frère Jean-Yves en octobre à l'autre bout de la planète alors que je venais de me faire muter tout près de chez lui pour trouver du réconfort !

- décennie : 1995 à 2004.

Là aussi ça pourra surprendre ceux qui ont lu mon blog avant 2013 ! Mais malgré certaines circonstances, 1995, 1996 et 1997 ont été celles de ma déchéance. Comme je l'ai écrit plus avant, septembre 97 a été le "pompon" (si j'ose dire !). 1998 j'en ai parlé. "Eclaircie" en 1999 mais l'arrêt brutal des anti-dépresseurs fera que je me retrouverai "sans filet", et ma préoccupation principale entre 2000 et début 2003 sera d'en tirer le constat et de mettre fin à mes jours, ce qui sera fait (en le ratant) le 23 février.
Internet en juin puis ma mutation à Biarritz en septembre marqueront une certaine "résurrection" mais de courte durée car l'automne 2004 verra ma fille quitter des parents qui n'en finissent pas de se déchirer.

Sinon pas d'impatience le top de 1986 arrive !

Je vous embrasse.

17:13 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (2)

23/02/2019

16 ans de rab !

Voilà 16 ans, le 23 février 2003, en avalant en trois parties 35 comprimés d'Imovane, j'ai tenté de "tirer le rideau".
75 % à cause du boulot (harcèlement voire cruauté mentale de mes "chers collègues" Vannetais, j'avais fini par poser une mutation, qui m'a été volée à la dernière minute par un "emploi réservé") et 20 % à cause de ma prise de conscience d'un amour impossible.

Mais là-haut, on n'a pas voulu de moi. Tout comme Charlotte Valandrey, à la fois séropositive et greffée cardiaque, j'ai été un miraculé.

Et c'est tant mieux. Car j'aurais raté :

- Internet qui, dès juin 2003, m'a permis de trouver un site où je pouvais parler de cet amour impossible. Et, paradoxalement, de pouvoir aider des gens qui souffraient plus que moi. C'est très important de pouvoir partager sa peine. J'y lierai des amitiés, nombreuses, des personnes que je rencontrerai.
A Nice en 2003; Toulouse, Paris, la Suisse même en 2004 ! De ce beau pays avec lequel je n'étais pas encore frontalier je me ferai trois amies (qui ne se connaissent pas entre elles)

En 2005 le même site proposera des "weblogs" (des blogs) où (déjà) sous le nom de Cicatrice je tiendrai une sorte de journal "extime", avec en parallèle des notes où j'évoquerai ma vie, de l'école maternelle aux années 2000. Là encore ces échanges seront concrétisés par d'autres rencontres qui iront de Quimper au Pays de Gex en passant par Lyon, Epinal et... le Pays Basque où j'habitais alors (d'où mon mail qui peut sembler bizarre)

Je découvrirai Facebook en 2009, au début pour les jeux que ce site proposait, la belote en premier (j'y ferai des progrès considérables), puis les jeux de bulles, et en 2012 un blind-test nommé Song Pop, qui me fera découvrir d'autres amis joueurs, principalement des femmes (elles sont plus rapides que les hommes), et parmi elle une qui deviendra assez vite ma confidente, puis "un peu plus" quelques mois après, et enfin mon épouse en 2018 !

En revanche mon premier site de blogs partira en c... dès 2009 et je migrerai sur Hautetfort en 2010 et ma foi, neuf ans après j'y suis encore.

- Le Pays Basque où j'habiterai de 2003 à 2007, au climat certes assez "hard" mais peuplé de gens sympas et serviables, dans un décor de carte postale aux villages magnifiques et colorés, où l'on trouve à la fois la mer, la montagne et la campagne.

- Rome, Naples et Pompéi que je visiterai en septembre 2003.

- Le Portugal avec Lisbonne en 2004 (en voiture) puis 2010 et 2011 en avion. et Porto en 2012.

- La Franche-Comté, que je connaissais depuis longtemps mais qui m'y verra habiter presque 7 ans de 2007 à 2013 avec des gens tout aussi sympas, un bon climat et des paysages à couper le souffle.

- La Corse, que je verrai pour la première fois en 2009, puis en "vacances d'amour" en 2013.

J'aurais raté d'habiter la côte d'Azur, où en dehors de quelques mauvais passages c'est l'été de septembre à mai (les autres mois on est sous la fournaise).

Fournaise qui m'a permis de redécouvrir certains coins de la Haute-Loire que je ne connaissais pas, notamment un petit village niché au coeur des gorges de l'Allier où on achètera en 2015 une petite maison pour une bouchée de pain (de pain provençal !).
C'est dans ce village que l'an passé je me marierai, pour la troisième fois. Comme en athlétisme - que j'ai pratiqué en assez haut niveau - la performance s'établit souvent au 3ème essai après deux tentatives "de rodage" !

J'aurais raté ça, de vivre des jours sereins en couple, chose que je n'avais pas connue depuis septembre 1985, date de la maladie de mon ex qui a alors complètement changé de caractère.

La maladie... C'est vrai qu'en 2003 je serais mort en bonne santé, et j'aurais "raté" ma hernie discale (2011) mon hypertension (2012), mon diabète (2015) et mon Parkinson (2018). Mais si c'est le prix à payer pour couler des jours heureux avec ma petite femme, je signe des deux mains.

J'aurais raté la joie d'être grand-père, mais là, TS réussie ou pas, je rate quand même, leurs parents m'ayant "volé" mes petits-enfants.
Bah, plus tard ils liront mon blog et sauront quelle méchante personne j'étais, qui ne méritait pas de vivre avec une grand-mère si dévouée et admirable...
Pas si second degré que ça d'ailleurs, c'est vrai que je ne méritais pas ça !!!

Sinon, pour en revenir à 2003, je ne regrette pas d'avoir tenté ça voilà 16 ans, car j'étais alors pris dans une nasse où je m'épuisais jour après jour et de tous côtés je me heurtais à des murs.
Mais je suis heureux d'avoir été "recalé" !
Et merci à Internet de m'avoir empêché de retenter ça de manière cette fois plus radicale..


Je vous embrasse.