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23/01/2019

St Avaugourd des Landes, clin d'oeil du destin

Tout le monde se souvient de son premier amour, de son premier baiser. L'actrice Charlotte Valendrey a patienté quatre années avant que l'heureux élu daigne enfin le lui donner !!

Moi ce fut plus rapide ! Mais plus tardif. J'avais 19 ans.

Mes parents avaient décidé cet été-là de passer le mois d'Août dans le Haut-Doubs.

Je ne connaissais personne dans le Haut-Doubs, et j'étais prêt à parier à 100 contre un que j'allais m'ennuyer ferme dans ce coin de France, pourtant très joli, à un jet de pierre de la Suisse.

Je ne m'étais pas trompé, malgré le solex (d'occasion) que mon père m'avait payé pour mon bac, malgré la Suisse toute proche, les deux premières semaines furent pour moi très très mornes. Pour la première fois de ma vie, je n'attendais qu'une chose, le retour à Paris, la rentrée universitaire où j'allais côtoyer un monde nouveau - et mixte surtout ! - après les grises années lycéennes Louis-Le-Grandesques.

Le 16 août ce fut la fête au village, et j'y fis la connaissance d'une jeune fille, Brigitte. Elle était un peu plus jeune que moi, et on se plut tout de suite.

Ce fut sur la chanson "Gloria" que l'un et l'autre échangeâmes notre premier baiser... Sensation si étrange sur le moment qui vous laisse ensuite avec une envie irrésistible de recommencer !

Aux 15 premiers jours de mortel ennui succèdèrent alors 15 jours de rêve. Mais arriva ce foutu mois de septembre, celui qui brise les unions, et comme tant d'autres nous dûmes nous séparer, se promettant  - comme tout le monde - de nous revoir le plus tôt possible. Un mois après, très exactement, quand elle reviendrait de son mois de vacances avec ses parents, en Vendée département qu'elle préférait nettement à son pays de neige.

J'ai déjà raconté ici les exploits que j'avais déployé pour parvenir à mes fins, tandis qu'on s'envoyait de lettres d'amour dignes de la collection Harlequin.

Et le 8 octobre je revenais dans le village.

Mais elle n'était pas là. Ses parents l'avaient mise en pension, voyant d'un très mauvais oeil cette relation avec un "parisien"... Grâce à la fille de mes hôteliers, je parvins à la voir... quelques minutes à travers une grille de son lycée. Elle pleurait, moi aussi.

Néanmoins je n'abandonnai pas. C'est De Gaulle qui vint à mon secours !
Plus exactement sa mort, ce qui occasionna un jour de deuil national. Si bien que j'avais un week-end de trois jours.  Ce qu'il fallait à mes voisins horticulteurs pour aller chercher des chardons. Et où ça donc ?  Oui, dans le Haut-Doubs.

Je sautai sur l'occasion pour leur demander s'il y aurait une place pour moi, la réponse fut oui, à condition que ça ne me dérange pas d'être serré et de voyager à bord d'une voiture d'avant-guerre !
Bien entendu je n'avais pas prévenu Brigitte. Je voulais lui faire la surprise. D'autant, m'avait-elle dit, qu'elle serait parée de ses plus beaux atours car elle était de mariage ce dimanche 15 novembre.
 
Le jour J, alors que les cloches sonnaient (je frémis depuis en écoutant la chanson de Claude François) d'un pas hésitant je me dirigeai vers le cortège, dans lequel je vis ma Brigitte avec une belle robe et des fleurs dans les cheveux. Elle manqua de défaillir quand elle me vit, et me fit signe qu'on se verrait après.
 
 
 
Les minutes étaient longues, et quand enfin le cortège fut terminé, c'est non pas Brigitte que je vis, mais sa soeur.
Qui me dit "va-t'en, ma soeur ne veut pas te voir".
 
Le coeur arraché, je m'en allai vers ma pension où les amisq qui m'avaient logé faisaient ce qu'ils pouvaient pour me consoler. J'avais réussi à capter la BBC et écouter le hit anglais. Je m'en souviens encore, la numéro un était Freda Payne avec Band of gold !

Le lendemain, départ pour Paris, et durant le trajet, je n'avais qu'une obsession : qu'une voiture venant d'en face nous percute...
A Noël je lui envoyai une lettre, et par retour du courrier elle confirma qu'elle ne voulait plus me voir, en disant : "je ne veux pas m'engager si jeune."

Je mis très longtemps à "cicatriser", je ne sais même pas si voilà seulement 6 ans j'étais "guéri". Une note écrite en octobre 2012 en atteste.

Le temps passa, chacun fit sa vie. Elle se maria, moi aussi. Et, pendant 30 ans, j'éviterai soigneusement ce petit village.
Ca me faisait mal. Les rares fois que j'avais à le traverser (il est situé sur une route internationale) c'était une véritable épreuve. S'ils avaient mis un radar, j'aurais eu mon permis de retiré depuis longtemps....

En 2002 j'étais très mal. Très très mal, et je sentais au fond de moi que j'avais atteint la fin de "mon voyage". Et je décidai alors de passer 8 jours là-bas. Juste avant de tirer ma révérence.
Mon ex et ma fille étaient contentes que j'accepte enfin de faire ce deuil. Sans trop savoir pourquoi. Pendant cette semaine, malgré un soleil radieux, je n'étais pas très bien, j'avais une drôle de sensation... Toujours cette satanée hyperintuition !

Et le dernier jour, le vendredi, sur l'insistance de "mes nanas" (qui certainement voulaient en finir avec cette histoire), je me décidai quand même à me rendre chez elle.
J'y trouvai alors une dame, qui me déclara être sa belle-soeur. A l'évocation de Brigitte, je vis son visage se fermer.

"Vous la connaissez" ?

Je répondis que j'avais été son premier amour.
Et là je vis son visage presque s'illuminer l'espace d'un instant puis elle m'avoua alors que Brigitte avait depuis longtemps quitté le village.

Qu'elle avait habité la Vendée, à quelques deux heures de voiture de chez moi à l'époque.

Et elle m'apprit aussi... qu'elle était morte du cancer deux ans auparavant.

 

En 2003, après une TS ratée, j'y passerai plein de fois, dans le petit cimetière de Saint Avaugourd des Landes, pour fleurir celle qui fut mon premier véritable amour. J'y ai déposé une plaque :"à mon amie". Cela par rapport à son mari et ses enfants, dont j'apprendrai plus tard qu'elle leur parlait de temps en temps de moi...

 

 



Mais l'histoire ne s'arrête pas là !

En 2012, après 5 années d'euphorie (2005/2009), j'étais de nouveau assez mal.
Les notes que j'écrivais sur mon blog à cette époque peuvent en attester.  Fort logiquement, avec une épouse que la maladie avait rendue machiavélique et une famille - à l'autre bout de la France - qui se souciait de moi comme une guigne, j'attendais - cette fois paisiblement - "que ça sonne".

C'est d'Internet que me viendra le salut. Au départ une adversaire - coriace - dans un quizz musical, cette femme de Bastia deviendra ma confidente, puis "un peu plus" au bout de quelques mois.
Problème : elle aussi était mariée ! Et la Corse n'est pas près du Doubs..
Et là encore, je ferai des pieds et des mains pour faire sa "véritable" connaissance (avril 2013), alors qu'elle et moi continuions d'être brimés, niés, massacrés par nos conjoints respectifs. Pour tenir elle s'était mise en mode grand-mère, et moi en mode hit-parades / généalogie.
Nous avions prévu de ne rien bousculer, et de se voir en catimini dans son Ile 5 jours tous les 6 mois (vacances de Pâques et de la Toussaint). Nous ne voulions pas faire de casse..
Mais son mari, qui l'espionnait autant que mon ex le faisait pour moi, découvrit la chose, et à partir de là, pendant trois semaines, la séquestra, la menaça, l'isola, l'obligeant même à se réfugier chez sa maman âgée de 92 ans.

Elle devait fuir. Mais où  ?
Moi je devais prendre mes responsabilités.
Et le 8 novembre au matin, j'annonçai à mon ex que je quittais la maison. Je lui laissais tout, carnet de chèques, voiture, meubles, et même mes diverses collections de disques et de revues qui me suivaient depuis pas mal de décennies. Après tout, vu le nombre de fois elle m'avait demandé "de foutre le camp une bonne fois pour toutes", elle-même ayant déjà quitté le domicile conjugal quinze mois auparavant, je pensais - naïvement - que cela serait mieux pour tous les deux.

L'histoire nous montrera que non, ma chérie sera privée de deux de ses trois petites-filles, et moi de mes deux petits-enfants (dont je ne suis d'ailleurs pas censé connaître l'existence) et aussi, surtout, de ma fille unique qui ne m'adressera plus la parole pour avoir osé avoir fait ce qu'elle, avait fait 8 ans auparavant.

Mais c'était le prix à payer, on ne regrette rien.

On s'installera à Toulon en 2013, à Sanary en 2014, et après un divorce difficile de quatre années (quand j'ai vu les monstruosités déversées sur mon compte en 2016/2017 j'ai été atterré - mon Parkinson partira d'ailleurs de là) on se mariera en 2018.

Quel rapport avec le début de ma note me direz-vous ?

Je me suis penché sur sa généalogie. Mère Corse, je suis à peine arrivé à 1860 de ce côté-là.
Mais père "continental" ! Né à Moutiers les Mauxfaits (Vendée).

Moutiers les Mauxfaits. Moutiers les Mauxfaits... Ce nom me disait quelque chose, mais quoi ?

C'est en remontant les générations que j'ai compris. Le berceau de sa famille paternelle est....

SAINT AVAUGOURD DES LANDES !

Beaucoup d'aîeux de mon épouse sont enterrés dans le petit cimetière.

A quelques mètres de la tombe de Brigitte, mon premier amour.

 

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La boucle est bouclée. Saint Avaugourd des Landes fait la liaison entre mon premier et dernier amour...


Je vous embrasse.

 

30/07/2018

Pas de top ce dimanche 28 juillet....

Mais j'ai une bonne excuse :

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Malgré tous les obstacles qu'ils ont eu à surmonter, 
Robert et Murielle se sont enfin mariés.

14/02/2018

SAINT VALENTIN

Que vais-je offrir à ma Valentine (ou à mon Valentin ?)

C'est la question que beaucoup de couples amoureux se posent.


Le plus souvent ce sont des fleurs, des bijoux, des petits voyages, des parfums, des dîners aux chandelles.

Mais que faire quand on n'a pas - ou plus - de chéri(e) à combler de cadeaux ?  Ce jour est alors un des pires de l'année. Comme la Noël quand on est séparé de ses enfants, voire ses petits-enfants.

Moi j'ai trouvé mon cadeau de la St Valentin.

Mettre ma "Valentine" au grand jour. Elle s'appelle Marie-Cécile et a 60 ans. On est ensemble depuis bientôt 5 ans. Quelques-uns le savent ici, notamment Cristophe qu'elle avait appelé en mars 2013 parce qu'elle avait senti que j'étais très mal. 

Cette femme m'a en quelque sorte sauvé la vie à cette époque, où, dans ma cave du Odou "j'attendais que ça sonne", devant l'indifférence générale. Ce blog peut en témoigner.
Ah oui ça a sonné, mais pas du tout dans le sens - funeste - auquel je pensais. 
Et, du coup, j'ai commencé à me tourner vers l'avenir.

Le divorce avec mon ex a duré quatre ans. De report en report, de calomnies en calomnies, cela ne fait que quelques jours que je suis libre. 
Le sien de divorce a été plus rapide, "seulement" un an et demie. 
On y a laissé des plumes, autres que financières. Par exemple tous les deux avons deux petites-filles (de quatre ans pour elle, de deux ans et demie pour moi) que nous ne connaissons même pas.  Ca nous fait mal, mais elle et moi - surtout moi, j'avais été prévenu par ma fille - savions le prix à payer, même si les deux petites n'avaient rien fait pour être privées de leurs grands-parents. 
il faut désormais penser à nous, et pour en revenir à la St Valentin, ma chérie, de son côté, me fait un cadeau encore plus beau :

Elle accepte de m'épouser. 

Ce sera le 28 juillet prochain, dans un petit village d'Auvergne où nous passons nos étés, plus doux que ceux du Four Sanaryen.

Voilà. Je voulais que ceux qui lisent mon blog soient les premiers à l'apprendre.

Je vous embrasse.


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02/04/2014

Toulon, mon port d'attache

J'ai découvert Toulon en 1960. J'avais neuf ans, et je venais de passer deux semaines tumultueuses à Marseille. J'adorais la ville de Pagnol, mais pas du tout l'ambiance familiale qui y régnait, à savoir des disputes continuelles entre mon père et son frère, des moqueries continuelles de la part de mes cousins germains ("parisien tête de chien" en tête)
Que je n'ai jamais revus depuis.
A Toulon, je retrouvais une autre famille, celle de ma mère, où les gens s'entendaient mieux. Son frère, sa soeur, mon autre cousin germain, Robert, qui allait jouer un grand rôle au coucher de soleil de ma vie.
Nous étions basés à Dardennes, village (il l'est toujours) à quelques kilomètres de la grande ville, enserré de montagnes. Une semaine inoubliable....

Toulon, 1963.
J'ai raconté cette histoire dans une de mes premières notes, Marité ma soeur volée, mais là encore, au milieu des figuiers et des oliviers, même si mes parents me manquaient, j'y ai passé parmi les heures les plus douces de ma vie.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite-ma-soeur-volee-1963.html

Toulon, 1967.
Je venais d'entrer à Louis-Le-Grand, et j'étais alors en pleine dépression. J'avais perdu tous mes amis, et de plus la façon d'étudier n'était pas la même. LLG était une passerelle pour les Grandes Ecoles, et les "cartes scolaires" dont je faisais partie étaient traitées comme des chiens.

De plus mes parents n'avaient pas les moyens de me payer des vacances, et c'est le frère de ma mère, Tonton Lucien, qui m'hébergea pendant 10 jours, à Siblas, rue.... Louis Le Grand !!!
Là-bas je me requinquai, tout en me rendant, tous les matins, à l'endroit où quatre ans auparavant j'avais eu un choc avec une petite fille, qui a donc de fortes chances d'avoir été ma soeur. 

Toulon, 1973.
J'accomplissais mon service militaire, et je ne disposais que d'une permission de 36 heures. Basé à Istres, je n'aurais pas pu aller chez mes parents dans les Cévennes, et c'est là-bas que je me rendis, toujours à la même adresse.

Toulon, 1977/79
Avec ma première (jeune) épouse, nous habitions près de Grenoble, dans un endroit justement nommé "les terres froides". Et durant trois années, tous les 15 jours, nous irons en week-end là-bas, dans cette ville où l'hiver n'existe pas, pour nous ressourcer. En 1978 et 1979 nous irons même passer une semaine complète chez des cousins germains à ma mère.

Toulon, 1978
Je travaillais à l'époque à l'aéroport de Grenoble, et toutes les nuits un avion allait livrer le Dauphiné libéré à Toulon. En guise de "compensation" (on avait droit à deux heures trente de repos entre 2h15 et 4h45) il amenait tous ceux qui le désiraient sr le siège du copilote.
Un jour d'août je tentai l'expérience, alors que ma mère était chez sa soeur. La nuit fut courte car décollage à 3h, mais étoilée.
Comme aurait pu le chanter Nougaro, dès le décollage, je sentis le choc ! Car une fois passée la barrière du Vercors, dès 5000 m d'altitude, je vis un chapelet de villes devant moi : Valence sur ma droite, Gap devant, puis Avignon, Marseille, et Nîmes devant moi. Puis ce fut la descente, alors que l'aube arrivait, et avec, la mer immense, la Corse se détachant nettement sur la gauche.
Atterrissage à Hyères, puis le bus m'emmena à Toulon, où je retrouvai mes parents.
Après un somme assez court, je retrouvai ma ville fétiche avec des palmiers et son animation si particulière... Mon plus grand plaisir était de me balader sur le port, à écouter les mâts des voiliers s'entrechoquer quand le mistral soufflait. A présent c'est ma musique quotidienne !!

Toulon, décembre 1980
Voilà déjà un an que je me suis fait plaquer par ma première épouse. Et je redoute le réveillon, qui cette année-là ne sera pas pour moi comme les autres.
Mais ce réveillon-là, j'aurai la chance de le passer à Toulon, en famille. Et je ferai même un film (que je possède toujours, converti en VHS C puis en format .avi) sur ce repas. Le passage à 1981 se fera en douceur, même si 1981 - sauf pour la politique - sera une des pires années de mon existence !

Toulon, juin 1981
Au mois de mai, j'avais eu une grosse déception sentimentale avec une jeune voisine qui visiblement s'était servie de moi comme appât pour faire revenir son mari. 3 semaines de frénésie sexuelle, m'étant juste remis d'un divorce un an auparavant. Je campais alors sur mon lieu de travail, ne voulant plus aller chez moi. C'est ma mère qui, avec l'accord de ses deux soeurs, m'avait proposé d'aller passer 3 jours là-bas. Je sortais de 48 h de boulot non stop et après 10 heures de train et deux pertes de connaissance que je rejoignai Siblas. Pas moyen de retrouver le sommeil durant la première nuit, mais dès que je commençai enfin à fermer l'oeil, je dormis 24 h d'affilée ! Quand je repartis je fs requinqué et d'attaque pour affronter la voisine et son salaud de mari.

Toulon, septembre 1981
Juste après cet épisode, très affaibli (je n'avais rien mangé d'une semaine et pesais 48 kilos) je chopai la tuberculose en allant voir Michel Rocard au milieu des tubards qui toussaient à qui mieux mieux.
Suivirent 11 semaines d'hôpital, entre Montpellier, Gap et Marseille.
Ma convalescence, je la passerai à Toulon.

Toulon, février 1984
Il était vers les 16 h, je reçois un coup de fil de mon père : ma mère de 72 ans, victime d'un infarctus massif, est entre la vie et la mort à Montpellier. Je suis à Embrun, il y a 80 cm de neige, le vent souffle à 90 km/h, les routes sont impraticables, ne me reste que le train. Départ 17h22, arrivée Marseille 21h04, départ 21h14, arrivée Montpellier 23h30.  Mais avec le blizzard, le train n'avance pas et l'arrivée à Marseille se fait une heure après. Pas question d'appeler la famille de mon père, ce sera la soeur de ma mère qui nous hébergera chez elle, dans le quartier de Claret, en attendant le train de 6h35 qui nous amènera à Montpellier à 9h, où je verrai ma mère sauvée.

Toulon, octobre 1994
Je commence à tomber en grave dépression, pris en étau entre une persécution continue par un petit chef de bureau, une épouse en train de me mener la vie dure et une histoire d'amour extra-conjugale impossible.
C'est à Toulon que je me ressourcerai une fois de plus, chez mon cousin germain Robert qui entretemps a racheté le logement de la tante à Claret.
Hélas ça ne durera pas longtemps....

Toulon, mars 1999
La soeur de ma mère venant de mourir, il fallait que j'aille là-bas pour l'ouverture du testament.
Nous quittâmes un Morbihan gris et froid, avec des flaques d'eau en guise de jardin pour y trouver le printemps, voire un avant-goût d'été.
Je me souviens avoir dit "nous ne resterons pas à Vannes...."

Toulon, novembre 2001
Comme il fallait le prévoir, l'histoire d'amour s'est effectivement révélée impossible (très logique en y repensant par la suite, car pour aimer il faut être deux, et à partir d'un certain moment j'étais seul...) et ayant arrêté les antidépresseurs qui me bouffaient, j'étais devenu maniaco, la nostalgie que j'avais eu pour mon histoire d'amour impossible étant une des composantes de cette maladie.
C'est encore une fois chez mon cousin germain que j'ai pu trouver le réconfort que je n'avais pas chez moi, loin de là.....

Toulon, février 2002
Mon père était à la dérive depuis la mort de ma mère en 1998, et visiblement il ne pouvait pas vivre seul. J'avais essayé de le faire venir en Bretagne pour ses derniers jours, mais Chère et Tendre ne le voulait pas. Alors que j'étais prêt à accepter son père, qui pour la même raison, était aussi à la dérive.
Je cherchais partout des solutions, frappais à la porte de toutes les assistantes sociales que je pouvais trouver, et chez moi, et chez lui, mais on me fermait la porte au nez. J'essayais alors son (notre, puisque je l'avais connu en 1972) médecin traitant, mais le Docteur Philippe Metge me claqua lui aussi la porte au nez !
J'appelais Robert à la rescousse, qui vint tout de suite, essayant lui aussi d'ouvrir les fameuses portes, mais avec le même résultat :(
C'est avec lui que je repartis pour passer quelques jours à Toulon, ce qui me fit extrêmement de bien.

Toulon, mai /juin 2004
Rechute de la maniaco suite à l'annonce par ma fille de s'envoler à 700 km et durant ces deux mois, j'irai par deux fois à Toulon pour prendre du recul...

Et ainsi de suite !

Depuis j'y suis retourné avec ma fille en février 2005 et je retourne là-bas tous les ans pour fleurir la tombe de mes parents à Hyères.

Et c'est désormais là que j'habite.

Plus besoin, car je m'y suis installé, à la suite de péripéties que je vous raconterai plus tard

Je vous embrasse.

 

01/01/2014

En chantant......


06/09/2013

le travail c'est la "Santé"

En référence à la prison du même nom....

Il n'y a pas si longtemps, le travail était perçu comme une valeur noble. Beaucoup commençaient à travailler très jeunes, parfois même 14 ans, et attendaient 65 ans pour prendre une retraite "bien méritée".

S'il y avait une hiérarchie obligatoire dans ce monde-là, il en existait aussi une, tacite, qui puisait ses racines dans l'ancienneté.

J'ai connu un temps pas si lointain où le minot de 25 ans, voire de 35, avait une certaine admiration, voire déférence, envers ses collègues qui avaient 30 ans de "boîte". L'expérience était alors une vraie valeur.
Mais le problème, toujours resté tabou, c'est que les "anciens" avaient un salaire plus élevé que les "débutants", même plus gradés.

J'ai moi-même fait cette triste expérience, en 1994.

J'étais directeur départemental dans ma profession, et j'avoue que ce n'était pas 39 mais plutôt 70 heures que j'abattais par semaine. Je ne ménageais pas alors ma peine, menant de front pas mal de disciplines à la fois. J'étais respecté, et par mes collègues, et par le monde du travail.

Survint un triste individu que j'avais moi-même appelé pour que mon travail ainsi que celui de mes collègues puisse être allégé. J'avoue qu'elles n"étaient pas très chaudes, l'une d'elles demandant d'ailleurs immédiatement sa mutation en lisant le nom de celui qui allait chapeauter le centre.

C'était non pas un petit con, mais un grand, d'une trentaine d'années, qui avait réussi un examen professionnel et qui "officiellement" était donc plus gradé que moi.

Je dis "petit con" car c'est ce qu'il me dira souvent, quand il me verra mal à l'aise....
Dès qu'il arriva, il nous dit ces deux phrases :

1) jusqu'à présent, votre devise c'était "pour vivre heureux vivons cachés", maintenant vous allez en ch...

2) Ici le boulot a été fait n'importe comment jusqu'à présent (merci !) je peux vous garantir que ça va changer.

Et effectivement, ça allait changer....
Non pas qu'il y aura plus de boulot, mais que ce triste sire allait faire régner la terreur sur le centre.
Lui-même s'adaptera très vite aux quelques 18 heures de service effectif qu'il abattra dans son bureau en lisant "voiles et voiliers"....

Je passe sur les méthodes employées, mais ce sinistre individu va me persécuter jusqu'à ce que je demande grâce.

La raison ?
C'est la phrase qu'il m'assènera 3 ans durant :
"Au fait, Patrick, tu gagnes combien ???"

Certes, je gagnais plus que lui. Beaucoup plus ! Et ça, il l'avait en travers de la gorge....



2013.

Mon copain Jean-François était jusqu'à présent un prof bien intégré dans son collège Parisien.

56 ans, dont 30 de carrière, tous ses élèves étaient contents du savoir qu'il leur avait dispensé, il continuait à accomplir un travail propre et bien fait, à quelques années de la retraite.

Et un beau jour, la veille de la rentrée (donc lundi dernier), on lui annonça que pour des raisons "techniques", il devrait changer d'affectation et professer dans un établissement d'Aubervilliers. Bien sûr à quelques kilomètres seulement de là où il enseignait depuis à présent 15 ans, mais dans une collège réputé très "difficile" où la durée de séjour n'excédait pas les trois années en moyenne, pour les jeunes frais émoulus qui héritaient de ce poste.

La mort dans l'âme, mon copain Jean-François préféra donner sa démission. Il ne se voyait pas affronter quelques petits marlous qui se feraient une réputation de "kékous" sur son dos. A 56 ans il avait passé l'âge...

Lui qui croyait que 30 ans de bons et loyaux services étaient une référence, il s'aperçut qu'en fait il n'était qu'un pion que l'inspection d'académie pouvait déplacer à sa guise...

Vous avez dit "morale" ?

Je vous embrasse.

24/07/2013

Murielle et Robert

Lui, je le connais. Il a été mon collègue à la station de Belfort.

La dernière fois que je l'avais vu, il faisait pitié. A peine 52 ans, mais déjà tourné vers un avenir pas spécialement de ceux dont on rêve.
On a avait vite sympathisé, il m'avait raconté son histoire.

Marié à une épouse qui au fil des années le bouffait à petit feu, il n'attendait plus rien de la vie, même pas - comme l'avait chanté Dutronc voilà 47 ans - "son chèque de fin de mois".
Il n'avait qu'un seul fils, qui s'était "exilé" à Toulouse, et qu'il ne voyait que rarement, bien que les deux se comprenaient bien.
Quand, en septembre, il était - avec Bobonne - venu le voir pour son anniversaire, son fils n'en revenait pas de le voir dans un pareil état. Il se laissait complètement aller, et ne semblait désormais vivre que par le boulot. Et il redoutait le moment fatal où son père devrait prendre sa retraite, n'ayant alors plus de "dérivatif".
Par chance, le Président Sarkozy lui avait donné un coup de pouce en repoussant de deux ans l'inévitable face-à face avec sa chère et tendre...

Sentimental à outrance, il avait, 15 ans auparavant, vécu ce qu'il croyait être une belle histoire avec une collègue. De cette belle histoire, terminée au bout de 4 ans, il n'avait retenu que le meilleur, mais avait complètement zappé certains épisodes peu glorieux. Comme la fois où, lui étant en congé avec Bobonne et son fils, elle s'était laissée draguer par un gros rustaud lors d'un bal le 15 août. Elle l'avait invité aux chandelles (!) mais le mec s'était pointé avec ... sa fiancée ! La tronche de la jeune femme (qui était beaucoup plus jeune que mon collègue) qui n'avait pas alors hésité à appeler Robert au-secours !!! Robert, couiilon qu'il était avait bien sûr pardonné...

Enfin bref, depuis des années il restait prisonnier d'une histoire à laquelle il était vraiment le seul à croire, et ça tournait à la névrose obsessionnelle.
Lui, qui aurait pu tourner un scénario pour Disney, croyait de moins en moins en l'amour.
Et donc plus en la vie... Dès qu'il voyait des couples se former, il ricanait. Quand il apercevait un mariage - avec les coups de Klaxon ça ne passe pas inaperçu... - il disait tout haut "le pauvre homme"....

Alors ils se réfugiait sur la Toile. Et comme il n'était pas trop maladroit, il s'inscrivit sur un site de belote.

Là il jouait des heures et des heures, tissant parfois même des liens avec certains joueurs.

Et certaines joueuses !

Et c'est ainsi que plusieurs fois il eut pour partenaire Murielle, une belle brune aux yeux bleus d'après la photo.
Laquelle, à un moment donné, alors qu'ils venaient de mettre capot l'équipe d'en face, lui lança "tu joues comme un Dieu...."
C'était le 17 octobre.

Robert  fut à la fois flatté et touché. Première fois qu'on lui faisait un compliment depuis, depuis..... c'était tellement loin qu'il ne s'en rappelait plus.
Et c'est alors qu'il essaya d'en savoir plus sur Murielle. Il la demanda en amie facebook et il apprit que la jeune femme (elle avait 47 ans) vivait à L'ile de Noirmoutier.
Pas vraiment la banlieue de Belfort...

Cependant ils sympathisèrent de plus en plus, elle lui racontant son existence qui n'était pas non plus des plus joyeuses.

Au fil des jours, il sentait que le "trip" qu'il avait depuis des années était en train de disparaître, et que de nouveau il commençait à faire des projets. Cela en même temps qu'il ressentait quelque chose pour Murielle.
Laquelle n'était pas insensible à Robert...

A leur grande stupeur, ils voyaient que leur relation tendait de plus en plus vers une attirance réciproque, et ils finirent par se rendre à l'évidence : ils s'aimaient.

Seulement lui à Belfort, elle dans une Ile, pas le meilleur scénario.... Et en plus avec des chaînes pour l'un et l'autre !

Alors il prit le taureau par les cornes, et lui annonça sa venue en terre Vendéenne pour le mois d'avril.

Quand ils se virent pour la première fois, ce fut un beau coup de foudre. Robert m'en parlera longtemps de cette sensation-là, me disant "Ah Patrick, tu ne peux vraiment pas t'imaginer...."

Moi effectivement j'avais du mal à le croire. Déjà se rencontrer de cette façon, OK. Moi j'avais c'est vrai de nombreuses rencontres amicales issues du net.
Mais de là à tomber amoureux fou, et passer - ce que Robert me confiera - une semaine digne des plus beaux contes de fées, je restais sceptique, moi le statisticien incorrigible qui croyais plus aux chiffres qu'autre chose.

Ils doivent se revoir à l'automne et se téléphonent tous les soirs, pendant près de deux heures, alors que leurs "chers et tendres " ronflent comme des sonneurs.

Je ne réalisai vraiment la force de leur sentiment quand Robert m'apprit que, depuis leur déclaration, et à cause de la séparation, eux qui n'étaient pas spécialement enveloppés, avaient perdu l'appétit et surtout 26 kilos à eux deux....

J'espère de tout coeur qu'ils arriveront à se revoir comme ils l'espèrent et qu'ils se remplumeront...

C'est trop beau comme histoire !

Je vous embrasse.

17:35 Publié dans Marie, moi | Lien permanent | Commentaires (16)

15/07/2013

Un an de "surtension"...


Le 14 juillet 2012, je faisais encore partie des "bien portants", ensuite j'allais passer dans l'autre catégorie, celle qui doit impérativement prendre des médicaments à vie.

Pourquoi ?

Depuis exactement 20 ans, je vivais en stress.

Histoire d'amour impossible, harcèlement au boulot, décès de ma mère --> il m'a fallu gérer mon père à distance (800 km) qui s'est obstiné, entre ses 87 et ses 91 ans, à vivre tout seul dans un taudis.

Puis gérer ma fille, qui tout à coup est passée de l'état de la commune gamine à lunettes à celui de la superbe jeune fille avec lentilles, qui avait besoin de prendre sa revanche et qui du coup tournait mal. C'est grâce à son vide-président de la FCPE de père qu'elle a pu passer - par 3 fois - dans la classe supérieure : 3ème, seconde et première.

Puis ce fut mon épouse, déjà épileptique, qui acceptera du bout des lèvres une opération censée la guérir de sa maladie. Echec, et à l'issue d'une trépanation en urgence, elle gardera son épilepsie, plus une aphasie sévère et une perte importante de la vision. Depuis mars 2006, je suis à la fois psy, garde-malade, et orthophoniste à plein temps...

 

La semaine d'avant, les freins de la voiture avaient lâché, et ce 15 juillet 2012, après ces 20 années de stress, de "prise sur moi", de "tenue de coup" et autre "avalages de couleuvres", mon corps a soudain dit :

BASTA !!

Ce 15 juillet (un dimanche) je me suis aperçu que quelque chose n'allait pas juste avant déjeuner. Ca tournait. Comme si je me trouvais mal. Un genre de malaise vagal.
J'ai mangé du sucre, pensant à une hypoglycémie, rien.

Puis j'ai pensé à une baisse de tension, comme j'en fais souvent (en général j'oscille entre 10 et 12, mais parfois je descends à 9), et je vérifie alors avec mon autotensiomètre, cadeau joint avec un abonnement à Top Santé.

19/12 !!!

Je refais la mesure, sur l'autre bras, idem.
Pensant que le matériel était en cause, je demande alors à une voisine infirmière de vérifier : 19/12 itou !

Médecin venu en urgence, médicaments à aller chercher à la pharmacie de garde (21 km...)

Mécecin qui m'a dit que ces brusques montées d'hypertension débouchaient assez souvent sur un AVC.
Et que ma chance à moi, était d'avoir une tension ordinairement basse. Ce qui fait que la "surtension" n'a pas eu de conséquences contrairement à des personnes qui "naviguent" au-dessus de 14, 15 et à qui une "surpression" brutale de 7 peut être fatale.

Un mois après, à cause d'une méchante voisine, je ferai une hémorragie où je perdrai 1,5 litres de sang (tandis que "chère et tendre" se lamentera devant la voisine et moi en train de pisser du sang, car je... salopais son carrelage !! La voisine était son amie, elles étaient effectivement faites pour s'entendre...)

Je ferai 15 jours d'hôpital à la suite, et ma tension ne cessera de monter pendant 7 mois, malgré des médocs de plus en plus forts (record 23/15 le 10 février...), jusqu'au mois d'avril, où après une chute spectaculaire pendant des vacances de printemps qui m'ont fait un bien fou, elle se stabilisera à un niveau à peu près raisonnable.
Enfin, quand même, 14/9....

Sachant dès lors qu'une "surtension" comme celle de février dernier peut me déclencher un AVC.

Mais bon, on ne peut pas tout avoir.
Certes cette année 2012 m'a apporté la maladie et la preuve que mon épouse était devenue - par sa maladie, je sais - quelqu'un d'inhumain.
La déception vis-à vis de certains membres de ma famille.
Mais aussi m'a débarrassé d'une obsession qui datait de 15 ans, un espoir fou auquel je m'étais accroché alors que tout le monde me disait que, justement, c'était "fou"...

De 1980 à 2012, j'avais été sans cesse tourné vers le passé, et je m'en rends bien compte.

Mais je sais que la roue tourne, et peut-être que les années à venir me seront plus favorables ?

Je vous embrasse.

18:02 Publié dans Marie, moi | Lien permanent | Commentaires (3)

22/06/2013

♫ Song Pop ♫

C'est bien beau d'écrire des notes sur les chanteurs et les chansons, encore faut-il savoir de quoi l'on parle ! Je pense à la plupart des critiques de films qui ne se sont jamais trouvés derrière la caméra, ou alors à Laurent Roumejko présentant la météo !!

Donc, en octobre 2012 je me lance dans un "blind-test" de chansons, le jeu consistant à deviner une chanson à l'aide d'un extrait le plus rapidement possible.

Tout de suite j'ai été rassuré sur mon compte. Et ma modestie bien connue m'empêche de révéler la place que j'occupe dans les tournois.  Pour l'instant du reste, car j'ai finalement trouvé mon maître, ou plutôt ma "maîtresse", qui est plus rapide que moi, presque aussi calée mais qui se déconcentre trop facilement. Et je sais que le jour où elle aura réglé ce problème, je serai dépassé, même si "sur le papier" elle refusera de passer devant moi.

Mais là n'est pas l'objet de ma note, plutôt de voir mon évolution dans les différentes catégories depuis le début du jeu. Et là, c'est parlant !

• Les années 50, je les ai toujours connues, chez moi le "poste" était toujours allumé et j'ai été bercé toute mon enfance par Aznavour, Bécaud, Brel, Claveau, Montand, Piaf, Lasso, Salvador, Trenet et quelques autres...
Dans cette catégorie-là, j'étais "bon" en octobre, et je reste "bon" en juin.

• Les années 60. Là, mon fief absolu. Quand j'étais ado, pas question de louper une seule fois "salut les copains", ou les hit-parades ! Y compris le hit-parade anglais, que je me suis mis à écouter à partir de 1966, et qui a été beaucoup plus efficace dans l'apprentissage de cette langue que les différents enseignants que j'ai pu avoir.
J'étais "excellent" en octobre, et je le reste. Aïe mes chevilles !

• Les années 70. Là aussi j'étais rivé à la radio, mais un peu moins que précédemment. En plus c'était des années un peu grises, correspondant à "la vache enragée".
Je suis parti de "bon" et suis arrivé, peu à peu à "très bon".

• Les années 80. Je n'écoutais plus trop la radio. Mais je ..... la faisais !!! A partir de 1982 je suis devenu animateur bénévole, je passais les disques de "ma jeunesse" ( j'avais 31 ans !) mais je me mettais au parfum de ce qui sortait, grâce à un autre animateur, André Victoor, qui avec sa voix envoûtante (la mienne ressemblait à celle de Garou à côté !) et ses immenses connaissances, fut pour moi mon "maître à penser" dans ce domaine.
Donc, bien sûr, excellent j'étais , excellent je reste.

• Les années 90. Une certaine période, dont j'ai longtemps parlé dans mon blog, mais aussi les "années-harcèlement", les "années-dépression", et la mort de ma mère. Rien que d'écouter des chansons de cette époque me remplissait soit de nostalgie, soit d'amertume, soit de tristesse.
En octobre j'étais "très mauvais". Ma mémoire, bienveillante, avait bien voulu effacer ces années-malheur, jusqu'à ce que j'en sois complètement guéri.
Ce qui est presque fait en juin. Certes j'ai encore en mémoire la mort de ma mère, certes me trouvant en retraite, mes harceleurs me font désormais plus de pitié qu'autre chose. Plus d'envie de meurtre, mais plutôt envie de plaindre les Eric, Guy, Philippe, Jean-Paul, Jean-Marc et autres Daniel. Et quand au "reste" j'ai fait comme elle : je l'ai oublié !!!
En juin je suis devenu "très bon"...

• Ne parlons pas des années 2000, qui représentent encore le pire pour moi.

D'abord ma maladie, la dépression qui avait évolué en maniaco du fait du brusque arrêt des médocs. Puis ce nommerai mon "trip", de croire encore à une histoire à laquelle j'étais seul à croire, qui devenait en fait une névrose obsessionnelle.

Le harcèlement, débuté en 1994, continuera jusqu'en 2003, jusqu'à ce que je puisse partir de cette station bretonne où je me demande encore pourquoi j'y ai mis les pieds. J'en verrai de nouveau un autre morceau en 2006, venant de l'incapacité d'un chef à gérer une équipe, et surtout quelqu'un de plus gradé que lui (ma pomme) mais qui ne voulais rien. Juste être peinard ! Ce n'est qu'à partir de 2007 que je connaîtrai les plus riches moments de ma vie professionnelle. Encore un grand merci aux collègues de Lons Le Saunier, que j'ai connus hélas trop tard...

La maladie de mon épouse ensuite. Trépanée en urgence un dimanche matin à la suite d'une erreur médicale, elle se retrouve désormais infirme. Une infirmité pas très connue, l'aphasie, qui consiste à avoir toute sa tête, de comprendre tout ce qui se dit, mais de ne plus avoir le vocabulaire pour s'exprimer. L'horreur pour celui qui en est atteint, mais l'horreur aussi pour le conjoint, celui qui se trouve en "première ligne"...
Voici un peu plus d'un an, le 6 juin, j'ai failli encore une fois attenter à mes jours, cette fois par découragement face à cette terrible maladie.

Les années 2000 c'est aussi le départ de ma fille. Brutal, en 2004, à 800 km, ce qui me provoqua une sorte de crise entre les mois de mai et décembre.  Je partirai tous azimuts dès que j'aurai quelques jours de libre, ne voulant pas rester dans la maison qui avait vu la fuite de la chair de ma chair. J'organisai alors une "fuite en avant", en achetant un terrain à l'opposé géographique de l'endroit d'où elle était partie (Biarritz) et l'endroit où elle était arrivée (la Bretagne). Ainsi, en entreprenant d'y construire une maison, je me créerai une occupation de façade, pour oublier ce que j'avais au fond de moi
Mais je lui répondrai qu'on ne peut se construire un bon futur qu'en ne s'inspirant des leçons du passé..

• Les hits actuels : ma vie actuelle, qui n'est vraiment pas des plus cool... Et du coup, sur cette série je suis nul !

Donc, Song Pop, jeu idéal pour tester ses connaissances musicales, mais aussi pour pouvoir tourner des pages qu'on était seul à lire.

Je vous embrasse.

06/05/2013

Anniversaire

Il y a un an était élu François Hollande.

Je ne veux pas parler ici de politique, d'autres le font mieux que moi, mais des combinaisons que cela peut donner..

Donc en 2012 Nicolas (le perdant) François (le gagnant)

En 2007 notre homme aurait été une femme : Ségolène Nicolas.

En 2002, Jean-Marie Jacques (j'aurais préféré Jacques Lionel)

En 1995, Lionel Jacques

En 1988, Jacques François (rien à voir avec le comédien)

En 1981 Valéry François

En 1974 François Valéry.

Nom de scène qu'a pris immédiatement un jeune artiste, Jean-Louis Mougeot (rien à voir avec le Papy de Coluche) et qui a cartonné dès le début, avec des titres comme Une chanson d'amour, le prince d'amour, qu'est-ce qu'on a dansé sur cette chanson...

Des chansons d'amour, légères donc au début mais qui peu à peu sont devenues plus "consistantes".

Comme la loi d'amour (1978) Elle danse Marie elle danse (1983), aimons-nous vivants (1989).

Son dernier 45 tours est pour moi la plus belle de ses chansons, chanson d'amour, chanson d'espoir...
Changer de vie.
Hélas pas connue mais je vais réparer cette lacune :


Ecoutez-là, elle en vaut la peine !

Je vous embrasse.