20.02.2012
La barrière psychologique des quatre jours
Je profite de l'absence ou de la quasi-absence de commentaires (donc du socle de mon lectorat) pour écrire une note qui ne sera pas politiquement correcte.
Je veux parler de la fameuse barrière psychologique des 4 jours quand on est invité chez quelqu'un ou quand on invite quelqu'un.
Je pars d'abord du postulat que les gens chez qui on va (ou qui viennent) sont des gens avec qui on a une grande relation affective au départ. Sans cela, ce n'est même pas de 4 jours qu'il faut parler mais de 4 heures, voire de 4 minutes.
J'illustrerai mon propos par quatre exemples :
• Novembre 2007 chez une amie commune à mon épouse et moi, à Lille. Hyper-contents de se voir, le premier soir est sans fin, puis peu à peu elle et nous commençons à voir des petites failles chez l'autre. "Tiens, elle a laissé la table sans la débarrasser" ou" tiens, il n'a pas fait son lit.." Peu à peu les conversations changent de ton. On rigole moins. Les objectifs, plus petits qu'ils soient (par exemple les balades "moi j'aimerais bien faire 10 km à pied à la base de loisirs" "moi je préfèrerais faire du lèche-vitrine" ou "ce qui me botterait c'est d'aller en Belgique "(1/4 d'heure de train) divergent de plus en plus ouvertement.
bref, au bout de 4 jours, on n'a qu'une envie, c'est de repartir. Avant qu'on ne se tape dessus.
• août 2011 : visite de notre fille et de son conjoint, suite à l'hospitalisation de mon épouse.
Au début, ça se passe plutôt bien, malgré la vague de chaleur (heureusement bien amortie dans notre village). Sorties, jeux, pendant les trois premiers jours, tout est OK.
Certes nos deux jeunes - dont l'une me reproche d'aller souvent sur Internet - ont les yeux rivés devant la télé, certes quelques vannes commencent à pointer mais quand même on est heureux d'être ensemble.
Mais le 4ème, alors qu'il faisait une chaleur écrasante (32° ici c'est dire...) je décidai de grimper au sommet le plus proche, 1325 m, au-dessus de Pontarlier. Je savais que les derniers kilomètres (entre 1150 et 1325 m) se faisaient à pied, mais dans ma tête c'était en majorité en forêt, et j'avais fait une erreur professionnelle en pensant que là-haut, une petite brise rafraîchissante nous envelopperait.
Or pas d'arbre sauf sur les derniers 300m, et pas un poil de vent. Et là ma fille commence à m'engueuler en me disant carrément qu'en lui faisant faire des trucs pareils, je faisais tout pour renvoyer sa mère à l'hosto. Alors que justement mon but était inverse, de la changer du confinement qu'elle avait subi pendant 3 semaines.
Mais elle n'avait pas tort.
Cependant c'était le signe que les relations commençaient à se tendre, et leur départ sera - rien à voir bien sûr, lol - prévu pour le lendemain au lieu du surlendemain.
Cela peut même se faire avec des personnes avec qui l'amitié remonte à des dizaines d'années, des gens qui nous connaissent et qu'on connaît par coeur. Exemple :
• janvier 2012 : visite de mon ami Bernard et de son épouse. Les trois premiers jours sont magiques ! Bernard adore notre lieu de vie et notre maison, qu'il prendra des dizaines de fois en photo. (je bave aussi devant sa maison et son coin de Bretagne )
Les repas ne sont que rigolades, et quand je lui fais découvrir mon "antre" du sous-sol il est ébahi, et là aussi prend des photos.
Mieux : vu qu'à présent il sait par où je suis amoureusement passé, nous pouvons avoir - toujours dans mon antre - enfin des discussions profondes, qui me font un bien fou. Pour une fois, je peux parler de Nathalie à quelqu'un sans me faire rembarrer ! Et bien sûr la lui montrer en photo.
Lui aussi de son côté me fera quelques confidences inédites qui sans aucun doute ont dû le soulager.
Bref, le rêve. En dehors de la neige que je leur avais promis mais qui n'était vraiment présente que 300m au-dessus !
Mais le 4ème soir, alors qu'il me parle d'un membre de sa famille, moi, ayant sans doute dépassé les 0.5 g, me sentant (beaucoup trop) en confiance, je lui dis honnêtement ce que je pense de la manière de vivre du membre en question.
Et là je vois mon ami se renfrogner d'un coup et me répondre assez sèchement.
Ensuite, rapidement, tout semblera s'apaiser, mais là j'ai senti qu'on était arrivé au bout de la magie, que certes ces 4 jours avaient été réussis - et qu'il faudra donc renouveler l'expérience - mais qu'un 5ème aurait été peut-être de trop. Et ça aurait été vraiment dommage, car déjà deux fois (1991 et 2000) mal dans notre peau l'un et l'autre nous nous étions brouillés pour des peccadilles, je n'aurais pas voulu inaugurer la cuvée 2012.
Par "chance" et prévu de longue date, ils prenaient le train dès le lendemain matin, de sorte que ma réflexion déplacée aura été sans conséquence.
• février 2012 : Nous recevons actuellement mon filleul (10 ans) et sa soeur (13 ans). Ce sont deux petits bouts de chous adorables. Mais hélas, increvables !!! Nous autres, qui sommes bien entrés dans la retraite, avons du mal à suivre. Par chance, notre voisine - qui elle est habituée aux enfants - vient de temps en temps "épauler" mon épouse, et aussi, nous passons beaucoup d'après-midi en balade. Nous avons, par exemple trouvé une petite station de ski dans la commune voisine, et nous leur faisons faire de la luge.
Pour ma part, après un moment de "flottement", j'ai surmonté la fameuse barrière des 4 jours. En faisant preuve d'autorité. Par exemple, les jeux de société jusqu'à des minuit et quelque, fini ! Couvre-feu à 21h30/22h maxi. Et ils l'ont accepté sans aucun problème.
Mais mon épouse a commencé à craquer le ... 4ème jour, en envoyant de plus en plus de vannes à mon filleul qui, hyper-intelligent, a accusé le coup. C'est pour cette raison que je me suis "dévoué" depuis en organisant des balades durant tout l'après-midi, de façon à éviter les tensions. Suisse samedi, Besançon hier, mon épouse ne nous ayant cette fois pas suivis.
Luge prévue cet après-midi, mon épouse et moi les surveillerons en bas.
Et donc, les soirées se terminent à 21h30.
Il reste encore 36h à passer, j'espère qu'il n'y aura pas de clash, et aussi... de crise d'épilepsie, car je vois mon épouse de plus en plus fatiguée. Hier c'était limite...
Je me demandais aussi pourquoi leur mère insistait tant à ce sujet, à chaque fois que je l'avais au bout du fil :"tu es sûr que ta femme ne sera pas trop fatiguée ? il ne faut pas hésiter à nous le dire..."
En fait, 9 jours c'est vrai que ça fait beaucoup pour des personnes qui n'ont plus l'habitude des enfants. La prochaine fois - car il y aura une prochaine fois - nous nous limiterons également à 4 jours pleins, jours d'arrivée et de départ exclus.
C'est un truc à savoir, et désormais nous y ferons attention.
Je vous embrasse.
09:41 Publié dans détripage, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.02.2012
Les deux faces de Patrick Sébastien
J'ai déjà parlé (sur mon ancien site) de Patrick Sébastien.
Un mec que voici quelques années que je n'appréciais pas, pensant comme beaucoup de gens que c'était un gros beauf de droite, imitateur moyen (pour certaines imitations - comme De Gaulle - je lui suis supérieur), un peu Caliméro, dont les spectacles et chansons pour noces et banquets étaient loin de mon univers.
Le petit bonhomme en mousse et autres viens boire un ptit coup à la maison ne sont pas trop ma tasse de thé.
Par curiosité plus qu'autre chose, j'ai quand même, en 2001, regardé son film t'aime, et là je suis tombé sur le cul.
Pour moi, un des meilleurs films des 20 dernières années. Emouvant au possible, on découvre là un Sébastien inattendu, sensible à fleur de peau, profondément humain. Il parle du handicap de façon très pudique et très efficace. On est loin du burlesque de Intouchables. Le contraire de sa facette "télé".
Puis je l'ai lu.
• D'abord Putain d'audience, en 2006. Dialogue imaginaire avec une petite fille qu'il est sur le point d'adopter. Il lui parle de sa vie, de la télé et de ses travers, et surtout n'hésite pas à dire tout haut qui lui a mis des bâtons dans les roues.
Que ce soit à la télé ou sur le plan politique. Personne n'est épargné, de Sarkozy à certaines pratiques des Restos du coeur.
• Puis en 2009 Tu m'appelles en arrivant .
Pas étonnant que son émission la plus célèbre - et qui n'a été jamais été égalée en audimat - s'intitule le grand bluff, car il m'a vraiment bluffé sur ce coup.
D'abord cet autodidace manie la langue française avec du génie. Il trouve des néologismes à la pelle, comme "synchronicité", un mot qui signifie "coïncidence peut-être pas si hasardeuse que ça..."
C'est un dialogue - réel- entre lui et sa mère qui est en train de mourir. Poignant...
On sent que cet homme est une plaie vivante, tiraillé entre la mort de son fils (en 1990, il n'avait que 20 ans) et celle, programmée, de sa mère, les deux seuls êtres - en dehors de sa femme Nathalie - qui furent ses piliers à des périodes différentes de sa vie. Pilier, joli mot pour celui qui fut le président du club de Rugby de Brive, qu'il a emmené vers la victoire en coupe d'Europe en 1996.
• Et enfin, acheté hier, dehors il fait beau hélas. Pas fini, car commencé... à 23h30, et ce n'est qu'à une heure du mat que j'ai dû lâcher prise. Là aussi c'est du beau Sébastien, dans un dialogue à la Don Camillo, sauf que son Dieu à lui n'est pas celui de Fernandel : c'est sa maman.
J'ai emmené mon épouse le voir en 2010 à Lons le Saunier, elle qui encore deux ans avant était une anti-Sébastien primaire !
Certes, je ne suis pas d'accord avec lui sur tout.
Sur sa façon de vivre dans ses jeunes années. Bringueur et trousseur de jupons.
Sur ses convictions politiques. Il a toujours été Chiraquien, y compris dans la période "carnassier" du second Grand Jacques (jusqu'à 2002 en gros).
Sur Internet, dont il partage le très négatif point de vue que Nathalie, qui n'y ira jamais en dehors du travail. Pour Sébastien, certains commentaires de blogs sont dignes de ce qui se passait pendant la France occupée...
Il n'a rien écrit sur Sheila pourtant lol !
Sinon, que de points communs !
• Le prénom, d'abord.
• Celui, commun, des femmes de notre vie (bon, les statistiques jouent pour nous, ce sont largement les plus nombreuses en France).
• Il adorait San-Antonio. Comme moi entre 1966 et 1985. Je les ai tous lus, pour la moitié relus, et pour une bonne partie presque appris par coeur.
• On partage les mêmes opinions sur les injustices et aussi ... Sarkozy. Sa chanson "ah si tu pouvais fermer un peu ta gueule" résume toute la chose.
• Et surtout, surtout, nous avons la même vision du Destin. Que rien, absolument rien, n'arrive par "hasard". Que la vie est jonchée de ces "synchronicités" qui permettent de faire au mieux si on sait les repérer et les comprendre.
Bref, Patrick Sébastien fait partie de mes idoles, même si je sais que cet aveu va me priver de quelques-uns de mes lecteurs. Auxquels je n'en voudrais pas, j'ai arrêté moi-même de lire sur FB une jeune ex-bloggueuse de Psycho avec qui pourtant j'avais eu de beaux échanges, quand j'ai su qu'elle était fan du président sortant...
Voilà, vous en faites ce que vous en voulez, j'espère qu'il n'y aura pas cette fois une secte d'adorateurs de Sébastien qui viendront me dire que tel bouquin est paru en 2006 et pas en 2007 ou l'inverse, ou autres billevesées du même tonneau.
A présent je me méfie !
Je vous embrasse.
16:18 Publié dans ceux que j'aime, Loisirs, Merci, moi, spiritualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick sébastien
06.02.2012
Vague de froid à Ouhans : l'examen de passage
Certes quand j'ai acheté le terrain, le 31 janvier 2005, il faisait encore - 8° à midi. Je n'avais pas pu monter la route du lotissement, les gens regardaient ma plaque 64 en riant sous cape.
On m'avait prévenu : attention, ici quand il fait froid, il fait froid.. Nous ne sommes pas très loin des températures de Mouthe !
Mais si j'étais là, c'est justement à cause de ça ! j'en avais marre des nuits d'été à 30 degrés...
De plus je n'y habiterais que pour la retraite et par conséquent, l'état des routes ne m'importait que peu. En plus, vu le réchauffement climatique, il était pour moi certain que des vagues de froid dignes de février 56 ne pouvaient plus arriver, que dorénavant, l'air doux atlantique mettait vite fin à ces vagues de froid.
Certes, un mois plus tard, le 1er mars, la Sibérie déferla sur la France entière avec -30 dans le Massif Central, -18 à Epinal, -17 en Alsace, -15 dans le Centre, -14 en Bourgogne, -13 dans le Périgord, -12 dans les Landes, -11 dans l'Anjou, dans le Maine et en Provence, -10 en région Parisienne, Bretagne et Vendée et même...-7 à Marseille et ... Biarritz ce qui me donna l'occasion de passer à la télé !
-21 ici. Mais cela ne durera que 3 jours.
Idem, alors que nous venions passer quelques jours pour la St Sylvestre 2005, le matin, -22°, mais le vent d'ouest avait chassé tout le froid, et les températures étaient redevenues positives pour le réveillon.
C'est le 22 octobre 2010 que nous emménageâmes. Le début de l'automne fut clément, avec un beau 17 degrés à la mi-novembre ! Mais 10 jours après, -16 avec 20 cm de neige... Le ton était donné.
Je travaillais encore, le locataire ne m'ayant pas prévenu qu'il quittait notre maison, et du coup je devais faire a navette Ouhans/Lons jusqu'en mars.
Mais le 16 décembre, 35 cm de neige et -16°...

Le soir même, je devais rejoindre Lons !!! Je m'en sortis grâce au train...
Première alerte, mais heureusement cela ne dura que 4 jours.
Rebelote à Noël, avec moins de neige (20cm) mais des températures qui devenaient glaciales en journée. Les -15/-17 habituels la nuit, mais pas plus de -7 en journée, avec un vent qui vous glaçait les os.
Nouveau cap franchi, et comme d'hab, 4 jours après c'était fini. J'eus même près de 15° début janvier !
Puis l'hiver 2010/2011 prit fin. Et je respirai. J'avais franchi - et en allant bosser - ce fameux hiver du Odou dont on m'avait tant parlé. Certes, rien à voir avec la douceur de Biarritz, mais les 4 années précédentes à Lons le Saunier m'avaient déjà bien préparé.
Qu'allait-il se passer durant l'hiver 2011/2012 ?
Novembre fut très doux, les fleurs commençaient à repousser ! En décembre, beaucoup de douceur mais un coup de neige autour du 20. 42 cm quand même !
Côté température, à peine -10°, et encore une seule nuit. Cela passa assez vite et le réveillon se déroula dans la douceur.
Janvier fut très doux, un véritable temps Breton. Avec tempêtes à la clé ! J'ai eu 123 km/h quand même... Le Lac de St Point, qui gèle tous les ans ne l'était pas !!
Mais mi-janvier, alors que je scrutais les cartes météo, je voyais un gros truc se développer sur la Russie. Qui gonflait, qui gonflait... Vers le 25, javais acquis la certitude que ça nous tomberait dessus. Et que ça ferait très très mal...
Effectivement, c'est ce qui se produisit. Par chance, très peu de neige (4cm) et les routes sont restées praticables.
C'est au niveau des températures que cela fut le plus visible.
-7 le 1er, presque "normal". Mais pas plus de -2° dans la journée, avec une bise à décorner les boeufs. -10 le 2, pas plus de -7° l'après-midi..
Il commença a geler dans le garage.
-13° le 3, pas plus de -9° en journée. Les tuyaux d'arrivée d'eau dans le garage se sont mis à geler, résultat : plus de WC ni de salle d'eau au rez-de chaussée ! Par chance, au premier étage ça continuait à fonctionner.
-15° le 4, pas plus de -9° en journée. -3° dans le garage.
-20° hier, heureusement -5° en journée. Mais -5° dans le garage, la cage d'escalier menant au sous-sol s'approchant du zéro. Seule la cave se maintient à 10°...
-20° ce matin, -6° dans le garage.
Et les prévisions ne sont pas réjouissantes : encore au moins 8 jours comme ça ! Certes, depuis 4 jours on a un beau soleil, mais celui-ci prend congé la nuit, ce qui n'arrange pas les températures.
Mon épouse gueule sans arrêt :( Fille de bourgeois nantis elle n'a pas connu février 56 dans une seule pièce avec 13 degrés, avec l'eau qui ne coulait plus à la fontaine du couloir, qu'il fallait aller chercher en bouteilles dans les magasins, quand ils en avaient !
Là, 18 degrés, pour elle c'est IN-AD-MIS-SIB-LE !
Inadmissible aussi qu'on ne puisse plus utiliser les WC et la salle d'eau du bas.
Et quand je propose d'aller acheter un poêle à pétrole pour chauffer le garage, c'est un non franc et massif !
Bref, rendez-vous dans une dizaine de jours, après ce qu'on peut considérer la plus grande vague de froid du siècle. Je vous dirai si on a été "reçus" ou pas !
Je vous embrasse
11:30 Publié dans actualité, moi | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.01.2012
Pause
Rassurez-vous je ne suis plus le maniaco-dépressif en voie de guérison mais aussi en mal de reconnaissance que certains d'entre vous ont pu voir sur le site Psychologies.
Mais je ne peux que constater un certain essouflement de mon blog.
• Côté audience d'abord :
Je suis parti de 39 visites quotidiennes le premier mois.
Puis quelques semaines plus tard, je doublais la mise avec 73 visiteurs /jour en septembre 2010.
Puis ce fut le "désert virtuel", à savoir que j'arrivais à Ouhans fin octobre 2010 et je passais au bas-débit. Bas débit aussi pour mes notes, mais malgré cela, vous avez tenu le coup, avec 82 visites/jour pour novembre, 80 pour décembre, 85 pour janvier, 92 pour février.
Le 4 mars, j'avais l'ADSL !!! Début de l'esquisse d'une légère montée, avec 98 visiteurs/jour (je vais dire v/j, ça sera moins fatigant lol) pour le mois de mars, suivie à nouveau d'une baisse sur laquelle je me suis posée pas mal de questions, avec un creux de 85 v/j pour le mois du 20 avril au 19 mai.
Puis, j'ignore pourquoi, ça a recommencé à grimper. A bien grimper même. 112 v/j en juin, 135 en août, 146 en septembre, 152 en octobre, 165 en novembre, 188 en décembre !!!
Mais j'observe de nouveau une baisse, légère certes, qui m'amène à me poser des questions.
Déjà j'écarte "la faute du lecteur". Si cette idée conne avait pu pendant mes années de parano me traverser l'esprit, ce n'est qu'à moi qu'il faut que je m'en prenne.
Or, que proposé-je au lecteur récemment ?
• Ma lutte contre la mutuelle Swisslife.
• Mes dêmélés avec EDF.
• Mon refus de participer à la campagne de prévention Hémoccult.
• Une carte de géographie où j'exhibe fièrement les endroits où j'ai été invité à prendre un repas ou à dormir.
• Une webcam
• Une "rediffusion" (le tobbogan de la mort)
• des photos de vacances.
Voilà depuis le début de l'année !
Et si je fouille encore plus, savoir quelles sont actuellement mes notes les plus lues, alors je trouve en tête - pour le mois - mais quel âge ont nos chanteurs, 835 lectures depuis janvier, attention à l'arnaque Swisslife (222 lectures) I love your attitude (211) !
Des réponses Google....
Ma première note "perso" est face-blog, qui arrive loin très loin derrière.
Alors face à tout ça, plutôt que de persévérer dans l'erreur, je vais un peu me sevrer. M'octroyer une pause, tant sur les blogs que sur Facebook d'ailleurs, afin de mieux repartir quand j'aurai moins la tête dans le guidon !
Ce n'est pas un départ en vacances déguisé, je reste chez moi et je continuerai à répondre à vos commentaires, et même à continuer la saga de Sheila. Mais pendant quelque temps, je vais prendre un peu de recul, sachant que mon audience sera aussi en recul mais ce sera pour la bonne cause !
Je vous embrasse.
12:09 Publié dans Blog, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.01.2012
"le voisin informaticien"
Autant vous le dire tout de suite, celui qui, dans le lotissement, passe pour le "voisin informaticien", c'est moi !
Oui, je sais que si Thierry de Lons ou Jean-Yves de Lorient lisent ça, ils vont être pliés en quatre....
Mais n'empêche qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont les rois. Et ceux qui, dans ce domaine assez particulier arrivent à se "débrouiller" peuvent alors passer pour des cadors par rapports à ceux qui y sont totalement allergiques.
Comme moi en 1994...
Flash-back. En 93 j'étais, dans mon boulot, le chef départemental. L'informatique se résumait - du moins dans mon centre à ce qu'on appelle le "DOS", c'est à dire des commandes en anglais sur sur un écran noir.
Puis est arrivé le tortionnaire. Qui, phase A, a attendu 4 mois avant de me balancer que : je n'étais qu'un sale hypocrite (?) que mes mes méthodes de travail dataient du moyen âge, et que de toutes façon je n'étais qu'un bon à rien.
Puis, joignant le geste à la parole, il a introduit Windows. Sans aucun stage - du moins pour moi - ni même d'explication. Je voyais à présent la souris comme le signe de mon incapacité.
J'ai raconté assez souvent ce qui est arrivé par la suite, à savoir que le tortionnaire me faisait douter de plus en plus de mes capacités et agissait par la force ----> d'où dépression, d'où prise de plus en plus de médicaments qui réduisaient cette fois rééllement mes capacités ----> d'ou dépression de plus en plus prononcée d'où encore plus de médicaments etc etc.
Je m'en explique aussi dans la note "l'arrachement" http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/12/l-arrachement-aout-1997.html, j'ai été obligé de partir, et naïvement j'avais pensé que sans ce tortionnaire, tout - côté boulot j'entends - pourrait s'arranger.
Mais je me leurrais, et quand mes nouveaux collègues ont vu arriver ce zombie qui dormait par terre dès son arrivée au centre, qui était incapable de faire quoi que ce soit (et pas seulement dans le domaine informatique) au départ ils ont espéré que ça aille mieux (sans toute fois jamais me poser la moindre question) ce qui m'illusionnait (pas de nouvelles bonnes nouvelles) puis brutalement m'ont fait comprendre que je n'étais qu'un boulet pour eux, qui avaient perdu un collègue hyper pointu pour se voir attribuer un incapable plus ou mois drogué... Car les effets sont les mêmes entre médocs et drogue.
A ce moment précis, le mot "informatique" me faisait vomir !!!
Là-dessus une petite missive du tortionnaire à mon nouveau chef ne m'avait laissé aucune chance, et on parlait de me faire rapatrier à Rennes, là où échouent tous les éclopés et autres cas sociaux dans un placard spécialement créé à cet effet.
Ma foi, je m'en foutais, mais le problème c'est que mon épouse, de sa propre initiative, avait entrepris d'acheter un terrain et la maison était démarrée. J'étais coincé !
Un déclic - le départ du chef de Vannes, poursuivi en justice pour harcèlemet sexuel envers sa secrétaire me donna espoir. Un type qui avait transformé l'appréciation de 1995 ("excellent agent, on peut compter sur lui") en "élément médiocre qui n'a absolument pas sa place dans un centre comme celui de Vannes". Et le pire, c'est que, d'accord avec ça, j'avais signé !
Et à partir de là je stoppai la plupart des médicaments.
Effet de rebond, ma dépression mua en maniaco dépression, et j'alternai alors des moments où je voulais tout bouffer et des moments de creux absolus, avec en tolie de fond, une envie lancinante de mourir.
Si j'attendrai quand même 4 ans pour faire le geste, je mettrai à profit les périodes d'exaltation pour mulitplier les stages d'informatique. Côté connaissances professionnelles je ne les avais jamais perdues et elles revinrent tout naturellement.
Ce qui fait que je me mis à pondre des courriers tous azitmuts à ma hiérarchie, en leur fournissant des graphiques excel très évocateurs où on voyait une progression continue entre mes débuts en 1971 et 1995 se retrouver tout en bas de la courbe.
Puis à partir de 2003 j'ai eu Internet. Et pour pourvoir se sortir des quelques problèmes que l'on peut trouver, on demande à des autres internautes.
Double chance en 2004 : d'abord la trouvaille d'une disquette où tout notre amour avec Nathalie était écrit au jour le jour sous forme de poèmes, mais elle datait de 10 ans. Il me fallait donc transformer le fameux "DOS" dont je parlais au début en "Windows".
Ensuite la connaissance d'un collègue, Daniel, qui touchait bien sa bille et m'apprit beaucoup, beaucoup de choses. Même si nos relations devaient ensuite se dégrader, je peux dire que là, je lui dois une fière chandelle.
Puis Lons le Saunier. Où je retrouve Thierry, un ami de 1985, qui lui aussi est un cador, et me donne aussi quelques trucs.
Le crash de mon PC en 2008, où le technicien m'explique en détail tout ce qu'il a fait et me donne encore d'autres tuyaux.
Enfin le retour de mon cousin/frère Jean-Yves, qui lui est un pro , et qui, en septembre et décembre dernier m'a enseigné aussi pas mal de choses.
Si bien qu'aujourd'hui, je peux me débrouiller...
Voici quelques jours, une voisine (bac +3, chef de laboratoire) se faisait du souci pour son PC.
Son mari lui parle alors de moi :
" Pourquoi ne vas-tu pas voir Patrick, qui est enterré dans son bunker avec son internet du matin au soir, il dit s'y connaître ?"
Mais c'était compter sans la réputation que m'avait faite mon épouse, qu'elle me fait depuis qu'on est mariés..
" Patrick ? Mais en dehors de son boulot et de ses passions, ils ne sait rien faire, il n'est pas du tout bricoleur...
- Ecoute, je te donne une solution , tu en fais ce que tu en veux. Si tu préfères perdre 150 euros pour te faire dépanner par un pro, libre à toi. "
Finalement, j'arrive là-bas à 14h hier. j'en suis ressorti... à 1h du matin !
Son PC était à l'agonie.
J'ai d'abord installé l'antivirus gratuit Avast, virant celui d'Orange, coûteux et bouffeur de mémoire. Scan rapide, ouf rien n'était vérolé.
J'ai ensuite enlevé toutes les saloperies (fichiers temporaires) qui s'accrochaient avec CCleaner, et a bout d'une heure, j'en ai récupéré 5 giga. Soit, pour comparer, l'équivalent d'un DVD !!!
Puis avec le même logiciel, je me suis attaqué au Registre. 624 erreurs !!! Aussitôt réparées.
Mais le plus dur était la fragmentation du disque. J'ai téléchargé un défragmenteur (My défrag) et quand j'ai vu l'image sur l'écran, je me demandais si le PC avait encore la ressource de défragmenter tout ça...
J'ai commencé à 15h, ça s'est terminé à minuit !!!!
Ma voisine ne reconnaissait pas son PC !!
Dans la foulée je lui ai installé Mozilla, puis je lui ai créé une boîte mail avec hotmail.
Quand je suis parti, vers 2h, elle a dit à son mari (je n'étais pas destiné à l'entendre) "c'est quand même bien d'avoir un informaticien dans le lotissement"...
Si mon tortionnaire savait !!!
Je vous embrasse
12:13 Publié dans beaux moments, moi, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.01.2012
Face-Blog ?
Deux mondes s'affrontent, sur le Net, et j'avoue que je m'y sens un peu perdu.
Comme beaucoup de mes amis, je crois. Résumons.
1) LE BLOG.
Je l'ai dit, quand j'ai créé ce blog en juillet 2010, c'était à titre "provisoire". Juste le temps de raconter chronologiquement ma vie, avec en point d'orgue, entre 1992 et 2002, Nathalie.
Ensuite ce serait presque du "remplissage", et quand l'inspiration me manquerait, quand je serais de moins en moins lu, alors je tirerais l'échelle.
Mais le problème c'est que si côté commentaires c'est effectivement la bérézina (je sais pourquoi, on y reviendra) côté visites c'est pas mal du tout. Je "roule" à environ 200 visites par jour, et j'ai toujours quotidiennement quelques 350 notes lues (beaucoup en partie, je le reconnais) .
Je ne peux donc pas laisser tomber cet espace, d'autant que je prends du plaisir à écrire ces notes.
2) FACEBOOK
J'ai eu quelques problèmes au début, ne sachant pas comment fonctionnait le truc, mais à présent j'y suis à l'aise.
Le gros avantage de FB c'est d'avoir comme "interlocuteurs" (je n'emploie pas le mot "amis", bien que j'en aie un certain nombre sur le site) un peu tout le monde : D'abord des gens du Net ( qui pour beaucoup ont délaissé le blog qu'ils - elles surtout - tenaient) pour aller sur FB, puis des gens "réels", comme des vrais amis, de la famille. Des sites aussi, comme Télé Mélody ou MétéoCiel. Et enfin des stars, à condition qu'elles jouent le jeu. J'ai envoyé balader l'une d'entre elles récemment parce qu'une histoire louche (elle demandait de l'argent pour venir en aide à quelqu'un qui n'en avait vraiment pas besoin) a révélé que la vedette à qui l'on croyait s'adresser n'était autre que son attachée de presse !
Un autre avantage, c'est l'interactivité.
Par exemple, je poste quelque chose que je crois important sur mon blog. Actuellement dans le meilleur des cas, il faut que j'attende quelques jours pour voir la réaction de deux trois personnes. Certes il y a ma désormais fidèle Téberli, mais pour le reste, c'est moins évident.
Si je poste la même chose sur FB, alors j'ai le résultat en direct. Là je sais que j'ai aussi de fidèles attitrées (Carla, Irène pour ne citer qu'elles) qui réagiront au quart de tour. Et peut s'ensuivre un dialogue sur une de ces "notes", qui peut même se terminer en tchat, voire au téléphone comme ça m'est arrivé avec Aurore Boréale alors que je débutais et que je m'étais vautré sur un truc.
En outre, sur FB j'ai retrouvé des anciennes connaissances du forum de psychologies (Carla, Cristèle, Elke, Evelyne, France, Gwladys, Heidi, Marie-Neige, Muriel de St Denis, Nathalie VDV, Silou, Brigitte), des anciennes connaissances des blogs de Psychologies (Aurore Boréale, Béa, Kerléane, Carole, Corine, Euphrasie, Florence, Françoise, Gaïa, Irène, mes deux Isabelle - Sénéchal et Gaudin, Joëlle, Julie, Mary, Muriel la Basque, Captainelili, Odile, Pénélope, Psyblog, Sabine, Sophie) qui hélas ne peuvent plus me commenter sur ce site que j'ai quitté en 2010.
Comme moi, ils ont dû se partager entre leurs blogs et FB. D'autant que celles et ceux qui n'avaient pas su quitter Psycho à temps se sont vus amputer de leurs écrits entre 2005 et 2011 si par malheur ils n'avaient rien sauvegardé. Ce qui les a incités à essayer de "repartir" ailleurs, soit d'abandonner purement et simplement leur blog.
Moi j'ai les deux. Et je me suis aperçu cet automne que si l'on devenait "négligent" avec ses amis, ceux-là n'ayant que peu de nouvelles de vous vous rayaient - avec raison - de leur liste.
Alors que faire ? Continuer les deux mon Général, en profitant de l'audience de Fb pour faire un lien avec celles de mes notes que je juge les plus utiles à la communauté.
Mais cela a un prix : moins de présence sur les blogs, où, il est vrai, en dehors de mes dêmélés avec les administrations et les chanteurs, je ponds de moins en moins de notes qui ne sont pas du râbachage.
Ma foi, tant que vous continuerez à me suivre, je resterai toujours fidèle aux posts.
Je vous embrasse.
12:06 Publié dans Blog, moi | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.01.2012
Pourquoi Ouhans ???
La genèse de l'histoire est ancienne, car lors de nos vacances 1970, mes parents avaient envisagé, pour leur retraite qui arrivait deux ans plus tard (mon père avait fait la guerre et gagné plein d'annuités) d'ouvrir un petit commerce en Suisse. Un commerce précurseur des Doner Kebab, puisqu'il s'agissait d'y préparer des plats de Tunisie. Ma mère n'avait pas oublié la réflexion de Georges Moustaki (oui !) alors qu'elle travaillait à l'époque - 1968/1969 - chez Françoise Arnoul : "Yvonne, votre couscous est le meilleur du monde".
Venant d'un Grec qui avait énormément voyagé de par sa notoriété, c'était une sorte de "César"...
Ils feraient leur commerce à Yverdon, et se logeraient plus haut, toujours en Suisse, vers Ste Croix ou l'Auberson, dont les paysages sont ceux du Haut-Doubs, la frontière à 1 ou 2 km ne changeant pas grand-chose, sauf bien sûr pour les nuages radioactifs...
Je rappelle quand même qu'à cette époque, le franc Suisse et le franc Français valaient la même chose, et les prix se valaient. Ce n'était donc pas du tout pour faire les "Frontaliers" comme le font actuellement 50% du village et la plupart des tennismen et chanteurs connus qu'ils avaient eu cette optique de venir finir dans le secteur. Rien à gagner de plus qu'en France, mais il était nécessaire pour eux de quitter leur mini-appartement, et de pouvoir vivre enfin "comme les autres", c'est à dire avec un WC, une salle de bains et un frigo.
Hélas, mon père est vélléitaire et pas volontaire. Il fonce d'abord tête baissée, puis au premier obstacle stoppe net. C'est ce qui s'était passé pour sa vie sentimentale quelques 4 ans avant, il avait eu le quitus de ma mère et de moi, mais ma mère exigeait le divorce "officiel" avec tout ce qui allait avec. Il a alors abandonné. Si j'avais eu ce même "quitus" de mes "deux nanas" à une certaine époque (1999/2003) alors je n'aurais pas hésité... Mais bon, les gênes n'ont pas joué dans ce sens-là...
Là c'est pareil. Il s'était renseigné sur la Sécurité Sociale et on lui avait dit qu'elle été plus chère en Suisse qu'en France et du coup ça l'avait fait hésiter, puis renoncer.
On saute quelques années. Ma première épouse et moi avions décidé de faire notre voyage de noces en solex. En train jusqu'à Innsbrûck, puis retour en Solex jusqu'au Vigan, soit dans les 2000 km, avec des étapes variant de 0 (jours de pluie battante) à 200 km. Nous avions deux semaines.
Mais déjà, les vacances dans certains pays de l'étranger devenaient inabordables.
En France, par exemple, à cette époque on pouvait (bien) manger pour moins de 10 francs (7 euros 2012) , et dormir convenablement pour moins de 15 (11 euros 2012). Notre budget était donc fixé en fonction des prix français.
Le premier jour, un repas à Gênes, où le restaurateur, voyant deux petits tourtereaux paraissant 17 ans chacun, nous avait dit "ayez confiance, nous nous occuperons de vous comme de nos propres enfants".
En fait, notre repas - très correct - se montera à quelques 70 francs... Soit plus du double de la somme allouée pour la journée entière. Nous avions un carnet, sur lequel nous faisions un certaine comptabilité, avec à chaque fois, "la" division : la somme qui nous restait divisée par le nombre de jours.
Je saute des étapes, et 5 jours avant la fin, nous étions presque à sec et la rentrée en France était inévitable. Ce que nous fîmes, d'abord par les Rousses mais vu le prix des hôtels là-bas, c'est dans le Haut-Doubs que nous finîmes. Un sypathique hôtelier nous prit en amitié et nous fit la demi-pension à quelques 20 francs pour deux... Ce qui rallongeait le voyage de noces de 2 jours !!
L'hôtel existe toujours, mais je n'ai pas osé regarder les prix 2012 !
Bref c'est dans cet hôtel que nous resterons 4 jours pleins, sous un super soleil et une bonne fraîcheur, avant de rescendre... par le train, nos engins en bagages accompagnés, chose qui ne coûtait que presque rien à l'époque.
Puis, de nouveau les années passent. Et je supporte de moins en moins la chaleur.
A l'été 2001, voilà onze ans, c'est à la Planée, à 950 m d'altitude que nous décidons de passer une semaine. Bien que moralement complètement en berne, j'apprécie de pouvoir méditer, seul, en faisant du pédalo sur le Lac de St Point. je me sens "bien"...
En 2002, c'est autre chose. Après avoir lutté pendant des mois et des mois contre mes pensées suicidaires, je savais que je ne gagnerais pas la partie, et que je me devais de revoir toutes les femmes qui avaient partagé ma vie (enfin, presque toutes) afin de leur dire que je ne leur en voulais pas. Je voulus commencer par mon ex, en janvier, tandis que je cherchais désespérément du secours sans succès auprès des assistantes sociales qui Vigan qui avaient l'ait de trouver tout à fait normal qu'un homme âgé de 90 ans, presque aveugle, soit tout seul dans son premier étage, sans ascenseur.
Du reste, ce jour-là, je pris en photo son escalier....
Si je ne trouvai pas Mireille en montant chez eux (je ne l'avais jamais fait depuis 23 ans...) je trouvai mon ex- belle-mère qui
me parla d'un "beau gâchis", car d'après elle j'étais le seul à pouvoir "calmer" sa fille, très très nerveuse .
Je me promis de revenir.
A l'été, je passai aux choses plus sérieuses : Brigitte.
Je le raconte là :
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premie...
Mais, quand même, pendant cette semaine où il avait fait un temps superbe, je me trouvais encore une fois super-bien dans ces "Juralpages"...
L'année suivante, en 2003, on me fit miroiter une mutation à Besançon. J'avais la ferme intention (puisque c'était un poste 100% itinérant) de me fixer dans le Haut-Doubs, et en février je m'émerveillais de ces beaux villages sous la neige... J'étais encore plein d'espoir, je devais voir Nathalie le 23, en rentrant...
Je passe sur ce qui est arrivé en réalité et que je raconte là
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/12/04/l-espe...
Et j'arrive un an et demie plus tard, alors que j'habite Biarritz..
Biarritz l'été c'est insupportable. Un vacarme épouvantable, une circulation monstrueuse, un climat affreux (certaines nuits, 35 degrés vers 1 h du mat, certains jours, les mêmes 35 degrés sur une plage bondée laissaient place, en quelques minutes à une tempête de brouillard où la température plongeait à 15 !) des prix horribles, des bestioles tropicales qui glissaient le long des murs...
Si bien qu'en septembre décision fut prise de passer une nouvelle fois nos vacances dans le Haut-Doubs. Aux Gras, près de Morteau.
Cette semaine-là me fit revivre, épuisé que j'étais de l'été basque.
Et d'un commun accord (bien qu'à présent elle s'en défende - c'était avant sa terrible opération) mon épouse et moi décidâmes que nous passerions là notre retraite. Nous ne serions pas excentrés, puisque Morteau se trouvait à 4 h de train de Paris, et bientôt (7 ans plus tard) à 3h30. Nous étions alors persuadés que c'est à Paris que notre fille finirait, comme 95% de ses copines et cousines Bretonnes.
En janvier 2005, retour au même endroit, cette fois sous la neige et le froid, ce qui ma femme et moi ne nous gêna pas plus que ça. J'avais vécu 25 ans en montagne (1972/1973 et 1975/1997) dont près de 4 ans avec elle dans un village de 600 habitants à 1000 m d'altitude. Ma fille est née à 1350 m...
Nous pensions Morteau, mais ce fut les environs de Pontarlier où le 1er février 2005, toujours d'un commun accord, nous signâmes pour l'achat du terrain...
Voilà....
Je vous embrasse.
12:08 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.01.2012
Retour sur le suicide d'une adolescente
Voilà quelques jours, une ado de 12 ans s'est suicidée avec le fusil de chasse de son père car elle n'en pouvait plus des brimades que lui faisaient subir les autres élèves.
"Il y a des gamins qui l'ont traînée par terre, ils lui ont craché au visage, ils la bousculaient dans les escaliers, lui tiraient sa chaise à la cantine. Il y a eu énormément de choses", a affirmé la mère de la collégienne, affirmant avoir produit un certificat médical daté du 8 novembre mettant en évidence des traces dans le dos.
Je l'ai peut-être évoqué dans ce blog, mais entre le CE2 et ma première troisième, moi aussi, j'ai été un souffre-douleur. Crescendo.
Le summum a été atteint fin 1964, alors que j'étais en 3ème avec des mastards qui me dépassaient d'une tête.
J'avais 13 ans, je mesurais environ 1m40 et je devais peser dans les 35 kilos. Mes "chers camarades" de la 3èmeB7 du lycée Montaigne à Paris m'en faisaient voir de toutes les couleurs.
Pourquoi ? Parce que cette année-là, les classes étaient devenues mixtes. Et pour montrer leur "virilité" à ces demoiselles, rien de mieux pour ces salopards que de massacrer des êtres chétifs.
Ils m'ont tout fait voir : D'abord me faire lécher les urinoirs. Puis encore pire, presque un viol à savoir me faire sortir mon sexe et le caresser, aux fins de voir "comment je réagirais". Je passe les bousculades dans les escaliers qui m'ont souvent conduit à l'infirmerie, et bien entendu les repas sautés à la cantine, le "chef de table" ne voulant pas me servir.
Bien entendu, je m'abstenais d'en parler à la maison, malgré les demandes répétées de mes parents qui me voyaient tomber en léthargie les dimanches soir. Mes parents qui se demandaient ce que j'avais.
Mais un jour, ils l'apprirent, car on m'avait carrément arraché mon manteau. Et là mes parents s'adressèrent à ceux du tortionnaire, pour faire jouer leur assurance et que le manteau soit remboursé.
A partir de là, ce fut pire encore. Et un jour de décembre, des pensées suicidaires me vinrent également. Comme pour la jeune adolescente de Lens. Mais elles furent stoppées net par l'espoir d'une mutation de mon père à Brest.
Egalement un miracle se produisit : ma croissance. Entre septembre 64 et août 65, je gagnai 26 centimètres !
Je voyais bien que les choses changeaient. Que, par exemple, je devais renouveler ma "garde-robe" plus souvent. Mais surtout, qu'on me laissait de plus en plus tranquille.
En fait, ce que je mettais sur le compte d'une certaine lassitude de mes tortionnaires, je le devais à mon changement de taille et de carrure. Facile de s'en prendre à un chétif d'1m40, beaucoup moins lorsque le lascar començait à approcher le mètre soixante. D'autant que jamais je ne me suis laissé faire, je me défendais comme je le pouvais "avec mes petits poings" (comme le disait le regretté Coluche).
Bref, après les vacances de Pâques 65, qui me virent enfin faire du vélo taille "homme", j'eus une paix royale, et je puis réviser - et obtenir - mon BEPC.
Je le raconte dans une note assez ancienne, j'avais arrêté de bosser car d'une part les conditions n'étaient pas réunies pour cela, et en plus on m'avait laissé penser par deux fois que je pourrais habiter la Bretagne, et cela ne s'était pas réalisé. Suicide scolaire à défaut d'autre chose. Mais de par l'obtention du BEPC, je m'étais prouvé que j'avais le niveau requis pour passer en seconde.
Les vacances qui suivirent me firent "grandir" encore plus. D'abord, en juillet, je tombai fou amoureux d'une petite garce de 11 ans - mais en paraissait 13/14 - qui faisait marcher les mecs à la b(r)aguette.
Puis je découvris mon père en train d'embrasser une autre femme. Choc dont je parle dans une note.
Au mois d'août, mon père (officiellement pour me récompenser du BEPC, sûrement plus pour acheter mon silence...) j'eus droit à un beau vélo. Avec lequel je dus faire, dans le Vaucluse, pas loin de 2000 km dans le mois !
A la rentrée, je mesurais 1m65 et (ceux qui m'ont vu en rigoleront) je figurais parmi les plus grands de ma classe.
A la première récré, je vis un de la classe voisine commencer à s'en prendre à un petit "sixième" chétif. Ni une ni deux, j'allai demander au mec de cesser ça tout de suite.
"de quoi je me mêle, me répondit-il.
- qu'est-ce qu'il t'a fait ?
- rien, c'est juste pour le plaisir.."
Il n'a pas vu arriver mon coup de poing dans l'estomac, et je me préparais à une belle bataille, quand je vis le "mastar" détaler en allant se plaindre à un surveillant, presque en pleurant...
De ce jour, avec un camarade, qui allait devenir un ami, je formai une espèce de "brigade" qui consistait à surveiller, dans la cour de récré, si des brimades ne s'y produisaient pas. Et si c'était le cas, d'y mettre bon ordre.
Je fus puni pour ça. Mais, cette fameuse "punition administrative", invention tant redoutée du Lycée Montaigne, je l'accrocherai sur le mur de ma chambre comme un trophée ! Ce qui ne sera pas du goût de mes parents...
Ensuite, je cesserai de jouer au Zorro, pour... sauver ma peau de lycéen, car mes résultats étant jugés insuffisants pour un redoublant, le conseil de classe de février avait décidé de m'éjecter et de me faire travailler... dans la couture ! Il me faudra alors bosser comme un fou pendant les mois de mars et avril pour éviter ce qu'on appelle toujours l'"orientation"...
Voici peu de temps sur le site "copains d'avant", j'ai vu le nom de deux de mes tortionnaires. Je me suis signalé comme ayant fait partie de leur classe. Sans aucune arrière-pensée. D'autant que l'un d'eux habitait la ville Bretonne où j'avais passé la fin de l'ancien siècle et le début du nouveau.
Les deux me répondirent, au bout de deux mois, que mon nom ne leur disait rien. Alors, tout simplement, je leur ai séparément adressé le même message :
"J'espère que si ta mémoire n'est plus ce qu'elle était dans ces années-là, tu as également changé dans les autres domaines, et que persécuter les faibles ne fait plus partie de tes activités favorites".
Puis je les ai rayés de ma liste d'anciens "copains".
Qu'avais-je finalement de commun avec ces gens-là ?
Je vous embrasse.
18:45 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.12.2011
A l'année prochaine !
Départ demain matin 8h30.
Gare de Valdahon 9h15, puis Besançon.
Là-bas, deux heures de correspondance dans la nouvelle gare TGV qu'on aura le temps d'admirer, puis le TGV lui-même, qui nous déposera à Paris 3h15 plus tard.
Si j'ai bien compris, le TGV "normal" mettait 2h35 de Besançon Centre pour aller dans la capitale, celui-là, empruntant donc la ligne nouvelle, demande 40 mn de plus.... !
Puis le clou : sept heures d'attente à Paris, afin de récupérer le dernier TGV pour Rennes, le seul qui n'ait pas été complet en réservant pourtant dès le premier jour, nous arrivons là-bas à minuit 28, notre fille viendra nous chercher et on espère être chez elle vers les 1h30 du matin.
Vive la SNCF, pour faire 850 km, 17 heures de trajet. 50 de moyenne.
Ca me rappelle quand, en 1963, j'avais mis 12 h pour traverser le seul département de l'Ardèche !
Comme vous le voyez sur le schéma, nous resterons chez notre fille jusqu'au 26 non sans, entre le 24 et le 25 avoir passé le réveillon à Rennes chez les "beaux-parents".
Le 26, direction Lorient. Voir la famille, dont surtout ma cousine germaine (81 ans) qui hélas n'est pas éternelle, mon filleul Willy et mon frère-cousin Jean-Yves (fils de la première).
Le 28, un peu plus à l'ouest (vous voyez que je continue soigneusement d'éviter le Nord-Bretagne....) à Quimper chez mon ami Bernard.
Départ le 29 après-midi direct Paris, où nous resterons 2 jours, chez notre gentille logeuse du mois d'octobre.
De Paris, départ 11h27 le 31, arrivée Valdahon à 14h45. Plus rapide qu'à l'aller !!!
Je vous dis donc à l'année prochaine, peut-être aurai-je le droit d'écrire quelques lignes sur le Pc de ma fille ?
Je vous embrasse.
17:07 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.12.2011
FACEBOOK : la qualité plus que la quantité
Quand j'ai découvert Facebook, je me suis dit que c'était un endroit idéal où je pourrais connaître l'activité à la fois de tous mes amis du Net, de mes amis "hors Net", de ma famille, et même de mes vedettes préférées. Plus des gens qui vous époustouflent, comme ces deux jeunes filles qui ont entrepris en juin de faire le Tour du Monde à pied ! Parties en juin de Lons le Saunier, elles sont à présent aux portes de la Grèce en ayant choisi cet été les chemins montagneux les plus difficiles, enchaînant les cols à 3000 m !
Mais j'ai, avec Facebook, fait un peu comme les enfants. C'est à dire que j'ai pris comme "amis" trop, beaucoup trop, de personnes.
Au total, j'étais arrivé à plus de 80 !
Et on en revient aux fameux commentaires sur les blogs de Psychologies.com, comment satisfaire tout le monde ?
Première erreur, si j'ai demandé à être ami à des stars que j'adore (comme Gérard Palaprat, qui m'a fait l'honneur de faire un commentaire ici même sur la note que je lui avais consacrée), j'ai additionné d'autres stars.
OK pour celles - comme Guy Criaki - que j'avais interwievées quand j'étais animateur. Mais pour d'autres, cela ne se justifiait pas.
Et l'actualité de ces "amis" est noyée au milieu de leurs innombrables chansons qu'ils balancent sur Fb pour faire leur promo.... Je ne citerai pas de noms mais le fait est là.
Du coup, je rate pas mal de choses chez les autres, qu'ils prennent pour de la négligence. Et qui bien sûr en tirent les conclusions en me rayant de leur liste. Même si certain(e)s d'entre eux m'y remettent par charité...
Deuxième erreur, j'ai commencé à participer à des jeux, et à le montrer.
Là il faut être un peu hypocrite.... C'est à dire continuer à participer mais en ne l'affichant plus.
Car là aussi, certain(e)s ami(e)s peuvent vous trouver trop "léger". Et vous virer aussi, comme cela m'est arrivé en mai dernier avec quelqu"un de cher.
Enfin troisième erreur, penser que Fb était un prolongement tout naturel des blogs (quel que soit le site).
Or, pour leur plus grande majorité, les "facebookiens" publient sous leur propre indentité. Ce qui leur enlève toute spontanéité. Car d'une part, ils publient sans se cacher, et donc ne doivent pas dire - ou laisser dire - n'importe quoi sous peine d'être sous le coup de la diffamation.
Une bonne vanne sur une plateforme de blogs, fut-elle un peu "limite", ne crée pas de danger pour son auteur, ni à son lecteur s'il se protège avec son pseudo (enfin, en principe, lol !!!) . D'autant que la particularité de Fb c'est qu'on peut directement "poster" chez l'auteur (qui généralement l'enlève quelques jours plus tard).
Je reconnais que c'est facile pour Patrick Cicatrice de pouvoir se gausser du président de la république ou de la vilaine tournure qu'on pris certains évènements internationaux. Sous mon vrai nom, le ferai-je ? Bah ceux qui me connaissent ont la réponse mais tous ne raisonnent pas de la même manière..
Et puis sur Fb on retrouve aussi certains trucs de Psycho. C'est à dire que - moi y compris - le lectorat n'est pas le même. Comme je l'ai dit au début, on a des "amis réels" sur Fb, et qui ne vous connaissent pas forcément de la même façon que sur les blogs. Parfois même, quand on s'adresse à des "amis" on voit surgir d'autres "amis", qui ont l'air très familiers avec eux, et on a souvent l'impression de tomber comme un chien dans un jeu de quilles.
Donc, ma grande résolution pour l'année 2012, c'est de changer complètement mon rapport avec Fb, de privilégier la qualité à la quantité. De telle manière à ce que puisse être toujours le même où que j'aille, de ne pas avoir à me scandaliser si je ne le suis pas, ou de paraître stupéfait si je ne le suis pas.
D'avoir la même attitude sur l'une ou l'autre plate-forme.
Pas mal d'habitudes à changer, moi qui suis sur la plate-forme depuis bientôt 3 ans !
Je vous embrasse.
15:49 Publié dans détripage, moi, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


