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09/12/2019

Souvenirs d'enfance : la révélation de la rue Tronchet

Quand j'étais gamin et que le temps le permettait, ma mère venait me récupérer à l'école à 16h30 et nous allions alors chercher mon père à son travail.
Son travail, c'était le Ministère de la Marine où il occupait le poste de chef de bureau.
Le plus souvent nous gagnions les quais de Seine, que nous longions jusqu'au pont du Carrousel, et de là les jardins des Tuileries, où nous attendions 18h30.
J'étais en admiration devant la place de la Concorde, et surtout la rue Royale, au bout de laquelle trônait la majestueuse Madeleine. Je m'étais dit qu'un jour on remonterait la rue pour la voir de plus près...
Mon père "récupéré", on prenait alors le bus qui nous ramenait chez nous.
Il faut dire que, "enfant de substitution" (mon frère est mort à la naissance un an et demie avant que je me pointe), ma mère me "surcouvait", et du coup les seules balades que l'on faisait elle et moi, c'était aller au jardin du Luxembourg, et les samedis soir le ciné rue Champollion où une dizaines de salles obscures proposaient la place au prix d'un sandwich. Bref, le VIème et la lisière du Vème. Montmartre je ne connaissais pas, ni la Tour Eiffel (que je voyais de temps en temps au loin au bout d'une rue) . Les Champs-Elysées c'était tous les 11 novembre où mon père m'amenait voir le défilé. Pas plus.

Mais Noël 58 allait me faire découvrir un nouveau quartier.
Un de mes parrains (j'en ai eu trois !) m'avait offert un projecteur de cinéma. Muet. Mais il fallait louer des films ! 
Une seule adresse : rue d'Amsterdam entre la gare St Lazare et la place Clichy (et non pas de Clichy !!) où pour quelques francs nous pouvions louer des Laurel et Hardy, Charlot et autres films des années 20. Et le soir, c'était ciné à domicile ! J'ai encore en tête le cliquetis du film entre les deux bobines.
Ca ne durait pas plus de 4 minutes, mais on le repassait plusieurs fois et ça faisait l'affaire !
C'était ma balade du samedi soir, dans un quartier très vivant. Nous descendions à Liège (quand elle était ouverte) et repartions par Clichy.

Pour moi, entre le bureau de mon père et le loueur de films, il fallait traverser Paris ! Dans le premier cas c'était direct en bus et pas trop loin à pied, dans le second il fallait prendre le métro et changer deux fois.



Un samedi soir de printemps, alors que nous venions de prendre possession de 200 mètres de Charlot, mon père me demande si je suis fatigué. Je réponds que non et il me dit qu'il voudrait récupérer quelque chose au bureau.
- Mais c'est à l'autre bout de Paris ! m'inquiétai-je.
- Mais non, ce n'est pas loin, tu verras...

Et on descend la rue de Liège. On passe devant St Lazare, et je me dis qu'on n'est pas sortis de l'auberge ! On traverse, et deux cents mètres plus loin, mon père me montre quelque chose:
- Tiens, c'est la Madeleine, toi qui voulais tant y aller...

Je tombe sur le c.... ! En fait, entre le quartier du loueur de films et le bureau de mon père il n'y avait même pas un kilomètre !
C'est la rue Tronchet qui fait le lien, une petite artère de même pas 400 m....
Le lien entre deux mondes complètement différents pour le môme de 8/9 ans que j'étais.

Je vous embrasse.

16/09/2019

Précurseur (suite)

Ca sert de faire les cartons ! Je retrouve des trésors...
Déjà un thermomètre auquel je tenais beaucoup, et que je pensais disparu entre mes différents déménagements (5 depuis 2006). Un thermomètre que j'avais acheté en octobre 1972, et que j'avais amené avec moi lors de mon service militaire. Thermomètre "illégal" qui me permettait de connaître la température qu'il faisait durant mes classes. Illégal car dans l'enceinte de la base, nous ne devions rien posséder qui ne soit pas estampillé "armée", des chaussures (et chaussettes) à la chemise, en passant par les sous-vêtements !
Du coup je regardais amoureusement ce thermomètre qui était la seule chose "civile" que je pouvais voir...
Et encore, en cachette !

Et puis tout un carton concernant la radio de Gap.
Dont mes hit-parades que j'élaborais soigneusement en vue des les afficher au rayon disques du Prisunc de Gap.

Et donc celui dont j'avais mis le podcast voilà quelques semaines. Le voilà :

HIT RADIO 5 001.jpg



On y voit donc Indochine en numéro un, présent dans mon hit depuis 6 semaines !

Egalement la présence d'illustres inconnus en dehors de la zone de diffusion de la radio, comme Patrick Alexandroni (8) ou Jean-Claude Lannes (20).

Je vous embrasse.

 

 

01/09/2019

mon "Parkinson-mètre"

Ou la bonne occasion de mesurer mon Parkinson.
C'est sur le chemin du retour, entre l'Auvergne et Sanary, que je peux mieux le faire.

C'était hier.
Départ de Pont d'Alleyras par 6 km de montée en virages serrés. Dès le départ je suis dans l'ambiance.
Mais ce genre de route me convient parfaitement, ayant souvent vécu en montagne. Même si la route est devenue sous-dimensionnée (enfin, que les bagnoles sont devenues des masodontes ! Les Renault 4 ou autres 2CV mesurent 1,48 m de large, la moindre Dacia
1,90 m...)
Puis je suis sur le plateau, ça tourne moins mais ça monte toujours. Je me trouve à 1100 m d'altitude, et je vais rester à ce niveau durant près de 50 bornes.

Tout va bien jusque-là. Heureusement...

Km 21. Costaros. Là je vais prendre une nationale que je connais bien, la 88.  Une route que j'ai prise très souvent entre 1987 et 1995, celle qui relie Mende au Puy et aussi à Clermont-Ferrand. Je vais la longer sur 13 km.

Km 34. Embranchement. Entre la route qu'affectionne chérie - que je vais prendre - et ma préférée, la "Régordane", route large et peu fréquentée qui c'est vrai tournicote pas mal et qui peut être inconfortable pour un passager.

Je continue, tout droit, entre 1200 et 1350 m d'altitude. Entrée en Ardèche, département qui me verra faire le tiers de mon parcours.
Je passe devant la célèbre Auberge Rouge immortalisée dans un film de Fernandel.

Km 53. Col de la Chavade, 1268m, limite de partage des eaux océan-Méditerranée, et aussi limite de partage des chauffeurs, entre les "normaux" et les "dingos". Là fini de rire car commence "la descente de la mort", à savoir 700 m de dénivelé sur 9 km avec des épingles à cheveux tout le long. Oui je sais, j'ai déjà écrit plus haut que ce genre de route ne me déplaisait pas.
Sauf que là, c'est la nationale à 3 voies, le seul chemin qui permet aux camions de relier Marseille (et au-delà vers Toulon et Nice) à Clermont-Ferrand (et le centre de la France). Dix mille véhicules par jour y passent ! Je n'oublie pas qu'en juin 2012 j'y ai laissé tout mon système de freinage...

Km 63, Mayres, véritable bas de la descente.
Ma main commence à trembloter sur le levier de vitesse, mais je tiens toujours.

Là commence "la route des villages". A savoir que sur 22 km, les deux tiers seront en agglomération. Avec feux rouges, rond-points, priorités et ralentisseurs. La joie !
A la fin de ces villages, place aux longs tunnels non éclairés du secteur d'Aubenas ! Avec les lunettes de soleil, le pied quand on passe de la lumière aux ténèbres...

Km 93, Aubenas. 
Je tremble toujours, mais je peux continuer.
D'autant que la route devient plus cool. Je me refais une santé sur les 50 km qui m'amènent jusque dans la vallée du Rhône. 

Km 145, Pierrelatte. Je ne tremble presque plus. Dehors 36 degrés à l'ombre. Ombre que je cherche pour garer la voiture, car notre minou est dedans ! On trouve la place finalement assez vite, et le resto pas trop loin. Les 36 degrés me tombent alors dessus, et je sais alors que je ne conduirai pas beaucoup plus loin...

Repas vite expédié, direction l'autoroute à 28 km de là, Orange-Nord.

Mais je n'y parviendrai pas. Du côté de Mornas, tremblotant comme une feuille et voyant tourner le paysage, je m'arrête sur un parking et cède la place du conducteur à mon épouse.

Laquelle, en bonne méridionale, sera loin de paniquer devant la conduite sur autoroute de ses compatriotes, retrouvant vite ses "marques" qu'elle avait laissées le 7 juillet dernier.
Je l'ai déjà dit ici, la conduite à l'Italienne je laisse ça aux autres, de préférence à ceux qui ont plus de chevaux que nous sous le capot.

Donc, le résultat du test.

Au-delà de ce qu'espérais. J'ai résisté à la descente de la mort, à l'enfilade des villages-rues Ardéchois, aux tunnels, et au bout de presque 3 heures de conduite non stop j'étais presque frais et dispos.
Ce qui m'a tué, c'est les 36 degrés subis pendant près d'une heure (le resto était ouvert à tous les vents. Comme le font les gens du sud qui ont chaud dans une pièce fermée à 25 degrés mais qui respirent avec 10 degrés de plus avec "de l'air")...

En tout cas je suis bien content que ce soit la dernière fois que l'on fasse ce trajet !

Je vous embrasse.

28/08/2019

Précurseur !

La fin du hit-parade que j'animais (et fabriquais) à la radio de Gap en mai 1983.

Où je classe en tête le groupe Indochine, qui n'était même pas arrivé dans le top 20 des ventes hebdo...
podcast
Le "patron" de la radio me passera sur le moment un bon savon pour avoir "osé" placer ce titre en tête, puis se ravisera progressivement au fur et à mesure que la chanson sera populaire...

Je vous embrasse

16/08/2019

15 août 1958 : l'enchantement

Ah mes 15 août ! 

Je peux citer celui de 2012, sanglant pour moi, et qui m'a ouvert les yeux, que je m'obstinais à garder bandés. Je ne pouvais plus vivre comme je vivais.

Celui de 1997 (le plus douloureux) qui fut le jour où je verrai ma mère pour la dernière fois. Et je le savais...

Celui de 1984 où je me suis retrouvé à l'hôpital pour une fièvre inexpliquée et tenace, qui se révèlera être une mononucléose infectieuse.

Celui de 1970 qui verra mon premier baiser. Le plus beau.

Mais comment oublier celui, magique, de 1958 !!!
La mémoire des personnes d'un certain âge est mystérieuse. Surtout celle des Parkinsoniens. Elle enfouit certains souvenirs pourtant récents et fait de temps en temps resurgir des images qu'on croyait à jamais oubliées.


J'étais en vacances dans le Gers, à Gimont comme l'année d'avant. Mes journées étaient réglées comme du papier à musique : En fin de matinée ma mère et moi quittions le petit pavillon que nous louions pour une bouchée de pain à de très braves gens. Puis sous le cagnard nous montions "à l'assaut" de cette petite ville qui nous surplombait de 60 mètres, direction chez des cousins assez éloignés généalogiquement mais très proches par le coeur.
Déjeuner chez eux, une "tablée" d'au moins sept personnes, parfois 15, qui débordait alors jusque dans leur garage.
L'après-midi partie de cartes, de monopoly ou sieste pour les parents, jeu pour les enfants. J'avais deux cousins un peu plus âgés que moi, Bernard et Gilles, qui ne rechignaient pas à jouer avec le gamin de sept ans que j'étais.
Puis quand le cagnard devenait un peu moins rude (ça cogne là-bas l'été) descente vers le pavillon où ma mère et moi prenions un dîner plutôt frugal.
Parfois il y avait des orages, qui finissaient "rock n roll", je le raconte ici.

Le matin du 15 août 1958 ma mère me réveilla un peu plus tôt que d'habitude, vers les 7h. Elle était toute émoustillée, habillée comme si c'était un dimanche. Dehors attendait une énorme voiture, qui comptait quatre rangées de passagers. Un taxi. Notre logeuse et leur fils Francis y prirent place avec nous. 
"où c'est qu'on va ? demandai-je un peu affolé.
- On va à Lourdes mon chéri, me répondit ma mère, tu verras c'est très beau.
- C'est loin ?
- Un peu."

En fait 120 km. Excité d'aller voir ce Lourdes dont j'avais tellement entendu parler. La grotte miraculeuse, Bernadette Soubirous, la Sainte Vierge qui était apparue, comme je l'avais appris au "caté".
Au bout d'un moment (qui me parut très long), on s'arrêta.

"On est arrivés ? demandai-je
- Non, c'est "Les Puntous" !

On descendit, on monta sur une espèce de butte, et arrivés au sommet, le choc !
300 km de Pyrénées s'étalaient devant nous ! Je n'avais encore jamais vu de montagne, et j'étais émerveillé.

On remonte dans le taxi, et là je vois peu à peu les montagnes s'approcher. C'est au pied que l'on s'arrêta.
Au bord d'un torrent impétueux. 
Notre petite troupe descendit, et on franchit le pont. 

Un autre monde. Une rue uniquement bordée par des magasins d'articles religieux. Ma mère acheta dans l'un d'eux cinq ou six gourdes plastique en forme de statues de la Vierge. La grande rue aboutissait à un parc, dans lequel nous entrâmes. Ce parc était dominé par une immense basilique, plus grande à mes yeux que le Sacré-Coeur, au pied de laquelle montaient deux escaliers immenses. Nous la contournâmes par la droite et là je La vis.

La Grotte Miraculeuse dont j’avais tant entendu parler.
A dire vrai je fus un peu déçu car je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus grand. Mais je fus vite saisi par l’ambiance particulière de ce lieu. La statue de la Vierge était au fond, entourée de béquilles et de cannes. sur les parois était inscrit ces mots :  SOY-ERA-IMMACULATA COUNCEPTIOU.
On fit une bonne demi-heure de queue avant de pouvoir pénétrer dedans et pouvoir toucher le rocher, ce geste qui avait fait jaillir la source miraculeuse.
Puis on alla remplir nos gourdes avec de l'eau jaillissant de petites fontaines, semblables à celles de Paris dans les squares et jardins.

Il était déjà plus de midi, et on alla pique-niquer au bord de la rivière, près d'un restaurant qui me faisait très envie. On me le dira longtemps, j'ai trépigné et même hurlé car je voulais manger dedans ! 

Puis on reprit le taxi pour sortir de la ville, et s'arrêter à une gare de funiculaire. J'avais déjà pris celui de Montmartre qui vous hisse de 62 mètres en 30 secondes. Celui-ci avait le même aspect, sauf que.... je n'en voyais pas le bout !

Il montait au Pic du Jer, un petit sommet culminant à 951 mètres, mais qui pour moi représentait le Mont-Blanc.
Et en avant pour la montée.
Rien à voir avec Montmartre ! C'était 10 fois plus haut (540 m de dénivelé) et 10 fois plus long.
10 fois plus beau aussi pour le petit Parigot que j'étais, déjà blasé par le spectacle Montmartrois, que des gens font pourtant dix mille kilomètres pour aller admirer.
D'en haut, panorama époustouflant. D'un côté, la plaine, à perte de vue. De l'autre, les montagnes toutes proches, dont certaines étaient encore enneigées. Je le rappelle on était en 1958, époque où il y avait encore "les neiges éternelles". Epoque où 35 degrés à Paris était exceptionnel... On était loin d'imaginer huit degrés de plus !

Le plus beau restait à venir : La retraite aux flambeaux. Nous devions être des dizaines de milliers ce soir-là, centenaire de l'apparition. Chacun un flambeau à la main, qui représentait la Sainte Vierge et Bernadette. A la nuit tombée le spectacle devint franchement féerique: une ceinture lumineuse de plusieurs kilomètres autour de la Basilique, une ceinture dont nous faisions partie, une ceinture humaine qui chantait Ave Ave Ave Maria, Ave Ave Ave Mari-i-a. C’était si beau que j’ai pleuré tout le long. Toutes ces voix dans la nuit, féérique.

Hélas tout a une fin, et c’est vers onze heures du soir que nous reprîmes notre taxi. Je m’endormis instantanément et je ne me réveillai que le lendemain matin dans notre petit pavillon.
Un instant je me demandai si je n’avais pas rêvé.
Mais, posé sur la cheminée, le flambeau à moitié consumé me certifia que tout était bien arrivé.

Quatre ans et demie plus tard, à l'âge de douze ans, je me porterai volontaire pour y faire un pélerinage organisé par le lycée.

Je vous embrasse.

20/07/2019

un coucou de vacances

15 jours que je n'ai pas publié de note, rassurez-vous je suis toujours vivant, et en bonne santé, dans un endroit idéal qui a échappé aux 46 degrés languedociens du 28 juin et qui échappera aux futurs 42 degrés parisiens la semaine prochaine.

Je ne vais pas tarder à vous livrer les tops mensuels de février 87, avec un "bonus", à savoir 30 chansons classées pour les français !

Je vous embrasse.

18:57 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (3)

05/06/2019

7 ans !!!

Voilà 7 ans, le 5 juin 2012, je ne donnais pas cher de ma peau en ce début d'après-midi.

Je recopie presque mot par mot une note où j'avais bien résumé la chose :

A la suite de l'hospitalisation de mon ex, en mai, ils me l'avaient rendue dans un état épouvantable.
Déjà hyper-fatigué des aller-retours sous une chaleur accablante, ne voulant pas prendre ma voiture car le parking était à dache, et payant, j'ai tout fait en transports en commun.

Puis, afin de lui changer les idées, j'avais maintenu nos vacances en sud-Ardèche qui se sont révélées catastrophiques, du fait de la canicule de là-bas et de son état qui faisait penser à de l'ébriété.
Plus une grosse panne d'automobile qui aurait pu se terminer mal (j'avais le choix entre deux routes, celle que j'ai pris nous a sauvés) et qui n'a rien arrangé non plus.

C'est dans un état désespéré que je suis rentré de ces vacances le samedi 2 juin, devant une épouse avec laquelle plus aucune communication était possible.

En plus j'étais déprimé à mort, la preuve en était à l'importance exagérée que je donnais à un espace privé sur Facebook. Je n'y supportais plus la moindre remarque, surtout venant de gens que j'appréciais depuis longtemps.

Le lundi 4 je suis allé chercher le chat chez sa gardienne, et une fois de plus j'ai dû enlever des choses trop chères de son panier. Désormais nous n'avons droit qu'aux promotions, là encore j'avais mal réagi, en allant pleurer dans les WC du supermarché.

Le mardi 5 ça allait de moins en moins, j'avais des envies de plus en plus noires, je me sentais incapable de supporter la cohabitation avec mon épouse si elle devait rester comme ça à vie.

Le déclic, car il y a toujours la fameuse "goutte d'eau", ce furent des mots amers de ce que je croyais une amie sur mon mur Facebook ("je constate que finalement tu n'as pas changé") mots qu'elle coucha juste avant de quitter l'espace privé dont je parlais peu avant.


Et là, une envie irrépressible de me fiche en l'air me vint, fruit d'une longue réflexion, comme le fut ma TS ratée de 2003. Un peu les mêmes causes : fatigué je n'en voyais pas le bout !

Réflexe de survie et non pas appel au-secours, je l'écrivis sur mon blog, et les mots de raison que j'y reçus me calmèrent, me firent entrevoir un espoir et surseoir à ma décision.

La suite des "évènements" me prouva que rien n'était vraiment désespéré, et que 6 mois et 4 jours après un immense espoir allait naître en moi, espoir qui se transformerait en réalité un an après.

J'écris ça parce que je n'ai pas du tout le même lectorat. Les "actuels" sont plutôt branchés musique et ne me lisaient pas à cette époque-là (enfin, je voyais les premiers coms de Renaud et Cédric sur mes notes musicales), et n'ont sûrement pas lu ces notes, et les "anciens" se sont carapatés. Surtout un qui me suivait régulièrement, qui se cache sous le pseudo "corps expéditif", dont je regrette les coms. Je sais que depuis sa vie aussi a changé mais pas dans le même sens...

Bref ce 5 juin 2012 a failli être mon dernier jour, mais ce que je ne savais pas ce jour-là c'est qu'un ami était dans le même état que moi.
Sauf que lui n'a rien écrit ni sur son blog ni nulle part, et est passé à l'acte.

Tous les 5 juin je pense à lui, qui pourtant semblait heureux de vivre quand je l'avais vu l'année d'avant dans son cadre d'enfance.
En fait il était au bout du rouleau, et jouait la comédie du bonheur...
Moi je souffrais et je me répandais, lui souffrait et ne le montrait pas.
Moi je suis encore là et lui n'est plus..

Je sais que pas mal de mes ex-commentateurs y pensent aussi à ce fichu jour.

C'est l'essentiel, qu'il soit encore dans nos coeurs.

Je vous embrasse.

14:35 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (6)

30/04/2019

de nouveau les médocs....

10 en tout, sans compter les "médicaments de confort" comme les somnifères, dont - paradoxalement - je pourrais peut-être essayer de me sevrer si je vivais tout seul !
En effet, si je ne "fais pas ma nuit", alors j'ai une humeur de chien, je fais tout de travers, et ma pauvre épouse en aurait vite marre... Je le sais parce que justement, quand il m'arrive d'être "célibataire géographique", je tente le sevrage.
Houlala.... Heureusement que je ne connais pas les gens que je croise ces jours-là !
Et puis de toutes façons, ces somnifères je les supporte très bien, et je n'ai pas d'effet indésirable depuis 46 ans que je les utilise.

Mais il n'y a pas que ceux-là !

Le matin je prends :
- un anti-hypertension
- un anti-diabète
- deux anti-parkinson

En mi-journée
- un anti-diabète
- un anti-parkinson

Et le soir, le pompon :
- un anti-diabète
- un anti-parkinson
- deux anti-allergiques
Pour ceux-là, "seulement" durant la période des pollens, qui va pour moi de janvier à août. Je les zappe même l'été grâce une piqûre-miracle de cortisone.

Mais je préfère ces dix-là aux autres dix que je prenais entre 1994 et 1998 !

De toutes façons l'essentiel c'est d'avoir la santé ;-)

Je vous embrasse.

15:21 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (8)

17/04/2019

Mes pires...

- journée : 4 février 1998.

La mort de ma maman. Le 23 février 2003 vient juste après, journée qui logiquement aurait dû être ma dernière.

- semaine : 23 au 29 décembre 1994.

Hé oui ! Bien que située dans une certaine période, mon tortionnaire de chef avait réussi à me provoquer de grosses crises d'angoisse. Un truc que je n'avais jamais eu auparavant, et que je ne devais plus avoir par la suite. Seul le Xanax à forte dose en est venu à bout. Horrible !

- mois : décembre 1972.

Mes classes au service militaire à Rochefort. Tout est relaté dans cette note.
Suit de près janvier 1980, mois qui a suivi mon abandon par ma première épouse à la Noël 1979.

- année : 1998.

Je pense qu'on ne pouvait pas faire mieux. La totale ! Venant de subir une grosse déchirure en septembre 1997, février a vu la mort de ma maman, mars le début d'un nouveau harcèlement (justifié lui, du moins à ses débuts) au boulot, et le départ de mon cousin/frère Jean-Yves en octobre à l'autre bout de la planète alors que je venais de me faire muter tout près de chez lui pour trouver du réconfort !

- décennie : 1995 à 2004.

Là aussi ça pourra surprendre ceux qui ont lu mon blog avant 2013 ! Mais malgré certaines circonstances, 1995, 1996 et 1997 ont été celles de ma déchéance. Comme je l'ai écrit plus avant, septembre 97 a été le "pompon" (si j'ose dire !). 1998 j'en ai parlé. "Eclaircie" en 1999 mais l'arrêt brutal des anti-dépresseurs fera que je me retrouverai "sans filet", et ma préoccupation principale entre 2000 et début 2003 sera d'en tirer le constat et de mettre fin à mes jours, ce qui sera fait (en le ratant) le 23 février.
Internet en juin puis ma mutation à Biarritz en septembre marqueront une certaine "résurrection" mais de courte durée car l'automne 2004 verra ma fille quitter des parents qui n'en finissent pas de se déchirer.

Sinon pas d'impatience le top de 1986 arrive !

Je vous embrasse.

17:13 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (2)

23/02/2019

16 ans de rab !

Voilà 16 ans, le 23 février 2003, en avalant en trois parties 35 comprimés d'Imovane, j'ai tenté de "tirer le rideau".
75 % à cause du boulot (harcèlement voire cruauté mentale de mes "chers collègues" Vannetais, j'avais fini par poser une mutation, qui m'a été volée à la dernière minute par un "emploi réservé") et 20 % à cause de ma prise de conscience d'un amour impossible.

Mais là-haut, on n'a pas voulu de moi. Tout comme Charlotte Valandrey, à la fois séropositive et greffée cardiaque, j'ai été un miraculé.

Et c'est tant mieux. Car j'aurais raté :

- Internet qui, dès juin 2003, m'a permis de trouver un site où je pouvais parler de cet amour impossible. Et, paradoxalement, de pouvoir aider des gens qui souffraient plus que moi. C'est très important de pouvoir partager sa peine. J'y lierai des amitiés, nombreuses, des personnes que je rencontrerai.
A Nice en 2003; Toulouse, Paris, la Suisse même en 2004 ! De ce beau pays avec lequel je n'étais pas encore frontalier je me ferai trois amies (qui ne se connaissent pas entre elles)

En 2005 le même site proposera des "weblogs" (des blogs) où (déjà) sous le nom de Cicatrice je tiendrai une sorte de journal "extime", avec en parallèle des notes où j'évoquerai ma vie, de l'école maternelle aux années 2000. Là encore ces échanges seront concrétisés par d'autres rencontres qui iront de Quimper au Pays de Gex en passant par Lyon, Epinal et... le Pays Basque où j'habitais alors (d'où mon mail qui peut sembler bizarre)

Je découvrirai Facebook en 2009, au début pour les jeux que ce site proposait, la belote en premier (j'y ferai des progrès considérables), puis les jeux de bulles, et en 2012 un blind-test nommé Song Pop, qui me fera découvrir d'autres amis joueurs, principalement des femmes (elles sont plus rapides que les hommes), et parmi elle une qui deviendra assez vite ma confidente, puis "un peu plus" quelques mois après, et enfin mon épouse en 2018 !

En revanche mon premier site de blogs partira en c... dès 2009 et je migrerai sur Hautetfort en 2010 et ma foi, neuf ans après j'y suis encore.

- Le Pays Basque où j'habiterai de 2003 à 2007, au climat certes assez "hard" mais peuplé de gens sympas et serviables, dans un décor de carte postale aux villages magnifiques et colorés, où l'on trouve à la fois la mer, la montagne et la campagne.

- Rome, Naples et Pompéi que je visiterai en septembre 2003.

- Le Portugal avec Lisbonne en 2004 (en voiture) puis 2010 et 2011 en avion. et Porto en 2012.

- La Franche-Comté, que je connaissais depuis longtemps mais qui m'y verra habiter presque 7 ans de 2007 à 2013 avec des gens tout aussi sympas, un bon climat et des paysages à couper le souffle.

- La Corse, que je verrai pour la première fois en 2009, puis en "vacances d'amour" en 2013.

J'aurais raté d'habiter la côte d'Azur, où en dehors de quelques mauvais passages c'est l'été de septembre à mai (les autres mois on est sous la fournaise).

Fournaise qui m'a permis de redécouvrir certains coins de la Haute-Loire que je ne connaissais pas, notamment un petit village niché au coeur des gorges de l'Allier où on achètera en 2015 une petite maison pour une bouchée de pain (de pain provençal !).
C'est dans ce village que l'an passé je me marierai, pour la troisième fois. Comme en athlétisme - que j'ai pratiqué en assez haut niveau - la performance s'établit souvent au 3ème essai après deux tentatives "de rodage" !

J'aurais raté ça, de vivre des jours sereins en couple, chose que je n'avais pas connue depuis septembre 1985, date de la maladie de mon ex qui a alors complètement changé de caractère.

La maladie... C'est vrai qu'en 2003 je serais mort en bonne santé, et j'aurais "raté" ma hernie discale (2011) mon hypertension (2012), mon diabète (2015) et mon Parkinson (2018). Mais si c'est le prix à payer pour couler des jours heureux avec ma petite femme, je signe des deux mains.

J'aurais raté la joie d'être grand-père, mais là, TS réussie ou pas, je rate quand même, leurs parents m'ayant "volé" mes petits-enfants.
Bah, plus tard ils liront mon blog et sauront quelle méchante personne j'étais, qui ne méritait pas de vivre avec une grand-mère si dévouée et admirable...
Pas si second degré que ça d'ailleurs, c'est vrai que je ne méritais pas ça !!!

Sinon, pour en revenir à 2003, je ne regrette pas d'avoir tenté ça voilà 16 ans, car j'étais alors pris dans une nasse où je m'épuisais jour après jour et de tous côtés je me heurtais à des murs.
Mais je suis heureux d'avoir été "recalé" !
Et merci à Internet de m'avoir empêché de retenter ça de manière cette fois plus radicale..


Je vous embrasse.