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06/06/2017

Encore du nouveau dans ma généalogie

Toujours à la recherche de mes ancêtres, je suis tombé, en cherchant l'un d'eux sur Google, sur un site anglais très bien documenté. Et là, en plus de mes branches Carolingiennes, Mérovingiennes, Suisses, j'ai pu remonter jusqu'à 
Alfred le Grand , le premier véritable roi d'Angleterre. Oui, je sais que ce n'est pas un prénom très "royal", mais cet Alfred-là a quand même d'une part repoussé les Vikings, et d'autre part fondé l'université d'Oxford !

Je sais également qu'il est aisé de prétendre à une telle ascendance sans en apporter les preuves, combien se disent descendants de Louis XIV ou Louis XV, comme par exemple Giscard, même si c'est par l'escalier de service ! C'est à dire par le biais de naissances pas très "catholiques".

Aussi vais-je faire comme d'habitude, c'est à dire énoncer les 49 générations qui vont d'Alfred à ma grand-mère maternelle :

gén1.JPG

G2N.JPG

L'inconvénient de cette ascendance illustre est de susciter quelques jalousies mais disons que ça me fait plaisir quelque part de savoir que je suis un cousin de la Reine d'Angleterre !

Je vous embrasse.

17:39 Publié dans histoire, moi | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2013

Pauvre Tunisie....

Manifestation-islamiste-et-anti-francaise-a-Tunis_article_main.jpg

Ma mère, issue d'un père Languedocien et d'une mère Franc-Comtoise, y est née.
Mon père, issu d'une famille des Côtes d'Armor mais né à Marseille (son père y était un grand professeur de médecine) y a vécu de ses 6 ans jusqu'à ses 35 ans.
Ils se sont mariés là-bas en 1936 et moi-même y est été baptisé. Je n'ai bien sûr aucun souvenir de ces deux mois de 1951 passés là-bas, mais mes cousins germains, âgés de 82 et 76 ans sont encore là pour tout me raconter.

Pendant ces années-là, jusqu'à l'indépendance, faite en douceur, une harmonie totale régnait entre les deux communautés, française et Tunisienne.

Les seules femmes voilées qu'on pouvait y voir étaient les femmes catholiques se rendant à la messe....

Rien à voir avec ce qui se passait en Algérie, où l'autochtone était traité le plus souvent avec mépris. En Tunisie, le "melting-pot" existait, et dans la cité ouvrière près de Bizerte où ont vécu mes parents, la fraternité était le mot d'ordre.

Mes parents sont partis en 1947 pour Paris. Mais ils auraient pu rester. Pas de "valise ou cercueil" comme dans le pays d'à côté, à gauche sur les atlas de géographie. Jusqu'au (sic) "printemps arabe", beaucoup de français y vivaient, sans souci.

Je sais. Lors de la présidence Ben Ali, les Tunisiens étaient baillonnés. Les chromos des plages de Hammamet ou de l'ile de Djerba passaient mal quand on savait comment les journalistes étaient traités là-bas.  Mais quand même, le sentiment "anti-infidèle", ou plus précisément antifrançais n'existait pas.

Pas encore.

Puis vint le fameux "printemps arabe". Où il s'agissait de faire déguerpir un président élu à vie qui se comportait en dictateur. Cet épisode fut soutenu par la Communauté internationale, dont la France.

La joie fut de courte durée...
Quand on s'aperçut que la dictature avait laissé place à l'islamisme le plus radical, beaucoup déchantèrent.

Beaucoup d' "incidents" se produisirent.  Tel par exemple ce fameux 8 août, où dans le hall de l’aéroport de Tunis-Carthage, des françaises en tenue de vacances ont été prises à partie par la police religieuse,  composée d’islamistes barbus sous le regard bienveillant des forces de l’ordre....

Le régime qui applique là-bas la charia devrait pourtant savoir que le tourisme est une des activités qui rapportent le plus au pays...

Au début de la semaine dernière, un des leaders de l'opposition au régime islamiste a été assassiné.
Une courte manifestation a eu lieu vendredi lors de ses funérailles.

Mais hier, les islamistes ont répliqué, leur manifestation ayant vite tourné en cortège anti-français...

Voici dix ans, j'avais envisagé de me rendre dans ce pays où mes parents avaient passé plus du tiers de leur vie. Pour voir leur maison, les origines, quoi...

A présent, plus question...

Pauvres Tunisiens, qui ont été pendant des dizaines d'années sous la dictature Ben Ali et qui se retrouvent à présent sous la coupe de la loi coranique..

Bourguiba, réveille-toi, ils sont devenus fous !!!

Je vous embrasse.

26/10/2012

SOSA

En généalogie, le "Sosa" permet de déterminer le degré de parenté avec ses ascendants.

• Partant du principe qu'on est toujours le "sosa 1"

• Le père est n°2 et la mère n°3.

• Les grands-parents paternels seront respectivement 4 et 5. Les maternels 6 et 7.

La règle est simple : Les parents d'un individu à Sosa X seront toujours 2 X pour le père et 2 X +1 pour la mère. Les Sosa masculins seront toujours de valeur paire (sauf soi-même, qui porte le n°1) et les féminins de valeur impaire.

• Les arrière-grand-parents (au nombre de 8) auront comme Sosa 8 à 15.

• la 4ème génération au-dessus (qui seront 16) auront comme Sosa 16 à 31.

Et ainsi de suite.

A quoi ça sert ?

Pour les généalogistes (même amateurs) de retrouver facilement des ancêtres sur des documents.
Ainsi, si j'arrive disons à un sosa (et non pas une) je sais pas, moi, disons 525, je saurai que ses parents figureront sur le dit document en 1050 et 1051.

Pour les autres, ça leur permet de savoir combien il y a d'ascendants possibles au niveau d'une génération.
Ainsi si je reprends mon arbre, Antoine Coste (1640/1689), de ma branche Languedoc, est le sosa 800.

Je sais donc que sous le règne de Louis XIV j'ai potentiellement 800 ancêtres ! je dis "potentiellement" car je sais que pas mal de cousins se marient entre eux. Mais je peux tabler sur au moins 700.

Si je remonte encore, cette fois dans ma branche Franche-Comté, j'apprends que Alix Chisseret, née pile 200 ans avant Antoine, est le sosa 479.859.  Le nombre potentiel de mes ancêtres pendant la guerre de 100 ans.

Je remonte encore de 200 ans, toujours dans la même branche, et là je trouve Etienne de Coligny (1251/1318).  Sosa 122.843.824.

Cent vingt-deux millions d'ancêtres potentiels au milieu du XIIème siècle !!

 

Le seul petit ennui, c'est qu'en Europe nous n'étions (si j'ose dire) que 65 millions à cette époque-là !

Donc, forcément, nous sommes tous cousins et cousines, à des degrés différents, et bien entendu (y compris les personnes n'ayant pas forcément des racines françaises...) nous avons TOUS du sang royal ou impérial dans les veines.

Ma seule chance, c'est d'avoir pu détailler chaque génération. Mais essayez la généalogie, vous verrez c'est passionnant et ça vous fera découvrir des tas de choses insoupçonnées.

Je vous embrasse.

23/10/2012

Mes arrière-grands-parents

Ils sont issus de quatre régions différentes !

• Côté paternel, le 8 septembre 1863 naissait près de Lamballe Alexis-Marie Cicatrice. Tous les Cicatrice sont originaires de cette région, depuis des siècles.
Il était je crois agriculteur, et son fils Ernest-Pierre-Marie, né le 24 juillet 1891, ambitonnait des études de médecine.
Ils descendirent alors à Montpellier, côtoyant, sans le savoir une autre branche de ma famille !
Il épousa une Italienne, Anna R.... née à Venise en 1871. Et oui, j'ai une toute petite partie de sang italien!

Ernest-Pierre-Marie Cicatrice fit ses études là-bas, la fac de médecine la plus réputée de France, et devint professeur de bactériologie à Marseille, où avec une demoiselle Julie Marceline Bonnet, il conçut mon père Ernest, né donc à Marseille en 1912 et mort au Vigan (30) le 15 février 2006, endroit où il a vécu 34 ans de retraite !

• Toujours côté paternel, je ne sais hélas rien de mon ascendance côté Julie Marceline Bonnet. Je pense qu'elle venait de l'assistance Publique.

• Côté maternel, là c'est beaucoup plus riche.
Barthélémy B.... est né à Aniane (34) près de St Guilhem le désert le 2 avril 1846. Les B... sont de là-bas depuis 7 siècles ! Il épousa Justine E..., née à Carcassonne en 1848, et eurent parmi leurs enfants mon grand-père, Emilius, né en 1876,  à Mèze (34) près de Montpellier. Ils étaient viticulteurs, et la terrible maladie qui toucha la vigne à cette époque ne leur laissa pas d'autre solution que de celle de s'exiler. Ma cousine germaine (née en 1930) a quelques souvenirs de famille, et il était question soit du Canada (l'Acadie) soit des territoires nouvellement conquis à savoir L'Algérie ou la Tunisie.
C'est dans un premier temps qu'il alla en Algérie, où il rencontra une française, franc-comtoise, qu'il épousa : ma grand-mère Stéphanie P..., née en 1879. Curieux mélange d'un Languedocien et d'une Franc-comtoise ! Mélange semblable à celui coté paternel entre un Breton et une Italienne !

D'après mes parents , ce ne fut pas sans heurts...
Bref, le couple eut 5 enfants, dont ma mère Yvonne, née en Tunisie le 21 décembre 1912, un siècle (au jour près) avant la fin du monde qu'elle ne verra pas. Car elle décèdera le 4 février 1998 au Vigan (30)

• Stéphanie P.... est la fille de Victor-Achille P... né à Anteuil (25) le 15 mars 1845. Tous les P.... sont originaires du Doubs, et leur ascendance - attestée par le généalogiste Jean-Marie THIEBAUD de Pontarlier - fabuleuse. Je ne m'arrêterai qu'à Alix CHISSERET, décédée en 1492 et encore inhumée à l'Eglise Ste Madeleine de Besançon !!!
Victor-Achille P... eut les mêmes soucis que ma famille maternelle et s'en vint donc émigrer en Algérie, où il rencontra dans les années 1880 une Angevine (!) Louise-Eugénie D.... Née le 7 septembre 1857 et l'épousa, d'où Stéphanie, née à Alger en 1879.

Mes parents eurent assez vite l'occasion de quitter les colonies, et arrivèrent sur Paris en 1947.
Il eurent d'abord mon frère Patrice en 1949, qui mourit peu après sa naissance, à la maternité même, faute de soins.
Puis moi-même, né en 1951 à la même maternité (Pört-Royal) et qui faillis prendre exactement le même chemin que mon frangin, s'il ne s'était pas trouvé par "hasard" une femme-docteur de l'immeuble où ma mère était concierge, qui se rendit très vite compte qu'il y avait "un problème"....

Donc résumé :

je suis né à Paris, mais de personnes originaires de Bretagne, D'Italie, du Doubs, de l'Aude, de l'Hérault, de Marseille, de l'Anjou !!!

Je suis le bâtard par excellence !

Bâtard qui vous embrasse.

15:11 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (2)

17/04/2012

Le Paris d'avant....

1900 : l'abreuvoir à chevaux

paris 1900b.jpg

1925, l'allumeur de réverbères

paris 1900c.jpg

1959, un Paris que j'ai connu, avec d'abord la toute nouvelle boîte aux lettres

paris 1959.jpg

Puis toujours en 1959 les colonnes Morris, dont le maire de Paris a décidé la destruction en 2006, mais qu'on voit de plus en plus dans les grandes villes de province :

paris 1900a.jpg

Je vous embrasse.

17:58 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2011

Après le printemps Arabe, l'hiver islamiste

En Tunisie, les premières élections libres ont donné vainqueurs des premières élections libres un parti islamiste. "modéré", comme en Turquie.

Pire, après avoir dépensé des sommes colossales pour défaire le dictateur Kadhafi en Lybie, ce sont les barbus qui eux aussi arrivent. Sans qu'il y ait encore eu la moindre une élection. Ca promet pour le reste....

Le président du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil a répété dimanche à Benghazi, où la "libération" de la Libye a été proclamée, que la législation du pays serait fondée sur la charia (loi islamique). 

"En tant que pays islamique nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue", a indiqué M. Abdeljalil devant des dizaines de milliers de personnes réunies pour une cérémonie de proclamation de la "libération" du pays. "Par exemple, la loi sur le divorce et le mariage (...) cette loi est contraire à la charia et elle n'est plus en vigueur", a indiqué M. Abdeljalil. 

Il a également annoncé l'ouverture de banques islamiques en Libye qui, conformément à la loi islamique, interdisent de toucher des intérêts.

Enfin, bonne nouvelle pour les femmes, la polygamie sera restaurée.


Mon âge me permet d'avoir entendu parler, jusqu'à mes 28 ans, du Shah d'Iran.

C'était l'empereur des Perses, qui avait certes certains penchants médiatiques, mais était dans l'ensemble, d'après des sources qui semblent dignes de foi (http://www.rex2000.fr/) un roi progressiste, qui avait fait pas mal élever le niveau de son peuple.

Il n'a pas vu arriver, en 1963, un ayatollah du nom de Khomeiny, et que la France de Giscard va accueillir à Neauphle le Château (78, près du zoo de Thoiry), avant que celui-ci ne prenne le pouvoir, grâce à un coup d'Etat.
De ce jour de 1979, les ténèbres sont tombées sur ce pays, qui est devenu un des pires bastions des islamistes.

Si vous voulez vous faire une idée ce que pouvait être l'Iran au début de l'islamisation, je vous conseille l'excellent bouquin de Betty Mahmmody, Jamais sans ma fille, une histoire vraie.

Donc voilà, les ténèbres vont de nouveau tomber sur ces Pays dont, paradoxalement les seuls remparts étaient des dictateurs parfois de seconde zone (Ben Ali), parfois sanguinaires (Kadhafi).

La démocratisation des peuples est souvent chose très difficile.

Je vous embrasse.



 

14:50 Publié dans actualité, histoire, psy | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : islamisme

19/08/2011

Alain de Carné, le faiseur d'illusions de la généalogie

La généalogie, je m'y suis lancé en 2008, avec quelques bribes d'informations données par ma cousine germaine.

J'ai mis tout ça en ligne, et très vite, grâce à deux personnes (des cousines en fait, plus ou moins éloignées) Geneviève et Florence, j'ai pu faire remonter l'arbre côté grand-père maternel très loin, jusqu'en 1540, jusqu'à un certain Blaise de Montagnac.

Là-dessus, j'ai fouillé sur le net, et me suis aperçu - avec différents sites- que je pouvais remonter beaucoup plus haut, jusqu'au Chevalier Pierre d'Haleyne (1315/1366).

J'étais déjà super-content, quand en regardant plus précisément un de ces sites

http://www.winancetre.com/graph/LD.pdf

J'ai vu que ce Chevalier était lui même ascendant direct de Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.
Mes cousins donc. Très éloignés, mais quand même des cousins.


Me manquait deux choses : l'ascendance de ma grand-mère Julie Marcelline Bonnet, née en 1888 à Marseille, et surtout le chaînon manquant en ce qui concerne mon nom de famille.
Je savais que ce nom était Breton, du 22 (est !!!!) très précisément, mais je m'arrêtais à un Alexis, né en 1863/64 et mort en 1903. Mon arrière-grand-père.

C'est récemment que j'ai reçu de la part d'un généalogiste de Rennes la véritable identité de cet arrière-grand-père : Alexis-Marie !

Du coup, grâce aux archives des côtes d'Armor mises en ligne j'ai pu remonter la branche paternelle Bretonne jusqu'en 1580 ! J'ai remonté mon nom de famille sur 13 générations, jusqu'en 1635.

J'étais déjà tout content, quand une "cousine" me signala qu'en fait je ne descendais pas de Pierre Haleyne, mais de Pierre "d'Atayne".
D'après les données du généalogiste Alain de Carné.

Là, très embêté, car ce même généalogiste avait mis en ligne toutes les familles nobles de cette époque sur un autre site, un des sites sur lesquels je m'étais appuyé, et qui ne parlait pas du tout  d'Atayne, mais d'Haleyne.

Ce généalogiste me donnait en fait deux sources différentes !

L'une, moyennement flatteuse car remontant à 1315 (Haleyne) l'autre extraordinaire, puisque ce Pierre D'Atayne avait eu comme ascendants directs des gens très illustres, comme Robert comte d'Auvergne (1150), Aldabert comte du Périgord (1000), Saint Géraud d'Aurillac (856) dont la mère était aussi une sainte, Sainte Adeltrude de Cahors (830).

Ca me donnait l'occasion de revisiter mon histoire/géo, car j'ignorais que Cahors était vieille de 1200 ans.

Et quand on sait que l'arrière-grand-père de Sainte Adeltrude n'est autre que.... Charlemagne, Empereur d'Occident, né le 7 avril 747 et couronné en l'an 800 comme le savent, non le savaient, tous les élèves de primaire, il y a de quoi grimper aux rideaux !!!

Je sais que j'ai plus ou moins démontré mathématiquement que nous descendons tous de Charlemagne, dans une ancienne note http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2011/01/17/nous-d..., mais là, servi sur un plateau, avec tous les intermédiaires, je n'y crois pas.

J'ai écrit par trois deux fois à M. Alain de Carné sur la dualité de ses parutions sur la toile, à ce jour il ne m'a pas répondu.

Je m'autorise à présent à écrire cette note, que je suis prêt à effacer quand M. De Carné me dira si je peux remonter mon arbre (et le sien) jusqu'au XIV ème siècle, ou jusqu'au .... VIème !!!!

Je vous embrasse.

19/05/2011

Ma deuxième rencontre avec Chamonix (1974)

En 1974 je bossais à Roissy. Avant mon (premier) mariage, ma cadence était régulière, comme la plupart de mes collègues, tous des "déracinés de force" : je bossais 50 heures non-stop, puis je partais 6 jours dans les Cévennes retrouver ma fiancée.

Pendant les deux mois d'août et septembre, si j'avais ralenti la cadence, je n'éprouvais pas le besoin de partir, ma promise était désormais avec moi. Mais c'est vrai que je travaillais toujours plus que la normale, remplaçant ceux qui avaient été dans mon cas et qui avaient besoin de quelques jours pour regagner leur province.
Si bien qu'au bout de deux mois, j'avais accumulé une cinquante d'heures supplémentaires (20 "règlementaires" et 30 "au noir" - remplacements non autorisés) et que ma foi, je pouvais prétendre à une bonne quinzaine de repos en octobre, avec 5 jours de congé bien disposés (du lundi au vendredi).

Nous compulsâmes notre guide des Gites de France pour savoir où nous pourrions poser nos guêtres. La région était déjà choisie : les Alpes. Il fallait donc que l'endroit dispose de deux critères : une gare à proximité (nous étions en cyclo), et un prix ne dépassant pas les 100 F par semaine (70 euros d'à présent) vu que je ne gagnais que 2000 f mensuels (1400 euros actuels) et que j'en laissais 750 dans notre hôtel meublé parisien (525 euros).

C'est du côté de Chamonix que nous trouvâmes l'occasion : Un chalet comprenant une cuisine/salle à manger, deux chambres et une terrasse. Bois gratuit pour manger et se chauffer.

Nous avions demi-tarif pour le train, donc en route pour Chamonix. A Paris il pleuvait avec une petite dizaine de degrés. Au changement d'Aix les bains, il pleuvait toujours mais il les 10 degrés étaient loin...
A St Gervais le Fayet, au moment de prendre le petit train pour Vallorcine, pas plus de 3 degrés.
Puis nous montons vers Chamonix et Vallorcine, tandis que peu à peu, des flocons apparaissent ! Je m'étais pourtant renseigné (c'était mon métier après tout) les premiers flocons tombaient vers le 15 octobre et tenaient au sol vers le 25.
Mais là, pas de doute, c'était bien de la neige, qui tombait, toute seule, en gare de Chamonix, même si elle ne tenait pas.
A Vallorcine, 350m plus haut, ce n'était pas la même chose : 10 cm de poudreuse nous attendaient !

Au début, réaction du citadin typique : oh que c'est beau.... Pourvu que ça tienne.
Puis quand ça tient trop, alors on peste contre cette "merde blanche" qui bloque tout.

En fait, il allait neiger presque sans interruption, et la hauteur allait vite atteindre les 70 cm. Moyenne 40 à 60.
Il n'y a eu que le lundi 7 où la neige avait partiellement fondu et où le thermomètre indiquait 11 degrés.
Mais... nous devions partir ! Notre propriétaire nous prit alors en pitié, et nous octroya une semaine supplémentaire. Nous partîmes le mardi 15, avec -12° au thermomètre !!!

Cela aurait pu "passer" si nous avions été en voiture. Mais nous étions en cyclo, et pour aller faire les commissions, c'était soit à pied au village où les commerçants nous voyaient arriver avec leur massue, soit en train pour Chamonix où se trouvait un supermarché ("Payot-Pertin") pas trop cher pour l'endroit.

Pour le chauffage, c'était au bois le jour, et au grille-pain la nuit. Vous savez, ces premiers convecteurs qui consommaient allègrement leurs 3000 W...
Là nous ne disposions que de 8 kw par jour, le reste étant surfacturé.
Alors pour la nuit, nous mettions ce fameux grille-pain à la position "mini", celle qui ne nous ferait pas trop dépasser notre budget électricité.
Au départ, nous profitions de la chaleur de la maison due à la cuisinère (il faisait 30 degrés dans la cuisine) mais ensuite, la chambre se refroidissait et il ne faisait pas plus de 5 ou 6 degrés au petit-matin.

Notre seule excursion, le fameux lundi 7 : une escapade à Martigny, à 30 km, mais avec une pente raide. Pour ne pas rééditer l'exploit de 1971, je fis un essai sur la fameuse route de la Forclaz : après avoir descendu 500m, nous avons fait marche arrière afin de voir comment se comportaient les machines. Ca allait. 10 km/h en pédalant de temps en temps, mais ça allait. Et à Martigny, ce jour-là, il faisait plus de 20 degrés... quelle différence !
Bien sûr on en profita pour faire le plein de courses (la Suisse allait être attractive jusqu'aux dévaluations de 81) . Ce fut la seule fois où nous avons pu faire du cyclomoteur !

Deux points noirs cependant pendant cette quinzaine : D'abord la grève des banques, qui faisait que mon salaire de septembre n'avait pas été versé, et que nous nous mîmes à vivre à crédit, grâce à notre carte bleue à débit différé.
A la fin de la grève, nos avions 600 francs de dettes (dans les 450 euros) et vous me croirez ou pas, la BNP nous préleva des agios sur ces 450 euros !!!

Deuxième point noir : Nous avions laissé à l'hôpital de Montpellier la grand-mère de Mireille (mon épouse d'alors) qui était la personne qu'elle aimait le plus au monde.
Quand je reçus un télégramme, adressé personnellement à moi.
"Mémé décédée, annoncez-lui la nouvelle avec le plus de ménagement possible. Bon courage. Vos beaux-parents".

J'ignore comment je m'y suis pris, mais il me fallut pas loin de deux heures pour arriver à annoncer la chose à ma jeune épousée. Elle hurla à la mort ensuite pendant un bon moment, puis s'habilla.

"J'y vais", dit-elle, enfourchant sa mobylette.
Et je crois qu'effectivement, s'il n'y avait pas eu 50 cm de neige sur la route, elle aurait pu arriver jusqu'à la gare de Chamonix, distante de 13km (plus de train à cette heure au-delà).

Il est connu que ce sont les messagers qui sont responsables des mauvaises nouvelles, Mireille allait m'en vouloir pendant pas mal de temps...

Quand au Mont-Blanc, là non plus nous ne l'avons pas vu !!!

Je vous embrasse

11:55 Publié dans histoire, moi | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2011

A la merci des Chinois...

La planète est désormais à la merci des Chinois, la seule puissance mondiale qui ait désormais du poids.

Dans mes jeunes années, c'étaient d'un côté les USA et de l'autre l'URSS qui se partageaient le gâteau.

Puis le Japon renaquit de ses cendres, et ce peuple fier, courageux et travailleur devint alors la 3ème puissance mondiale dans les années 80.

En 1991, l'URSS disparut. Ne restait donc que les USA et le Japon.

Puis, récemment, voici quelques années, la Chine commença à émerger. L'année dernière on pouvait dire sans se tromper que le monde était peu ou prou dirigé par les USA, le Japon et la Chine.

Mais les deux premiers vont être rapidement hors-jeu.

Le Japon, tout d'abord, frappé en son coeur par un tremblement de terre parmi les plus virulents connus et un tsunami qui allait terminer "le travail", en tuant des dizaines de milliers de personnes et surtout déclencher un grave accident atomique.

Out, le Japon, hélas.

Restent les deux autres.

Certes, les USA ont - au bout de 9 ans de guerre - enfin réussi à dégommer Ben Laden.
Et alors ?
Reste qu'un pays où une femme de ménage peut aboutir à l'incarcération d'un des plus grands personnages mondiaux simplement par ses dires et sans le moindre soupçon de preuve, ne peut absolument plus prétendre être une "démocratie", et n'est en fait qu'un colosse aux pieds d'argile, complètement brouillon dans ses actions. On l'avait déjà vu avec la réélection de Bush en 2004...

Reste donc la Chine.

A moins qu'une petite puissance nucléaire ait l'idée de commencer "le grand bal" en balançant une bombinette.

La fin du monde est pour demain...

Et voyant comment évoluent les choses depuis une vingtaine d'années, je n'en suis pas fâché...

Je vous embrasse

17/01/2011

Nous descendons tous de Rois et d'Empereurs

Cela fait deux trois ans que je me suis féru de Généalogie, et que par l'intermédiaire d'Internet, partant de 4 ou 5 générations, je suis arrivé à remonter le plus souvent au XVIème siècle, mais pas mal de fois au XVème, et j'ai 2 branches qui remontent au XIVème.

Le principe est simple : j'avais mis le peu que j'avais en ligne, puis une internaute a vu cet arbre, et m'a tout de suite contacté. En effet, deux personnes de mon arbre coïncidaient avec le sien.
Le sien qui était très fourni, et j'ai pu ajouter d'un coup environ 200 personnes !

Une autre internaute m'a également contacté, qui ne connaissait absolument pas la précédente, et m'a fait progresser de 150 personnes. Et ainsi de suite.

Plusieurs arbres étaient d'accord sur un point : je descendais d'un certain Blaise de Montagnac.

Et voici ce que j'ai trouvé :

http://www.winancetre.com/graph/AA_chrono.pdf

En agrandissant, j'ai trouvé mon Blaise de Montagnac dans les "cheminées" du haut de l'arbre. J'ai bien vérifié que tous ses descendants étaient les miens - du moins jusqu'à un certain niveau - et ayant bien la preuve que c'étaient mes descendants, j'ai pu ajouter de nouvelles générations sur mon arbre.
8 très exactement, qui m'ont fait remonter au Chevalier Pierre Haleyne, qui a vécu dans le haut Moyen-äge.


Mais en bon scientifique, je ne me suis pas contenté de ça. J'ai de nouveau tapé sur gogol "Blaise de Montagnac", et je suis tombé sur une liste, dite d'Aboville.

http://www.winancetre.com/graph/LD.pdf

Là aussi j'ai pu vérifier que j'avais les mêmes personnes , même si le classement était fait de manière différente.
Je retrouvais donc mon Pierre Haleyne tout en haut, et ses descendants.
Et donc mon Blaise de Montagnac 9 générations en-dessous.

Mais un truc m'a frappé.
La petite-fille de Pierre Haleyne, Marguerite de la Chassaigne, a eu pour enfants avec son mari Jean 1er de Montaignac d'abord mon Guillaume qui a donné naissance à toute ma famille.
Mais aussi, juste avant, un dénommé Guy 1er, frère de l'autre donc.

Et si on suit la descendance de ce Guy 1er, on tombe sur des gens assez connus, que je vous laisse donc découvrir.
Dont quelques Louis (XV, XVI et XVIII)...

A ce moment je m'imaginais sorti de la cuisse de Jupiter, j'étais ravi, et le Roi n'était pas mon cousin.
Heu, si, justement ! Cousin éloigné mais cousin quand même.

 

Mais vous aussi !!!

Et je vais le démontrer mathématiquement.

Au lieu de procéder comme la religion catholique, qui prétend que nous descendons tous d'Adam et Eve, je vais faire la démarche inverse.

Sachant, au départ, que nous descendons tous obligatoirement d'un père et d'une mère, et que chaque génération est d'en moyenne 25 ans :

- Voici 25 ans, nous descendions donc environ de quatre personnes (nos grand-parents). Vous me suivez ?

- Voici 50 ans, de 8 personnes

- Voici 75 ans, de 16.

- Voici 100 ans, de 32.

Je laisse maintenant Excel faire le boulot, et je saute les étapes.

A l'aube de la Révolution, c'est de 1024 personnes que chacun de nous descendons.

Quand Louis XIV a construit le château de Versailles, près de 33.000 personnes sont nos ascendants directs.

Sous François 1er, ce chiffre grimpe à plus de deux millions.

33 millions sous Jeanne d'Arc.

Et près de 540 millions en 1310, voici sept siècles.

STOP !

Le monde, à l'époque, était peuplé par "seulement" 400 millions d'individus.

Et parmi ces individus, fatalement se sont trouvés englobés les plus grands empereurs, rois, etc.

Nous pouvons donc dire avec certitude que nous sommes les descendants directs de ces personnes.

Certes à des degrés divers.

Pour certaines, c'est assez récent, comme le Comte de Paris.

Mais pour d'autres, c'est plus ancien, mais si l'on pouvait remonter TOUTES nos branches, on aurait des surprises !

Je vous embrasse.

 


11:21 Publié dans histoire, moi, Science | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : généalogie