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09/12/2019

Souvenirs d'enfance : la révélation de la rue Tronchet

Quand j'étais gamin et que le temps le permettait, ma mère venait me récupérer à l'école à 16h30 et nous allions alors chercher mon père à son travail.
Son travail, c'était le Ministère de la Marine où il occupait le poste de chef de bureau.
Le plus souvent nous gagnions les quais de Seine, que nous longions jusqu'au pont du Carrousel, et de là les jardins des Tuileries, où nous attendions 18h30.
J'étais en admiration devant la place de la Concorde, et surtout la rue Royale, au bout de laquelle trônait la majestueuse Madeleine. Je m'étais dit qu'un jour on remonterait la rue pour la voir de plus près...
Mon père "récupéré", on prenait alors le bus qui nous ramenait chez nous.
Il faut dire que, "enfant de substitution" (mon frère est mort à la naissance un an et demie avant que je me pointe), ma mère me "surcouvait", et du coup les seules balades que l'on faisait elle et moi, c'était aller au jardin du Luxembourg, et les samedis soir le ciné rue Champollion où une dizaines de salles obscures proposaient la place au prix d'un sandwich. Bref, le VIème et la lisière du Vème. Montmartre je ne connaissais pas, ni la Tour Eiffel (que je voyais de temps en temps au loin au bout d'une rue) . Les Champs-Elysées c'était tous les 11 novembre où mon père m'amenait voir le défilé. Pas plus.

Mais Noël 58 allait me faire découvrir un nouveau quartier.
Un de mes parrains (j'en ai eu trois !) m'avait offert un projecteur de cinéma. Muet. Mais il fallait louer des films ! 
Une seule adresse : rue d'Amsterdam entre la gare St Lazare et la place Clichy (et non pas de Clichy !!) où pour quelques francs nous pouvions louer des Laurel et Hardy, Charlot et autres films des années 20. Et le soir, c'était ciné à domicile ! J'ai encore en tête le cliquetis du film entre les deux bobines.
Ca ne durait pas plus de 4 minutes, mais on le repassait plusieurs fois et ça faisait l'affaire !
C'était ma balade du samedi soir, dans un quartier très vivant. Nous descendions à Liège (quand elle était ouverte) et repartions par Clichy.

Pour moi, entre le bureau de mon père et le loueur de films, il fallait traverser Paris ! Dans le premier cas c'était direct en bus et pas trop loin à pied, dans le second il fallait prendre le métro et changer deux fois.



Un samedi soir de printemps, alors que nous venions de prendre possession de 200 mètres de Charlot, mon père me demande si je suis fatigué. Je réponds que non et il me dit qu'il voudrait récupérer quelque chose au bureau.
- Mais c'est à l'autre bout de Paris ! m'inquiétai-je.
- Mais non, ce n'est pas loin, tu verras...

Et on descend la rue de Liège. On passe devant St Lazare, et je me dis qu'on n'est pas sortis de l'auberge ! On traverse, et deux cents mètres plus loin, mon père me montre quelque chose:
- Tiens, c'est la Madeleine, toi qui voulais tant y aller...

Je tombe sur le c.... ! En fait, entre le quartier du loueur de films et le bureau de mon père il n'y avait même pas un kilomètre !
C'est la rue Tronchet qui fait le lien, une petite artère de même pas 400 m....
Le lien entre deux mondes complètement différents pour le môme de 8/9 ans que j'étais.

Je vous embrasse.

16/08/2019

15 août 1958 : l'enchantement

Ah mes 15 août ! 

Je peux citer celui de 2012, sanglant pour moi, et qui m'a ouvert les yeux, que je m'obstinais à garder bandés. Je ne pouvais plus vivre comme je vivais.

Celui de 1997 (le plus douloureux) qui fut le jour où je verrai ma mère pour la dernière fois. Et je le savais...

Celui de 1984 où je me suis retrouvé à l'hôpital pour une fièvre inexpliquée et tenace, qui se révèlera être une mononucléose infectieuse.

Celui de 1970 qui verra mon premier baiser. Le plus beau.

Mais comment oublier celui, magique, de 1958 !!!
La mémoire des personnes d'un certain âge est mystérieuse. Surtout celle des Parkinsoniens. Elle enfouit certains souvenirs pourtant récents et fait de temps en temps resurgir des images qu'on croyait à jamais oubliées.


J'étais en vacances dans le Gers, à Gimont comme l'année d'avant. Mes journées étaient réglées comme du papier à musique : En fin de matinée ma mère et moi quittions le petit pavillon que nous louions pour une bouchée de pain à de très braves gens. Puis sous le cagnard nous montions "à l'assaut" de cette petite ville qui nous surplombait de 60 mètres, direction chez des cousins assez éloignés généalogiquement mais très proches par le coeur.
Déjeuner chez eux, une "tablée" d'au moins sept personnes, parfois 15, qui débordait alors jusque dans leur garage.
L'après-midi partie de cartes, de monopoly ou sieste pour les parents, jeu pour les enfants. J'avais deux cousins un peu plus âgés que moi, Bernard et Gilles, qui ne rechignaient pas à jouer avec le gamin de sept ans que j'étais.
Puis quand le cagnard devenait un peu moins rude (ça cogne là-bas l'été) descente vers le pavillon où ma mère et moi prenions un dîner plutôt frugal.
Parfois il y avait des orages, qui finissaient "rock n roll", je le raconte ici.

Le matin du 15 août 1958 ma mère me réveilla un peu plus tôt que d'habitude, vers les 7h. Elle était toute émoustillée, habillée comme si c'était un dimanche. Dehors attendait une énorme voiture, qui comptait quatre rangées de passagers. Un taxi. Notre logeuse et leur fils Francis y prirent place avec nous. 
"où c'est qu'on va ? demandai-je un peu affolé.
- On va à Lourdes mon chéri, me répondit ma mère, tu verras c'est très beau.
- C'est loin ?
- Un peu."

En fait 120 km. Excité d'aller voir ce Lourdes dont j'avais tellement entendu parler. La grotte miraculeuse, Bernadette Soubirous, la Sainte Vierge qui était apparue, comme je l'avais appris au "caté".
Au bout d'un moment (qui me parut très long), on s'arrêta.

"On est arrivés ? demandai-je
- Non, c'est "Les Puntous" !

On descendit, on monta sur une espèce de butte, et arrivés au sommet, le choc !
300 km de Pyrénées s'étalaient devant nous ! Je n'avais encore jamais vu de montagne, et j'étais émerveillé.

On remonte dans le taxi, et là je vois peu à peu les montagnes s'approcher. C'est au pied que l'on s'arrêta.
Au bord d'un torrent impétueux. 
Notre petite troupe descendit, et on franchit le pont. 

Un autre monde. Une rue uniquement bordée par des magasins d'articles religieux. Ma mère acheta dans l'un d'eux cinq ou six gourdes plastique en forme de statues de la Vierge. La grande rue aboutissait à un parc, dans lequel nous entrâmes. Ce parc était dominé par une immense basilique, plus grande à mes yeux que le Sacré-Coeur, au pied de laquelle montaient deux escaliers immenses. Nous la contournâmes par la droite et là je La vis.

La Grotte Miraculeuse dont j’avais tant entendu parler.
A dire vrai je fus un peu déçu car je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus grand. Mais je fus vite saisi par l’ambiance particulière de ce lieu. La statue de la Vierge était au fond, entourée de béquilles et de cannes. sur les parois était inscrit ces mots :  SOY-ERA-IMMACULATA COUNCEPTIOU.
On fit une bonne demi-heure de queue avant de pouvoir pénétrer dedans et pouvoir toucher le rocher, ce geste qui avait fait jaillir la source miraculeuse.
Puis on alla remplir nos gourdes avec de l'eau jaillissant de petites fontaines, semblables à celles de Paris dans les squares et jardins.

Il était déjà plus de midi, et on alla pique-niquer au bord de la rivière, près d'un restaurant qui me faisait très envie. On me le dira longtemps, j'ai trépigné et même hurlé car je voulais manger dedans ! 

Puis on reprit le taxi pour sortir de la ville, et s'arrêter à une gare de funiculaire. J'avais déjà pris celui de Montmartre qui vous hisse de 62 mètres en 30 secondes. Celui-ci avait le même aspect, sauf que.... je n'en voyais pas le bout !

Il montait au Pic du Jer, un petit sommet culminant à 951 mètres, mais qui pour moi représentait le Mont-Blanc.
Et en avant pour la montée.
Rien à voir avec Montmartre ! C'était 10 fois plus haut (540 m de dénivelé) et 10 fois plus long.
10 fois plus beau aussi pour le petit Parigot que j'étais, déjà blasé par le spectacle Montmartrois, que des gens font pourtant dix mille kilomètres pour aller admirer.
D'en haut, panorama époustouflant. D'un côté, la plaine, à perte de vue. De l'autre, les montagnes toutes proches, dont certaines étaient encore enneigées. Je le rappelle on était en 1958, époque où il y avait encore "les neiges éternelles". Epoque où 35 degrés à Paris était exceptionnel... On était loin d'imaginer huit degrés de plus !

Le plus beau restait à venir : La retraite aux flambeaux. Nous devions être des dizaines de milliers ce soir-là, centenaire de l'apparition. Chacun un flambeau à la main, qui représentait la Sainte Vierge et Bernadette. A la nuit tombée le spectacle devint franchement féerique: une ceinture lumineuse de plusieurs kilomètres autour de la Basilique, une ceinture dont nous faisions partie, une ceinture humaine qui chantait Ave Ave Ave Maria, Ave Ave Ave Mari-i-a. C’était si beau que j’ai pleuré tout le long. Toutes ces voix dans la nuit, féérique.

Hélas tout a une fin, et c’est vers onze heures du soir que nous reprîmes notre taxi. Je m’endormis instantanément et je ne me réveillai que le lendemain matin dans notre petit pavillon.
Un instant je me demandai si je n’avais pas rêvé.
Mais, posé sur la cheminée, le flambeau à moitié consumé me certifia que tout était bien arrivé.

Quatre ans et demie plus tard, à l'âge de douze ans, je me porterai volontaire pour y faire un pélerinage organisé par le lycée.

Je vous embrasse.

01/03/2019

MON TOP 75 DE 1966

ALL OR NOTHING Small Faces
ALONG COMES MARY Association
BABY Richard Anthony
BABY POP France Gall
BALLADE POUR TOI Michel Polnareff
C'EST MOI C'EST MOI Claude François
CA M'AVANCE A QUOI Joe Dassin
CES GENS-LA Jacques Brel
DOM DOM Michèle Torr
DON'T BRING ME DOWN Animals
FRIDAY ON MY MIND Easy Beats
GENERATION PERDUE Johnny Hallyday
GIMME SOME LOVIN Spencer Davis Group
GO WHERE YOU WANNA GO Mamas & Papas
GOIN HOME Rolling Stones
GOING NOWHERE Los Bravos
HAVE I STAY TOO LONG Sonny & Cher
HEY JOE Tim Rose
I SAW HER AGAIN Mamas & Papas
I'M A BOY Who
IT'S A MAN'S MAN'S WORLD James Brown
J'AI OUBLIE DE L'OUBLIER Eddy Mitchell
JE CHANGERAIS D'AVIS Françoise Hardy
JE L'AIMERAI TOUJOURS Charles Aznavour
JE T'AIME Sheila
JE T'APPELLE ENCORE Dalida
JUSTE QUELQUES MOTS Noël Deschamps
KILIMANDJARO Pascal Danel
L'AMOUR AVEC UN GRAND A Pétula Clark
LA BLANCHE CARAVELLE Hugues Aufray
LA FILLE A QUI JE PENSE Johnny Hallyday
LA TERRE PROMISE Richard Anthony
LE JOUR OU LE BATEAU VIENDRA Hugues Aufray
LES GARCONS SONT FOUS François Fabrice
LES PAPILLONS NOIRS Michèle Arnaud
LES PORTES CLAQUENT Erik St Laurent
MALGRE TOI TU OUBLIERAS Los Brincos
MORNING DEW Tim Rose
MY NAME IS EDOUARD Edouard
N'ECOUTE PAS TON COEUR Ronnie Bird
NE T'EN FAIS PAS POUR RONNIE Ronnie Bird
NOIR C'EST NOIR Johnny Hallyday
OUTCAST Animals
PAINT IT BLACK Rolling Stones
PAR AMOUR PAR PITIE Sylvie Vartan
POUR QUI POUR QUOI Annie Philippe
PRENDS TA GUITARE CHANTE AVEC MOI Michel Fugain
QU'EST CE QUE JE FOUS ICI ? Antoine
QUI EST IN QUI EST OUT Serge Gainsbourg
RIVER DEEP MOUNTAIN HIGH Ike & Tina Turner
SAD DAY Rolling Stones
SEUL Eddy Mitchell
SHAPES OF THINGS Yardbirds
SI TU POUVAIS ME VOIR François Fabrice
SOUS QUELLE ETOILE SUIS-JE NE Michel Polnareff
STOP BREAKING MY HEART Tom Jones
SUBSTITUTE Who
SUMMER IN THE CITY Lovin Spoonful
SUMMERTIME Billy Stewart
SUNNY Richard Anthony
SUR NOTRE PLAGE Richard Anthony
THE SUN AIN'T GONNA SHINE ANY MORE Walker Brothers
TICKET DE QUAI Annie Philippe
TIENS BON Richard Anthony
TIME WILL TELL Michel Polnareff
TRAPPED Los Bravos
TRISTESSE Elsa
TU ES TOUJOURS PRES DE MOI Sheila
TU ME SOURIS TU NE DIS RIEN Danyel Gérard
UN HOMME PLEIN D'ARGENT Dick Rivers
UNE AUTRE AUTOROUTE Antoine
VENDREDI M'OBSEDE Erik St Laurent
VIENS DANS LA LUMIERE Gilbert Bécaud
WHEN A MAN LOVES A WOMAN Percy Sledge
WOULDNT' IT BE NICE Beach Boys

J'ai dû tailler dans le vif car l'année de mes 15 ans a été celle où j'ai le plus écouté de musique et du coup j'avais près de 100 morceaux !
Comme je le pensais c'est Richard Anthony que je cite le plus (5 fois) suivi de Johnny, Michel Polnareff et les Rolling Stones (3 fois). Pas de Beatles dans ce top, malgré leur assez bon album revolver. 67 verra en revanche deux super albums de leur part et je pense qu'ils y figureront (a day in the life y sera).

Légère supériorité française, là je suis surpris.

En bleu mon top 20.  D'après vous quelle est ma chanson préférée ? Je vais vous aider : c'est une adaptation, dont la version originale n'était pas - pour moi - bien terrible.

Ceux qui lisent mon blog pas seulement pour le côté "chansons" trouveront facilement !

J'attends vos commentaires et

Je vous embrasse.

30/07/2018

Pas de top ce dimanche 28 juillet....

Mais j'ai une bonne excuse :

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Malgré tous les obstacles qu'ils ont eu à surmonter, 
Robert et Murielle se sont enfin mariés.

13/03/2018

9 MARS 2018 : BELLE RENCONTRE !

Tous les trois quatre mois je vais à Paris. Pendant que chérie va voir sa maman à Bastia, où je ne suis pas trop en sécurité, vu que la maman en question habite juste en face de son ex ! Et ma rencontre avec celui-ci donnerait à peu près la même chose que chérie croisant la mienne (d'ex) dans les Côtes d'Armor..

Bref, Paris. Valise lourde, car j'ai pris l'ordinateur. Que vais-je lire dans le train ? En principe c'est Cauvin ou Bouvard. Là c'est le "tour" de Philippe, et j'emporte et si je disais tout, un opus de 1977 où il passe les people de l'époque en revue. Sans complaisance, ce qui était rare à l'époque.


J'avais pris mes billets longtemps à l'avance, ce qui me dispensait d'emprunter le TGV low-cost Ouigo, où on est serrés comme des sardines, et qui vous laisse à Disneyland. J'aime bien le parc de Mickey, mais sa gare un peu moins, car avec le Ouigo, on doit faire le parcours du combattant, et avec une valise lourde ce n'est pas le top.
Quand j'ai pris les billets, j'avais le choix entre le Ouigo (arrivée à Disney 19h45, donc Paris 20h45) pour 35 euros, le TGV seconde classe à 42 euros direct Paris, et la première à 48. Ce que j'ai fait, pour l'aller comme pour le retour.
Le retour Ouigo impose de partir de Paris à 11h dernier délai, le TGV que j'ai choisi me permettait de partir 3 heures plus tard. Direct Toulon en plus !

A Paris, j'ai revu un petit-cousin (petit-fils de ma cousine germaine) que je n'avais plus revu devant "les évènements". Dont on n'a pas parlé, lui étant féru de généalogie et de météorologie, comme son "tonton" ! 
Le temps là-bas était comme celui de Sanary quand je suis parti, à savoir frisquet, venteux et souvent pluvieux.
J'étais finalement content quand j'ai refait ma valise, le vendredi. Direction Gare de Lyon, avec changement de bus. Sous le flotte et le froid, mon Bouvard dans la poche de ma parka.
J'y étais en avance, arrivé à midi et demie pour un train partant à 14h11 ! J'ai déjeuné au Mezzo i Pasta, fast-food de pâtes fraîches nouvellement implanté là-bas. Trés raisonnable : Pour dix euros, grande portion de pâtes plus une bouteille de vin. 
A 13h j'étais dans une des salles d'attente, attendant que la voie de mon train soit affichée. Logiquement 13h51 pour un départ à 14h11.
13h51 arrive. Rien.
13h55. Rien .
14h. Encore rien !
Pendant ce temps je vois défiler sur le panneau des trains qui sont censés partir après le mien, et, quand même, un peu après 14h, j'ai des infos !
NICE MENTON RETARD 30 MN. Donc encore plus d'une demie-heure à faire le poireau.
Mais toujours pas d'indication de voie. Une voix masculine dans le haut-parleur parle de "problèmes de signalisation". Comme d'habitude !

Il n'y a que sur les passages à niveau des Pyrénées Orientales que la signalisation est infaillible...

A 14h20, le panneau indique "HALL 1". La Gare de Lyon est depuis toujours dotée de deux halls de départ : le hall "royal", le plus près de la sortie, celui où débouche le métro et qui donne sur le parvis, et le "hall 2", dit "Hall des oubliés" pour lequel il faut se taper 500 mètres supplémentaires. 
Donc, toujours avec la valise, direction le Hall 1, qui n'est pas, contrairement à l'autre, à l'abri des courants d'air.
Mais je ne sais toujours pas de quelle voie il partira ! Moi et les quelques 500 voyageurs du train en question qui piétinent sous le froid. 
14h35 : des news ! Toujours pas de voie, mais RETARD 40 MN ! J'entends des murmures dans le hall, bien entendu aucun agent SNCF à l'horizon ! Je prends une photo pour l'envoyer à ma chérie :

GARE LYON.jpg

ENFIN à 14h50, ils annoncent la voie ! Je suis en voiture 3, donc logiquement je n'aurai pas beaucoup à marcher.
Tu parles ! La première "voiture" est numérotée 11...
La composition du train est la suivante : 11  12  13  14  15  16  8  7  6  5  4  3  2  1 !
On aura traduit : tout le double TGV à remonter...
Tandis que des coups de sifflet menaçants retentissent pour faire presser les voyageurs (ne manquent pas d'air !) je gagne ma voiture 3. 
Place 82, pas trop mal située. Je range ma valise, ma parka, mon pull et je récupère mon Bouvard.
A 15h pétantes (50 minutes de retard finalement) le train s'ébranle. Là je dois dire qu'il se donne du mal pour essayer de grignoter quelques minutes, car il bourre pas mal.
Je regarde autour de moi. Je suis un des plus jeunes, comme c'est le cas en première. Je ne vois qu'une jeune femme de l'autre côté de l'allée.
Il règne un silence de mort dans le wagon, même un éternuement serait mal vu...
Mais juste à côté j'entends quelqu'un parler à haute voix.
- vous notez cette phrase : "au sujet des commémorations..."
La même voix que Philippe Bouvard. 
Et là je regarde d'où vient la voix. A côté de la jeune femme en question, un monsieur avec costume arborant la légion d'honneur, C'ETAIT PHILIPPE BOUVARD LUI-MEME !!!
J'en parle par sms à ma chérie laquelle me répond "demande-lui un autographe"...
Me croyait-elle ? Alors j'ai pris mon courage à une main, l'autre tenant le bouquin, et me suis adressé à lui.
- vous êtes Monsieur Bouvard ?
Il me regarde avec des yeux pétillants. C'était bien lui.
- ça me ferait plaisir que vous me dédicaciez ce livre, je suis un de vos plus grands admirateurs (ce qui est vrai)  et là il me répond :
- Avec plaisir ! C'est quand même incroyable que vous lisiez un de mes ouvrages dans ce train !
Je lui réponds sans mentir, à savoir qu'il était (avec Patrick Cauvin) mon auteur de chevet quand je me rendais à Paris.
Là il se lève - enfin fait un geste en ce sens, il a 88 ans - et me serre la main, toujours avec le même regard pétillant, presque "reconnaissant". Me demande mon prénom et d'une écriture rapide, me fait ma dédicace, presque en s'excusant :
- Vous savez, avec l'âge, on lit de moins en moins bien et on écrit de plus en plus mal...
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J'avoue que je ne sais pas ce que j'ai pu balbutier comme réponse. De voir comment cet homme, qui depuis 50 ans, a parlé aux plus grands, notamment tous les présidents de la Vème république, les plus grands acteurs, chanteurs, écrivains, s'était donné la peine de se lever et de me serrer la main, à moi qui ne suis qu'un pékin lambda, m'a complètement secoué !

Oui je suis un de ses plus grands admirateurs. J'ai fait plusieurs notes sur lui. Et pourtant, il n'est pas de mon bord politique...
C'est à 16 ans que je l'ai découvert, sur RTL où il jouait les méchants.  Puis à la télé avec samedi soir, dont je ne loupais aucune émission. J'ai découvert sa littérature dans la foulée avec des ouvrages assez percutants pour l'époque. Au cinéma où il a joué dans l'aile ou la cuisse en 1976 avec De Funès.
Les grosses têtes en revanche, je n'étais pas fan. Du reste en cette période moralisatrice où une petite drague est assimilée à du harcèlement sexuel, cette émission grivoise serait interdite avec le contenu des années 80, 90 et 2000 !
Ruquier, qui le lui a piquée, est nettement plus "consensuel" !
Mais ce qui m'a marqué, c'est son "petit théâtre" où il a révélé beaucoup de talents encore en herbe : les Inconnus, Mimie Mathy, Chevallier/Laspalès, Smaïn, Muriel Robin, feu Marcel Philippot (je l'aurai un jour, je l'aurai), Tex, Fabrice Luchini...

Enfin je ne vais pas faire sa "nécro" avant l'heure, mais quand même une petite anecdote : En 1999, suite à l'arrêt brutal de mes antidépresseurs, je suis devenu maniaco-dépressif. Et dans mes moments "maniaco", j'envoyais toujours un courrier pour féliciter les auteurs que j'avais lus et qui m'avaient plu.
Bien évidemment personne n'a répondu à ce courrier émanant d'une personne visiblement dérangée.
Enfin presque personne : Bouvard, lui, a pris soin de me répondre, et assez longuement.
C'était en 2000 et ce geste m'a touché, m'a montré que cet homme est quelqu'un de profondément humain et altruiste. 
18 ans plus tard, j'en ai eu la confirmation.

Et - clin d'oeil du "Destin", son épouse, Colette Sauvage, a le même nom que la mère de Marité, ma demi-soeur...


Je vous embrasse.

14/02/2018

SAINT VALENTIN

Que vais-je offrir à ma Valentine (ou à mon Valentin ?)

C'est la question que beaucoup de couples amoureux se posent.


Le plus souvent ce sont des fleurs, des bijoux, des petits voyages, des parfums, des dîners aux chandelles.

Mais que faire quand on n'a pas - ou plus - de chéri(e) à combler de cadeaux ?  Ce jour est alors un des pires de l'année. Comme la Noël quand on est séparé de ses enfants, voire ses petits-enfants.

Moi j'ai trouvé mon cadeau de la St Valentin.

Mettre ma "Valentine" au grand jour. Elle s'appelle Marie-Cécile et a 60 ans. On est ensemble depuis bientôt 5 ans. Quelques-uns le savent ici, notamment Cristophe qu'elle avait appelé en mars 2013 parce qu'elle avait senti que j'étais très mal. 

Cette femme m'a en quelque sorte sauvé la vie à cette époque, où, dans ma cave du Odou "j'attendais que ça sonne", devant l'indifférence générale. Ce blog peut en témoigner.
Ah oui ça a sonné, mais pas du tout dans le sens - funeste - auquel je pensais. 
Et, du coup, j'ai commencé à me tourner vers l'avenir.

Le divorce avec mon ex a duré quatre ans. De report en report, de calomnies en calomnies, cela ne fait que quelques jours que je suis libre. 
Le sien de divorce a été plus rapide, "seulement" un an et demie. 
On y a laissé des plumes, autres que financières. Par exemple tous les deux avons deux petites-filles (de quatre ans pour elle, de deux ans et demie pour moi) que nous ne connaissons même pas.  Ca nous fait mal, mais elle et moi - surtout moi, j'avais été prévenu par ma fille - savions le prix à payer, même si les deux petites n'avaient rien fait pour être privées de leurs grands-parents. 
il faut désormais penser à nous, et pour en revenir à la St Valentin, ma chérie, de son côté, me fait un cadeau encore plus beau :

Elle accepte de m'épouser. 

Ce sera le 28 juillet prochain, dans un petit village d'Auvergne où nous passons nos étés, plus doux que ceux du Four Sanaryen.

Voilà. Je voulais que ceux qui lisent mon blog soient les premiers à l'apprendre.

Je vous embrasse.


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23/08/2015

HIT PARADE SALUT LES COPAINS DU 15 AOUT 1972

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Pour moi, premier hit-parade "en couple". Il ne se sera pas passé plus de quelques semaines entre le moment où je quitte mes parents et celui où je rencontre celle qui sera ma première épouse, jusqu'en 1980 ! Hit donc très romantique que celui-ci...Kiss me permet à C. Jérôme non seulement de hisser en tête, mais de faire le doublé !
Après un Ringo nettement surclassé apparaît le "vrai" tube de l'été, Une belle histoire encore sur la troisième marche du podium. Qui saura reste 4ème, il le mérite ! Idem Cloclo.
Delpech poursuit sa montée, il gagnera ensuite deux places. Le chouchou de ces dames et demoiselles, Frédéric François, a du mal avec sa seconde chanson classée (après Jean en février 70). Lenorman poursuit sa grimpette, qui l'amènera très haut. Année presque blanche pour Juju, qui devra attendre l'automne pour ressurgir. Sheila monte avec une chanson plus que niaise. Cupidon a déjà frappé pour elle ! Un des "vrais" tubes de l'été, sans toi je suis seul de Christian Delagrange, stagne dans le hit.
Quand à Johnny, je l'ai dit, 1972 sera son année noire, avec aucune chanson de remarquable. Ce sera ainsi jusqu'au duo avec Sylvie à l'été 73, après néanmoins qu'il ait enregistré entretemps une face B qui passera inaperçue alors, et qui est à présent la chanson-référence du chanteur ! On verra ça plus tard :)
Que vient faire Pierrot la tendresse dans le hit de SLC ???? Il était vraiment temps de s'apercevoir qu'il existe ! Ma préférée de l'été, qui restera toujours dans mon coeur, c'est Ciel de Jean-Pierre Savelli. Merveilleuse chanson d'un chanteur qui hélas va passer inaperçu jusqu'à son duo douze ans plus tard avec Chantal Richard, ils feront alors le tube de la décennie !
Apparition enfin un certain Michel Jonasz en solo, après avoir quitté le groupe Kingset.

Pour les étrangers, je laisse aux spécialistes le soin de commenter !

A dimanche prochain, je vous embrasse.

06/06/2015

La belle histoire de Marina

Il était une fois une jeune Marseillaise, ou presque, née à Allauch 5 jours après la mort de ma maman, 3 jours après l'assassinat du préfet Erignac, le 9 février 1998.
Elle s'appelle Marina Dalmas.

Je recopie Wikipédia :

âgée d'une dizaine d'années, elle commence à poster des vidéos de reprises sur internet sur la plateforme YouTube sur sa chaine sous le nom de Marina Kaye.

En 2011, alors âgée de 13 ans, la meilleure amie de Marina l'inscrit à l'émission La France a un incroyable talent où elle décide d'interpréter Rolling in the Deep et Set Fire to the Rain d'Adele, et Firework

Le mercredi 14 décembre 2011, la chanteuse amatrice de 13 ans gagne la 6e saison de La France a un incroyable talent et remporte les 100 000 euros ainsi que l'honneur de participer au festival Juste pour rire de Montréal.

À plusieurs reprises, Marina a l'occasion de faire la première partie de la comédie musicale Adam et Ève : La Seconde Chance mis en scène par Pascal Obispo.
Par la suite, elle continue de publier des vidéos de reprises sur internet, dont Skinny Love de Bon Iver et Call Me Maybe de Carly Rae Jepsen, avant de signer avec TGIT Management et de commencer l'écriture de son premier album

C'est en février 2014 que Marina signe un contrat avec Capitol Records.

Son premier titre, Homeless parait le 19 mai 2014.

J'abandonne Wikipédia à ce stade. Homeless n'a qu'un succès régional, et se vend peu ailleurs.

Mais les radios Provençales, dont celle que j'écoute, Mistral FM, croient en son talent, et matraquent Homeless. C'est ainsi qu'elle me deviendra très familière au fil des mois, comme à tous les Provençaux.

J'ignore comment s'est produite la chose, mais le 9 février, elle commence à être écoutée et vendue au nord d'Avignon, et arrive timidement au top50 (si j'ose dire !) à la 124ème place.

C'est le 2 mars qu'elle entre dans le "vrai" top 50, à la 48ème place.

A la fin de ce mois elle est déjà 7ème, progressant très vite.

Jusqu'au début mai elle va hésiter entre la 4ème et la 5ème place.

Puis, enfin, elle pointe en tête des ventes entre le 11 et le 24 mai.

Mistral FM est si fière d'avoir réussi à faire connaître Marina, qu'elle la passe en ce moment une fois par heure ! Comme voilà 33 ans NRJ procédait avec Femme que j'aime de Jean-Luc Lahaye.

Ecoutez-la, si jamais vous ne la connaissez pas :

https://youtu.be/pwKkjLOHd7s

Je vous embrasse

 

 

02/04/2014

Toulon, mon port d'attache

J'ai découvert Toulon en 1960. J'avais neuf ans, et je venais de passer deux semaines tumultueuses à Marseille. J'adorais la ville de Pagnol, mais pas du tout l'ambiance familiale qui y régnait, à savoir des disputes continuelles entre mon père et son frère, des moqueries continuelles de la part de mes cousins germains ("parisien tête de chien" en tête)
Que je n'ai jamais revus depuis.
A Toulon, je retrouvais une autre famille, celle de ma mère, où les gens s'entendaient mieux. Son frère, sa soeur, mon autre cousin germain, Robert, qui allait jouer un grand rôle au coucher de soleil de ma vie.
Nous étions basés à Dardennes, village (il l'est toujours) à quelques kilomètres de la grande ville, enserré de montagnes. Une semaine inoubliable....

Toulon, 1963.
J'ai raconté cette histoire dans une de mes premières notes, Marité ma soeur volée, mais là encore, au milieu des figuiers et des oliviers, même si mes parents me manquaient, j'y ai passé parmi les heures les plus douces de ma vie.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite-ma-soeur-volee-1963.html

Toulon, 1967.
Je venais d'entrer à Louis-Le-Grand, et j'étais alors en pleine dépression. J'avais perdu tous mes amis, et de plus la façon d'étudier n'était pas la même. LLG était une passerelle pour les Grandes Ecoles, et les "cartes scolaires" dont je faisais partie étaient traitées comme des chiens.

De plus mes parents n'avaient pas les moyens de me payer des vacances, et c'est le frère de ma mère, Tonton Lucien, qui m'hébergea pendant 10 jours, à Siblas, rue.... Louis Le Grand !!!
Là-bas je me requinquai, tout en me rendant, tous les matins, à l'endroit où quatre ans auparavant j'avais eu un choc avec une petite fille, qui a donc de fortes chances d'avoir été ma soeur. 

Toulon, 1973.
J'accomplissais mon service militaire, et je ne disposais que d'une permission de 36 heures. Basé à Istres, je n'aurais pas pu aller chez mes parents dans les Cévennes, et c'est là-bas que je me rendis, toujours à la même adresse.

Toulon, 1977/79
Avec ma première (jeune) épouse, nous habitions près de Grenoble, dans un endroit justement nommé "les terres froides". Et durant trois années, tous les 15 jours, nous irons en week-end là-bas, dans cette ville où l'hiver n'existe pas, pour nous ressourcer. En 1978 et 1979 nous irons même passer une semaine complète chez des cousins germains à ma mère.

Toulon, 1978
Je travaillais à l'époque à l'aéroport de Grenoble, et toutes les nuits un avion allait livrer le Dauphiné libéré à Toulon. En guise de "compensation" (on avait droit à deux heures trente de repos entre 2h15 et 4h45) il amenait tous ceux qui le désiraient sr le siège du copilote.
Un jour d'août je tentai l'expérience, alors que ma mère était chez sa soeur. La nuit fut courte car décollage à 3h, mais étoilée.
Comme aurait pu le chanter Nougaro, dès le décollage, je sentis le choc ! Car une fois passée la barrière du Vercors, dès 5000 m d'altitude, je vis un chapelet de villes devant moi : Valence sur ma droite, Gap devant, puis Avignon, Marseille, et Nîmes devant moi. Puis ce fut la descente, alors que l'aube arrivait, et avec, la mer immense, la Corse se détachant nettement sur la gauche.
Atterrissage à Hyères, puis le bus m'emmena à Toulon, où je retrouvai mes parents.
Après un somme assez court, je retrouvai ma ville fétiche avec des palmiers et son animation si particulière... Mon plus grand plaisir était de me balader sur le port, à écouter les mâts des voiliers s'entrechoquer quand le mistral soufflait. A présent c'est ma musique quotidienne !!

Toulon, décembre 1980
Voilà déjà un an que je me suis fait plaquer par ma première épouse. Et je redoute le réveillon, qui cette année-là ne sera pas pour moi comme les autres.
Mais ce réveillon-là, j'aurai la chance de le passer à Toulon, en famille. Et je ferai même un film (que je possède toujours, converti en VHS C puis en format .avi) sur ce repas. Le passage à 1981 se fera en douceur, même si 1981 - sauf pour la politique - sera une des pires années de mon existence !

Toulon, juin 1981
Au mois de mai, j'avais eu une grosse déception sentimentale avec une jeune voisine qui visiblement s'était servie de moi comme appât pour faire revenir son mari. 3 semaines de frénésie sexuelle, m'étant juste remis d'un divorce un an auparavant. Je campais alors sur mon lieu de travail, ne voulant plus aller chez moi. C'est ma mère qui, avec l'accord de ses deux soeurs, m'avait proposé d'aller passer 3 jours là-bas. Je sortais de 48 h de boulot non stop et après 10 heures de train et deux pertes de connaissance que je rejoignai Siblas. Pas moyen de retrouver le sommeil durant la première nuit, mais dès que je commençai enfin à fermer l'oeil, je dormis 24 h d'affilée ! Quand je repartis je fs requinqué et d'attaque pour affronter la voisine et son salaud de mari.

Toulon, septembre 1981
Juste après cet épisode, très affaibli (je n'avais rien mangé d'une semaine et pesais 48 kilos) je chopai la tuberculose en allant voir Michel Rocard au milieu des tubards qui toussaient à qui mieux mieux.
Suivirent 11 semaines d'hôpital, entre Montpellier, Gap et Marseille.
Ma convalescence, je la passerai à Toulon.

Toulon, février 1984
Il était vers les 16 h, je reçois un coup de fil de mon père : ma mère de 72 ans, victime d'un infarctus massif, est entre la vie et la mort à Montpellier. Je suis à Embrun, il y a 80 cm de neige, le vent souffle à 90 km/h, les routes sont impraticables, ne me reste que le train. Départ 17h22, arrivée Marseille 21h04, départ 21h14, arrivée Montpellier 23h30.  Mais avec le blizzard, le train n'avance pas et l'arrivée à Marseille se fait une heure après. Pas question d'appeler la famille de mon père, ce sera la soeur de ma mère qui nous hébergera chez elle, dans le quartier de Claret, en attendant le train de 6h35 qui nous amènera à Montpellier à 9h, où je verrai ma mère sauvée.

Toulon, octobre 1994
Je commence à tomber en grave dépression, pris en étau entre une persécution continue par un petit chef de bureau, une épouse en train de me mener la vie dure et une histoire d'amour extra-conjugale impossible.
C'est à Toulon que je me ressourcerai une fois de plus, chez mon cousin germain Robert qui entretemps a racheté le logement de la tante à Claret.
Hélas ça ne durera pas longtemps....

Toulon, mars 1999
La soeur de ma mère venant de mourir, il fallait que j'aille là-bas pour l'ouverture du testament.
Nous quittâmes un Morbihan gris et froid, avec des flaques d'eau en guise de jardin pour y trouver le printemps, voire un avant-goût d'été.
Je me souviens avoir dit "nous ne resterons pas à Vannes...."

Toulon, novembre 2001
Comme il fallait le prévoir, l'histoire d'amour s'est effectivement révélée impossible (très logique en y repensant par la suite, car pour aimer il faut être deux, et à partir d'un certain moment j'étais seul...) et ayant arrêté les antidépresseurs qui me bouffaient, j'étais devenu maniaco, la nostalgie que j'avais eu pour mon histoire d'amour impossible étant une des composantes de cette maladie.
C'est encore une fois chez mon cousin germain que j'ai pu trouver le réconfort que je n'avais pas chez moi, loin de là.....

Toulon, février 2002
Mon père était à la dérive depuis la mort de ma mère en 1998, et visiblement il ne pouvait pas vivre seul. J'avais essayé de le faire venir en Bretagne pour ses derniers jours, mais Chère et Tendre ne le voulait pas. Alors que j'étais prêt à accepter son père, qui pour la même raison, était aussi à la dérive.
Je cherchais partout des solutions, frappais à la porte de toutes les assistantes sociales que je pouvais trouver, et chez moi, et chez lui, mais on me fermait la porte au nez. J'essayais alors son (notre, puisque je l'avais connu en 1972) médecin traitant, mais le Docteur Philippe Metge me claqua lui aussi la porte au nez !
J'appelais Robert à la rescousse, qui vint tout de suite, essayant lui aussi d'ouvrir les fameuses portes, mais avec le même résultat :(
C'est avec lui que je repartis pour passer quelques jours à Toulon, ce qui me fit extrêmement de bien.

Toulon, mai /juin 2004
Rechute de la maniaco suite à l'annonce par ma fille de s'envoler à 700 km et durant ces deux mois, j'irai par deux fois à Toulon pour prendre du recul...

Et ainsi de suite !

Depuis j'y suis retourné avec ma fille en février 2005 et je retourne là-bas tous les ans pour fleurir la tombe de mes parents à Hyères.

Et c'est désormais là que j'habite.

Plus besoin, car je m'y suis installé, à la suite de péripéties que je vous raconterai plus tard

Je vous embrasse.

 

26/09/2013

Une superbe photo

K5R_5947-3 (Copier).jpgJ'ai reçu d'une amie du net une photo prise par un de ses amis.

Elle qui connaît mon penchant pour le Mont-Blanc m'a envoyé cette photo prise des hauts de.... Dijon !!!

Le sommet se trouve à 210 km de là !

Juste devant, le Haut-Jura (qui se situe dans l'Ain !) à 120 km..

Encore devant, en bleu plus foncé, les premiers sommets du Jura, près de Champagnole, à 100 km.

Et au premier plan, les premiers contreforts du Jura, au niveau de Poligny, à 70 km.

Bravo à Robert Oustric d'avoir pris cette photo, moi qui collectionne depuis des années celles de cette belle montagne.

Je vous embrasse.