Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/02/2019

16 ans de rab !

Voilà 16 ans, le 23 février 2003, en avalant en trois parties 35 comprimés d'Imovane, j'ai tenté de "tirer le rideau".
75 % à cause du boulot (harcèlement voire cruauté mentale de mes "chers collègues" Vannetais, j'avais fini par poser une mutation, qui m'a été volée à la dernière minute par un "emploi réservé") et 20 % à cause de ma prise de conscience d'un amour impossible.

Mais là-haut, on n'a pas voulu de moi. Tout comme Charlotte Valandrey, à la fois séropositive et greffée cardiaque, j'ai été un miraculé.

Et c'est tant mieux. Car j'aurais raté :

- Internet qui, dès juin 2003, m'a permis de trouver un site où je pouvais parler de cet amour impossible. Et, paradoxalement, de pouvoir aider des gens qui souffraient plus que moi. C'est très important de pouvoir partager sa peine. J'y lierai des amitiés, nombreuses, des personnes que je rencontrerai.
A Nice en 2003; Toulouse, Paris, la Suisse même en 2004 ! De ce beau pays avec lequel je n'étais pas encore frontalier je me ferai trois amies (qui ne se connaissent pas entre elles)

En 2005 le même site proposera des "weblogs" (des blogs) où (déjà) sous le nom de Cicatrice je tiendrai une sorte de journal "extime", avec en parallèle des notes où j'évoquerai ma vie, de l'école maternelle aux années 2000. Là encore ces échanges seront concrétisés par d'autres rencontres qui iront de Quimper au Pays de Gex en passant par Lyon, Epinal et... le Pays Basque où j'habitais alors (d'où mon mail qui peut sembler bizarre)

Je découvrirai Facebook en 2009, au début pour les jeux que ce site proposait, la belote en premier (j'y ferai des progrès considérables), puis les jeux de bulles, et en 2012 un blind-test nommé Song Pop, qui me fera découvrir d'autres amis joueurs, principalement des femmes (elles sont plus rapides que les hommes), et parmi elle une qui deviendra assez vite ma confidente, puis "un peu plus" quelques mois après, et enfin mon épouse en 2018 !

En revanche mon premier site de blogs partira en c... dès 2009 et je migrerai sur Hautetfort en 2010 et ma foi, neuf ans après j'y suis encore.

- Le Pays Basque où j'habiterai de 2003 à 2007, au climat certes assez "hard" mais peuplé de gens sympas et serviables, dans un décor de carte postale aux villages magnifiques et colorés, où l'on trouve à la fois la mer, la montagne et la campagne.

- Rome, Naples et Pompéi que je visiterai en septembre 2003.

- Le Portugal avec Lisbonne en 2004 (en voiture) puis 2010 et 2011 en avion. et Porto en 2012.

- La Franche-Comté, que je connaissais depuis longtemps mais qui m'y verra habiter presque 7 ans de 2007 à 2013 avec des gens tout aussi sympas, un bon climat et des paysages à couper le souffle.

- La Corse, que je verrai pour la première fois en 2009, puis en "vacances d'amour" en 2013.

J'aurais raté d'habiter la côte d'Azur, où en dehors de quelques mauvais passages c'est l'été de septembre à mai (les autres mois on est sous la fournaise).

Fournaise qui m'a permis de redécouvrir certains coins de la Haute-Loire que je ne connaissais pas, notamment un petit village niché au coeur des gorges de l'Allier où on achètera en 2015 une petite maison pour une bouchée de pain (de pain provençal !).
C'est dans ce village que l'an passé je me marierai, pour la troisième fois. Comme en athlétisme - que j'ai pratiqué en assez haut niveau - la performance s'établit souvent au 3ème essai après deux tentatives "de rodage" !

J'aurais raté ça, de vivre des jours sereins en couple, chose que je n'avais pas connue depuis septembre 1985, date de la maladie de mon ex qui a alors complètement changé de caractère.

La maladie... C'est vrai qu'en 2003 je serais mort en bonne santé, et j'aurais "raté" ma hernie discale (2011) mon hypertension (2012), mon diabète (2015) et mon Parkinson (2018). Mais si c'est le prix à payer pour couler des jours heureux avec ma petite femme, je signe des deux mains.

J'aurais raté la joie d'être grand-père, mais là, TS réussie ou pas, je rate quand même, leurs parents m'ayant "volé" mes petits-enfants.
Bah, plus tard ils liront mon blog et sauront quelle méchante personne j'étais, qui ne méritait pas de vivre avec une grand-mère si dévouée et admirable...
Pas si second degré que ça d'ailleurs, c'est vrai que je ne méritais pas ça !!!

Sinon, pour en revenir à 2003, je ne regrette pas d'avoir tenté ça voilà 16 ans, car j'étais alors pris dans une nasse où je m'épuisais jour après jour et de tous côtés je me heurtais à des murs.
Mais je suis heureux d'avoir été "recalé" !
Et merci à Internet de m'avoir empêché de retenter ça de manière cette fois plus radicale..


Je vous embrasse.

23/01/2019

St Avaugourd des Landes, clin d'oeil du destin

Tout le monde se souvient de son premier amour, de son premier baiser. L'actrice Charlotte Valendrey a patienté quatre années avant que l'heureux élu daigne enfin le lui donner !!

Moi ce fut plus rapide ! Mais plus tardif. J'avais 19 ans.

Mes parents avaient décidé cet été-là de passer le mois d'Août dans le Haut-Doubs.

Je ne connaissais personne dans le Haut-Doubs, et j'étais prêt à parier à 100 contre un que j'allais m'ennuyer ferme dans ce coin de France, pourtant très joli, à un jet de pierre de la Suisse.

Je ne m'étais pas trompé, malgré le solex (d'occasion) que mon père m'avait payé pour mon bac, malgré la Suisse toute proche, les deux premières semaines furent pour moi très très mornes. Pour la première fois de ma vie, je n'attendais qu'une chose, le retour à Paris, la rentrée universitaire où j'allais côtoyer un monde nouveau - et mixte surtout ! - après les grises années lycéennes Louis-Le-Grandesques.

Le 16 août ce fut la fête au village, et j'y fis la connaissance d'une jeune fille, Brigitte. Elle était un peu plus jeune que moi, et on se plut tout de suite.

Ce fut sur la chanson "Gloria" que l'un et l'autre échangeâmes notre premier baiser... Sensation si étrange sur le moment qui vous laisse ensuite avec une envie irrésistible de recommencer !

Aux 15 premiers jours de mortel ennui succèdèrent alors 15 jours de rêve. Mais arriva ce foutu mois de septembre, celui qui brise les unions, et comme tant d'autres nous dûmes nous séparer, se promettant  - comme tout le monde - de nous revoir le plus tôt possible. Un mois après, très exactement, quand elle reviendrait de son mois de vacances avec ses parents, en Vendée département qu'elle préférait nettement à son pays de neige.

J'ai déjà raconté ici les exploits que j'avais déployé pour parvenir à mes fins, tandis qu'on s'envoyait de lettres d'amour dignes de la collection Harlequin.

Et le 8 octobre je revenais dans le village.

Mais elle n'était pas là. Ses parents l'avaient mise en pension, voyant d'un très mauvais oeil cette relation avec un "parisien"... Grâce à la fille de mes hôteliers, je parvins à la voir... quelques minutes à travers une grille de son lycée. Elle pleurait, moi aussi.

Néanmoins je n'abandonnai pas. C'est De Gaulle qui vint à mon secours !
Plus exactement sa mort, ce qui occasionna un jour de deuil national. Si bien que j'avais un week-end de trois jours.  Ce qu'il fallait à mes voisins horticulteurs pour aller chercher des chardons. Et où ça donc ?  Oui, dans le Haut-Doubs.

Je sautai sur l'occasion pour leur demander s'il y aurait une place pour moi, la réponse fut oui, à condition que ça ne me dérange pas d'être serré et de voyager à bord d'une voiture d'avant-guerre !
Bien entendu je n'avais pas prévenu Brigitte. Je voulais lui faire la surprise. D'autant, m'avait-elle dit, qu'elle serait parée de ses plus beaux atours car elle était de mariage ce dimanche 15 novembre.
 
Le jour J, alors que les cloches sonnaient (je frémis depuis en écoutant la chanson de Claude François) d'un pas hésitant je me dirigeai vers le cortège, dans lequel je vis ma Brigitte avec une belle robe et des fleurs dans les cheveux. Elle manqua de défaillir quand elle me vit, et me fit signe qu'on se verrait après.
 
 
 
Les minutes étaient longues, et quand enfin le cortège fut terminé, c'est non pas Brigitte que je vis, mais sa soeur.
Qui me dit "va-t'en, ma soeur ne veut pas te voir".
 
Le coeur arraché, je m'en allai vers ma pension où les amisq qui m'avaient logé faisaient ce qu'ils pouvaient pour me consoler. J'avais réussi à capter la BBC et écouter le hit anglais. Je m'en souviens encore, la numéro un était Freda Payne avec Band of gold !

Le lendemain, départ pour Paris, et durant le trajet, je n'avais qu'une obsession : qu'une voiture venant d'en face nous percute...
A Noël je lui envoyai une lettre, et par retour du courrier elle confirma qu'elle ne voulait plus me voir, en disant : "je ne veux pas m'engager si jeune."

Je mis très longtemps à "cicatriser", je ne sais même pas si voilà seulement 6 ans j'étais "guéri". Une note écrite en octobre 2012 en atteste.

Le temps passa, chacun fit sa vie. Elle se maria, moi aussi. Et, pendant 30 ans, j'éviterai soigneusement ce petit village.
Ca me faisait mal. Les rares fois que j'avais à le traverser (il est situé sur une route internationale) c'était une véritable épreuve. S'ils avaient mis un radar, j'aurais eu mon permis de retiré depuis longtemps....

En 2002 j'étais très mal. Très très mal, et je sentais au fond de moi que j'avais atteint la fin de "mon voyage". Et je décidai alors de passer 8 jours là-bas. Juste avant de tirer ma révérence.
Mon ex et ma fille étaient contentes que j'accepte enfin de faire ce deuil. Sans trop savoir pourquoi. Pendant cette semaine, malgré un soleil radieux, je n'étais pas très bien, j'avais une drôle de sensation... Toujours cette satanée hyperintuition !

Et le dernier jour, le vendredi, sur l'insistance de "mes nanas" (qui certainement voulaient en finir avec cette histoire), je me décidai quand même à me rendre chez elle.
J'y trouvai alors une dame, qui me déclara être sa belle-soeur. A l'évocation de Brigitte, je vis son visage se fermer.

"Vous la connaissez" ?

Je répondis que j'avais été son premier amour.
Et là je vis son visage presque s'illuminer l'espace d'un instant puis elle m'avoua alors que Brigitte avait depuis longtemps quitté le village.

Qu'elle avait habité la Vendée, à quelques deux heures de voiture de chez moi à l'époque.

Et elle m'apprit aussi... qu'elle était morte du cancer deux ans auparavant.

 

En 2003, après une TS ratée, j'y passerai plein de fois, dans le petit cimetière de Saint Avaugourd des Landes, pour fleurir celle qui fut mon premier véritable amour. J'y ai déposé une plaque :"à mon amie". Cela par rapport à son mari et ses enfants, dont j'apprendrai plus tard qu'elle leur parlait de temps en temps de moi...

 

 



Mais l'histoire ne s'arrête pas là !

En 2012, après 5 années d'euphorie (2005/2009), j'étais de nouveau assez mal.
Les notes que j'écrivais sur mon blog à cette époque peuvent en attester.  Fort logiquement, avec une épouse que la maladie avait rendue machiavélique et une famille - à l'autre bout de la France - qui se souciait de moi comme une guigne, j'attendais - cette fois paisiblement - "que ça sonne".

C'est d'Internet que me viendra le salut. Au départ une adversaire - coriace - dans un quizz musical, cette femme de Bastia deviendra ma confidente, puis "un peu plus" au bout de quelques mois.
Problème : elle aussi était mariée ! Et la Corse n'est pas près du Doubs..
Et là encore, je ferai des pieds et des mains pour faire sa "véritable" connaissance (avril 2013), alors qu'elle et moi continuions d'être brimés, niés, massacrés par nos conjoints respectifs. Pour tenir elle s'était mise en mode grand-mère, et moi en mode hit-parades / généalogie.
Nous avions prévu de ne rien bousculer, et de se voir en catimini dans son Ile 5 jours tous les 6 mois (vacances de Pâques et de la Toussaint). Nous ne voulions pas faire de casse..
Mais son mari, qui l'espionnait autant que mon ex le faisait pour moi, découvrit la chose, et à partir de là, pendant trois semaines, la séquestra, la menaça, l'isola, l'obligeant même à se réfugier chez sa maman âgée de 92 ans.

Elle devait fuir. Mais où  ?
Moi je devais prendre mes responsabilités.
Et le 8 novembre au matin, j'annonçai à mon ex que je quittais la maison. Je lui laissais tout, carnet de chèques, voiture, meubles, et même mes diverses collections de disques et de revues qui me suivaient depuis pas mal de décennies. Après tout, vu le nombre de fois elle m'avait demandé "de foutre le camp une bonne fois pour toutes", elle-même ayant déjà quitté le domicile conjugal quinze mois auparavant, je pensais - naïvement - que cela serait mieux pour tous les deux.

L'histoire nous montrera que non, ma chérie sera privée de deux de ses trois petites-filles, et moi de mes deux petits-enfants (dont je ne suis d'ailleurs pas censé connaître l'existence) et aussi, surtout, de ma fille unique qui ne m'adressera plus la parole pour avoir osé avoir fait ce qu'elle, avait fait 8 ans auparavant.

Mais c'était le prix à payer, on ne regrette rien.

On s'installera à Toulon en 2013, à Sanary en 2014, et après un divorce difficile de quatre années (quand j'ai vu les monstruosités déversées sur mon compte en 2016/2017 j'ai été atterré - mon Parkinson partira d'ailleurs de là) on se mariera en 2018.

Quel rapport avec le début de ma note me direz-vous ?

Je me suis penché sur sa généalogie. Mère Corse, je suis à peine arrivé à 1860 de ce côté-là.
Mais père "continental" ! Né à Moutiers les Mauxfaits (Vendée).

Moutiers les Mauxfaits. Moutiers les Mauxfaits... Ce nom me disait quelque chose, mais quoi ?

C'est en remontant les générations que j'ai compris. Le berceau de sa famille paternelle est....

SAINT AVAUGOURD DES LANDES !

Beaucoup d'aîeux de mon épouse sont enterrés dans le petit cimetière.

A quelques mètres de la tombe de Brigitte, mon premier amour.

 

182_view.jpg

La boucle est bouclée. Saint Avaugourd des Landes fait la liaison entre mon premier et dernier amour...


Je vous embrasse.

 

16/01/2019

MON TOP 75 DE 1971

BABA O RILEY Who
BLANCS JAUNES ROUGES NOIRS Sheila
C'ETAIT LA BELLE VIE Sylvie Vartan
CA N'ARRIVE QU'AUX AUTRES Michel Polnareff
CARESSE Adamo
CHICAGO Graham Nash
CRIS TAMBOURS ET MASQUES DE GUERRE Julien Clerc
DES CHANSONS POP Poppys
ECHOES AND RAINBOWS Black Swan
ELLE ETAIT OH Joe Dassin
ELLE JE NE VEUX QU'ELLE Ringo Willy-Cat
ET T'OUBLIER Adamo
FAIS-MOI UN SIGNE Gérard Palaprat
FILLE DU VENT Pierre Groscolas
HOLD ON TO WHAT YOU GOT Bill & Buster
HOT LOVE T.Rex
I GOT MYSELF A LITTLE GIRL Charles Brutus Mc Clay
I KNOW I'M LOSING YOU Rod Stewart
I'M A PREACHER People
IL FAUT TOUJOURS CROIRE A SA CHANCE Marie
IL NE ME RESTE QUE PEU DE TEMPS Gilbert Montagné
IMAGINE John Lennon
IT DON'T COME EASY Ringo Starr
JE PENSE A TOI Jean-François Michael
JE T'APPELLE Sylvie Vartan
JESUS Jeremy Faith
JESUS CRISTO Lenny kuhr
L'HOMME Ringo Willy-Cat
LA BALLATA DI SACCO E VANZETTI Joan Baez
LA FILLE A AIMER Mike Brant
LE COEUR VOLCAN Julien Clerc
LE JOUR SE LEVE Esther Galil
LES BRUMES DE CHATOU Triangle
LET'S SEE ACTION Who
LONELY DAYS Bee Gees
LOUP Sylvie Vartan
LOVE HER MADLY Doors
LOVE SONG Elton John
LOVE THE ONE YOU'RE WITH Stephen Stills
MAGGIE MAY Richard Anthony
MAGGIE MAY Rod Stewart
MASQ Catharsis
MERE TU ES LA SEULE Christophe
MOVE OVER Janis Joplin
NE CHERCHE PAS Michel Fugain
NO MATTER WHAT Badfinger
NON JE N'AI RIEN OUBLIE Charles Aznavour
NON NON RIEN N'A CHANGE Poppys
NOS MOTS D'AMOUR Michel Polnareff
O ROSANNA Peter Lelasseux
OH LORD Esther Galil
PEUT-ETRE DEMAIN Triangle
POUR LA FIN DU MONDE Gérard Palaprat
PUPPET MAN Tom Jones
QUE J'AIE TORT OU RAISON Johnny Hallyday
QUEL EST L'HOMME Nicoletta
RAINBOW New Inspiration
RED MAN Barry Ryan
SAD LISA Cat Stevens
SHE'S A LADY Tom Jones
SOURIS-MOI EMBRASSE-MOI Marie
STRANGE KIND OF WOMAN Deep Purple
SVASTI Gérard Palaprat
THE NIGHT THEY DROVE OLD DIXIE DOWN Joan Baez
TICKATOO Dizzy man's band
TOI ET MOI Hervé Houzy
TOUT AU PLUS Dalida
UN COUP DE PIED DANS LA MONTAGNE Michel Delpech
UN TRES JOYEUX NOEL UNE BONNE ANNEE La famille Foux
VIENS AVEC NOUS Triangle
VIVRE POUR MOI Séverine
WALKING ON THE ROAD Deep Purple
WHAT IS LIFE George Harrisson
WILD WORLD Cat Stevens
YOUR SONG Elton John

Je pense que cette note va faire plaisir à beaucoup de commentateurs, une sorte de "respiration" au milieu des années 80.
Année particulière pour moi :
- de janvier à mars, je suis en fac (Jussieu) mais, traumatisé par un gros chagrin d'amour, je passe mon temps avec une bande de 6 copains, dont deux vont se marier, et sont toujours ensemble !
- avril me redonne le sourire ! vacances en Lozère avec mon père, où, avec nos solex, parcourrons de long en large ce département (on fera près de 2000 km en deux semaines !)
- mai et juin, c'est le gros morceau, révisions et passage du concours pour entrer à l'Ecole Nationale de la Météorologie. Que je réussirai !
- juillet et août : vacances aux Menuires en Savoie. Là encore juillet me verra beaucoup en solex avec mon père, on ira jusqu'en Suisse et en Italie, et il me fera traverser le tunnel du Mont-Blanc avec ces engins. Un truc que je ne lui pardonnerai que juste avant sa mort. Aoùt se passera avec ma mère, le solex restant à la maison, je passerai mon temps à écouter la radio (RMC).
- de septembre à décembre, le rêve éveillé : je suis dans une école où j'assouvis ma passion, et en plus je suis payé ! Et bien payé. Mais l'école est en banlieue et je dois : prendre le métro de St Germain des Prés à Montparnasse / train de banlieue de Montparnasse à Versailles / Micheline de Versailles à Fontenay le Fleury / Solex de cette gare à l'école de la météo (4km). Pour des cours débutant à 9h15, je dois mettre le réveil à 6h30 ! Mais je suis heureux...

Donc les chansons de cette période m'ont marqué, voilà les 75 que je préfère (celles sorties fin 1970 n'y sont pas), et en gras c'est mon "top 25".

55 interprètes différents, quelques-uns cités deux fois, et trois cités trois fois : un homme, une femme, et un groupe.

A vos commentaires.

Je vous embrasse

01/01/2019

BONNE ANNEE 2019 A TOUS MES LECTEURS

2018 aura été une année positive pour moi.

Certes elle m'a apporté le Parkinson, mais elle a vu la fin de mon (pénible divorce) et dans la foulée mon mariage avec Marie-Cécile.

2019 verra sans doute notre départ définitif pour l' Auvergne et peut-être, nous l'espérons tous les deux, que tous nos enfants nous reparleront et que pour mon épouse et moi nous puissions connaître tous nos petits-enfants, qui ne doivent rien comprendre à ces "histoires de grandes personnes".

Côté top 50, si tout va bien, je devrais terminer les années 80 début novembre, peut-être continuerai-je ensuite ?

En tout cas mes meilleurs voeux pour l'année qui vient.

Je vous embrasse.

30/07/2018

Pas de top ce dimanche 28 juillet....

Mais j'ai une bonne excuse :

38003674_10156553159672953_6820356668174368768_n.jpg

Malgré tous les obstacles qu'ils ont eu à surmonter, 
Robert et Murielle se sont enfin mariés.

09/05/2018

Pour Hug (à propos de Jean-Paul Césari)

J'ai connu Jean-Paul Césari à ses débuts, bien avant Nicky Larson. C'était en 1982 et ses différents styles m'avaient impressionné.
Il habitait Gap en ce temps-là, et venait souvent dans les studios de la radio dont je parle souvent en ce moment.
Ses disques étaient souvent passés à l'antenne, et du coup les deux faces de son second 45 tours ont été numéro un dans mon hit-parade ! 
Il avait apprécié et m'avait fait cette dédicace qu'on peut lire sur la droite du disque :

photo.JPG



Je l'ai perdu de vue quand, en 84, la radio a coulé, mais j'achetais toujours ses disques : super, comédienne, dites-lui.
C'est à l'époque de veilleur de nuit (1987) que Mende-Radio, où j'officiais alors, a eu l'idée de faire un gala avec toutes les vedettes du moment, dont lui qui passait en première partie.
J'ai été le voir dans sa loge et il m'a sauté au cou ! On ne s'était pourtant pas vus depuis 4 ans...
On s'est promis de se donner des nouvelles, mais, comme bien souvent on s'est re-perdus de vue.

J'ai su plus tard qu'il faisait partie de "la bande à Dorothée", mais sincèrement, avec la voix qu'il avait, je ne comprends pas que sa notoriété n'ait pas franchi les limites du département 05....


 

Ce soir le hit-parade, promis !

Je vous embrasse

 

13/03/2018

9 MARS 2018 : BELLE RENCONTRE !

Tous les trois quatre mois je vais à Paris. Pendant que chérie va voir sa maman à Bastia, où je ne suis pas trop en sécurité, vu que la maman en question habite juste en face de son ex ! Et ma rencontre avec celui-ci donnerait à peu près la même chose que chérie croisant la mienne (d'ex) dans les Côtes d'Armor..

Bref, Paris. Valise lourde, car j'ai pris l'ordinateur. Que vais-je lire dans le train ? En principe c'est Cauvin ou Bouvard. Là c'est le "tour" de Philippe, et j'emporte et si je disais tout, un opus de 1977 où il passe les people de l'époque en revue. Sans complaisance, ce qui était rare à l'époque.


J'avais pris mes billets longtemps à l'avance, ce qui me dispensait d'emprunter le TGV low-cost Ouigo, où on est serrés comme des sardines, et qui vous laisse à Disneyland. J'aime bien le parc de Mickey, mais sa gare un peu moins, car avec le Ouigo, on doit faire le parcours du combattant, et avec une valise lourde ce n'est pas le top.
Quand j'ai pris les billets, j'avais le choix entre le Ouigo (arrivée à Disney 19h45, donc Paris 20h45) pour 35 euros, le TGV seconde classe à 42 euros direct Paris, et la première à 48. Ce que j'ai fait, pour l'aller comme pour le retour.
Le retour Ouigo impose de partir de Paris à 11h dernier délai, le TGV que j'ai choisi me permettait de partir 3 heures plus tard. Direct Toulon en plus !

A Paris, j'ai revu un petit-cousin (petit-fils de ma cousine germaine) que je n'avais plus revu devant "les évènements". Dont on n'a pas parlé, lui étant féru de généalogie et de météorologie, comme son "tonton" ! 
Le temps là-bas était comme celui de Sanary quand je suis parti, à savoir frisquet, venteux et souvent pluvieux.
J'étais finalement content quand j'ai refait ma valise, le vendredi. Direction Gare de Lyon, avec changement de bus. Sous le flotte et le froid, mon Bouvard dans la poche de ma parka.
J'y étais en avance, arrivé à midi et demie pour un train partant à 14h11 ! J'ai déjeuné au Mezzo i Pasta, fast-food de pâtes fraîches nouvellement implanté là-bas. Trés raisonnable : Pour dix euros, grande portion de pâtes plus une bouteille de vin. 
A 13h j'étais dans une des salles d'attente, attendant que la voie de mon train soit affichée. Logiquement 13h51 pour un départ à 14h11.
13h51 arrive. Rien.
13h55. Rien .
14h. Encore rien !
Pendant ce temps je vois défiler sur le panneau des trains qui sont censés partir après le mien, et, quand même, un peu après 14h, j'ai des infos !
NICE MENTON RETARD 30 MN. Donc encore plus d'une demie-heure à faire le poireau.
Mais toujours pas d'indication de voie. Une voix masculine dans le haut-parleur parle de "problèmes de signalisation". Comme d'habitude !

Il n'y a que sur les passages à niveau des Pyrénées Orientales que la signalisation est infaillible...

A 14h20, le panneau indique "HALL 1". La Gare de Lyon est depuis toujours dotée de deux halls de départ : le hall "royal", le plus près de la sortie, celui où débouche le métro et qui donne sur le parvis, et le "hall 2", dit "Hall des oubliés" pour lequel il faut se taper 500 mètres supplémentaires. 
Donc, toujours avec la valise, direction le Hall 1, qui n'est pas, contrairement à l'autre, à l'abri des courants d'air.
Mais je ne sais toujours pas de quelle voie il partira ! Moi et les quelques 500 voyageurs du train en question qui piétinent sous le froid. 
14h35 : des news ! Toujours pas de voie, mais RETARD 40 MN ! J'entends des murmures dans le hall, bien entendu aucun agent SNCF à l'horizon ! Je prends une photo pour l'envoyer à ma chérie :

GARE LYON.jpg

ENFIN à 14h50, ils annoncent la voie ! Je suis en voiture 3, donc logiquement je n'aurai pas beaucoup à marcher.
Tu parles ! La première "voiture" est numérotée 11...
La composition du train est la suivante : 11  12  13  14  15  16  8  7  6  5  4  3  2  1 !
On aura traduit : tout le double TGV à remonter...
Tandis que des coups de sifflet menaçants retentissent pour faire presser les voyageurs (ne manquent pas d'air !) je gagne ma voiture 3. 
Place 82, pas trop mal située. Je range ma valise, ma parka, mon pull et je récupère mon Bouvard.
A 15h pétantes (50 minutes de retard finalement) le train s'ébranle. Là je dois dire qu'il se donne du mal pour essayer de grignoter quelques minutes, car il bourre pas mal.
Je regarde autour de moi. Je suis un des plus jeunes, comme c'est le cas en première. Je ne vois qu'une jeune femme de l'autre côté de l'allée.
Il règne un silence de mort dans le wagon, même un éternuement serait mal vu...
Mais juste à côté j'entends quelqu'un parler à haute voix.
- vous notez cette phrase : "au sujet des commémorations..."
La même voix que Philippe Bouvard. 
Et là je regarde d'où vient la voix. A côté de la jeune femme en question, un monsieur avec costume arborant la légion d'honneur, C'ETAIT PHILIPPE BOUVARD LUI-MEME !!!
J'en parle par sms à ma chérie laquelle me répond "demande-lui un autographe"...
Me croyait-elle ? Alors j'ai pris mon courage à une main, l'autre tenant le bouquin, et me suis adressé à lui.
- vous êtes Monsieur Bouvard ?
Il me regarde avec des yeux pétillants. C'était bien lui.
- ça me ferait plaisir que vous me dédicaciez ce livre, je suis un de vos plus grands admirateurs (ce qui est vrai)  et là il me répond :
- Avec plaisir ! C'est quand même incroyable que vous lisiez un de mes ouvrages dans ce train !
Je lui réponds sans mentir, à savoir qu'il était (avec Patrick Cauvin) mon auteur de chevet quand je me rendais à Paris.
Là il se lève - enfin fait un geste en ce sens, il a 88 ans - et me serre la main, toujours avec le même regard pétillant, presque "reconnaissant". Me demande mon prénom et d'une écriture rapide, me fait ma dédicace, presque en s'excusant :
- Vous savez, avec l'âge, on lit de moins en moins bien et on écrit de plus en plus mal...
DEDICACE.jpg
J'avoue que je ne sais pas ce que j'ai pu balbutier comme réponse. De voir comment cet homme, qui depuis 50 ans, a parlé aux plus grands, notamment tous les présidents de la Vème république, les plus grands acteurs, chanteurs, écrivains, s'était donné la peine de se lever et de me serrer la main, à moi qui ne suis qu'un pékin lambda, m'a complètement secoué !

Oui je suis un de ses plus grands admirateurs. J'ai fait plusieurs notes sur lui. Et pourtant, il n'est pas de mon bord politique...
C'est à 16 ans que je l'ai découvert, sur RTL où il jouait les méchants.  Puis à la télé avec samedi soir, dont je ne loupais aucune émission. J'ai découvert sa littérature dans la foulée avec des ouvrages assez percutants pour l'époque. Au cinéma où il a joué dans l'aile ou la cuisse en 1976 avec De Funès.
Les grosses têtes en revanche, je n'étais pas fan. Du reste en cette période moralisatrice où une petite drague est assimilée à du harcèlement sexuel, cette émission grivoise serait interdite avec le contenu des années 80, 90 et 2000 !
Ruquier, qui le lui a piquée, est nettement plus "consensuel" !
Mais ce qui m'a marqué, c'est son "petit théâtre" où il a révélé beaucoup de talents encore en herbe : les Inconnus, Mimie Mathy, Chevallier/Laspalès, Smaïn, Muriel Robin, feu Marcel Philippot (je l'aurai un jour, je l'aurai), Tex, Fabrice Luchini...

Enfin je ne vais pas faire sa "nécro" avant l'heure, mais quand même une petite anecdote : En 1999, suite à l'arrêt brutal de mes antidépresseurs, je suis devenu maniaco-dépressif. Et dans mes moments "maniaco", j'envoyais toujours un courrier pour féliciter les auteurs que j'avais lus et qui m'avaient plu.
Bien évidemment personne n'a répondu à ce courrier émanant d'une personne visiblement dérangée.
Enfin presque personne : Bouvard, lui, a pris soin de me répondre, et assez longuement.
C'était en 2000 et ce geste m'a touché, m'a montré que cet homme est quelqu'un de profondément humain et altruiste. 
18 ans plus tard, j'en ai eu la confirmation.

Et - clin d'oeil du "Destin", son épouse, Colette Sauvage, a le même nom que la mère de Marité, ma demi-soeur...


Je vous embrasse.

14/02/2018

SAINT VALENTIN

Que vais-je offrir à ma Valentine (ou à mon Valentin ?)

C'est la question que beaucoup de couples amoureux se posent.


Le plus souvent ce sont des fleurs, des bijoux, des petits voyages, des parfums, des dîners aux chandelles.

Mais que faire quand on n'a pas - ou plus - de chéri(e) à combler de cadeaux ?  Ce jour est alors un des pires de l'année. Comme la Noël quand on est séparé de ses enfants, voire ses petits-enfants.

Moi j'ai trouvé mon cadeau de la St Valentin.

Mettre ma "Valentine" au grand jour. Elle s'appelle Marie-Cécile et a 60 ans. On est ensemble depuis bientôt 5 ans. Quelques-uns le savent ici, notamment Cristophe qu'elle avait appelé en mars 2013 parce qu'elle avait senti que j'étais très mal. 

Cette femme m'a en quelque sorte sauvé la vie à cette époque, où, dans ma cave du Odou "j'attendais que ça sonne", devant l'indifférence générale. Ce blog peut en témoigner.
Ah oui ça a sonné, mais pas du tout dans le sens - funeste - auquel je pensais. 
Et, du coup, j'ai commencé à me tourner vers l'avenir.

Le divorce avec mon ex a duré quatre ans. De report en report, de calomnies en calomnies, cela ne fait que quelques jours que je suis libre. 
Le sien de divorce a été plus rapide, "seulement" un an et demie. 
On y a laissé des plumes, autres que financières. Par exemple tous les deux avons deux petites-filles (de quatre ans pour elle, de deux ans et demie pour moi) que nous ne connaissons même pas.  Ca nous fait mal, mais elle et moi - surtout moi, j'avais été prévenu par ma fille - savions le prix à payer, même si les deux petites n'avaient rien fait pour être privées de leurs grands-parents. 
il faut désormais penser à nous, et pour en revenir à la St Valentin, ma chérie, de son côté, me fait un cadeau encore plus beau :

Elle accepte de m'épouser. 

Ce sera le 28 juillet prochain, dans un petit village d'Auvergne où nous passons nos étés, plus doux que ceux du Four Sanaryen.

Voilà. Je voulais que ceux qui lisent mon blog soient les premiers à l'apprendre.

Je vous embrasse.


cfb_387602.jpg

07/01/2018

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : France GALL

Après Gérard Palaprat fin septembre, Johnny Hallyday en décembre, voilà France Gall qui nous quitte, sur la pointe des pieds, sans prévenir.  Oui, sans prévenir, et c'est ça qui est le plus douloureux car personne ne s'y attendait...

Je reprends donc mes notes d'il y a 7 ans (les premiers commentaires sont de l'époque) pour évoquer sa carrière dans Salut les Copains, la carrière de celle qui reste pour moi - je l'avais déjà écrit en 2011 - la plus grande chanteuse française de la fin du XXème siècle, capable de faire des numéro 1 dans les années 60 (sacré Charlemagne), dans les années 70 (J'ai besoin d'amour), dans les années 80 (Tout pour la musique) et dans les années 90 (laissez passer les rêves) ces maudites années 90 qui verront la disparition : de son mari Michel Berger, de son père, et de sa fille.
Malgré tout cela, elle reviendra dans les années 2000 sur le devant de la scène avec notamment la seule chose qui compte.

Après ce grand préambule, place aux chiffres !
 

Premier disque, en novembre 63, premiers succès. Ne sois pas si bête va rester 13 semaines dans le hit, avec une prometteuse 9ème place en mars 64.

Elle se pointe déjà à la 17ème place pour l'ensemble de l'année 1963, 4ème chanteuse derrière ses trois aînées Sylvie Vartan, Sheila  et Françoise Hardy.

En mars de cette même année, second disque, un doublé ! N'écoute pas les idoles sera 5ème en juin, Les rubans et la fleur 12èmes ce même mois.

Troisième disque, en mai : encore un doublé. Une 11ème place pour la cloche en juillet, et la 12ème pour mes premières vraies vacances en septembre, 19 semaines de présence !

Nouveau doublé pour le mois de septembre : Laisse tomber les filles sera 8ème en octobre, Christiansen 19ème en novembre. Cette chanson est, je pense, autobiographique, une des seules à ne pas être de Gainsbourg.

Et pour clôturer en beauté cette année 64, elle sort en novembre sacré Charlemagne, qui sera carrément numéro 1 du hit en janvier...

Pour cette année 64, avec 7 disques classés dont un numéro un, elle est 6ème interprète, et arrive sur le podium des chanteuses en dégommant Sheila.

On le voit, pour arriver à devenir une vedette, elle n'avait pas toujours besoin de Gainsbourg...

On pourrait penser qu'elle est au sommet, mais non ! Son disque suivant va carrément gagner l'Eurovision ! Poupée de cire poupée de son triomphe cette année-là (mais pas pour la France, qui était pourtant super bien représentée avec N'avoue jamais de Guy Mardel)
Sentimentalement, ce n'est pas tout à fait la même chose, car elle téléphone à son petit ami de l'époque pour lui annoncer la nouvelle. Celui-ci, jaloux, lui dira :" Tu as chanté faux ! Tu étais nulle : Et comme tu as gagné, c'est fini entre nous..."
Un certain Claude François ! Ils se rabibocheront ensuite, pour deux petites années. Et au final, lassée, c'est elle qui partira. Comme d'habitude naîtra de cette rupture.

Côté hit, un doublé avec ce 45 tours, la Poupée (qui ne faisait pas encore non) sera 5ème en mai, Dis à ton capitaine 21ème en juin.

Dans son disque de juin attends ou va-t'en sera 10ème à l'été, alors que Et des baisers, passé en boucle dans l'émission, n'a jamais quitté l'"antichambre". Preuve qu'à l'époque c'étaient encore bien les lecteurs qui faisaient le hit (jusqu'en 74) et pas encore les animateurs.

Même phénomène dans son disque de rentrée : On entend sans arrêt l'Amérique, qui ne sera pas classé. Nous ne sommes pas des anges idem. C'est le temps de la rentrée qui sera classée avec une humble 17ème place en novembre. Et sa plus belle chanson de l'époque - pour moi - sera oubliée : on se ressemble toi et moi.

France Gall pour cette année 65 va se ramasser à la 13ème place, et seulement 5ème chanteuse, derrière les trois "institutionnelles" et Pétula Clark qui aura fait une excellente année.

J'ai été (j'ignore pourquoi...) littéralement fou à l'époque de sa chanson suivante, Baby pop. Pour la musique. A 15 ans, je ne faisais que peu attention aux paroles dès lors que la musique me bottait. Je guettais fébrilement son passage à la radio, j'attendais le hit où je savais qu'elle était classée et je me disais que lorsque j'aurais les 4 francs nécessaires (l'équivalent de 13 euros actuels) pour me le payer d'occasion, je ne louperais pas !
Côté hit, encore un doublé : En mars, baby pop donc 5ème, faut-il que je t'aime 11ème.

On a beaucoup critiqué France Gall pour sa naïveté au sujet de sa chanson suivante, les sucettesRappelez-vous qu'on était en 1966, que les filles avaient des chaussettes et des jupes plissées, et surtout pas l'esprit mal tourné, comme les garçons en général et un certain Gainsbourg en particulier. Je me demande d'ailleurs combien de gens ont vu - en l'entendant pour la première fois - que cette chanson parlait de fellation, et non pas de friandise. A mon avis, même pas 20%...
Cette chanson sera 9ème en juin.

Nouveau doublé pour le disque suivant qui verra en octobre bonsoir John John 9ème et la rose des vents 15ème.

Pour cette année 66, elle remonte à la 11ème place, mais surtout prend la médaille d'argent chez les chanteuses, derrière Sylvie bien sûr.

Cette année 67 va marquer le début de la descente pour France Gall. On n'a pas le droit ne fera pas mieux, en janvier et février, que la 14ème place.

Pire : le disque suivant, la petite, enregistré avec l'animateur-vedette Maurice Biraud (le Foucault de l'époque), n'entrera même pas dans les 25 premières...

Heureusement, encore un doublé pour le disque d'automne, bébé requin se classant 3ème en octobre, Chanson pour que tu m'aimes un peu 15ème ce même mois. Et Tennie Weenie Boopie frôlera le hit, se classant 26ème. 3 chansons sur les 26 premières de ce mois d'octobre, on pourrait croire à une résurrection de la chanteuse, mais hélas, ce sera son premier chant du cygne.
Chute largement aidée par Gainsbourg qui va la laisser tomber. Bébé Requin était signé Dassin, Teenie était de lui. Blessé dans son orgueil, l'homme à la tête de chou s'en va...

Toi que je veux sera sa dernière chanson classée avant un bon bout de temps, 17ème en décembre et janvier.

Elle est encore 11ème sur l'année, dernière année où elle figurera dans les 20 premières de SLC.

Elle ne classera rien ni en 68, malgré dadi-dada qu'on entendra beaucoup (générique de l'émission dim dam dom), malgré y a du soleil à vendre, malgré 24/36.

Ni en 69 malgré homme tout petit, malgré les années folles, malgré la torpédo bleue.

En 1970 une petite 22ème place avec Zozoi et une 21ème avec Les éléphants.

Une seule chanson de classée en 1971, c'est cela l'amour, 18ème. Chasse-neige ne sera pas classé.

72 et 73 seront aussi deux années "blanches", malgré Frankeinstein, 5 minutes d'amour, par plaisir.
Vous dire à quel point ses ventes furent rares, j'ai vendu en 2010 ce disque par plaisir, dans un état plus que moyen, pour près de 20 euros...

On aurait pu croire que la carrière de France était en train d'agoniser, mais c'était sans compter sur un immense coup de théâtre dont l'Amour fut l'instigateur.

C'est en entendant à la radio au cours de l'année 1973 la chanson Attends-moi interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il pourrait lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien qu'il ait été déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France à l'époque, il n'est pas question d'une collaboration entre eux. Pour Michel, France Gall n'est qu'une "yéyé" has been. 

En plus Berger subit une crise sentimentale: sa compagne Véronique Sanson, avec qui il était en totale osmose musicale depuis leur adolescence le quitte pour un certain Stephen Stills.

Ce n'est que six mois plus tard, en mai 1974 qu'il acceptera d'écrire pour elle. 
C'est ainsi que va naître La Déclaration d'amour, premier succès d'une longue liste. Et façon pudique de faire la cour à France, dont il devient amoureux.

France, qui est de plus en plus humiliée par Julien Clerc (en public il l'appellera un jour "la vieille chanteuse"), lui étant une étoile montante, et elle, plutôt dans la mauvaise pente. Le couple vole donc en éclats, ce qui vaudra à Julien une belle chanson Souffrir par toi n'est pas souffrir.

Une septième place consacre cette déclaration, cette nouvelle France Gall, qui entame - sans le savoir - sa deuxième carrière. Celle de star internationale, celle de plus grande chanteuse française depuis Edith Piaf.

En novembre, elle sort le titre Mais aime-la qui ne fait pas une grande carrière, mais arrive quand même à la septième place en janvier.

Pour cette période 1963/1974, France Gall pointe néanmoins à la 13ème place, 4ème interprète féminine derrière les trois "inaccessibles", Sylvie, Sheila et Françoise Hardy.

Mais ça ne veut strictement rien dire, car sur les années 63/66 elle était incontournable, un peu moins prisée sur les années 67/69, et complètement à la ramasse sur les années 70/73.

Et ensuite ? Ensuite presque vingt ans de tubes ininterrompus, jusqu'à la mort de Michel Berger en 1992. Michel Berger qu'elle épousera en 1976.

J'ai pensé qu'il était plus important de rappeler la carrière de France Gall que de livrer à l'heure le top35 de septembre 1982.
Demain il sera en ligne, promis.

Je vous embrasse. 

10/12/2017

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY V

1973 - 1974

(note de 2011)

On avait laissé Johnny perplexe, à l'automne 1973, après presque trois ans sans numéro 1.

Or en décembre, on va assister à un choc de titans. On n'entendra que trois chansons à la radio.  Notamment dans l'émission "Radio 2" diffusée la nuit sur Europe 1 : Delpech avec Les divorcés, Sardou avec les Vieux Mariés, et.... Johnny avec Noël interdit, sortie le 15 novembre. C'est ce dernier qui va décrocher la timbale, premier en janvier 1974. Il va même se permettre un doublé, le premier depuis... l'été 70, car Fou d'amour va surgir numéro 2 en février !
Mais pour l'année 73, Johnny n'est que 3ème interprète, derrière Stone Charden et Patrick Juvet.

1974 sera une belle année pour lui. Prends ma vie, sortie le 18 mars, est numéro 1 en avril.
Je t'aime je t'aime je t'aime, sortie le 14 mai, restera longtemps dans le hit et obtiendra la 4ème place en juillet.
Johnny Rider, sortie le 18 septembre, sera première en novembre.

Et Johnny reprend sa première place en 1974, juste devant Daniel Guichard.

Et ensuite ?
A prendre avec des pincettes sur un hit-parade où certains sont purement et simplement boycottés, comme Claude François. 

 


Dès que je le pourrai, j'écrirai des notes basées sur les ventes de disques, instrument devenu fiable depuis le début des années 70, où le prix du disque est devenu abordable.

Petite piqûre de rappel à ce sujet :

un 45 tours vaut 10 francs (prix imposé) jusqu'en 1967, soit l'équivalent de 14 euros actuels en 1963 (dur pour l'argent de poche), 13 euros en 1965, 12 euros en 1967.
Date à laquelle apparaît le single, prix imposé 6,70 francs soit l'équivalents de 8 euros 50. Mais il faudra encore quelques années avant que tous les chanteurs français s'y mettent. 

Puis viendront les hypermarchés, qui feront baisser le prix du disque. En 1969 on pourra le trouver à 6 francs (6,40 euro), le plus bas à ma connaissance étant 4 francs 95 en 1974 à l'ouverture du Carrefour Parinor à Aulnay sous bois. 3 euros 75 actuels, j'en achètera une bonne douzaine à cette occasion !

Je vous embrasse.