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30/07/2018

Pas de top ce dimanche 28 juillet....

Mais j'ai une bonne excuse :

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Malgré tous les obstacles qu'ils ont eu à surmonter, 
Robert et Murielle se sont enfin mariés.

09/05/2018

Pour Hug (à propos de Jean-Paul Césari)

J'ai connu Jean-Paul Césari à ses débuts, bien avant Nicky Larson. C'était en 1982 et ses différents styles m'avaient impressionné.
Il habitait Gap en ce temps-là, et venait souvent dans les studios de la radio dont je parle souvent en ce moment.
Ses disques étaient souvent passés à l'antenne, et du coup les deux faces de son second 45 tours ont été numéro un dans mon hit-parade ! 
Il avait apprécié et m'avait fait cette dédicace qu'on peut lire sur la droite du disque :

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Je l'ai perdu de vue quand, en 84, la radio a coulé, mais j'achetais toujours ses disques : super, comédienne, dites-lui.
C'est à l'époque de veilleur de nuit (1987) que Mende-Radio, où j'officiais alors, a eu l'idée de faire un gala avec toutes les vedettes du moment, dont lui qui passait en première partie.
J'ai été le voir dans sa loge et il m'a sauté au cou ! On ne s'était pourtant pas vus depuis 4 ans...
On s'est promis de se donner des nouvelles, mais, comme bien souvent on s'est re-perdus de vue.

J'ai su plus tard qu'il faisait partie de "la bande à Dorothée", mais sincèrement, avec la voix qu'il avait, je ne comprends pas que sa notoriété n'ait pas franchi les limites du département 05....


 

Ce soir le hit-parade, promis !

Je vous embrasse

 

13/03/2018

9 MARS 2018 : BELLE RENCONTRE !

Tous les trois quatre mois je vais à Paris. Pendant que chérie va voir sa maman à Bastia, où je ne suis pas trop en sécurité, vu que la maman en question habite juste en face de son ex ! Et ma rencontre avec celui-ci donnerait à peu près la même chose que chérie croisant la mienne (d'ex) dans les Côtes d'Armor..

Bref, Paris. Valise lourde, car j'ai pris l'ordinateur. Que vais-je lire dans le train ? En principe c'est Cauvin ou Bouvard. Là c'est le "tour" de Philippe, et j'emporte et si je disais tout, un opus de 1977 où il passe les people de l'époque en revue. Sans complaisance, ce qui était rare à l'époque.


J'avais pris mes billets longtemps à l'avance, ce qui me dispensait d'emprunter le TGV low-cost Ouigo, où on est serrés comme des sardines, et qui vous laisse à Disneyland. J'aime bien le parc de Mickey, mais sa gare un peu moins, car avec le Ouigo, on doit faire le parcours du combattant, et avec une valise lourde ce n'est pas le top.
Quand j'ai pris les billets, j'avais le choix entre le Ouigo (arrivée à Disney 19h45, donc Paris 20h45) pour 35 euros, le TGV seconde classe à 42 euros direct Paris, et la première à 48. Ce que j'ai fait, pour l'aller comme pour le retour.
Le retour Ouigo impose de partir de Paris à 11h dernier délai, le TGV que j'ai choisi me permettait de partir 3 heures plus tard. Direct Toulon en plus !

A Paris, j'ai revu un petit-cousin (petit-fils de ma cousine germaine) que je n'avais plus revu devant "les évènements". Dont on n'a pas parlé, lui étant féru de généalogie et de météorologie, comme son "tonton" ! 
Le temps là-bas était comme celui de Sanary quand je suis parti, à savoir frisquet, venteux et souvent pluvieux.
J'étais finalement content quand j'ai refait ma valise, le vendredi. Direction Gare de Lyon, avec changement de bus. Sous le flotte et le froid, mon Bouvard dans la poche de ma parka.
J'y étais en avance, arrivé à midi et demie pour un train partant à 14h11 ! J'ai déjeuné au Mezzo i Pasta, fast-food de pâtes fraîches nouvellement implanté là-bas. Trés raisonnable : Pour dix euros, grande portion de pâtes plus une bouteille de vin. 
A 13h j'étais dans une des salles d'attente, attendant que la voie de mon train soit affichée. Logiquement 13h51 pour un départ à 14h11.
13h51 arrive. Rien.
13h55. Rien .
14h. Encore rien !
Pendant ce temps je vois défiler sur le panneau des trains qui sont censés partir après le mien, et, quand même, un peu après 14h, j'ai des infos !
NICE MENTON RETARD 30 MN. Donc encore plus d'une demie-heure à faire le poireau.
Mais toujours pas d'indication de voie. Une voix masculine dans le haut-parleur parle de "problèmes de signalisation". Comme d'habitude !

Il n'y a que sur les passages à niveau des Pyrénées Orientales que la signalisation est infaillible...

A 14h20, le panneau indique "HALL 1". La Gare de Lyon est depuis toujours dotée de deux halls de départ : le hall "royal", le plus près de la sortie, celui où débouche le métro et qui donne sur le parvis, et le "hall 2", dit "Hall des oubliés" pour lequel il faut se taper 500 mètres supplémentaires. 
Donc, toujours avec la valise, direction le Hall 1, qui n'est pas, contrairement à l'autre, à l'abri des courants d'air.
Mais je ne sais toujours pas de quelle voie il partira ! Moi et les quelques 500 voyageurs du train en question qui piétinent sous le froid. 
14h35 : des news ! Toujours pas de voie, mais RETARD 40 MN ! J'entends des murmures dans le hall, bien entendu aucun agent SNCF à l'horizon ! Je prends une photo pour l'envoyer à ma chérie :

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ENFIN à 14h50, ils annoncent la voie ! Je suis en voiture 3, donc logiquement je n'aurai pas beaucoup à marcher.
Tu parles ! La première "voiture" est numérotée 11...
La composition du train est la suivante : 11  12  13  14  15  16  8  7  6  5  4  3  2  1 !
On aura traduit : tout le double TGV à remonter...
Tandis que des coups de sifflet menaçants retentissent pour faire presser les voyageurs (ne manquent pas d'air !) je gagne ma voiture 3. 
Place 82, pas trop mal située. Je range ma valise, ma parka, mon pull et je récupère mon Bouvard.
A 15h pétantes (50 minutes de retard finalement) le train s'ébranle. Là je dois dire qu'il se donne du mal pour essayer de grignoter quelques minutes, car il bourre pas mal.
Je regarde autour de moi. Je suis un des plus jeunes, comme c'est le cas en première. Je ne vois qu'une jeune femme de l'autre côté de l'allée.
Il règne un silence de mort dans le wagon, même un éternuement serait mal vu...
Mais juste à côté j'entends quelqu'un parler à haute voix.
- vous notez cette phrase : "au sujet des commémorations..."
La même voix que Philippe Bouvard. 
Et là je regarde d'où vient la voix. A côté de la jeune femme en question, un monsieur avec costume arborant la légion d'honneur, C'ETAIT PHILIPPE BOUVARD LUI-MEME !!!
J'en parle par sms à ma chérie laquelle me répond "demande-lui un autographe"...
Me croyait-elle ? Alors j'ai pris mon courage à une main, l'autre tenant le bouquin, et me suis adressé à lui.
- vous êtes Monsieur Bouvard ?
Il me regarde avec des yeux pétillants. C'était bien lui.
- ça me ferait plaisir que vous me dédicaciez ce livre, je suis un de vos plus grands admirateurs (ce qui est vrai)  et là il me répond :
- Avec plaisir ! C'est quand même incroyable que vous lisiez un de mes ouvrages dans ce train !
Je lui réponds sans mentir, à savoir qu'il était (avec Patrick Cauvin) mon auteur de chevet quand je me rendais à Paris.
Là il se lève - enfin fait un geste en ce sens, il a 88 ans - et me serre la main, toujours avec le même regard pétillant, presque "reconnaissant". Me demande mon prénom et d'une écriture rapide, me fait ma dédicace, presque en s'excusant :
- Vous savez, avec l'âge, on lit de moins en moins bien et on écrit de plus en plus mal...
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J'avoue que je ne sais pas ce que j'ai pu balbutier comme réponse. De voir comment cet homme, qui depuis 50 ans, a parlé aux plus grands, notamment tous les présidents de la Vème république, les plus grands acteurs, chanteurs, écrivains, s'était donné la peine de se lever et de me serrer la main, à moi qui ne suis qu'un pékin lambda, m'a complètement secoué !

Oui je suis un de ses plus grands admirateurs. J'ai fait plusieurs notes sur lui. Et pourtant, il n'est pas de mon bord politique...
C'est à 16 ans que je l'ai découvert, sur RTL où il jouait les méchants.  Puis à la télé avec samedi soir, dont je ne loupais aucune émission. J'ai découvert sa littérature dans la foulée avec des ouvrages assez percutants pour l'époque. Au cinéma où il a joué dans l'aile ou la cuisse en 1976 avec De Funès.
Les grosses têtes en revanche, je n'étais pas fan. Du reste en cette période moralisatrice où une petite drague est assimilée à du harcèlement sexuel, cette émission grivoise serait interdite avec le contenu des années 80, 90 et 2000 !
Ruquier, qui le lui a piquée, est nettement plus "consensuel" !
Mais ce qui m'a marqué, c'est son "petit théâtre" où il a révélé beaucoup de talents encore en herbe : les Inconnus, Mimie Mathy, Chevallier/Laspalès, Smaïn, Muriel Robin, feu Marcel Philippot (je l'aurai un jour, je l'aurai), Tex, Fabrice Luchini...

Enfin je ne vais pas faire sa "nécro" avant l'heure, mais quand même une petite anecdote : En 1999, suite à l'arrêt brutal de mes antidépresseurs, je suis devenu maniaco-dépressif. Et dans mes moments "maniaco", j'envoyais toujours un courrier pour féliciter les auteurs que j'avais lus et qui m'avaient plu.
Bien évidemment personne n'a répondu à ce courrier émanant d'une personne visiblement dérangée.
Enfin presque personne : Bouvard, lui, a pris soin de me répondre, et assez longuement.
C'était en 2000 et ce geste m'a touché, m'a montré que cet homme est quelqu'un de profondément humain et altruiste. 
18 ans plus tard, j'en ai eu la confirmation.

Et - clin d'oeil du "Destin", son épouse, Colette Sauvage, a le même nom que la mère de Marité, ma demi-soeur...


Je vous embrasse.

14/02/2018

SAINT VALENTIN

Que vais-je offrir à ma Valentine (ou à mon Valentin ?)

C'est la question que beaucoup de couples amoureux se posent.


Le plus souvent ce sont des fleurs, des bijoux, des petits voyages, des parfums, des dîners aux chandelles.

Mais que faire quand on n'a pas - ou plus - de chéri(e) à combler de cadeaux ?  Ce jour est alors un des pires de l'année. Comme la Noël quand on est séparé de ses enfants, voire ses petits-enfants.

Moi j'ai trouvé mon cadeau de la St Valentin.

Mettre ma "Valentine" au grand jour. Elle s'appelle Marie-Cécile et a 60 ans. On est ensemble depuis bientôt 5 ans. Quelques-uns le savent ici, notamment Cristophe qu'elle avait appelé en mars 2013 parce qu'elle avait senti que j'étais très mal. 

Cette femme m'a en quelque sorte sauvé la vie à cette époque, où, dans ma cave du Odou "j'attendais que ça sonne", devant l'indifférence générale. Ce blog peut en témoigner.
Ah oui ça a sonné, mais pas du tout dans le sens - funeste - auquel je pensais. 
Et, du coup, j'ai commencé à me tourner vers l'avenir.

Le divorce avec mon ex a duré quatre ans. De report en report, de calomnies en calomnies, cela ne fait que quelques jours que je suis libre. 
Le sien de divorce a été plus rapide, "seulement" un an et demie. 
On y a laissé des plumes, autres que financières. Par exemple tous les deux avons deux petites-filles (de quatre ans pour elle, de deux ans et demie pour moi) que nous ne connaissons même pas.  Ca nous fait mal, mais elle et moi - surtout moi, j'avais été prévenu par ma fille - savions le prix à payer, même si les deux petites n'avaient rien fait pour être privées de leurs grands-parents. 
il faut désormais penser à nous, et pour en revenir à la St Valentin, ma chérie, de son côté, me fait un cadeau encore plus beau :

Elle accepte de m'épouser. 

Ce sera le 28 juillet prochain, dans un petit village d'Auvergne où nous passons nos étés, plus doux que ceux du Four Sanaryen.

Voilà. Je voulais que ceux qui lisent mon blog soient les premiers à l'apprendre.

Je vous embrasse.


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07/01/2018

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : France GALL

Après Gérard Palaprat fin septembre, Johnny Hallyday en décembre, voilà France Gall qui nous quitte, sur la pointe des pieds, sans prévenir.  Oui, sans prévenir, et c'est ça qui est le plus douloureux car personne ne s'y attendait...

Je reprends donc mes notes d'il y a 7 ans (les premiers commentaires sont de l'époque) pour évoquer sa carrière dans Salut les Copains, la carrière de celle qui reste pour moi - je l'avais déjà écrit en 2011 - la plus grande chanteuse française de la fin du XXème siècle, capable de faire des numéro 1 dans les années 60 (sacré Charlemagne), dans les années 70 (J'ai besoin d'amour), dans les années 80 (Tout pour la musique) et dans les années 90 (laissez passer les rêves) ces maudites années 90 qui verront la disparition : de son mari Michel Berger, de son père, et de sa fille.
Malgré tout cela, elle reviendra dans les années 2000 sur le devant de la scène avec notamment la seule chose qui compte.

Après ce grand préambule, place aux chiffres !
 

Premier disque, en novembre 63, premiers succès. Ne sois pas si bête va rester 13 semaines dans le hit, avec une prometteuse 9ème place en mars 64.

Elle se pointe déjà à la 17ème place pour l'ensemble de l'année 1963, 4ème chanteuse derrière ses trois aînées Sylvie Vartan, Sheila  et Françoise Hardy.

En mars de cette même année, second disque, un doublé ! N'écoute pas les idoles sera 5ème en juin, Les rubans et la fleur 12èmes ce même mois.

Troisième disque, en mai : encore un doublé. Une 11ème place pour la cloche en juillet, et la 12ème pour mes premières vraies vacances en septembre, 19 semaines de présence !

Nouveau doublé pour le mois de septembre : Laisse tomber les filles sera 8ème en octobre, Christiansen 19ème en novembre. Cette chanson est, je pense, autobiographique, une des seules à ne pas être de Gainsbourg.

Et pour clôturer en beauté cette année 64, elle sort en novembre sacré Charlemagne, qui sera carrément numéro 1 du hit en janvier...

Pour cette année 64, avec 7 disques classés dont un numéro un, elle est 6ème interprète, et arrive sur le podium des chanteuses en dégommant Sheila.

On le voit, pour arriver à devenir une vedette, elle n'avait pas toujours besoin de Gainsbourg...

On pourrait penser qu'elle est au sommet, mais non ! Son disque suivant va carrément gagner l'Eurovision ! Poupée de cire poupée de son triomphe cette année-là (mais pas pour la France, qui était pourtant super bien représentée avec N'avoue jamais de Guy Mardel)
Sentimentalement, ce n'est pas tout à fait la même chose, car elle téléphone à son petit ami de l'époque pour lui annoncer la nouvelle. Celui-ci, jaloux, lui dira :" Tu as chanté faux ! Tu étais nulle : Et comme tu as gagné, c'est fini entre nous..."
Un certain Claude François ! Ils se rabibocheront ensuite, pour deux petites années. Et au final, lassée, c'est elle qui partira. Comme d'habitude naîtra de cette rupture.

Côté hit, un doublé avec ce 45 tours, la Poupée (qui ne faisait pas encore non) sera 5ème en mai, Dis à ton capitaine 21ème en juin.

Dans son disque de juin attends ou va-t'en sera 10ème à l'été, alors que Et des baisers, passé en boucle dans l'émission, n'a jamais quitté l'"antichambre". Preuve qu'à l'époque c'étaient encore bien les lecteurs qui faisaient le hit (jusqu'en 74) et pas encore les animateurs.

Même phénomène dans son disque de rentrée : On entend sans arrêt l'Amérique, qui ne sera pas classé. Nous ne sommes pas des anges idem. C'est le temps de la rentrée qui sera classée avec une humble 17ème place en novembre. Et sa plus belle chanson de l'époque - pour moi - sera oubliée : on se ressemble toi et moi.

France Gall pour cette année 65 va se ramasser à la 13ème place, et seulement 5ème chanteuse, derrière les trois "institutionnelles" et Pétula Clark qui aura fait une excellente année.

J'ai été (j'ignore pourquoi...) littéralement fou à l'époque de sa chanson suivante, Baby pop. Pour la musique. A 15 ans, je ne faisais que peu attention aux paroles dès lors que la musique me bottait. Je guettais fébrilement son passage à la radio, j'attendais le hit où je savais qu'elle était classée et je me disais que lorsque j'aurais les 4 francs nécessaires (l'équivalent de 13 euros actuels) pour me le payer d'occasion, je ne louperais pas !
Côté hit, encore un doublé : En mars, baby pop donc 5ème, faut-il que je t'aime 11ème.

On a beaucoup critiqué France Gall pour sa naïveté au sujet de sa chanson suivante, les sucettesRappelez-vous qu'on était en 1966, que les filles avaient des chaussettes et des jupes plissées, et surtout pas l'esprit mal tourné, comme les garçons en général et un certain Gainsbourg en particulier. Je me demande d'ailleurs combien de gens ont vu - en l'entendant pour la première fois - que cette chanson parlait de fellation, et non pas de friandise. A mon avis, même pas 20%...
Cette chanson sera 9ème en juin.

Nouveau doublé pour le disque suivant qui verra en octobre bonsoir John John 9ème et la rose des vents 15ème.

Pour cette année 66, elle remonte à la 11ème place, mais surtout prend la médaille d'argent chez les chanteuses, derrière Sylvie bien sûr.

Cette année 67 va marquer le début de la descente pour France Gall. On n'a pas le droit ne fera pas mieux, en janvier et février, que la 14ème place.

Pire : le disque suivant, la petite, enregistré avec l'animateur-vedette Maurice Biraud (le Foucault de l'époque), n'entrera même pas dans les 25 premières...

Heureusement, encore un doublé pour le disque d'automne, bébé requin se classant 3ème en octobre, Chanson pour que tu m'aimes un peu 15ème ce même mois. Et Tennie Weenie Boopie frôlera le hit, se classant 26ème. 3 chansons sur les 26 premières de ce mois d'octobre, on pourrait croire à une résurrection de la chanteuse, mais hélas, ce sera son premier chant du cygne.
Chute largement aidée par Gainsbourg qui va la laisser tomber. Bébé Requin était signé Dassin, Teenie était de lui. Blessé dans son orgueil, l'homme à la tête de chou s'en va...

Toi que je veux sera sa dernière chanson classée avant un bon bout de temps, 17ème en décembre et janvier.

Elle est encore 11ème sur l'année, dernière année où elle figurera dans les 20 premières de SLC.

Elle ne classera rien ni en 68, malgré dadi-dada qu'on entendra beaucoup (générique de l'émission dim dam dom), malgré y a du soleil à vendre, malgré 24/36.

Ni en 69 malgré homme tout petit, malgré les années folles, malgré la torpédo bleue.

En 1970 une petite 22ème place avec Zozoi et une 21ème avec Les éléphants.

Une seule chanson de classée en 1971, c'est cela l'amour, 18ème. Chasse-neige ne sera pas classé.

72 et 73 seront aussi deux années "blanches", malgré Frankeinstein, 5 minutes d'amour, par plaisir.
Vous dire à quel point ses ventes furent rares, j'ai vendu en 2010 ce disque par plaisir, dans un état plus que moyen, pour près de 20 euros...

On aurait pu croire que la carrière de France était en train d'agoniser, mais c'était sans compter sur un immense coup de théâtre dont l'Amour fut l'instigateur.

C'est en entendant à la radio au cours de l'année 1973 la chanson Attends-moi interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il pourrait lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien qu'il ait été déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France à l'époque, il n'est pas question d'une collaboration entre eux. Pour Michel, France Gall n'est qu'une "yéyé" has been. 

En plus Berger subit une crise sentimentale: sa compagne Véronique Sanson, avec qui il était en totale osmose musicale depuis leur adolescence le quitte pour un certain Stephen Stills.

Ce n'est que six mois plus tard, en mai 1974 qu'il acceptera d'écrire pour elle. 
C'est ainsi que va naître La Déclaration d'amour, premier succès d'une longue liste. Et façon pudique de faire la cour à France, dont il devient amoureux.

France, qui est de plus en plus humiliée par Julien Clerc (en public il l'appellera un jour "la vieille chanteuse"), lui étant une étoile montante, et elle, plutôt dans la mauvaise pente. Le couple vole donc en éclats, ce qui vaudra à Julien une belle chanson Souffrir par toi n'est pas souffrir.

Une septième place consacre cette déclaration, cette nouvelle France Gall, qui entame - sans le savoir - sa deuxième carrière. Celle de star internationale, celle de plus grande chanteuse française depuis Edith Piaf.

En novembre, elle sort le titre Mais aime-la qui ne fait pas une grande carrière, mais arrive quand même à la septième place en janvier.

Pour cette période 1963/1974, France Gall pointe néanmoins à la 13ème place, 4ème interprète féminine derrière les trois "inaccessibles", Sylvie, Sheila et Françoise Hardy.

Mais ça ne veut strictement rien dire, car sur les années 63/66 elle était incontournable, un peu moins prisée sur les années 67/69, et complètement à la ramasse sur les années 70/73.

Et ensuite ? Ensuite presque vingt ans de tubes ininterrompus, jusqu'à la mort de Michel Berger en 1992. Michel Berger qu'elle épousera en 1976.

J'ai pensé qu'il était plus important de rappeler la carrière de France Gall que de livrer à l'heure le top35 de septembre 1982.
Demain il sera en ligne, promis.

Je vous embrasse. 

10/12/2017

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY V

1973 - 1974

(note de 2011)

On avait laissé Johnny perplexe, à l'automne 1973, après presque trois ans sans numéro 1.

Or en décembre, on va assister à un choc de titans. On n'entendra que trois chansons à la radio.  Notamment dans l'émission "Radio 2" diffusée la nuit sur Europe 1 : Delpech avec Les divorcés, Sardou avec les Vieux Mariés, et.... Johnny avec Noël interdit, sortie le 15 novembre. C'est ce dernier qui va décrocher la timbale, premier en janvier 1974. Il va même se permettre un doublé, le premier depuis... l'été 70, car Fou d'amour va surgir numéro 2 en février !
Mais pour l'année 73, Johnny n'est que 3ème interprète, derrière Stone Charden et Patrick Juvet.

1974 sera une belle année pour lui. Prends ma vie, sortie le 18 mars, est numéro 1 en avril.
Je t'aime je t'aime je t'aime, sortie le 14 mai, restera longtemps dans le hit et obtiendra la 4ème place en juillet.
Johnny Rider, sortie le 18 septembre, sera première en novembre.

Et Johnny reprend sa première place en 1974, juste devant Daniel Guichard.

Et ensuite ?
A prendre avec des pincettes sur un hit-parade où certains sont purement et simplement boycottés, comme Claude François. 

 


Dès que je le pourrai, j'écrirai des notes basées sur les ventes de disques, instrument devenu fiable depuis le début des années 70, où le prix du disque est devenu abordable.

Petite piqûre de rappel à ce sujet :

un 45 tours vaut 10 francs (prix imposé) jusqu'en 1967, soit l'équivalent de 14 euros actuels en 1963 (dur pour l'argent de poche), 13 euros en 1965, 12 euros en 1967.
Date à laquelle apparaît le single, prix imposé 6,70 francs soit l'équivalents de 8 euros 50. Mais il faudra encore quelques années avant que tous les chanteurs français s'y mettent. 

Puis viendront les hypermarchés, qui feront baisser le prix du disque. En 1969 on pourra le trouver à 6 francs (6,40 euro), le plus bas à ma connaissance étant 4 francs 95 en 1974 à l'ouverture du Carrefour Parinor à Aulnay sous bois. 3 euros 75 actuels, j'en achètera une bonne douzaine à cette occasion !

Je vous embrasse.

 

09/12/2017

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY IV

Note de 2011, comme les trois précédentes.  Bien qu'à présent mon blog soit devenu une sorte de "rock and folk" en ligne, je m'étonnais quand même qu'aucun commentaire ne soit venu sur ces notes.
La faute à Hautetfort !
Je viens de voir ceci en bas à droite, sur chacune de ces notes "rediffusées":

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Je viens bien sûr de rectifier ! Place à Johnny à présent :


1968 - 1973

Après sa "gaffe" de juin 1968, Johnny attendra le 24 octobre pour enregistrer son 45 tours suivant, son premier single. Face A une débilité absolue Cours plus vite Charlie, qui sera quand même numéro 1 en décembre.
En même temps il sort l'album Réve et amour, dont l'une des chansons non ne dis pas adieu sera classée en 1969.

Avec seulement 8 chansons de classées, dont 2 numéros 1, Johnny parvient à retrouver sa première place parmi les interprètes en cette année 1968, qui marque visiblement un tournant, à tous les niveaux.

1969. Le 13 janvier, nouveau single, Fumée qui sera 4ème en avril.

10 mars, Doublé pour les deux faces avec Rivière ouvre ton lit, 4ème en mai, et je te veux, 23ème en mai.

En juin il va mettre le paquet : un nouvel album, un single, et un super 45 tours !
Si avec ça il n'obtient pas de tube...

Bingo ! Un extrait de l'album se classe d'entrée numéro 1, et sera présent dans le hit pendant 21 semaines. Titre qu'il continue de chanter dans ses tournées : je suis né dans la rue. Petite aparté de 2017, dommage pour ses fans qu'il soit enterré au bout du monde...
Puis un autre extrait, je n'ai besoin de personne, se classe 9ème en juin. Véronique Sanson, deux ans et demie après, se souviendra du titre ;-)

A présent, chassons une idée reçue. Le single qu'il sort le 23 juin contient que je t'aime et voyage au pays des vivantsQue je t'aime, si elle reste un immense succès avec 24 semaines de présence dans le hit, n'a pas été le tube de l'été 69.  C'est tous les bateaux tous les oiseaux de Polnareff qui détient le "titre". Que je t'aime n'est arrivé que 6ème au mois d'août, et se classera ensuite numéro un pendant 9 semaines consécutives, jusqu'au 20 octobre.  Les gens sont persuadés qu'ils ont dansé tout l'été là-dessus, tout comme ils pensent que les hivers d'antan étaient plus froids et plus neigeux...

Du coup le super 45 tours qu'il sortira le 4 août contiendra les deux n°1 !

Mais quand même, sur l'année, Johnny rétrograde de nouveau à la troisième place, derrière Adamo et... Joe Dassin.

Les seventies arrivent, qui vont voir l'idole des jeunes entamer une sérieuse descente.

Pas tout de suite car Ceux que l'amour a blessés sorti le 12 janvier sera au top en mars et avril.

Idem pour Jésus-Christ, sorti en avril, qui sera le tube de l'été, numéro un en juillet et août. Et la face B, on me recherche, sera 7ème au mois d'août 70, ce si joli mois d'août. 

Deux amis pour un amour, dans les bacs (à ce propos je venais juste d'avoir le mien lol) le 18 septembre, aura droit lui aussi à ses deux mois au sommet : novembre et décembre.

Enfin, Essayez, que lui écrit Philippe Labro, qu'il sort en novembre, sera number one en janvier 71.

Ca carbure de nouveau fort pour Johnny, qui est tout naturellement numéro 1 des interprètes pour cette année 70.

Mais hélas, il ne mettra plus de chansons en haut de l'affiche pendant... près de trois ans !

Le disque qu'il sort le 5 avril sera pourtant classé jusqu'àu mois de septembre. Oh ma jolie Sarah piétinera en juin à la seconde place.

Ensuite les choses se gâtent. Le single qu'il sort le 22 septembre (Fils de personne/il faut boire à la source) est ignoré par SLC. Il ne classera ensuite qu'une chanson de l'album, Voyez ce que je veux dire, qui arrivera 6ème en février.

71 sera une "annus horribilis" pour Johnny, qui rétrograde à la ... 19 ème place des interprètes !

72 sera du meilleur tonneau.

Le 15 mars il sort comme si je devais mourir demain (là c'est Fugain qui s'inspirera du titre) qui arrivera sur le podium au mois de mai.
En mai, duo avec Nanette Workman (j'ai dit que je ne ferais pas de commentaires !!) apprendre à vivre ensemble, qui se placera 12ème le mois d'après.

Pour l'été, rien. Ou plutôt rien... ne vaut cette fille-là le 18 juin (vous connaissez ? Moi non plus) qui après quelques mois assez ternes se hissera à la 5ème place en octobre.

Octobre où le 23 sort j'en mettrais pas ma main au feu. Le bide.

Le 22 novembre, c'est tu peux partir si tu le veux, qui arrivera péniblement à la 8ème place en janvier. La face B, avant, méritait d'être classée.

Malgré cela, Johnny arrive à revenir à la seconde place des interprètes. Il faut dire aussi que cette année-là a vu apparaître des artistes prometteurs : Ringo Willy-Cat, Véronique Sanson, Stone et Charden, Patrick Juvet, Christian Delagrange, Daniel Guichard pour ne citer qu'eux. Plus le come-back de C. Jérôme et Michel Fugain, la confirmation des deux Gérard, Palaprat et Lenorman, ainsi que de Mike Brant, cette année 72 a, comme 66, connu un tourbillon, dont seuls les "grands" pouvaient se sortir.

Une anecdote croustillante pour le disque qu'il sort le 15 mars 73. La face A, comme un k....corbeau blanc (c'est ainsi qu'il la chante ! ) arrivera très vite à la troisième place mais n'ira pas plus loin.
La face B ne sera pas classée. Pourtant il s'agit de... toute la musique que j'aime !
Chanson qui passera inaperçue à l'époque.

Pour l'été, il tente un duo avec son épouse, j'ai un problème. Problème, c'est sûr car cette chanson emblématique ne dépassera pas la seconde place en août et septembre. Impossible de passer devant la maladie d'amour de Sardou, qui sera premier durant 13 semaines ! Un record à l'époque.

En septembre il sortira le feu, qui ne dépassera pas la douzième place.

Que pourrait sauver Johnny en pleine déroute ? Pour penser que Johnny puisse encore classer une chanson en haut du top, il faut croire au Père Noël !

Cela se révèlera juste...

(à suivre)

07/12/2017

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY II

LE KING (1963/1965)

(note d'avril 2011)

Le 29 juin 1963 il sort un disque qui fera un triplé : Da dou ron ron tube de l'été numéro 1 en juillet août septembre, Comme une ombre sur moi 5ème en juillet, douces filles de 16 ans 8ème en octobre.

Le 10 octobre, il sort les chansons de son film d'où viens-tu Johnny. Qui fera un malheur, les 4 chansons seront classées ! Et là, on voit que le public ne suit pas ce qu'on essaie de lui imposer. La "locomotive", générique du film, Pour moi la vie va commencer ne dépassera pas la 3ème place en novembre et décembre. C'est ma guitare qui touchera le jackpot, 1ère dès octobre, 2ème en novembre, 4ème en décembre. A plein coeur est 14ème en novembre, Rien n'a changé 16ème en décembre. Bravo !

On ne s'étonnera bien sûr pas que notre Johnny soit à la tête de nos interprètes pour l'année 1963, devançant quand même de justesse Claude François (11 chansons classées chacun).

Il continue par un autre "carré" avec le disque qui sort le 15 janvier 64.
Le numéro un sera pour excuse-moi partenaire, aux paroles très macho ("excuse-moi partenaire de te parler comme ça, mais c'est avec ma fille que tu danses là...) 1er en février et mars.  Quand je l'ai vue devant moi - première adaptation des Beatles par Johnny - 4ème en mars. Tu n'as rien de tout ça (là il puise chez Elvis Presley, son tube de l'époque) 6ème en février, et J'abandonne mes amours 11ème en mars. Re-bravo !

Mais ensuite, ce sera une autre paire de manches car à partir d'avril, et jusqu'en septembre 65, vont suivre 18 mois de service militaire. Ce service qui a été fatal à de nombreuses vedettes, dont Danyel Gérard ou Frank Alamo, le sera-t'il pour Johnny ?
Non. Mais ce sera juste....

Ca commence pourtant plutôt bien. Triplé pour son premier disque de bidasse, le 10 avril. Dis-lui que j'en rêve est premier en mai et juin. Les guitares jouent 4ème en avril, Je t'écris souvent 7ème en mai.

Son second disque-bidasse, sorti le 17 juin, marchera également très bien.
Le numéro un (parce que, forcément, il y en a désormais un dans chaque disque) sera les mauvais garçons, tube de l'été, 1er en juillet-août. Devant... Johnny lui-même, second tube de l'été avec Pour moi tu es la seule, 3ème en juillet, 2e en août et 3e en septembre !

Le disque qui sortira le 24 octobre, marquera le premier tournant de carrière.
18 semaines dans les 10 premiers, jusqu'au 15 février, numéro 1 bien sûr en octobre et en novembre, j'ai nommé le Pénitencier. Sur le même disque on trouvera toujours plus loin, qui sera piqué par sa fiancée Sylvie (Gonna cry) et qui du coup ne fera que 10ème.

Pour cette année 64, Johnny est toujours le meilleur, avec 13 chansons classées. Ce sera sa meilleure année, et il creuse l'écart avec ses poursuivants. C'est sa fiancée qui est derrière avec 13 chansons classées.

Un pacte a été passé avec l'armée : on lui laisse plus temps libre qu'aux autres, mais en échange, il devra "représenter" le contingent. On le verra du coup en uniforme sur presque toutes ses pochettes, et celle du 20 janvier 65 ne me démentira pas. Johnny lui dit adieu arrive 2ème mi-février, et sera numéro 1 en mars et avril. Maudite rivière sera 4ème en février et mars, un ami ça n'a pas de prix 6ème en mars. Mars 65 qui voit donc dans les 6 premiers 3 chansons de Johnny, comme 2 ans auparavant.

Toujours en uniforme mais avec sa guitare sur la pochette du disque suivant, on voit que Johnny avait quelques "entrées" à l'armée. Quand je pense qu'un copain à moi s'était pris 2 jours de trou pour avoir "osé", 18 ans plus tard, avoir joué de l'harmonica...
Enfin bref, quand revient la nuit sort le 14 mai 1965, et arrive, bien sûr, numéro 1 ! Ce sera en juin et juillet. Les monts près du ciel seront 13èmes en juillet. Pour moi - et Chris me comprendra - une de mes chansons préférées.

Quand Mes yeux sont fous sort le 21 juillet, Johnny n'a plus que deux mois et demie à faire. Il était grand temps car en cet été 65 sont arrivés des gens comme Adamo, Christophe, Hervé Vilard. Se sont confirmés des gens comme Hugues Aufray ou Ronnie Bird. Et pendant ce temps-là, les autres sont toujours là, si bien que pour la première fois depuis 1961, Johnny n'est plus premier.  Alors que le disque est magnifique. Mes yeux sont fous se hissera péniblement à la troisième place en octobre, reviens donc chez nous sera 8ème en septembre.

Johnny est libéré fin septembre, et sort son premier disque de nouveau "civil" le 22 octobre.
Là non plus, pas de numéro un.... Pourtant, mon anneau d'or méritait mieux qu'une furtive seconde place fin décembre. Ce même mois ne joue pas ce jeu-là sera 14ème.

Pour l'année 65, Johnny se maintient au sommet des interprètes avec 11 titres classés, mais de justesse derrière son vieux copain d'enfance Eddy Mitchell.

Mais quand même, à examiner de près le hit-parade de Salut les Copains de janvier 63 à décembre 65, soit 36 mois, Johnny occupera la première place 21 fois ! Suivront Sylvie Vartan et Claude François (4 fois) Adamo (3 fois), Richard Anthony, France Gall, Frank Alamo et Dick Rivers, 1 fois chacun.

Y a pas photo !

(à suivre)

06/12/2017

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY - I

cette note date d'avril 2011, je la remets en ligne suite au décès de Johnny. Les autres suivront au fil des jours. Les premiers commentaires sont d'époque.
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I : la période pré-SLC (1960/1962)


AVANT-PROPOS.

Un monceau d'ouvrages a été élaboré sur Johnny. Moi-même, voilà six ans, à mes débuts dans les blogs, j'y avais succombé : http://cicatrice.blogs.psychologies.com/cicatrice/2005/05/johnny.html

Aussi, dans cette série, je ne traiterai que de la partie hit-parade le concernant. Aucune allusion à ses amours, à ses amis, à ses emmerdes, à sa santé, rien. Que des chiffres.

Quelques sites du net m'ont aidé en-dehors de la partie "SLC" (1963/1974), et du top 50 (1984 à aujourd'hui).

Donc, ce dimanche, la période de ses débuts, qui est une inconnue pour ses plus jeunes fans, lesquels pensent souvent que Retiens la nuit est un de ses premiers disques alors que c'est le 15ème...

C'est le 14 mars 1960 qu'il sort son premier 45 tours chez Vogue, T'aimer follement/laisse les filles. Aucune des chansons ne sera classée.

Le 3 juin, c'est souvenirs souvenirs. La destinée de cette chanson sera étrange. Entrée dans le hit seulement en octobre, elle n'arrivera pas dans les 10 premières (seulement 11ème en décembre), mais aura en revanche une grande longévité, puisqu'elle restera jusqu'en mai 61 dans les tablettes.

Troisième disque : Itsi bitsi petit bikini le 11 octobre. Hélas pour lui, c'est la version de Dalida qui sera classée. A l'époque, une chanson était "partagée" par plusieurs vedettes.

Quatrième disque, et c'est sur ce disque-là que je l'ai entendu pour la première fois (j'avais 9 ans) : Kiliwatch, sorti le 24 novembre 1960. Il arrivera dans le hit en février seulement, et culminera à la 7ème place en mars, ne sortant du hit qu'à l'été.

Deux 45 tours sortent ensemble en janvier 61 : Tu parles trop et Nous les gars nous les filles.
Là, ce sont les chaussettes noires d'Eddy Mitchell qui auront du succès avec tu parles trop.

Et Nous les gars nous les filles ne sera pas classé.

Ni le disque suivant, qui sort le 1er mars 61 : 24.000 baisers. Là c'est Dalida qui empoche la mise !

Idem pour les suivants, Tutti Frutti, A New Orleans, une nouvelle reprise de laisse les filles et bien trop timide.

On le voit, les débuts de Johnny sont assez laborieux. Onze 45 tours qui n'ont fait que de la figuration...

C'est peut-être l'avis de la maison de disques Vogue, qui arrête le contrat avec lui, il enregistrera désormais chez Philips.

Sous ce nouveau label, il débute en octobre par la paire Tu peux la prendre/Viens danser le twist, deux disques sortis le 20 septembre 1961.
Tu peux la prendre sera classée jusqu'en février 62, mais ne dépassera pas la 14ème place.

Viens danser le twist en revanche sera son premier tube. Entré en novembre, il est numéro 1 en décembre.

Balayé par le disque suivant de... Johnny, pas encore sorti (ce sera le 2 février) mais écouté partout  Retiens la nuit. Numéro 1 d'entrée, pendant 21 semaines consécutives, jusqu'en juin !!!

Là Johnny frappe un coup énorme, et à partir de ce moment les projecteurs vont se braquer sur lui. Mais n'anticipons pas. Car avant retiens la nuit, il avait sorti le 1er décembre 61 Si tu me téléphones, qui ne fera, en mars 62 qu'une brève incursion dans les hits.

En mars justement alors que retiens la nuit est toujours en tête, il se fait plaisir avec un disque totalement en anglais, Johnny à New-York, avant de faire un disque/doublé le 16 mai (Retiens la nuit règnant toujours....) Dans un jardin d'amour (3ème de juin à septembre) / Serre la main d'un fou (11ème en décembre).

Le 27 juin 62 carrément un triplé : Madison twist (8ème en octobre) Pas cette chanson (3ème en novembre) Hey baby (13ème en décembre).

Puis le 20 octobre  l'Idole des jeunes, qui n'arrivera bizarrement qu'à la seconde place. Et oui... Si je n'avais pas compulsé les hits de l'époque je ne l'aurais pas cru, je pensais que non seulement elle avait été numéro un, mais eu moins plusieurs semaines.

1963. Le 16 janvier c'est la bagarre, qui arrivera 4ème.
Et le 1er mars  tes tendres années/elle est terrible. Classés tous les deux.

Désormais, Johnny est au hit-parade bien avant que ses disques ne sortent ! Les bras en croix est numéro un dès avril, mais il ne sortira que le 11 mai, avec Quand un air vous possède, qui sera 9ème.

Le premier hit véritable de SLC sort en avril 63 et voit Johnny maître du hit : 4 chansons dans les 6 premières !

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La France a désormais elle aussi son "King".

 

(suite demain) 

 

24/03/2016

ROBERT

DSCN1186.JPGRobert est, était plutôt un de mes deux seuls cousins germains. Agé de 13 ans de plus que moi, il m'a accompagné tout au long de ma vie.
La toute première fois que je l'ai vu (du moins que je m'en souvienne), c'était en juillet 1959, à Egletons (Corrèze) où il faisait son voyage de noces en vespa! En cela je l'imiterai 15 années plus tard, mais en solex. Il m'avait pris sur le tansad, et j'ai eu une des plus grosses frayeurs de ma vie lorsqu'il taquinait le 80 ! Bien qu'à ses dires il était à 40...
Ainsi il a connu le 13m2 sans eau ni toilettes où on s'est entassés à trois jusqu'à mes onze ans.
Celui, un peu amélioré de 29m2 où nous avions certes l'eau, mais toujours pas de WC.
Chez lui, je me souviens de lui comme d'un jeune officier, à Brest, dans les années 60. J'étais ébloui par le fait que, dès qu'on passait une barrière, on le saluait comme un général. Alors qu'il n'était que lieutenant.
Je m'étais lié avec ses enfants, mais je me souviens de son épouse qui me regardait toujours de travers dès que j'approchais l'une des deux filles.  Chez eux, c'était disputes continuelles, car ce que je vivais chez moi, c'était kif kif bourricot. J'en arrivais à me demander s'il y avait des couples qui s'entendent "vraiment" !!!

Puis on s'est perdus de vue, problèmes de "grandes personnes".... Où les enfants trinquaient !

Il a fallu attendre 1973 pour que je revoie Robert et toute sa petite famille, alors que j'étais militaire. Là, au Vigan, dans les Cévennes, nous avons passé trois jours magnifiques.

Je l'ai revu ensuite à Paris, où il était muté lors de mes stages professionnels. Je me sentais seul dans cette capitale d'où j'étais enfin parti, et j'appréciais les repas en famille au Kremlin Bicêtre. Bien que ces repas étaient de plus en plus ponctués de disputes.
Et ce qui devait arriver arriva, le divorce.

Mon cousin germain fera tout dans l'ordre, à tel point que - pourtant alors commandant - il devra vivre dans un Algeco pour pouvoir payer toutes les pensions qu'il devait à femme et enfants.

En 1987 il retrouva le sourire, avec l'arrivée d'une nouvelle femme dans sa vie. J'allai les voir - par surprise - en février 88 et j'avoue que je n'avais jamais encore vu mon cousin dans cet état de bonheur....

Mais pour moi les choses allaient se gâter, et, alors en poste à Mende, après une période où j'avais assuré les fonctions de directeur, j'avais demandé un chef administratif pour me soulager (je faisais alors 70 heures par semaine), le directeur en question s'est trouvé être une pourriture totale. Dés 1994 je tombai en dépression, qui allait se poursuivre sous diverses formes jusqu'en 2005 !

Mais pendant cette période, alors que mon entourage était plutôt honteux de moi, lui saura toujours trouver les mots pour me consoler. Entre 2000 et 2004, il me recevra - et sa gentille épouse Francine que je n'oublie bien sûr pas - au moins quinze fois.
Mieux : alors que j'essayais de faire sortir mon père de son logement insalubre au Vigan, et que je me heurtais au mur administratif et à son "cher médecin traitant" - qui avait été aussi le mien dans les années 70 et qui avait pris la douce habitude de me raccrocher au nez dès qu'il ne savait plus quoi dire - , est venu de Toulon m'épauler sans que je lui demande. Et m'a ensuite ramené chez lui. C'était en janvier 2002, je m'en souviens très bien.
Quand mon père est mort, en 2006, il est bien évidemment venu à l'enterrement, faisant l'aller et retour exprès dans la journée.

Plus tard, je l'ai revu à une fréquence moins élevée, mais quand même au moins deux fois par an. Parfois j'arrivais à l'improviste, et quand je lui disais que j'étais à l'hôtel, il m'engueulait, et la nuit d'après l'hôtel était décommandé !

En mars 2012 j'avais prévu de ne venir passer que trois jours, mais l'accueil fut si chaleureux que j'ai dû faire changer mes billets et revenir en TER (700 km !) afin de prolonger mon séjour...

Et puis, et puis....
Quelque chose qui ne s'oublie pas.

Quand je me suis résolu à partir de mon village Jurassien, il ne s'est pas - à l'inverse de la majorité de ma famille - posé en juge mais m'a accueilli les bras ouverts avec son épouse. Il avait pourtant 77 ans, aurait pu se la jouer "pères indignés" , mais non. Il a alors agi comme toujours, en Grand Frère que je n'avais pas connu. Comme je pense que pour lui j'étais le petit frère qu'il n'a jamais eu.

Il est mort hier matin.

Je redoutais ce jour, comme celui de la mort de mes parents et je suis triste, mais vraiment vraiment triste.

Je vous embrasse.

PS: sur la photographie, il allait sur ses 69 ans !