30.04.2012
Remontée dans le temps
Me voilà rentré.
J'avais écrit "à dimanche 30", en fait c'était entre les deux, dimanche 29 en soirée, et reprise du blog le lundi 30.
Mes vacances furent une réussite.
Surprise pour les premières 24h, ça s'est super-bien passé avec ma fille.
24h, pas 24h01... Les 24h suivantes sont à oublier !
Jusqu'à la soirée du samedi 21, bal costumé entre Lorient et Quimper, qui a permis à beaucoup de gens de la famille de se revoir, parfois après 13 ans... Retrouvailles émouvantes pour beaucoup, et ça effacera certains côtés de la "fiesta", comme la mise en scène de la mère de mon filleul, parfois pathétique, et aussi le fait de voir ce même filleul se faire pourrir de cadeaux. Y compris par bibi, mea culpa !
Je découvrirai durant ce week-end électoral que le plus riche membre de la famille allait voter Hollande, votant à droite depuis sa majorité. Ce cousin qui a réalisé qu'en 2007 il avait voté pour un candidat qui avait assuré ne pas toucher à l'âge de départ à la retraite, et que ce candidat, une fois arrivé au pouvoir, s'était empressé de rajouter deux années de plus. Ce sont des choses auxquelles ont est sensibles vers la cinquantaine...
En revanche, mon cousin/frère, qui ne jure désormais que par la pensée positive, est devenu un adepte... du Front National ! Lui qui me disait, à l'époque où, après la faillite de son entreprise, il n'avait plus que le RMi pour survivre avec son épouse et ses 4 enfants, que "voter ne l'intéressait pas" !
Il aurait dû persister dans cette voie, d'autant que l'assistanat ne fait pas trop partie du programme de Marine...
Cette soirée électorale, que j'attendais depuis des mois, je la passerai chez ma cousine germaine, entouré de Sarkozystes et de Frontistes !
Nos voisins Suisses avaient annoncé la couleur sur 20minutes.fr dès 17h, et c'est sans grande surprise qu'à 20h, je verrai Hollande en tête et Marine à près de 20%... Le candidat sortant buvant la grande tasse !

Au moins l'avait-il prévu, il pourra se reconvertir à Météo-France, entreprise publique qu'il a commencé à bien démanteler !
Pour la première fois depuis longtemps (1993), c'est avec le coeur léger que je quitte Lorient, pour aller rejoindre mon ami Bernard à Quimper.
Lui n'est pas Sarkozyste, et du coup, on a pu boire le champagne !
D'abord, une balade vers la pointe du Raz et la baie des Trépassés. Grandiose avec la tempête :
J'aurais pu tricher, ne pas montrer l'essuie-glace, mais j'avoue: j'étais dans la voiture pour prendre ce cliché, dehors les vents dépassaient les 100 km/h.
Bernard avait ensuite prévu un "pélerinage" à Brest, là où on s'est connus voici... 47 ans !
Nous avons revu nos chers quartiers, ceux où nous avons traîné nos guêtres durant les étés 1965, 66, 67, 68 et 69.
Puis direction la plage, celle où j'ai passé 6 étés consécutifs, de 1964 à 1969. Celle où j'étais amoureux d'une fillette qui peu à peu deviendra une belle ado. Où, plutôt, je pensais être tombé amoureux, car... ces amours étaient saisonnières, et le retour des feuilles mortes endormira chaque année ce sentiment, qui renaîtra l'été suivant, sur le quai de la gare de Brest !
Nous étions une bonne dizaine à cavaler auprès de cette allumeuse en maillot bleu turquoise, dont Bernard, bien sûr.
Sur cette plage, j'y suis revenu environ une dizaine de fois depuis ces vacances passées avec mon père. A chaque fois je rentrerai dans le café qui nous abritait, où nous logions sous les toits avec vue sur la plage (et sur Nadine, la jeune demoiselle en question...)
Mais cette fois, ce sera tès différent.
D'abord la présence de Bernard dans ces lieux que nous avons hantés. Bizarre sensation...
Ensuite, quelqu'un qui se souvenait de tout. Une jeune femme effacée âgée d'une d'une vingtaine d'années à l'époque. Laquelle approchait les 70 ans, et avec qui nous avons discuté.
J'étais pour elle "un gamin très vif, qui ne restait pas longtemps dans le meublé et qui passait ses journées à la plage, sauf les jours de de pluie où elle se souvenait très bien des parties de monopoly interminables passées avec la bande, dont faisait partie Bernard, et bien sûr emmenée par Nadine."
Elle se souvenait de mon père, "qui était sans cesse à la fenêtre pour me surveiller. Notamment avec ses jumelles".
Je n'allais pas lui dire que ce n'est pas tant moi qu'il surveillait mais plutôt l'arrivée d'une 4 chevaux noire, conduite par sa maîtresse !!!
Bref, un retour aux années 64/69, ne manquait plus que la musique qui allait avec, de una lacrima sul viso en 1964 à que je t'aime en 1969 en passant par sunny afternoon en 1966 ou a whiter shade of pale en 1967. Premier slow sur cette chanson là-bas, avec une jeune fille dont j'ai oublié le nom...
Mais l'apothéose - prévue - sera les retrouvailles avec 3 des 5 copains de fac qui formaient la "bande des six", dont je parle dans la note précédente.
Dans le restaurant les couples de l"époque se reformeront, à savoir le légitime, Annie et Michel d'un côté de la table, et l"inachevé", Danielle et moi de l'autre. Danielle avec qui j'aurais pu me marier si je n'avais pas eu à cette époque le coeur marqué au fer rouge par ma première rupture sentimentale...
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premie...
Danielle qui me dira "finalement Pat a raison, les Sous-Doués n'ont rien inventé, 7 ans avant nous faisions mieux...."
Dommage qu'on ne se soit pas vus en tête à tête, j'aurais aimé avoir une conversation plus approfondie, notamment sur ce rendez-vous raté, voici 41 ans...
Mon épouse a "subi" cette soirée, pendant que nous évoquions nos souvenirs d'anciens combattants.
Je terminerai en parlant de notre adorable logeuse, qui est en passe de devenir une véritable amie. En plus nous sommes du même bord politique, et c'est tous les trois que nous avons regardé, jeudi soir, des paroles et des actes sur France 2.
Là j'avoue que j'ai hâte que ça finisse, car la campagne de Sarko n'est même pas nulle, elle est largement au-dessous du zéro... Un type complètement aux abois à l'idée de perdre son jouet, et prêt à faire n'importe quoi pour le garder, même les choses les plus pourries.
Je pense que cette campagne restera dans les annales...
Quelques photos de Paris, pour terminer :
Pris de la chambre, une preuve du réchauffement climatique accentué par l'effet de ville
Présent/Passé, à 1 km de notre meublé, à gauche les vestiges du tunnel du chemin de fer de la Bastille, la promenade plantée commençant à l'autre bout du tunnel, à droite le RER A se dirigeant vers Nation.
Témoin du passé, la dernière vespasienne de Paris, située devant la prison de la Santé. L'affiche témoigne que la photo est vraiment prise cette semaine (oui, vraiment une campagne de chiottes...!)
Une vue inhabituelle de la Butte Montmartre, prise de la cité Bergeyre, près des Buttes-Chaumont.
Voilà, je vous embrasse.
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18.04.2012
A dimanche 30 !
Je pars pour 10 jours demain matin de bonne heure, mon parcours habituel depuis septembre dernier, à savoir :
• Chez ma fille dans les Côtes d'Armor (est !!!!!!!!) , jusqu'à samedi.
• Dans ma famille (celle de mon frère-cousin Jean-Yves et de mon filleul, son neveu) à Lorient et environs de samedi à lundi. (je vote - "utile" - par procuration).
• Chez mon ami Bernard de lundi à mercredi.
• A Paris de mercredi à dimanche, avec un immense point d'orgue vendredi.
Déjà, je manque de peu Gérard Palaprat et son épouse Guylaine, avec qui j'aurais pu passer un moment mercredi. Mais mon train arrivant à 19h11, pas possible. Ca sera pour une autre fois (septembre prochain je pense, vers la Bretagne).
Mais vendredi, ce seront de grandes et belles retrouvailles.
Je vous campe le décor (extrait d'une ancienne note) :
En octobre 1970, j'intègre la fac. Changement total d'ambiance avec Louis-Le-Grand, les robes courtes et colorées des jeunes filles tranchent avec les blouses blanches de LLG, la fac est toute neuve (même en construction) ce qui change du bâtiment XVIIème siècle d'où je venais.
Je m'inscrivis tout de suite en section "sport", nanti de mes 10'8'' aux cents mètres qui m'avaient mis "hors-barême" pour le 80m du bac.
C'est un monde nouveau que je découvrais, on pouvait étudier "à la carte" ! Et en dehors des TP et TD notre présence n'était pas obligatoire.
Il y avait, en haut de l'échelle, le cours magistral en amphi, 300 personnes avec un prof très éloigné de nous (dans tous les sens du terme). Puis, les Travaux Dirigés, l'équivalent d'une classe de lycée, avec une vingtaine de personnes. Et enfin, les "colles", dont le sens n'avait rien à voir avec celles du lycée ! C'était des cours presque particuliers à 2, 3 personnes que nous faisaient les étudiants de licence ou de maîtrise.
Il y avait aussi les TP, Travaux Pratiques de chimie, branche dans laquelle je m'étais engagé.
J'eus comme "binôme" une certaine Annie. Avec laquelle je sympathisai immédiatement. Rien de plus, car mon coeur était déjà pris . Du reste pas mal d'étudiantes venaient s'assoir à côté de moi en amphi, pour me faire la conversation !
Je restais sur un énorme échec sentimental, une jeune fille de Franche-Comté pour qui j'avais fait les vendanges et que ses parents avaient enfermée pour ne pas avoir la tentation de poursuivre cette idylle. Je ne pensais qu'au jour où je pourrais y retourner, monté sur un cheval blanc, pour enlever ma belle.
Et je me lançai à corps perdu dans mes études. Ne ratant aucun cours, aucun TD, aucune colle, aucun TP.
Et quand vint le jour du "partiel" de maths, je pensais bien m'être débrouillé, au lycée ce que j'avais fait méritait au moins un 13/20.
Hélas, quand, début novembre, arrivèrent les résultats, je fus très déçu même si j'étais parmi les 50 premiers de l'amphi, je n'avais que 7/20 ! Méthode efficace pour décourager les "première année", qui marche toujours aujourd'hui.
J'avais repris mon entraînement aux 100m, sur un stade près de la Porte de Clignancourt, mais je m'aperçus très vite qu'il fallait que je m'entretienne ! Mes 10'8"" était devenus 12'1"", et peu à peu je recommençai à grapiller les précieux dixièmes.
Puis arriva la mort de De Gaulle, qui me permit de tenter de revoir ma "promise" en Franche-Comté et qui se solda par un échec magistral.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premier-baiser-premiere-rupture-1970.html
A mon retour, je n'avais plus goût à rien. Si je continuais à fréquenter les bancs de la fac, c'était pour faire plaisir à ma mère, mon père s'étant une fois de plus montré odieux à l'occasion de ce maudit retour.
Du reste pour moi cette année de fac était du "remplissage", avant l'Essentiel, le concours d'entrée qui était la porte de l'Ecole Supérieure de la Météorologie, la profession dont je rêvais depuis mes 12 ans. Mon père m'avait dit "passe ton bac d'abord", c'est ce que j'avais fait. Me faisant ainsi rater 3 années de travail, lesquelles m'auraient bien servi actuellement, pour ma retraite.
Je gagnerais environ 30% de plus.... Merci papa !
Les cours n'étant pas obligatoires, je les séchai donc, mais restaient les TD et les TP qui eux l'étaient.
Je dois beaucoup à mon binôme Annie, qui, mise au courant de mes déboires, faisait ce qu'elle pouvait pour me dérider lors de ces fameux TP, n'hésitant pas à mettre n'importe quoi dans les éprouvettes. C'était, 8 ans avant, "les sous-doués"...
Annie avait une amie, sa meilleure amie, qui s'appelait Danielle.
Et je me liai vite d'amitié avec ces deux jeunes filles, à qui je racontai mes malheurs Jurassiens.
C'est après les vacances de Noël que les choses s'accélérèrent. Par, si j'ose dire, "cooptation".
Annie tomba amoureuse d'un grand garçon, hypersympa, prénommé Michel. Et j'avais deux sentiments contradictoires en les voyant, se donnant la main, toujours serrés l'un contre l'autre.
1) que c'est beau, deux êtres qui s'aiment à ce point, mais
2) et dire que pour moi c'était encore ça il y a quelques mois...
La bande des trois devenait la bande des 4. Mais pas pour longtemps, car Michel emmenait dans sa "musette" un grand copain à lui, Clément.
Et de 5.
Mais Clément était amoureux de la "vieille" du TD, Claire. On l'appelait "la vieille" car elle avait 24 ans, ayant essayé diverses voies avant de se retrouver parmi nous. Et Claire vint tout naturellement nous rejoindre, la "bande des six" était née".
Curieuse bande en vérité car constituée de deux couples et d'un duo, Danielle et moi. Danielle qui je crois, n'aurait pas demandé mieux de constituer avec ma pomme un troisième couple.
Danielle ne m'était pas du tout indifférente, mais elle ressemblait énormément à Brigitte, la jeune jurassienne. Et en plus chez moi, les chagrins d'amour durant très longtemps, je n'étais pas prêt pour une nouvelle rencontre.
A partir de ce moment-là, la fac ne nous verra quasiment plus.
Certes pour nos parents respectifs on fera semblant d'y aller, on se lèvera à 7h30 et on prendra le métro, mais pour... se retrouver tous les sur le quai du métro Châtelet, ligne 7 direction Ivry, devant les premières classes.
Et quatre mois se passeront comme ça, de janvier à avril. Nous nous baladerons de tous les côtés dans Paris, et même en dehors. C'est avec eux que j'irai pour la première fois "en boîte", en fait à Paris des caves.
C'est avec eux que je m'initierai au bowling.
C'est avec eux que je vais tâter du fast-food, qui à l'époque ne s'appelait pas MacDo mais Wimpy.
Nous aurons nos quartiers généraux : Le matin, ce sera la brasserie "l'Etoile" où en guise de repas nous mangerons des sandwiches. Sans savoir que c'était là (il y a deux entrées) c'est dans cette brasserie-là que je prendrai un pot, en 2002, avec .... Nathalie lors de notre après-midi magique.
L'après-midi c'était le Bar de l'Odéon, juste à côté du Théâtre du même nom, où nous refaisions le monde en buvant des cafés (ce qu'il y avait de moins cher) et écoutant des chansons au Juke-Box. Nos préférées étaient "la vente aux enchères" de Bécaud et "qui a tué grand-maman" de Polnareff.
Danielle et moi regardions les deux couples s'enlacer, se bécoter. Parfois, quand nous nous baladions, nos mains se frôlaient. Mais ça n'allait pas plus loin, je n'étais pas assez "mûr" pour ça. Dans tous les sens du terme.
Un des plus beaux cadeaux que je recevrai de ma vie, c'est à eux que je le devrai. Un simple 45 tours, mais sur lequel tous avaient mis un petit mot.
Puis arrivèrent les vacances de Pâques, le break nécessaire pour faire le point. Ce furent 15 jours en Lozère, comme l'année d'avant. Quinze jours merveilleux que je passai avec mon père qui voulait se racheter de sa conduite immonde de l'automne. Ma mère nous rejoignit pour 8 jours, et nous étions cette fois motorisés. Que des Solex, certes, mais nous n'étions plus tributaires des horaires de car.
En plus il fera beau et doux quasiment tous les jours, ce fut une parenthèse bienvenue.
Au retour, ce n'était plus ça. Les couples en avaient marre de "la bande" et préféraient - je les comprends - se retrouver en tête à tête. J'irai alors très souvent chez Danielle, écoutant Iron Butterfly (une chanson de 18 minutes) , Elvis et quelques autres. Nous discuterons énormément elle et moi. J'essayais de lui faire comprendre avec mes mots, mes pauvres mots de mec, que pour moi ce n'était pas facile, que j'aimerais tellement tomber dans ses bras mais que "quelque chose" m'en empêchait. Mais je ne connaissais rien de la psychologie féminine...
A tel point que vers la fin Danielle aura des doutes sur mon hétérosexualité ! Et il faudra que je m'invente un coup de foudre bidon pour une autre fille du TD pour faire stopper la rumeur naissante...!
De temps en temps quand même nous nous retrouverons à 6, dans un quartier où - je l'ignorais complètement, mon père me l'ayant caché - habitait celui qui allait devenir le parrain de ma fille.
Puis mai vit l'éclatement du groupe. Annie et Michel tinrent à m'accompagner pour passer mon concours professionnel, d'où dépendait ma future carrière.
Je devais les revoir trois ans plus tard, avec ma toute jeune première épouse, où nous partagerons un repas dans un resto sympa de la gare Montparnasse ("le Grenier") disparu depuis. Ils étaient toujours ensemble.
Et plus de 35 ans ont passé...
C'est par le site "copains d'avant" que je remarquai une certaine Annie N... qui avait fréquenté un lycée du XXème entre 67 et 70. A tout hasard, style Dubosc dans Sophie Boustier, je lui envoyai un message dans lequel je lui demandais grosso-modo si c'était pas elle la Annie avec qui nous allions au bar de l'Odéon avec 4 autres étudiants.
Et le lendemain elle me répondit, me disant que oui, c'était bien elle, et qu'elle était mariée avec deux enfants.
Et là, le plus beau. Un truc qui me fait rêver, moi la midinette masculine des blogs.
Car elle s'est mariée... avec Michel, celui de la fac. Le couple que j'ai vu se former sous mes yeux en 1970 est toujours là, 40 ans après... !
Il y a des choses qui vous réconcilient avec la vie. Ces deux-là n'auront donc jamais connu d'autre "partenaire" (beuark ce mot, c'est un terme de belote, pas d'amour...) de toute leur vie.
Et donc, il est convenu que vendredi 27 à 19h45 on se retrouve devant la fontaine St Michel.
41 ans après, je reverrai 4 membres de la bande des 6.
On aura des choses à se dire, car ces 41 ans ont été très différents pour les uns et pour les autres !
Je vous raconterai...
Et je vous embrasse.
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22.02.2012
Coucou de Paris !
Et oui, je suis à Paris, mais pas pour faire du tourisme !
Je suis en "mission", afin de raccompagner les deux petits loulous qui étaient chez nous depuis 9 jours jusqu'à leur TGV gare Montparnasse. Aller-retour Haut-Doubs Paris dans la journée, car je repars à 17h57, arrivée chez moi à partir de 21h30.
Je dis "à partir" car ce TGV-là je ne l'ai vu à l'heure (ou quasiment) qu'une seule fois, c'est quand mes amis Bretons sont arrivés en janvier. Sinon, l'ayant pris 2 fois par semaine l'an passé pour revenir du boulot, le retard "moyen" était de 45 mn, le maxi d'une heure 30. A cause de la neige...
Je me demande comment les TGV ont fait pour circuler en 1985 et 1987 ?
Ah oui, ils étaient presque neufs ;-))
On le voit par le temps de trajet qui est de 3h26, presque autant que le Paris-Interlaken que je prenais voici 42 ans et qui ne mettait que 3h55....
Bon, peut-être à ce soir si j'ai de la chance et que je n'arrive pas trop tard.
Je vous embrasse.
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17.01.2012
Seul au monde ?
Il y a des moments de la vie où l'on fait des bilans, notamment celui de savoir qui, au cours des 10 dernières années, ne s'est pas contenté de vous laisser poireauter dans un couloir, voire même au-dehors de chez eux...
J'ai donc voulu recenser là où j'ai été invité à dîner (ou déjeuner) (pastilles rouges) et là où j'ai été invité à dormir (pastilles noires). Je n'ai pas compté la famille ou alliés, qui sont plus ou moins obligés de le faire, comme du reste nous le faisons pour eux et l'avons toujours fait. ils sont quand même sur la carte, en pastilles roses (c'est le nombre de pastilles que j'ai le plus ! Il faut bien les écouler)
Donc voilà la carte

Et l'on pourra s'apercevoir que s'il y a des endroits où entre la famille et les amis je n'aurais pas de problème pour trouver refuge si j'avais un pépin (Bretagne, Région Parisienne, Rhône-Alpes, Bas-Languedoc, Franche-Comté, Suisse) en revanche je n'aimerais pas me trouver en détresse dans le Lot ou l'Aveyron, vers les deux-Sèvres, et encore moins du côté de Bar-Le-Duc ou de Metz !!
Mais ne soyons pas difficiles, je connais pas mal de gens qui aimeraient pouvoir éditer une telle carte, et réaliser que quand même, je ne suis jamais à plus de 200 km d'un éventuel "refuge". Et encore n'ai-je pas mis là ceux et celles avec qui j'ai pris l'apéro (ou le goûter), ce qui donnerait une carte encore plus remplie, que je vous épargnerai.
Dans l'ensemble je n'ai pas à me plaindre, et tout ce que je souhaite, c'est qu'à présent que j'ai mon temps libre étant en retraite (à ce propos une idée à laquelle il faut que je torde le cou, à propos des retraités "qui n'auraient plus leur temps à eux" : c'est totalement faux, ils se créent eux-mêmes des obligations - parfois, souvent, familiales - afin de ne pas voir en face qu'ils ne sont plus en activité et qu'ils peuvent encore "servir à quelque chose". Mais le jour où ils décideront de se libérer, ils pourront le faire très aisément, sans avoir le demander à un patron ou à un chef... Nuance très très importante!) j'espère remplir la carte de nouveaux points, ces points de l'Amitié.
Je vous embrasse.
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02.01.2012
photos promises
Pas de photos ni de chez ma fille, ses "beaux-parents", ma famille et mon ami Bernard (droit à l'image !) mais en revanche, deux photos de Quimper
Puis une de Paris, sous la pluie, le marché de Noël au pied du Sacré-Coeur
Et enfin, la belle chambre de chez notre adorable logeuse
Je vous embrasse.
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31.12.2011
Dernière note *
* De l'année lol !
Donc, mes vacances.
A peu près comme je l'avais imaginé.
• le vendredi 23, voiture garée à Valdahon sous la neige, nous prenons le TER dit "des horlogers" (il relie Le Locle à Besançon en passant par Morteau). Attente pénible de 2h et quelque pour récupérer le "nouveau TGV".
Nouveau... hum ! D'abord il vient tout bonnement de la gare "normale" de Besançon, puis passe par la gare nouvelle, fait 50 km de grande vitesse jusqu'à la banlieue de Dijon.
Puis reste en gare pendant 20 minutes.
De là, il repart sur Paris, comme les autres TGV, qui filent à 160 sur la ligne "classique" et à 300 sur la ligne "récente" (elle était nouvelle voici 30 ans).
Mais ce TGV-là, lui, sans aucune raison, va musarder à 90 km/h, en nous faisant admirer la beauté des paysages bourguignons. J'en fais la remarque à un contrôleur, qui m'assure "qu'il n'y a aucun retard".
Il s'offre le luxe de s'arrêter à Montbard, un peu plus de 5500 habitants... Comme on pourrait dire à Lyon, cet "arrêt-Montbard" ne se justifie pas tellement pour un TGV qui part de la toute nouvelle ligne TGV !
Puis il rejoint la ligne "récente" et alors, il fait de nouveau de la grande vitesse. Il a d'ailleurs tout intérêt car sur cette ligne saturée il suit un TGV "Marseille" tracé à 320 et précède un "Genève" qui roule à la même allure. Faut plus plaisanter là...
Et il est effectivement 15h13 pétantes quand notre train arrive en gare. A l'heure. Donc si j'ai bien compris, en ne restant pas 20 minutes à Dijon et en évitant de rouler sur 100 km à l'allure d'un chemin de fer touristique, on pourrait vraiment gagner du temps ! S'il se trouve quelqu'un qui pourrait m'apporter la réponse, j'en serais très content.
A Paris, notre adorable logeuse veut bien nous garder les bagages. Mieux, elle nous propose un dîner-pizza pour le soir ! Entre les deux, nous allons admirer les lumières de la ville. Lumières un peu plus ternes cette année, crise oblige.
Et enfin, dernière ligne droite : Paris-Rennes. Train bondé, passagers fatigués. Et à minuit 20, nous sommes à quelques centaines de mètres de la gare de Rennes. Mais comme il doit arriver à 28, il roule à 5 à l'heure afin de respecter l'horaire. Manquerait plus qu'il arrive en avance, non mais !
Là, belle surprise, nous sommes accueillis par notre fille et son "copain" (les guillemets car je trouve cette dénomination idiote et source de confusion) dès la sortie du wagon.
Et enfin, à 1h40 nous arrivons chez eux.
• Samedi 24
Pas d'imprévu : Ma fille scotchée en permanence devant la télé, à regarder des trucs ricains, et ce durant toute la journée. Je précise qu'il faisait beau !!!
Par chance, je peux, moyennant quelques contorsions, bénéficier de son PC portable, où je fais quelques parties de belote. Le soir, direction chez les beaux-parents, réveillon "ordinaire" où je l'avoue, mon mouchoir à la main (non je ne pleure pas, toujours ma crève), j'attends patiemment l'heure du lit.
• Dimanche 25
Le matin, visite à pied de la banlieue Rennaise, l'après-midi nous faisons quelques jeux de société.
J'ai beau dire à ma progéniture que je voudrais voir la Mer et Dinan, nous éviterons la première et roulerons sans nous arrêter dans cette dernière.
• Lundi 26
Les vacances commencent !!! Non, je suis méchant, je ne pourrais pas rester plus de 4 mois sans voir ma fille, mais je dois avouer qu'elle et moi ne partageons pas trop les mêmes pôles d'intérêt. Bref, que chez elle, je m'ennuie comme un rat mort ! Mais quand même, je suis content de l'avoir vue.
TER à 13h23 pour Lorient, qui file à la vitesse d'un éclair. Moins d'une heure et demie après, je suis chez les Merlus.
Emotion....
Combien de fois l'ai-je fait ce parcours, en étant de plus en plus surexcité à mesure que je m'approchais de la destination ? Je connais presque mètre par mètre les paysages entre Hennebont et Lorient.
Puis, l'entrée dans le passage souterrain pour arriver dans le hall.
Là, mon frère/cousin Jean-Yves vient me chercher en voiture. Depuis quand ça n'était pas arrivé ??? 1981, très exactement !!!
Lui aussi est nostalgique et me fait faire tout un circuit balisant notre jeunesse. Son premier quartier puis son dernier, cette maison de bord de mer qu'il aura été obligé de vendre en catastrophe en 1998 avant de s'exiler pour l'autre bout du monde. Entre les deux, l'ex-camping de Lorient-Plage où nous avons passé des mois de juillet (70) d'août (69) et de septembre (67) aussi magiques que nos Noëls.
Il tournera longtemps dans le secteur de sa maison, sans oser passer devant. C'était l'occasion (car je crois que ma présence est nécessaire) on réessaiera en avril.
Le soir, aller-retour en bus voir mon filleul Willy, content de voir son parrain. Nous sommes invités pour le lendemain soir.
• Mardi 27
Déjeuner chez ma cousine germaine de 81 ans, après-midi passé sur l'ordi de Jean-Yves où il m'explique énormément de trucs intéressants. Le temps passe à une vitesse folle ! Qu'on en a du temps à rattraper... 13 ans, très exactement.
Nous sommes raccompagnés par sa soeur, avec laquelle j'avais été très en froid pendant presque 10 ans pour un malentendu, et le dîner, comme prévu, chez Willy et ses parents.
Second jour magique.
• Mercredi 28
Jamais deux sans trois pour ladite magie, car cette fois c'est chez mon vieil ami (de 46 ans et demie) Bernard et son épouse que nous sommes invités. Je reconnais bien la maison, car lorsque nous vivions à Vannes, nous y passions un week-end tous les deux mois.
Je peux le dire maintenant, ces week-ends, où d'abord nous jouions à la belote, puis une fois les "femmes" couchées nous parlions beaucoup, un verre (d'alcool avec de préférence un chiffre élévé en ce qui concerne les degrés) à la main - sans que pourtant je ne puisse arriver à aborder "la" question - je les considérais comme des oasis dans mon désert Vannetais. Les retours étaient silencieux, mon épouse conduisant. Je savais l'enfer qui m'attendait le lendemain dans le secteur du PIBS...
Bref, on se couchera à 4h, et cette fois, enfin, il sait !
• Jeudi 29
Presque 5 heures de TGV entre Quimper et Paris, c'est l'enfer... Où sont mes trains Corail confortables où l'on pouvait se lever, faire quelques pas, se mettre debout dans le couloir ? Et qu'on ne me parle pas de vitesse : en 1982 le rapide Armor mettait 5h15 pour abattre le trajet!
Le soir, de retour chez notre adorable logeuse, nous dînons sommairement, et tombons comme des masses dans le lit de 180 !
• Vendredi 30
Visite de Paris ! au début en bus, mais comme un sur deux voire deux sur trois étaient supprimés (au fur et à mesure, en fonction de l'affluence), c'est sur le métro et nos pieds qu'on s'est rabattus.
Bien entendu Montmartre était au programme, et en cette période de fêtes, le marché de Noël ajoutait encore un peu plus de merveilleux à l'endroit. Puis soirée-couscous à St Michel, avant de revenir dans le lit de 180.
• Samedi 31
Deux heures de TGV seulement pour faire Paris-Besançon, puis une heure de TER pour rejoindre le Valdahon, où nous faisons nos courses avant de revenir dans notre village. Sous la pluie, mais sur la neige. Il en est tombé en effet pas mal hier, et une bonne dizaine de centimètres résistent encore.
Au téléphone, un message. Le consuel, qui sans doute touché par la Nativité nous dit que le dossier est enfin complet, et qu'il passera voir notre installation la deuxième quinzaine de janvier.
Il n'y aura plus qu'à faire les branchements, et ma foi, une mise en service moins d'un an avant la signature du contrat est éventuellement envisageable.
Alleluia !
Sur ce je vous souhaite un joyeux réveillon, les photos ce sera pour une prochaine note, le temps de les faire développer lol !
Je vous embrasse.
18:59 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.12.2011
A l'année prochaine !
Départ demain matin 8h30.
Gare de Valdahon 9h15, puis Besançon.
Là-bas, deux heures de correspondance dans la nouvelle gare TGV qu'on aura le temps d'admirer, puis le TGV lui-même, qui nous déposera à Paris 3h15 plus tard.
Si j'ai bien compris, le TGV "normal" mettait 2h35 de Besançon Centre pour aller dans la capitale, celui-là, empruntant donc la ligne nouvelle, demande 40 mn de plus.... !
Puis le clou : sept heures d'attente à Paris, afin de récupérer le dernier TGV pour Rennes, le seul qui n'ait pas été complet en réservant pourtant dès le premier jour, nous arrivons là-bas à minuit 28, notre fille viendra nous chercher et on espère être chez elle vers les 1h30 du matin.
Vive la SNCF, pour faire 850 km, 17 heures de trajet. 50 de moyenne.
Ca me rappelle quand, en 1963, j'avais mis 12 h pour traverser le seul département de l'Ardèche !
Comme vous le voyez sur le schéma, nous resterons chez notre fille jusqu'au 26 non sans, entre le 24 et le 25 avoir passé le réveillon à Rennes chez les "beaux-parents".
Le 26, direction Lorient. Voir la famille, dont surtout ma cousine germaine (81 ans) qui hélas n'est pas éternelle, mon filleul Willy et mon frère-cousin Jean-Yves (fils de la première).
Le 28, un peu plus à l'ouest (vous voyez que je continue soigneusement d'éviter le Nord-Bretagne....) à Quimper chez mon ami Bernard.
Départ le 29 après-midi direct Paris, où nous resterons 2 jours, chez notre gentille logeuse du mois d'octobre.
De Paris, départ 11h27 le 31, arrivée Valdahon à 14h45. Plus rapide qu'à l'aller !!!
Je vous dis donc à l'année prochaine, peut-être aurai-je le droit d'écrire quelques lignes sur le Pc de ma fille ?
Je vous embrasse.
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03.12.2011
Photos de Lisbonne
Ca commençait fort le 24 :
L'atmosphère était vraiment "chaude" !
Bien sûr nous avons retrouvé notre Funiculaire de Gloria
Et notre restaurant dans la même rue de Gloria, où les plats étaient toujours aussi bons et pas chers, même s'ils ont eu tendance à grimper tout au long de notre séjour....
Mais les journaux et la télé le répétaient en boucle : S'ils en étaient arrivés là, c'était la faute au tandem Franco-Allemand.... Et nous avions beau répéter que 1) Sarko était le petit chien de Merkel et que 2) il ne représentait en 2011 que le quart des Français, ça ne passait pas...
Mais dès que l'on franchissait les limites de la Capitale, les choses s'arrangeaient. Les gens n'avaient pas oublié les années "noires" où pas mal de leurs compatriotes passaient la frontière avec une valise en carton ;-)
Ainsi à Cascais qu'on atteint en 35 mn de train de banlieue (le "cow-boy" en Portugais) :
Mon épouse en ferme les yeux. Si jamais vous passez dans cette ravissante cité dont je vous ai déjà montré plein de photos en 2010, une bonne adresse : PASTELARIA GALEO. Ils ont en plus des gâteaux monstrueux...!
Le dimanche matin, les musées sont gratuits jusqu'à 14h. Aussi avons-nous visité le fameux monastère de Bélem
Avant de nous mettre en appétit avec le fameux "pastéis" !
Sinon, amis touristes, quelques trucs : pour grimper en haut de l'élévador de St Just, construit par Eiffel, il vous en coûtera 5 euros ! Mais pas pour admirer la vue, il vous suffira de faire le tour pour accéder à la passerelle ! De là la vue est superbe, surtout à la tombée du jour
N'oubliez pas non plus de prendre le bateau pour Barreiro, vous aurez une vue époustouflante de la Place du Commerce
Et bien sûr, toujours à la tombée du jour, allez au Miradouro de Santa Lucia, de préférence avec le tram (12 ou 28)
Les Portugais sont pieux. Mais parfois, dans leurs vitrines, il leur arrive de mélanger les genres....
De belles images qu'on aimerait voir plus souvent !
Mais il est temps de repartir...
Amis routards, un truc pour aller à l'aéroport. SURTOUT NE PRENEZ PAS LE TAXI, à moins de connaître par coeur et la ville et la langue. Je ne connaissais que la ville, et quand j'ai vu qu'au départ de l'aéroport le taxi que j'avais eu le malheur de prendre piquait plein Est pour aller au centre-ville, j'ai tout de suite su que ça allait faire mal au porte-feuille !
Ne prenez pas non plus le bus "Aérobus", 3.50 euros. Non, prenez, juste la veille de votre départ, 24 h avant le décollage de votre avion, une carte journalière (3.70 euros en 2010, 4.60 en 2011), et de là prenez le 745 ou le 44 qui vous déposeront là-bas aussi rapidement.
A retenir, leurs bouches de métro, très spécifiques
Et leurs abribus, où hélas la publicité est parfois plus que douteuse...
Bien vu quand même, j'aimerais la voir en France !
Voilà, un petit aperçu de mes vacances, mais quand même un conseil pour les Français : attendez un petit peu que les choses se tassent au niveau de la crise, car je peux vous garantir que l'accueil 2011 n'a pas du tout été le même que l'accueil 2010 ! Voici 18 mois, la moitié des gens parlaient français.
Là, vous n'en trouverez plus un seul :(
Je vous embrasse.
16:51 Publié dans beaux moments, Loisirs, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lisbonne
02.12.2011
Vol magique

Je pars
Le vol de nuit s'en va...
Nous étions arrivés très tôt et de ce fait j'avais pu avoir un hublot, ne donnant pas sur les ailes.
J'avais choisi le côté droit pour avoir la vue vers le sud, si jamais le ciel était clair.
Il le sera, tout au long du parcours.
19h40 (heure française), décollage. Le spectacle du Pont Vasco de Gama où passe l'auroroute est déjà magique. Même si je n'ai pas choisi le bon côté pour voir Lisbonne.
J'ai tout sur moi : ma montre qui me donne à la fois l'heure et l'altitude et qui en plus fait boussole !
Plus ma carte Michelin Europe et un rapporteur ! Oui, je sais je suis maniaque en avion !
Pendant la première heure, on sent que la péninsule Ibérique est quasi-désertique. J'arrive quand même à un moment donné à distinguer Madrid, l'altitude de 12.000 m permettant de voir jusqu'à 400 km !!
Depuis le départ ma boussole indique le cap 060 degrés soit est-nord-est. Je n'ai qu'à tracer un trait sur ma carte pour voir par où on va passer. Mais Bâle étant quand même plus au Nord, je sais qu'à un certain moment il faudra "tourner à gauche".
• 20h40, repère 1 sur la carte. Après avoir survolé des contrées avec de temps en temps des lumignons éparpillés, des lumières de plus en plus nombreuses apparaissent. J'ai d'abord du mal à distinguer, mais d'après mon trait, ce ne peut être que Lourdes que nous survolons.
Puis, progressivement, je vois de plus en plus de villes. Des petites, des moyennes, jusqu'à l'horizon. Mais rien de très important.
• 20h50. Le choc. Nous passons au-dessus de Toulouse. Repère 2 sur la carte. Magnifique, Toulouse vu à 12.000 mètres ! On distingue nettement la courbe de la Garonne et le Périphérique...
Quelques minutes après, c'est Albi, on suit toujours la fameuse ligne. Et au-delà d'Albi, je vois d'autres villes : Castres, Carcassonne, Narbonne, Béziers !!!
Un peu après, c'est Millau, à la forme si caractéristique. Et au-delà, je vois distinctement les villes du littoral, de Perpignan à Montpellier.
Bing !
Il nous reste quand même plus de 500 km à faire, mais le cadran de mon altimètre m'annonce que la descente est déjà entamée. Elle sera d'à peu près de 150 mètres/minute, régulière...
• 21h05, autre choc. Repère 3.
Je l'avais prévu sur ma carte, c'est bien Mende que je vois en-dessous de moi. Dieu que ça s'est agrandi.... Je distingue le rond des boulevards de ceinture et la route vers la "banlieue" nord-ouest, toujours très éclairée.
Et au-delà, des villes "fétiches", comme Alès et Nîmes. Avec toujours en toile de fond cette ceinture lumineuse du littoral... Comme le faisait remarquer Carla, le Golfe du Lion se distingue assez bien, de Toulon, très loin, à Perpignan en passant par Marseille (énorme) et Montpellier.
Mais ce qui me surprend, c'est toujours cette direction est-nord-est.... On fonce droit vers le Mont-Blanc, bien plus au sud que Bâle (même si on le voit des alentours de cette ville - cf ma note "photos").
C'est à présent la Vallée du Rhône que nous apercevons. Les villes s'enchaînent, petites et grandes : la plus proche est Valence, mais on distingue Montélimar, Orange, Avignon.... J'ai bien pris des photos mais elles ne donnent rien, hélas... On survole Valence à 21h20, à 9.000 m d'altitude.
• 21h30, amorce de virage vers la gauche (repère 4)
J'ai juste le temps de voir Grenoble en forme de triangle. Rien derrière, les villes sont à présent nichées dans des fonds de vallée.
Chambéry est survolée quelques minutes plus tard, à une altitude de 6.500 m. On distingue à ce niveau de vol beaucoup plus de choses, notamment les places.
Puis c'est Annecy, chose confirmée par le co-pilote. Au loin de moins en moins de lumières, les Alpes cachent tout.
• 21h45, nous survolons Genève (repère 5) à 4500 m d'altitude. Le littoral du Léman est très visible. Mais rien d'autre au-delà, car déjà, nous arrivons au-dessous des sommets des Grandes Alpes Valaisannes et Bernoises.
• Quelques minutes plus tard, c'est Pontarlier !!! (Repère 6) La forme de la ville (une sorte de fourche) est très facile à reconnaître, surtout 2000 m au-dessus ! Il faudra que je sorte, les lundis, mercredis et vendredis vers 21h50 pour essayer d'entendre un avion....
• Toujours plus bas, et sur les coups de 22h, c'est l'immense agglomération de Belfort-Montbéliard (repère 7) survolée à environ 1000 mètres. On a l'impression de faire du rase-mottes !
• Puis c'est Mulhouse (repère 8) d'où j'arrive à lire les enseignes des hypermarchés !!
On descend encore, les voitures deviennent très visibles, les gens aussi. Y ayant travaillé en 2007, je sais que l'on va passer au-dessus de la voie ferrée avant d'amorcer l'entrée de piste.
22h10, on est posés, à l'heure.
Bravo, Easy Jet !
Et surtout Merci...
Je vous embrasse.
16:17 Publié dans beaux moments, Merci, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.11.2011
A jeudi 1er !
Je pars demain pour Lisbonne. Séjour d'une semaine dans une des villes les plus magnifiques d'Europe (pour moi Rome est très pâle à côté...).
Peut-être aurai-je l'occasion de venir vous faire un petit coucou dans un cyber, j'en connais quelques-uns là-bas.
Portez-vous bien en attendant.
Je vous embrasse.
21:44 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2011
photos !!
D'abord Epinal, une maison de 1600 que j'adore, mise en valeur par les éclairages :
Puis le lendemain au ballon d'Alsace. Superbe vue, avec le Jura droit devant, et une chaîne de montagnes derrière :
Dessous, les nuages avaient 500 m d'épaisseur. Ils commençaient à 400 m d'altitude et leur sommet était à 900. Mais la chaîne de montagnes derrière ? Zoomons et contrastons :

300 km d'Alpes de la frontière Italo/Autrichienne jusqu'au Mont Blanc. Voire plus ? J'ai un petit doute au sujet de la Vanoise mais sans preuve. Bref, à plus de 200 km de distance, grâce à la limpidité de l'air et à la réfraction (et à Orange, aussi..), j'ai pu saisir ce panorama que j'ai cherché environ 50 fois dans ma vie depuis les années 80 ! On m'avait dit qu'on voyait bien les Alpes depuis les Vosges, j'avais effectivement vu des photos éblouissantes, mais là j'en étais le témoin !!!!
Pour finir, une photo-carte postale :
Sous le soleil, la "côte" que vous voyez est la chaîne du Ballon d'Alsace.
Quand à ce qu'il y a au loin, sur la gauche, je vous laisse le soin de deviner, sachant qu'à cette époque le soleil se couche au sud-ouest !
Mais oui, c'est bien ça... :)))
Allez, on termine par une petite dernière :
Je vous embrasse
14:28 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.11.2011
Me revoilà...
D'abord, mes excuses plates à mon épouse.
Il est vrai que le moment où ma livebox a fait "tilt" et le moment où mon épouse a fait sortir les fils du téléphone ont coïncidé.
J'ai tenté, via mon portable ORANGE (le seul qui passe chez moi) d'appeler la hotline. En ce 11 novembre, c'était "votre temps d'attente est estimé à plus de 10 minutes". Ce qui ma foi ne veut rien dire...
Enfin, vers 21h, j'ai pu avoir un conseiller. Il paraît qu'ils s'appellent comme ça.
Il m'a fait faire un tas de manips, en a fait lui-même (m'a-t'il dit) pour, au bout de 25 mn, que "pour lui tout était OK, que ça venait de mon installation téléphonique".
Ce qui me confortait dans mon idée.
Il m'a programmé une "intervention de technicien" pour demain, "entre 13 et 18h", pour la modique somme de 149 euros.
Samedi 12, mon épouse me demande si on ne pourrait pas s'échapper un peu, pour un ou deux jours ? Elle me connaît par coeur, et sait que la Toile est un peu pour moi un fil à la patte. Mais là, plus de fil !
Alors bingo ! Le temps était superbe, on a confié le chat à des voisins, et direction Besançon. Là, arrêt dans un cybercafé pour prévenir "tout le monde" de mon silence, puis direction plein nord.
J'avais prévu de coucher à Luxeuil, superbe ville, dans un petit hôtel que je connaissais, sympa et pas cher. Mais apparement je n'étais pas le seul à connaître l'adresse, c'était complet.
Je pense alors à Plombières les Bains. Oui, j'ai toujours adoré les stations thermales... De là, le lendemain on passerait le col de Bussang et on reviendrait par l'Alsace.
Mais à Plombières, tout était fermé :(.
ll était 16h, le jour commençait à décliner et comme je ne conduis pas la nuit, je commençais à paniquer sec. D'autant que mon hernie discale recommençait à faire parler d'elle...
C'est un panneau EPINAL 38 qui me donna la solution : Dormir là-bas, au "Quick Palace", où j'avais passé la moitié de mon été voici deux ans.
Et là je fonce, regardant le soleil qui tombait, tombait.... Et c'est au moment où il se couchait que j'arrivais dans la Cité de l'Image.
Hôtel ouvert, bingo ! Mais il fallait attendre 17h...
Au passage, je remarquais que le Restaumarché juste à côté avait disparu, remplacé par une autre enseigne des mousquetaires. Même salle, mêmes menus. Juste le prix du menu de base qui était passé de 10.50 à 12.90 !!!
Bref, tant qu'on était dans les restaurants, j'avais avec moi un petit guide miracle (Passeport gourmand) qui permettait de prendre un repas à moitié prix en Alsace. Je réservai pour le lendemain midi à Colmar.
17h, arrivée de la réceptionniste, prise de possession de la chambre (toujours extra) et direction "en bas", la ville d'Epinal que je connaissais presque par coeur.
Epinal était encore plus belle en cette période que pendant l'été.
Les décors de Noël étaient déjà en place, et j'eus même la surprise de voir... un sapin illuminé !! Un 12 novembre, fallait le faire... Mais cela allait très bien avec l'atmosphère, cette atmosphère particulière de décembre.
Nous n'eûmes aucun mal à trouver un resto, cette ville en regorge.
Je dois le confesser : mon dos me faisait de plus en plus mal, et c'est très péniblement que je parcourus (en voiture quand même) les 3 km qui me menaient à l'hôtel.
Le lendemain je me réveillai à 10h, juste le temps d'aller à Colmar. Le crachin avait remplacé le soleil de la veille, et c'était pareil en Alsace. Entre les deux, soleil et monde fou. Les bords du lac de Gérardmer étaient aussi fréquentés qu'en plein été.
Après le repas Colmarien à demi-tarif, direction les crêtes Vosgiennes, car je savais que le paysage y serait fabuleux. Je ne m'étais pas trompé (demain photos), et on s'y attarda tellement que nous passâmes la nuit en route. Dans un Formule 1 de Belfort. Mon dos me faisait toujours mal, mais ça passait après.
Ce matin, direction la maison, où nous retrouvons notre chat, où je retrouve mon PC. Que j'allume, en même temps que la Livebox.
Et celle-ci se met à fonctionner !!!!
Je saurai dans l'heure qui suit que vendredi et samedi, personne n'avait d'Internet autour de moi... Problème Orange. Orange que j'ai appelé illico pour annuler leur dépanneur à 149 euros, et dont la pauvre "conseillère" que j'ai eu en a pris plein la tronche.
Puis j'appelai le CONSUEL EDF pour savoir quand il viendrait, quand l'électricité que mon toit produit depuis 5 mois finirait enfin par aller dans le réseau, lequel m'a répondu que des pièces manquaient à mon dossier.... Voir note précédente !
La séance de kiné prévue à 16h30 m'a remis le dos en place, et me voilà face à mon clavier.
Jusqu'à la prochaine panne...
Je vous embrasse.
19:06 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.10.2011
Easy go easy jet
Vous connaissez Easy Jet ? C'est une compagnie aérienne à bas coût, qui propose des voyages moins chers que le taxi pour se rendre à l'aéroport.
Par exemple dans 4 semaines je pars à Lisbonne, pour.... 99 euros les deux aller-retours !
Comment font-ils, me suis-je demandé ? Bien sûr, il y a le Yeld Management, c'est à dire que le but est de remplir les avions. Par exemple, sur le trajet que je vais faire, Bâle-Mulhouse/Lisbonne, je ne pourrais déjà pas partir demain - vol complet - (il n'y a que 4 vols par semaine) mais que dimanche, et pour 133 euros 62 l'aller simple 1 personne.
Pour payer moins, il me faudra attendre le lendemain, où je m'en tire à 101 euros 06.
Mercredi ce sera encore moins, avec 82 euros 22.
Puis il faudra attendre dimanche 6 pour avoir un vol à 78 euros 78.
Bref, vous m'avez compris, pour avoir le vol le moins cher, il me faudra attendre le....6 février où là c'est 23 euros 94.
Soyons honnêtes, je peux voyager dès le 16 novembre pour 41 euros, et - toujours en réservant aujourd'hui - le 21 novembre me sont proposés des prix de 27 euros 37.
Vous en conviendrez avec moi, cela n'est pas cher. A titre de comparaison, en train, moyennant 27 euros 37, je peux tout juste faire Paris-Blois ou Marseille - Montpellier en corail !
Donc, comment font-ils ?
Simple, ils font payer les bagages au prix fort. 34 euros si vous avez lu les petits caractères et ne vous êtes pas enregistré en ligne, sinon, c'est 50 euros si vous vous présentez à la porte d'embarquement muni de votre carte que vous aurez imprimée chez vous.
Donc il faut savoir qu'au minimum, c'est 68 euros en sus du vol. Sauf si vous vous contentez d'un bagage à main n'excédant pas 56 x 45 x 25 cm. Sachant que les "petites valises " à roulettes de 50 cm en mesurent en réalité 57 !!! Ils sont pas fous...
Je ne classerai pas cette note dans les "arnaques", car il suffit de lire leurs fameuses CGV, les "conditions générales de vente". Mais sachez quand même que si vous êtes un couple avec 2 enfants, vous devrez raquer 272 euros de bagages !!!
Je vous embrasse.
18:02 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.10.2011
Paris, septembre/octobre 2011
Ca va mieux (le matin ça va toujours mieux) et je m'autorise donc à publier mon séjour Parisien.
Jeudi, premier jour : à la fois une immense satisfaction et une profonde déception. La satisfaction vient de la demoiselle qui nous louait, laquelle s'est déplacée à la station de RER Vincennes - nous étions en retard, TGV Lyria...! - pour nous donner en toute confiance les clés de son appartement.
Dans lequel rien n'avait été enlevé, même son argenterie (dont elle me dira plus tard ignorer l'existence !)
Une confiance pareille, dans le Paris de 2011 m'a scié !
A ce propos, je tiens à féliciter le conducteur de la rame TGV, malgré qu'il ait pris un retard de 35 minutes entre Pontarlier et le départ de Dijon, qui a fait son possible pour le rattraper, et.... passer sous la barre de la demie-heure (28 mn) à l'arrivée.
Comment ça pour éviter le dédommagement "horaire garanti ?" Mauvaises langues !!
Mais, quelques heures après, grosse déception, pourtant prévisible. C'est à cause de cet épisode que je voulais faire baisser le thermomètre avant d'en parler, ayant déjà été trop "franc" avec quelqu"un qui l'a mal pris sur mon séjour en Bretagne.
Là, rien à voir, pourtant. Un couple dont j'avais suivi, voici 41 ans, la formation. Ils étaient jeunes, pas très beaux, mais adorables. Avec trois autres copains nous avions été inséparables pendant 6 mois.
Ils ne connaîtront jamais d'autre partenaire, et seront l'un pour l'autre l'homme et la femme de toute une vie. Pour moi c'était magique... Et je voulais le leur dire. J'avais souvent hésité, connaissant leur adresse, mais le hasard m'ayant cette fois place à 400 m de chez eux, je n'ai pu résister.
Hélas, devant un immeuble cadenassé, j'ai quand même téléphoné à la dame devant la porte, qui me raconta des histoires à dormir debout avec des beaux-parents à placer dans des maisons de retraite, et que vraiment elle n'avait pas, en ce moment, une seule minute à me consacrer. Même pour un coucou furtif.
Néanmoins, nous resterons en bas de sa porte 25 minutes à nous téléphoner....
J'en connais qui vont tout de suite bondir, et me dire, par exemple :
Peut-être les pensées et les émotions vécues auparavant ne sont plus au rendez-vous ? Peut-être ont-ils des problèmes que tu ignores et qui font que ? Peut-être ne faut-il pas prendre comme un rejet ou comme un abandon ce qui ne l'est pas ? Peut-être faut-il que tu cesses un jour de prendre pour toi (ou plutôt contre toi) ce qui se passe autour de toi et qui ne t’appartient pas? Les vies des gens sont bien souvent en roue libre, elles se croisent, se suivent, se décroisent, se parallèlisent, se recroisent à nouveau ou jamais, sans que l'on sache bien pourquoi, sans que l'on puisse dire pourquoi, sans qu'il y ait d'autres "explications" que la vie elle-même. L' "investissement" que l'on place des les gens que l'on rencontre est parfois fort, certes, et la rencontre ne survient véritablement que s'il y a accord et désir. Il suffit parfois -souvent- d'une étincelle pour qu'elle ait lieu, et parfois aussi d'un coup de vent pour que la flamme s'éteigne. Que ce soit en amour ou en amitié, les "gens" passent, les histoires vivent et parfois meurent. Ou prennent momentanément la tangente, au grand étonnement de l'un des partenaires...
Ce qui serait rigoureusement exact s'il n'y avait pas eu mensonge : pas une seule minute à me consacrer, et pourtant 25 minutes de conversation téléphonique que ma batterie a abrégé...
Je pense qu'ils vivaient leur propre vie bien pépère et qu'ils n'avaient pas envie de revoir le miroir que je serais devenu. Elle et moi avons 60 ans, plus 20....
Donc la passe de trois n'a pas eu lieu.
Cela sous un cagnard incroyable : A 20h, 27 degrés là-bas
http://www.meteociel.fr/temps-reel/obs_villes.php?code2=2&jour2=29&mois2=8&annee2=2011&envoyer=OK
et 13 degrés ici - d'après ma station !!!
Vendredi, second jour : un truc à faire, qui ne vous ruinera pas, c'est de descendre le canal St Martin, depuis les grands bassins de la Villette jusqu'à la Seine, qu'on longe jusqu'au louvre. Magique !
Ce jour là, 28 degrés à 20h, 12 ici.
Grande première pour moi : nous avions des tickets de cinéma à tarif réduit, et j'ai choisi la nouvelle guerre des boutons. Logiquement je ne devais pas pleurer, me souvenant de la première version.
Mais l'histoire n'était pas la même, et entre les conneries des gamins on voyait se profiler l'occupation et se nouer des ydilles. On voyait des scènes bouleversantes avec la musique qui allait avec.
J'avais toujours mon "truc" dans ces cas-là : à la première montée de larmes, m'enfoncer un ongle dans le bras, jusqu'au sang.
Hélas, ça ne marcha pas, et à la fin du film, le bras en sang et moi en pleurs, je mis au moins deux heures à "récupérer". Séquelle de mon Histoire d'Amour : je suis définitivement perdu pour le cinéma...
Le samedi c'était la Nuit Blanche. Avec toujours la crève, et je dois dire que c'est la dernière fois que j'y viendrai. Ca devient invivable, comme la fête des Lumières à Lyon. Pour ceux qui aiment être noyés dans la foule, et adorent faire des queues de 45 mn pour voir une attraction, allez-y.
Moi, c'est fini.
J'ai quand même réussi à prendre en photo le cloître des Billettes (1427)
Là encore, 25 degrés à 22h (en dehors de la foule) alors que c'était 9° chez moi....
On a essayé l'autre "pôle", Montmartre, kif kif bourricot ! à des presque minuit, des queues de 500m...
On aurait mieux fait d'aller au Festival des Vendanges de Suresnes, qui proposait aussi des attractions nocturnes, mais moins bondées, avec des chaises au milieu des cours.
Mais le dimanche il y aura là-bas une session de rattrapage, avec d'aussi beaux spectacles :
Sans filet, je précise....
Le lendemain c'était jour du départ, mais le TGV était à 17h, aussi avons-nous profité des "heures fraîches" de la matinée. C'est à dire en-dessous de 25 degrés. Soit avant 11h.... Ensuite il faut attendre 21h pour retrouver les 25 degrés.
Nous sommes allés sur un des sommets de Paris, non pas Montmartre, mais Porte des Lilas (je n'ai pas vu Henri), et je pouvais voir, tel un feu de forêt, la masse de pollution dans la banlieue nord :
photo sans retouche !!!
Puis nous avons quitté la ville-lumière à 17h avec les 29 degrés habituels, et nous sommes arrivés à Pontarlier à 21h avec vingt degrés de moins....
A retenir : Paris restera toujours aussi beau, la confiance formidable de la demoiselle de la location, et le fait qu'une amitié ça se cultive, et que le "coucou c'est moi, tu te rappelles d'il y a 40 ans", ça ne marche que dans les films US à fort budget.
Je ne peux résister à vous joindre l'appréciation de la demoiselle de la location sur le site où l'on a réservé :
Un couple merveilleux d' humanité , de reconnaissances et de respect de la situation et de la maison. Leur présence m' a réchauffé le coeur. Je souhaite à chacun d' accuellir des personnes si prévenantes. Un grand merci.
Nous pensons la même chose d'elle....
Je vous embrasse.
11:53 Publié dans beaux moments, Loisirs, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.09.2011
Mon voyage en Bretagne : 3) la divine surprise
Et nous voilà prêts, vers 16h, à partir le mardi pour Lorient.
Lorient.
C'est un peu mon port d'attache.
Cette ville et moi avons grandi ensemble, nous avons le même âge, à peu de choses près.
Ainsi, Lorient et moi avions une petite dizaine d'années quand nous nous sommes rencontrés, en 1962.
Contraste saisissant, pour moi, le petit parigot-tête de veau, habitué aux immeubles austères et crades (et oui, en 1962 Paris était noir, noir de suie !) entre les maisons et immeubles tout blancs, flambant neufs d'un côté de l'artère principale, et les baraques en bois de l'autre côté...
Et au bout, tout au bout, l'océan. Que je voyais pour la première fois...
Mais c'est pendant notre adolescence que nous nous sommes le plus fréquentés.
1963, 64, 65, 66, 67 (deux fois !) 68, 69 (trois fois !) 70 (trois fois aussi) , 71 (idem) 72 (quatre fois !).
Nous avions nos Noëls enchantés, c'était un rêve pour moi de me balader au milieu de ses rues toutes illuminées. Ca aussi je ne connaissais pas. Ne manquait que la neige...
Je me souviens de quinzaines commerciales extraordinaires, à faire pâlir la Rue de Buci parisienne où je (sur)vivais.
C'est vers cette ville aussi que je me suis réfugié un week-end de janvier 73, alors que je faisais mon service militaire, lors d'une permission non prévue. Lorient, bien qu'elle en ait beaucoup vécu, n'aime pas trop les militaires. Comme moi. Elle en garde un mauvais souvenir, un truc d'avant-naissance.
Et du coup, elle m'avait comprise, et avait fait donner son magnifique ciel bleu d'hiver exprès pour ma venue.
Mais Lorient c'est donc d'abord mes Noëls magiques (http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/24/mes-no... ), qui n'auraient pas été si magiques sans la présence de celui que j'appelle depuis le tout début mon "frère-cousin" Jean-Yves.
Dans mon autre blog (qui va fermer, chose que j'avais pressenti depuis déjà 3 ans) Je parlais presque autant de lui que d'elle dans mes notes.
Presque frère, plus qu'ami, en tout cas cousins - donc du même sang - , comment définir le lien qui nous lie lui et moi ?
Et cela, avec quelques interruptions dues à nos "nanas" respectives, depuis près de 50 ans.
Première photo de nous ensemble, prise en juin 1962, au zoo de Vincennes.
D'entrée, nous avions "flashé" l'un sur l'autre, lorsque je le vis pour la (vraie) première fois. J'étais le grand frère qui lui avait toujours manqué, il était le frère que j'espérais encore.
C'est avec lui que j'ai appris à faire de la bicyclette.
C'est à lui que j'ai confié mes premières amours (et aussi mes dernières).
J'oserai dire qu'à 554 km de distance, nous avons grandi ensemble.
Lui aussi me confiera ses tourments de coeur, et ses tourments "tout court" d'ailleurs.
Ados complexés, nous nous rassurions l'un l'autre. L'absence criante de nanas dans notre univers sentimental nous laissaient penser que nous étions à la fois repoussants et c...s
En fait nous étions simplement romantiques, ce qui dans ces années-là constituait un véritable handicap.
Egalement, ce que l'un avait fait, l'autre se devait de le faire !
Les vendanges par exemple, je lui en avais tant parlé que lui aussi tentera l'expérience, 4 ans plus tard - mais au même âge - chez le même viticulteur !
En revanche le virus du "deux roues", c'est lui qui me l'avait inoculé...
Depuis les années 80, il insistait de toutes ses forces pour que j'achète un ordinateur. A l'époque, jeune père de famille, je pensais qu'il y avait d'autres priorités.
Puis il y a eu le net, qu'il m'a fait découvrir dès 1995. Il me montrait des photos de gens, des internautes du bout du monde avec qui il correspondait régulièrement, chez qui, même, il passait ses vacances ! Moi, je ne le croyais pas... J'imaginais cela impossible.
A cette époque, j'avais les moyens de me payer un PC, mais à cause d'un sinistre personnage dont je parle aussi pas mal au fil de ces colonnes, le mot "ordinateur" me faisait monter la tension...
C'est dire qu'il jubilait quand de temps en temps je l'avais sur aime-est-ce haine, et qu'on discutait lui et moi des derniers logiciels arrivés sur le marché...
Car il est parti.
Loin.
Beaucoup plus loin que le TGV puisse aller. Même le Transsibérien. 17 heures d'avion pour arriver chez lui, à Tahiti où un beau jour de 1998 il a posés ses valises là-bas.
Alors que je venais d'arriver en Bretagne....
Et quand j'en partirai, c'est Nathalie qui y arrivera !
Bref, si les années 60 nous ont vu beaucoup ensemble (j'ai compté, mis bout à bout, plus de 8 mois ), ce ne fut pas le cas pour les "seventies" où nos femmes respectives étaient d'accord sur un point : sous séparer le plus possible.
La décennie 80 vit nos existences très agitées, surtout la mienne, et c'est au tout début de ces années-là que nous nous sommes le plus apportés.
Puis, une nouvelle fois, nos nanas - qui n'étaient plus les mêmes - ne supportèrent pas cette presque "rivalité", et il y eut beaucoup de creux à partir de 1983.
Puis ce fut ma dépression, en 1994. Il n'hésita pas - début 95 - à me proposer de venir passer dix jours chez lui pour me remonter le moral, pour me changer les idées. Il savait que j'étais persécuté par mon chef, il savait aussi que j'étais très mal de devoir malgré moi mener ce que dans les magazines on appelle une double vie.
Quand ma chérie a cédé sous le poids du harcèlement, en mars 97, demandant alors une mutation, j'ai mis Vannes sur la liste, me disant que si c'était là que j'atterrissais - en fait je pensais aller à Lons le Saunier - , le fait de savoir mon presque-frère à 3/4 d'heure de route pourrait en partie compenser le manque d'elle, manque que je pensais (naïvement) temporaire.
Je me demande toujours comment j'ai fait pour passer ces douze mois horribles (octobre 97/ septembre 98) où se sont succédés : l'abandon de la femme de ma vie, la mort de ma maman, la reprise du harcèlement par les nouveaux collègues, et le départ de Jean-Yves...
Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Là je me suis tué (en 2003) et je me sens plus fort.
J'ai cessé les tchats, lui étant passé sur Skype, que mes différents antivirus successifs trouvaient dangereux.
Bref, pour moi, pas de doute, Lorient c'est Jean-Yves, et Jean-Yves c'est sa maman (81 ans) sa maison, que j'ai vu toute neuve en 1974.
Quand je sonne à la porte, comme je l'ai fait un très grand nombre de fois depuis 1998, je m'attends toujours à voir son visage apparaître....
Mais ce n'est (si j'ose dire) que sa mère, que j'adore. Je profite d'elle au maximum, sachant à quel âge est morte ma maman, et que j'aimerais bien faire taire les statistiques !
Chez elle, je me ressource. Voici un mois j'ai été dans mon ex-quartier de Paris et j'en suis parti en courant tant ça avait changé. Là-bas, en revanche, tout est resté pareil depuis 1974, mis à part certains éléments inévitables d'électro-ménager.
Et le vide qui s'est peu à peu installé aussi. En 1974 c'était la ruche, à présent, je penserais presque à la chanson de Bénabar quatre murs et puis un toit. Et je redoute le jour où se pointera ce maudit agent immobilier...
Mais je digresse.
Il est 17h13 quand je sonne.
Et que je vois Jean-Yves ouvrir la porte....
Il est revenu. Avec son épouse et leur plus jeune fille. Ils ont abandonné Tahiti et rejoint la Terre qui est la leur.
Que dire ? Que nous n'avons pas changé. Que nous discutons toujours aussi ardemment. Qu'il est toujours aussi généreux pour les autres en refusant catégoriquement de penser gauche et droite.
Pour lui, je le sais, c'est un échec. Pour moi, je pense plutôt à une victoire de sa part, d'avoir osé "rentrer la queue basse" face à 3 frères et soeurs qui ont plus ou moins réussi.
Voici quelques mois, je me disais que la Bretagne m'avait pris les deux femmes de ma vie.
Lundi elle m'a rendu un ami de 46 ans.
Mardi un presque frère de 49.
Je sens que je vais faire tourner la carte senior....
Je vous embrasse.
19:46 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Merci, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.09.2011
Mon voyage en Bretagne : 1) le pire
Amis lecteurs, retenez bien ce que j'écris, car avec 38°6 de fièvre, ce qu'on écrit est beaucoup moins inhibé qu'avec une température normale. Beaucoup moins rapide aussi, car je dois revenir sur pratiquement chaque mot, que ma fièvre a fait escagasser.
Orléans le jeudi soir, ce fut bien. Je dois dire que je me suis presque réconcilié avec la ville qui m'y a vu y bosser voici près de 36 ans...
Pas de souci de route, si bien qu'on était "sur place" en Bretagne le vendredi à 16h30.
Le soir, dîner avec notre fille. L'avant-dîner s'était presque bien passé, car j'avais eu comme idéed'offrir à ma fille des CD qui montraient son jeune âge ( 0 à 18 mois), puis sa communion 1993 où j'avais mis près de 3 heures à expurger Nathalie, et sa communion 1966 que, bien qu'en étant le caméraman, je découvrais.
Puis cela devint, hélas, comme d'habitude. Ma fille et son mec vautrés sur le canapé en regardant des chaînes TV à pleurer. Quand, par hasard, je demandais bêtement s'il n'y avait pas d'autres châines à voir, la réponse était "oui", mais la télécommande ne bougeait pas.
Le lendemain, le souci étant la balade de l'après-midi. Ma fille voulait aller à Dinan (8km), son mec et elle au Mt St Michel (50km). Mon épouse, comme à chaque fois qu'elle était chez sa fille, ne pipait mot.
Bref sans doute devant la tronche de ceux qui étaient logiquement pour elle les deux hommes de sa vie, le Mont St Michel fut décidé.
Le lendemain , les beaux-parents étaient là. Quel contraste avec l'ambiance des deux jours précédents...
On riait, on jouait, notamment à des jeux télévisés dont j'ignorais l'existence.
Un choc pour moi, qui avais toujours pensé que la présence des beaux-parents cassaient l'ambiance !
Là c'était l'inverse. Merci encore à eux....
Le lundi matin allait nous délivrer de tout ça. Entre autres des remarques douces-amères quand il s'agissait de s'essuyer les pieds venant de dehors (il y a des mémoires courtes...) Je sais que ma fille m'en veut parce qu'avaec moi elle a eu une adolecence de merde, j'espère que cela un jour s'arrangera.
Un lundi qui ira crescendo, avec deux visites, l'une somme toute amicale avec quelqu'un que nous connaissions déjà et qui aurait préféré une - ou deux belles nanas - à notre place, et celle du soir un peu surréaliste, qui alait préparer celle du jeudi, sincèrement inimaginable....
Voilà, je n'arrive plus à écrire sans trébucher 4 à 5 fois par mot, je vais donc me coucher en vous disant à demain pour la suite de mes aventures bretonnes.
Je commenterai demain mes commentatrices je n'ai plus aucune force.
Je vous embrasse.
20:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.09.2011
A dans 10 jours....
Depuis 2007 c'était devenu un rite, notre "tour de Bretagne" de mi-septembre.
L'an passé, notre déménagement-surprise avait fait que ce rite s'était interrompu.
Cette fois, nous y retournons, départ tout à l'heure direction Orléans, où nous ferons étape.
Puis demain soir nous serons auprès de notre fille, jusqu'au lundi matin, où nous nous séparerons. Elle filera plein est direction Dinard là où elle travaille et nous sud-ouest - puis ouest (il est des détours obligatoires à faire...) direction Quimper et Pont l'Abbé où nous retrouverons de vieilles connaissances.
Mardi après-midi, cap sur Lorient, où nous poserons nos valises trois jours, allant visiter les nombreux cousins.
Vendredi matin nous reprendrons la route, cette fois sans s'arrêter (en 2009 nous avions fait un arrêt à Vannes, j'en avais été malade) cap sud-ouest où nous pensons arriver à Guéret en fin d'après-midi.Je tiens à montrer à mon épouse la capitale de la Creuse où j'ai passé un week-end d'enfer en 2007.
Samedi matin, retour par Lons le Saunier, où nous nous arrêterons quelque temps avant de reprendre la route du Odou, route bien connue.

Voilà, voilou, je pense qu'il fera beau - même en Bretagne - et je vous dis à dimanche 25.
Pour seulement 4 jours, puisque jeudi nous repartons pour Paris assister à la Nuit Blanche (pour ma part j'ai "fait " toutes les éditions depuis 2004, sauf l'an passé, même raison.
Je vous embrasse.
11:03 Publié dans ceux que j'aime, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.05.2011
Mes rencontres avec Chamonix : 3 (1976)
Là aussi c'est par un hasard inouï que je vais retrouver la cité du Mont-Blanc.
Mont-Blanc que, par beau temps, je vois de la fenêtre de ma cuisine. Un tout petit bout...
J'ai regardé sur les cartes Michelin qui me servent de... tapisserie dans une pièce inoccupée, ça fait 145 km.
J'ai enfin réussi à quitter Paris, et avec ma jeune épouse nous habitons dans un HLM entre Lyon et Grenoble. Je bosse à l'aéroport de Grenoble, à 2km, 3 mn de cyclo. Car nous sommes toujours en cyclo !
Nous prenons des leçons de conduite, et finalement je l'aurai en septembre ce fichu permis, et Mireille, mon ex, ne l'aura qu'en... mai 1979, grâce à moi. Oui, grâce à moi, elle avait passé ses 5 épreuves à Voiron, toutes ratées et en 1977 ne voulait plus entendre parler de l'auto-école du village ni des leçons de conduite.
C'est moi qui, en 1978, l'inscrirai dans une autre auto-école, à 25 km de chez moi. Mise en confiance, elle l'aura alors du premier coup (enfin du 6ème) après seulement 10 leçons. C'est un peu pour ça que j'ai moyennement digéré qu'elle me plaque, 6 mois plus tard...
On n'en est pas là, on est en mai 76 et un soir, vers 21h, j'entends sonner à la porte.
C'est Jean-Yves, mon quasi-frère, avec qui depuis notre majorité j'ai eu des relations oscillant entre chaleur intense et froid glacial. Là je l'avais quitté un an auparavant sur un froid glacial, mal reçu par sa mère (ma cousine germaine) qui ne pouvait pas voir Mireille en peinture. Mireille qui ne s'était pas laissée faire et du coup nous étions tricards à Lorient. Ce sera du reste la plus longue période (avril 1975/juin 1979, 4 ans et deux mois) qui se passera sans que je m'arrête dans la ville de mes vacances d'enfant.
Jean-Yves fait son service militaire. Habitant en Bretagne, on l'a d'abord muté à Mourmelon (c'est logique), puis encore plus loin, près d'Orange ! Du coup il se retrouvait seul lors de ses permissions, et a pensé que je n'étais pas trop loin. C'est vrai que par rapport à la Bretagne, cela n'avait rien à voir.
170 km dont une grande partie sur autoroute ou une trois voies.
Car mon Jean-Yves était motorisé ! Il avait "emprunté" la vieille 404 de son père, qui était une nouvelle fois à Tahiti avec ses frères et soeur.
Pour moi, double joie : D'abord - et surtout - de savoir que pour cette fois la période de froid est terminée (la prochaine serait 7 ans plus tard), et ensuite qu'avec une voiture nous pouvions faire des tas de choses. Comme - le plus urgent - faire des commissions lourdes, que nous ne pouvions pas effectuer avec nos cyclos.
Il viendra 2 week-ends de suite, et par chance je serai libre pendant ces week-ends. Enfin, si l'on veut car pour le premier j'aurai à faire la nuit de dimanche à lundi, et pour le second, j'aurai fait la nuit de vendredi à samedi.
Pour ce premier week-end, où il fait une chaleur à crever, d'abord l'utile : les courses !
Et c'est avec un coffre plein à rabord de lessive, boîtes de conserve, bouteilles, que nous revenons le samedi soir.
Pour le dimanche, ce sera une petite montée à Chamrousse, car comme tout habitant de la montagne veut voir la mer, tout habitant du bord de mer - surtout les sud-bretons, qui n'en ont que rarement - veulent voir la neige.
C'est le même dimanche que je lui montre en tout petit le Mont-Blanc.
"Et si on y allait la prochaine fois ?" me demande-t'il.
Il prêche un convaincu !!
Nous voilà donc partis ce samedi après-midi vers Chambéry, puis Altbertville, Megève et enfin Chamonix.
Nous sommes émerveillés. Car tout au bout de la route, de temps en temps le Géant se montrera, de plus imposant. Et quand nous quitterons Megève, le specacle sera tel que nous nous arrêterons.
A Chamonix, photo pour immortaliser la chose

Puis nous prenons la route du Tunnel du Mont-Blanc. Non, pas pour le traverser, j'avais déjà donné, mais pour s'arrêter au dernier lacet et se garer dans un parking. De là un chemin nous amenait vers le glacier des Bossons.
A cette époque, le glacier descendait jusqu'à 1200 m d'altitude environ. Et de notre point de vue, nous pouvions le voir dans toute sa splendeur.
Je dis "à cette époque", car 35 ans après, ce n'est plus du même tonneau ! Le dit glacier ne descend plus jusqu'à 1200 m mais jusqu'à 1500 ! Et à présent, sauf si on est un randonneur chevronné, on ne peut plus l'admirer. Sauf de loin....
Belle preuve du réchauffement de la planète, avec pour nous un climat qui s'approche de plus en plus du climat Québécois. Froid et neigeux l'hiver, caniculaire l'été.
Enfin j'aurai pu voir le Mont-Blanc !!!
Je vous embrasse
18:30 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.05.2011
Mes rencontres avec Chamonix : 1 (1971)
Je ne pensais pas du tout, l'année de mes 20 ans, me retrouver à Chamonix.
A vrai dire, même la veille je n'y aurais jamais songé...
L'histoire commence pourtant bien. Mon père et moi sommes en vacances en Savoie, aux Ménuires, et le temps est parfait. Nous ne nous ennuyons pas car nous disposons de moyens de locomotion.
Non, pas de voiture (mon père n'a jamais eu le permis) mais des cyclos, des "Solex flash"
Ces engins, fabriqués à la fin des années 60, n'ont pas grand-chose en commun avec leurs cousins noirs, si ce n'est la fameuse "solexine" qu'il fallait à tout prix se procurer.
Sinon, la transmission était assurée par arbre à cardan, la vitesse pouvait atteindre (débridé) 60 km/h, les freins étaient à disque et il y avait un "variateur de vitesse" qui répartissait la force du moteur selon le pourcentage de la côte.
Un jour mon père me parla d'une excursion. Il s'agirait de rejoindre l'Italie en passant par le col du Petit St Bernard (2200m); lequel servirait de "juge de paix". Si nous ne pouvions pas monter le dénivelé de 1300 m entre Bourg St Maurice et ce col, nous ferions tout bonnement demi-tour.
Départ des Menuires vers 10 h (nous n'étions pas matinaux), et belle descente de 1600m vers Moûtiers.
Puis, du semi-plat pendant 27 km jusqu'à Bourg St Maurice où l'on s'offre un bon resto, et ensuite la montée. 31 km de grimpette pour arriver là-haut. Soit du 4.2 % de moyenne, ce que nos montures avalent sans broncher.
Une photo immortalisera l'exploit !
Pour la première fois de ma vie, j'entrai en Italie.
Et le premier village rencontré avait des consonances bien françaises : "La Thuile".
Mais la cuisine et l'ambiance était typiquement italiennes, et pour une bouchée de pain, nous fîmes étape dans cette auberge appelée "Albergo Nazionale".
Le lendemain, enhardis par l'exploit de la veille, considérant que l'on n'était qu'à 42 km d'Aoste (ville Italienne qui n'a rien à voir avec le jambon du même nom, fabriqué à Aoste près de Chambéry) et que ma foi, rien ne pressait et que l'on pouvait tenter le coup.
La route descendait moyennement pendant quelques kilomètres, puis la pente devenait nettement plus raide sur 5 km. C'était le moment d'essayer nos fameux freins à disque !
Sans le savoir, nous étions tombés dans une nasse...
En bas de la vallée, une bonne moyenne de 40 km/h nous mena pour l'heure du déjeuner à Aoste, grâce à une route toute neuve, jonchée de tunnels. Ah que je n'aimais pas ça les tunnels...
Nous quittons Aoste vers 16h, en sens inverse. Mais était prévu un petit crochet vers Courmayeur, au pied du Mont-Blanc. Crochet de 10 km.
Là, nous trouvons tous les hôtels complets, et c'est dans un **** que nous dormirons ! Le budget des vacances sera sérieusement écorné cette nuit-là...
Le lendemain, départ vers le col du Petit St Bernard.
Mais.... les solex ne voulaient rien savoir devant la pente de plus de 10% que nous avions dévalé avec insouciance à l'aller.
Trois solutions s'offraient à nous :
- Monter à pied en poussant les machines sur les 5 fameux kilomètres
- Repasser un autre col, mais en regardant la carte, nous ne voyions que des cols à forte pente.
- Prendre le train en mettant les solex dessus, en passant par Turin, le tunnel du Mont-Cenis et Modane où nous reprendrions nos montures.
Mon père avait une autre idée...
Retour vers Courmayeur, où il commeçait à pleuvoir, puis, il continuait la route !!! Route qui pour moi était en cul-de sac puisque elle menait au Tunnel du Mont-Blanc.
Nous arrivons à l'entrée du fameux tunnel, et je vois le paternel, qui parlait assez couramment l'Italien, parlementer avec un mec du péage. Il désignait nos engins et disait "motocicletta francese, si !!!"
Puis je le vis faire une démonstration avec une pointe à 60 km/h.
Le gars dit "va bene", et donna deux bouts de papier à mon père.
Les bouts de papier, que j'ai gardés, étaient... des tickets pour franchir le Tunnel du Mont-Blanc ! Rien que ça...
Mon père était devenu fou. Et moi inconscient car j'ignorais ce que ça pouvait représenter...
Et nous voilà partis.
Le bruit était dantesque, un camion était audible à plusieurs kilomètres. En plus l'éclairage était faiblard, et un trottoir attendait le moindre faux pas que nous ferions.
Mon père m'avait dit qu'il avait graissé la patte au péagier pour qu'il attende deux minutes avant de lâcher un camion. Deux minutes, s'il faisait du 70 et nous du 50, ça nous laissait une petite marge.
Donc, ne pas quitter des yeux le rétroviseur, voir si mon père était toujours derrière moi, et voir également si un camion se rapprochait.
Le début fut "facile". L'aiguille rivée sur 50, je voyais défiler les panneaux, énormes à l'époque : KM 11, KM 10, KM 9...
Puis ça commença à aller moins bien. J'étais obligé de ralentir de temps en temps pour laisser se rapprocher mon père, et les kilomètres paraissaient une éternité. KM 8, KM 7, KM 6.... Tout ça encore! Et le pire c'est que je voyais se rapprocher derrière un camion... Je calculais qu'il serait sur nous d'ici peu, à moins d'un miracle.
Lequel se produisit.
A un moment donné, je vois le panneau FRANCE et la route commencer à descendre. Cette fois nous étions à près de 70, et la distance avec le bahut restait stable.
Mais je commençais à m'asphyxier grave... Et machinalement j'appuyais à fond sur l'accélérateur. Je pense être arrivé à 85 quand je sors du tunnel côté français, devant des douaniers médusés. Je fais encore quelques centaines de mètres, et je m'arrête, pour reprendre mes esprits et attendre mon père.
J'avais été tellement crispé que j'avais cassé mon guidon...
Ds policiers arrivèrent, et nous demandèrent nos papiers.
"La traversée du tunnel est interdite en cyclomoteur...
Mon père était trop dans le coltard pour répondre, c'est moi qui le fit.
"Ce ne sont pas des cyclomoteurs, mais des prototypes. Aptes à 60 km/h.
- Je ne vous crois pas.
- Regardez notre heure d'entrée dans le tunnel, et vous verrez.
Nous avions mis un peu moins de 13 minutes....
Le flic revient à la charge.
"Attendez là.
Et moi, pas dans mon état normal, je commence à détaler sur la descente. Mon père me suit. Délit de fuite ! Au bout de quelques 500m, après un virage, un sentier nous tend les bras. Nous quittons alors la route, et nos engageons dans le sentier, tandis que je vois les flics, sirènes hurlantes, passer en trombe pour nous pourchasser.
Nous resterons une bonne demie-heure dans ce sentier, avant de tenter notre chance sur la grande route.
Il pleuvait des cordes, et c'est sans doute ce qui nous avait sauvés. Les flics n'avaient pas insisté.
Premier contact avec Chamonix, où j'essaierai vainement de faire réparer mon guidon. Trop de travail pour les garagistes.
Il faudra aller jusqu'à Sallanches, 28 km après, pour que l'on me fasse une soudure au gaz, le temps de me faire dépanner plus "sérieusement".
Du coup, le Mont Blanc, je ne l'ai même pas vu...!
Je vous embrasse
12:21 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.05.2011
De retour
Première "fin de vacances de retraité".
C'est un sentiment étrange.
J'ai connu des rentrées déchirantes, notamment lors de mes "Noëls magiques", ces vacances de fin d'année que je passais chez mes cousins de Bretagne. Chaque jour était rempli, je n'en perdais pas une miette, je savais que ces 13 jours-là m'étaient dévolus pour gommer les 352 autres.
Dans le train du retour il m'arrivait de verser ma larme, surtout à l'approche de la capitale. Une chance pour moi, l'arrivée par Montparnasse se faisait par des paysages assez jolis et vallonnés, pas comme l'arrivée par la gare d'Austerlitz, où le béton succédait directement aux champs de blé.
J'ai connu en revanche des rentrées de joie. Notamment en avril/mai 1993, où j'étais sur les mêmes lieux que lors de mes vacances magiques (Lorient) mais où me manquait l'être aimé. Déjà 24h sans elle c'était dur, je vous raconte pas deux semaines...
Mais là ?
Oui, j'étais à Chamonix. Oui j'avais devant moi des paysages de rêve. Voici ce que je voyais de mon balcon :
Mais contrairement aux fois que je citais, il y a eu peu de contraste entre ces "vacances" et ce qui les entouraient. Quand j'allais en Bretagne, je quittais un monde gris, puant, avec des heures de classe interminables et éprouvantes, ponctuées des disputes incessantes entre mes parents, pour arriver dans une ville alors pimpante, joliment parée pour les fêtes, avec la mer en toile de fond, tout cela au milieu de mes cousins, de la joie de vivre qu'il y avait dans la famille qui m'accueillait.
Là je quittais mon village, ma belle maison, où je pouvais faire de belles balades, écouter de la musique et surfer sur la Toile, pour arriver dans un endroit certes unique au monde, que la planète nous envie, mais qui, finalement, au bout de 48 heures s'est révélé... ennuyeux !
Non je ne fais pas le difficile. Simplement, il faut le savoir (ce qui expliquait sans doute le tarif sans concurrence du gîte) en mai, tout, mais absolument tout est fermé là-bas. Le train, que la propriétaire nous vantait "en bas de sa porte", fermé, soi-disant pour travaux
Le tramway du Mont-Blanc, serpentant de St Gervais jusqu'à mi-hauteur du Mont-Blanc, fermé.
Le téléphérique de l'aiguille du Midi, fermé aussi.
Idem pour accéder au glacier des Bossons, lequel a reculé de près de 500 m par rapport à la première fois que je l'ai vu, le télécabine était en travaux.
La mer de Glace (ou plutôt ce qu'il en reste) était certes approchable en train, mais pas plus. Fermé aussi.
Le téléphérique du Brévent, closed également.
En fait, ne restait que les balades à pied dans les quelques endroits emménagés, ou la bagnole.
Si bien que dès le mardi, si certes je n'éprouvais pas de hâte à rentrer comme en 1993, je ne peux pas dire que j'aurais été déçu si j'avais dû rentrer dans la minute...
Bref, bien content de retrouver - même sous la pluie - mon village, les paysages du Haut-Doubs peut-être moins majestueux, mais qui ont aussi leur charme, mon chat, mes voisins, mon chez-moi, vous....
Je me suis aperçu que finalement, j'ai connu Chamonix par 3 fois dans ma jeunesse, en 1971, 1974, 1976, dans des conditions particulières que bien entendu je vous narrerai.
je vous embrasse.
19:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.05.2011
Une semaine de vacances
Météo France, MétéoCiel, la chaîne Météo, enfin bref toutes les boîtes qui s'occupent de nos nuages sont d'accord : la semaine qui s'annonce sera estivale.
Nous avions pris une option (annulable) sur une chalet à Chamonix, je pense que l'on ne va pas l'annuler bien au contraire.
Ma chère et tendre et moi avons besoin de repos, aussi bizarre que cela puisse paraître pour des retraités !
Car durant le mois d'avril nous n'avons pas chômé : élaboration d'une terrasse autour de la maison, puis nous avons décidé de transformer le toit sud de la maison en centrale électrique.
Chère et Tendre est actuellement sur les nerfs, ne dort pas (moi je fais chambre à part deux nuits sur 3), et donc, ça nous fera du bien d'aller là-bas, d'autant que par la Suisse ça ne fait que 180 km !
Départ tout à l'heure vers 13h30 pour une arrivée à 15h30/16h, je vous dis à samedi prochain, et je vous embrasse.
PS Johnny sera là dimanche, par le biais de la programmation.
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15.04.2011
Mon voyage au Québec (1989) jours 6 et 7
Dimanche 29 octobre. A 8 h du mat, il fait déjà très doux. Et après avoir retrouvé notre petit déj à 1.99 (je n'y ai presque pas touché, ce qui signifie que je me suis quasiment "recalé") nous nous rendons à la gare routière "Voyageur", et c'est là que je me rends compte que les Américains - ceux du nord au moins - n'ont pas la même culture que nous de ce côté là. Cette gare routière nous fait l'effet d'une aérogare. Un monde fou, une quantité incroyable de bus partant dans toutes les directions. A présent je comprends mieux l'impression désertique que nous avait donné la gare Centrale...
Chaque siège est équipé d'une mini-télévision !!!
PLATTSBURGH 10 h 00 Voie G, nous y allons.
Le car (ils disent "bus" pour car, le contraire des Bretons) est là, un de ces engins des années 50/60 que l'on voit dans les films ricains de série B. Dans les fameuses scènes où le héros - où l'héroïne - monte dans le fameux car, sans un sou en poche, pour conquérir la Grande Ville. Nous c'est pas loin finalement, car, tout de même... nous allons aux Etats-Unis ! Rien qu'en l'écrivant, ça me fait frissonner...
Départ à l'heure. Je vous épargnerai le descriptif de la sortie de Montréal, la banlieue sud, tout ça... Tout ce que je peux dire c'est que nous avons le coeur battant. Quand là-bas ils sauront ça...
Des gosses, on est de vrais gosses, trépignant de patience en attendant l'arrivée. Je me revois, à 10 ans, dans les derniers kilomètres, ouvrant la vitre de la micheline le plus bas possible, et passant la tête dehors pour bien me pénétrer de cette sensation, d'arriver en vacances, après 10 mois de grisaille infernale.
11h, ça y est, je vois des barrières, des guérites, c'est les States !!! Tout le monde doit descendre. C'est qu'on n'entre pas aux USA comme ça, et je suppose que le car de Montréal doit apporter son lot de clandestins ! Nous sortons fièrement notre passeport tout neuf et le tendons à un policier, rigoureusement du même modèle que ceux des séries télé, brdé d'insignes et de pistolets. Il nous toise d'un regard méprisant, et bougonne un truc de ce genre :
"Pépeurs, yore pésspo't and yore vaïza, pliz...
- euh...
Je lui tends nos passeports.
Le mec commence à monter le ton, il hurle quasiment:
"ZATITSSPASSPO'T, AYEWOONTVAIIIZAAAAA !!! "
Et là, devant nos regards apeurés, un autre flic arrive, et nous fait entrer dans une salle. Je vois la photo de Bush, un drapeau US, ça y est, on y est !! Le flic est nettement plus sympa et s'explique en français, assez correct.
"Il vous faut un visa pour entrer.
- mais je pensais que c'était supprimé pour les Français !!
- Oui, si vous arrivez directement. Mais là, vous êtes considérés comme Canadiens !
Devant nos mines déconfites, il commence à nous proposer un marché :
"Vous pouvez obtenir un visa temporaire, ça ne coûte que 50 pièces.
50 dollars US. Chacun, bien sûr."
Je calcule mentalement, ça nous ferait 100 dollars soit 450 balles de l'époque. Environ le prix de 20 nuits d'hôtel. Je regarde ma femme, et lui demande ce qu'elle en pense. Et là, furieuse, elle me lance.
"tu ne crois pas que je vais payer pour aller dans ce pays de voleurs ?"
Houlala... Je ne sais pas s'ils ont bien saisi le sens du mot "voleur", mais à ce moment précis je vois que tous les flics se retournent vers nous. Impassibles et mâchant du chewing-gum. Nooon ! ce n'est pas un cliché, moi-même j'ai presque souri en les voyant, je ne raconte pas de salades pour faire joli.
Bon, ceci dit, je connais ma femme, elle est du genre - elle le fera 7 ans plus tard - à déchirer un PV dans un commissariat de police, et j'ai un peu la trouille de ses réactions. D'autant qu'un collègue m'a parlé des méthodes employées par les "cow-boys" US, ce ne sont pas spécialement des tendres. Alors, déjà écoeuré par ces méthodes, et aussi finalement plus trop décidé à pénétrer plus avant dans le territoire de l'Oncle Sam, je décline la proposition.
Alors le flic se lève et fait un signe. Et le car s'en va... Tandis que nous voyons arriver celui en sens inverse, qui revient à Montréal. Bon, je me dis que nous aurons toujours franchi la fameuse frontière, même pour quelques minutes.
Je me lève, afin de me diriger vers le car, mais brutalement un autre flic me remet sur la chaise. "DONTTTMOUV !!!"
Mais heu... et le car ??? Le flic sympa nous explique qu'il y a des "formalités" et que nous devons nous rendre... au bureau de l'immigration Canadien !! En attendant je vais aux WC, où je constate que les indications sont portées en deux langues. Non, la seconde n'est pas celle à laquelle logiquement on pourrait s'attendre à la frontière d'un pays francophone, c'est... l'espagnol !!! "SENORAS" et "CABALLEROS"...
On voit à quel point on est aimés là-bas ;-)
Au bureau d'immigration, on nous fait poireauter une bonne demie-heure, pendant laquelle ma femme ronge son frein. Finalement on est reçus, et le préposé nous explique que depuis que Bush a supprimé les visas obligatoires pour les français, nous sommes environ une bonne dizaine par semaine à nous faire piéger comme ça. Pour ceux qui se rendent à Boston, ou New-York, pas de problème, ils n'hésitent pas à verser les "50 pièces", mais les "banlieusards d'un jour" comme nous préfèrent renoncer.
C'est ainsi que sur notre passeport est inscrit la mention "Immigré canadien" !!!!
Ca ne s'invente pas.
Le car de Montréal est bien entendu parti, et nous demandons à quelle heure est le suivant.
18h ! Et Il n'est même pas 13 heures... Et je ne nous vois pas attendre ici pendant 5 heures, mais alors pas du tout. On va commencer par manger un morceau, ça sera ça de pris. Un resto est en face, style celui de Bagdad café, il ne manque plus que la dame à la poitrine opulente...
On se décide à faire du stop. Mais, peu de voitures s'arrêtent, ce qui est logique à côté d'une frontière. Moi-même, je le confesse, s'il m'arrive deprendre pas mal de stoppeurs et stoppeuses, jamais quand je reviens de Suisse, pas avant Pontarlier en tout cas.
C'est un camion, tel qu'on peut en voir dans les magazines spécialisés, qui enfin s'arrête. Le chauffeur n'est pas "ricain", il est québécois, et du coup la conversation est plus facile. Il transporte du fuel, ce qui l'autorise à rouler le dimanche. Il n'y a pas de place pour trois, alors... j'ai trois solutions : soit je laisse ma femme et j'essaie de me débrouiller tout seul. Soit je décline l'offre. Soit je consens à voyager sur le moteur chauffé à blanc !!!
Ce sera la réponse C. Et c'est quasiment accroupi que je ferai les 60 bornes ! Enfin 55 car dès que j'aperçevrai une station de métro, je lui dirai de nous déposer.
Il aura été ravi de discuter avec des maudits français, et grâce à lui je saurai le pourquoi de cette expression et du Je me souviens écrit sur les plaques d'immatriculation.
Ils étaient fiers d'être Français, au XVIIème siècle, de très exactement "La nouvelle France" et ils n'ont guère apprécié le Traité de Paris de 1763 où la France devait choisir entre les Antilles et le Québec. Elle a choisi les Antilles, pour de sordides histoires économiques. Pour eux, c'est clair, on les a laissés tomber, mais... ils se souviennent de leurs racines !
A peine descendu (environ 1m50) je prends son camion en photo. Dès que je mets la main dessus, promis, je l'expose dans la note. Il fait chaud, et je me mets carrément en T-shirt.
Nous finissons l'après-midi à Montréal, toujours en t-shirt, et, passant devant un des innombrables thermomètres de la ville, je regarde, ébahi : 25 degrés !!!
Vous ne me croyez pas ? J'en étais sûr. C'est pour ça que j'ai demandé à mon épouse de me prendre en photo, afin d'immortaliser cet instant :

Et c'est sous une chaleur étouffante que nous nous rendons à l'hôtel (enfin , si on peut appeler ça comme ça !)
Quand nous retrouvons notre "placard", ma femme s'aperçoit que son pyjama a disparu. Là elle voit rouge ! Déjà payer un tel prix pour une telle "prestation", mais si en plus ils piquent des trucs, là ça va plus. Crevé des évènements de la journée, et par la chaleur inhabituelle (encore 24 sur mon thermo à fil) je reste à l'attendre.
J'entends des cris dans l'escalier. Ma femme et une dame qui s'engueulent. Apparemment c'est la patronne de l'hôtel. C'est bien une française, le Routard avait dit vrai. La seule chose de vraie au sujet de l'hotel, mais vraie quand même. Ma femme tient le pyjama, très très retréci ! Il avait été pris dans les draps à laver, et s'est fait laver avec, à 90 degrés. Même avec le change, le pyjama n'a pas apprécié !
Lundi 30 . "Demain Halloween", c'est écrit sur toutes les vitrines. Mais nous n'y serons pas, du moins... on espère, car nous devons récupérer être absolument en Normandie le 1er à midi, les beaux-parents donnent un déjeuner kilométrique, et ça ne se rate sous aucun prétexte, sous peine de représailles.
Déjeuner kilométrique ? Vous ne connaissez pas ? C'est quand on se met à table à midi, devant un apéro déjà interminable, le hors d'oeuvre étant servi vers 13h, le plat de résistance à 14, la salade à 16, le fromage à 17 et le dessert à 18 heures. Juste avant ... de manger les restes à 19 h !!!
Mais si, ça se fait dans beaucoup de familles ! Surtout en Normandie...
A propos de repas, mon estomac est désormais bien "calé" sur l'heure canadienne, je prends plus désormais qu'une tasse de café le matin. Et si vous allez au Québec, évitez le "café régulier"...
En attendant, nous devons nous inscrire sur une liste en vue de prendre l'avion de 20h30 ce soir.
Travaillant dans le milieu aéronautique, je sais qu'il est nettement plus facile de revenir à cette période-là. Logiquement, nous devrions "passer" sans problème. Mais... l'hôtesse d'Air France - avec un "accent français" auquel je n'étais plus habitué nous dit que l'avion est complet, cause congrès de médecins à Paris. "Essayez tout de même", nous dit-elle, pas très convaincue.
Là je commence à baliser sec. Bon, déjà, une "solution de repli" s'impose. C'est à dire une chambre d'hôtel. Car si jamais on n'a pas l'avion, le bus ne pourra pas nous ramener à Montréal avant 21h30, et ce n'est pas l'heure idéale pour chercher - et pour trouver - une chambre.
Chance ! On ne met même pas une heure pour trouver une petite chambre sympa, que l'on visite quand même. 25 dollars, tout le confort. Dommage qu'on ne l'ait pas connue plus tôt... On paye la chambre d'avance, et direction la gare routière pour déposer nos valises à la consigne. La température est du même tonneau que la veille, les 25 seront encore dépassés.
Vu la chaleur, nous décidonc d'aller vers l'extérieur. Vers les rapides de Lachine, qui sont paraît-il une curiosité. Métro jusqu'au bout de la ligne, puis un bus nous dépose à 500 m des fameux rapides.
Effectivement un grondement se fait entendre, qui s'amplifie au fur et à mesure que nous approchons. Le spectacle est grandiose. La "chute" du St Laurent n'est pas très spectaculaire, quelques mètres, mais sur une largeur de plus d'un kilomètre, ça vaut le coup d"oeil .
Ensuite, c'est le dernier repas dans le Belle Province, que l'on prend copieux car le soir, le repas à bord sera servi assez tard. Quelques achats dont un sac de voyage bleu (que je possède toujours ! Il en a vu de belles choses, celui-là), récupération des bagages à la gare routière où, à 16h30, nous montons dans la navette pour l'aéroport. Les fameuses "trois heures avant", toujours...
17h30, tremblant comme des jeunes mariés, nous nous pointons devant le comptoir Air France avec nos billets à tarif défiant toute concurrence. Surprise, est affiché un second vol pour Paris, d'Air Canada. Toujours à cause du "congrès"... Nous tendons nos billets à l'hôtesse. Nous nous attendons à la phrase rituelle, que tout "GP" connaît par coeur : "attendez que tous les passagers soient enregistrés, nous verrons s'il reste des places".
Mais non ! Elle prend nos billets, comme si nous étions des passagers "plein pot", et nous tend le fameux sésame, la carte d'embarquement !!!
Là, nous prend une douce euphorie, qui compense la peine que nous avons de quitter ce pays si attachant. Nous avions ( si j'ose dire dans un aéroport ) tant la trouille de ne pas rentrer "à temps"...
20h30. Nous décollons. Au-revoir la Belle-Province !
Et je suis content d'avoir payé mon assurance-santé pour rien, ma femme n'a pas fait de crise.
Mais sa mine dans l'avion ne laisse guère de doute :
Elle attendra sagement d'être à Paris, et le soir, après avoir passé une nuit blanche (nous étions calés sur l'heure de là-bas) elle s'effondrera sur un trottoir près de la gare Montparnasse.
Ce sera la plus grosse crise que je la verrai faire, et de celle-là, après 48 heures d'hôpital (pas plus, à Paris les places sont chères, du reste son lit est resté dans un couloir...) elle gardera des séquelles pendant près d'un mois...
Dommage que ça se soit fini de cette manière :(
Je vous embrasse.
17:19 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Loisirs, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.04.2011
Mon voyage au Québec (1989) jours 4 et 5
Vendredi 27. Cette fois, on a fait de nets progrès, ce n'est qu'à 6 heures du matin que nous sortons du lit. Soit 13h en France. Toujours l'animateur de télé qui nous parle des "accords du lac meech", accords qui ont l'air très importants là-bas. On commence à prendre nos habitudes, direction le café au petit-déj si copieux et pas très dispendieux... A ce sujet cet accent nous énerve nettement moins. Et (ça m'arrive systématiquement, je ne sais pas pourquoi, va falloir que je consulte !) je commence moi-même à parler de la même manière. Tenez, là, en ce moment, quand je tape, je pense avec l'accent québécois !!! Si ! Et ça m'aide pour retrouver mes souvenirs.
Rassasiés nous sortons vers les 8 heures, et nous nous demandons comment aller à Québec (300 km) Nous avons le choix entre le car - c'est le moyen de transport préféré des canadiens - et le train. Le car n'est pas cher mais aléatoire. Le trajet peut durer entre 3 heures et ...7 heures s'il y a des encombrements. Et puis, faut aimer ce genre de moyen de transport. Ma femme et moi adorons les trains, du coup on se renseigne à la gare.
Pas si cher que ça, pas si "lent" que ça (comme le mentionnait le Routard) à peine 3h pour la totalité du parcours avec un seul arrêt.
Banco ! Le train est prévu pour 11 heures, arrivée 14 heures, et nous descendons sur le quai ad hoc. Déjà, nous avions été surpris par l'absence de foule dans la gare elle-même (moins chargée qu'une aérogare de province) mais quand nous montons dans le wagon - où nous attend un accompagnateur, comme dans les sleepings, nous constatons que nous sommes les seuls voyageurs !
Grosse surprise aussi quand on viendra nous apporter du café. A la question "combien on vous doit ?" la réponse sera : mais c'est compris dans le billet monsieur... Et quand ce sera deux solides sandwiches pour chacun, plus de nouveau du café, au même "tarif", alors on va littéralement glorifier la SNCF de là-bas (qui se nomme VIA-RAIL) ! Le sourire de mon épouse n'est pas forcé...

Un seul arrêt, Drummondsville, où personne ne descend et personne ne monte. Et, au bout d'un voyage de 3h20 (le train n'en finissait pas d'accompir les derniers kilomètres) très confortable, et ... nourrissant, nous voici à la gare de Québec. Toute neuve !!! La "gare du palais" était désaffectée depuis des années (ce qui peut expliquer le peu d'entrain des Québécois à prendre le chemin de fer, l'autre gare étant carrément excentrée) vient juste de réouvrir. Du reste, notre Routard de l'année ne la mentionne même pas !
Problème, la nouvelle gare du Palais, si elle est assez près du Québec Intra Muros, est située dans la "ville basse". Ce qui veut dire qu'il va falloir grimper ! Pas le moindre bus à l'horizon, et nous nous décidons à prendre nos deux lourdes valises (ne pas oublier que nous n'avons pas de port d'attache) direction le centre-ville. Le premier hôtel pas trop cher fera l'affaire. Nous sommes même prêts à aller jusqu'à 30 dollars la chambre (soit, pour l'époque, l'équivalent d'un *** en France) .
La "côte du palais" mérite bien son nom ! Et c'est, malgré les 10 petits degrés ambiants, en sueur que nous pénétrons dans le Centre Ville. Les hôtels sont tous complets. On va marcher comme ça une bonne demie-heure avant de trouver une chambre chez l'habitant. Chez l'habitante, car c'est une dame d'un certain âge - enfin, celui que j'ai à présent ! - qui nous reçoit. Il ne reste plus qu'une seule et unique chambre, et , nous dit-elle, c'est à cause d'un désistement ! Il y a un congrès à Québec et toutes les chambres sont prises d'assaut. En plus, elle ne pourra nous loger que pour une nuit. Le tout pour 45 dollars. Bien entendu, et malgré qu'on air largement dépassé le "budget-hébergement" de la journée, on accepte, bien contents d'avoir trouvé un toit, et vite, direction la douche...
Une nuit, ça veut dire seulement 24 heures à Québec. A moins de trouver un point de chute pour le lendemain. Et c'est ainsi qu'une bonne partie de ce qui reste de l'après-midi sera consacrée à la recherche d'une chambre, qu'on ne trouvera évidemment pas.
C'est seulement en sortant de l' "hôtel" qu'on réalise. Québec ne nous dépayse pas !!! Autant l'arrivée à Montréal avait été écrasante, étouffante, autant ici on se croit dans une ville moyenne de Bretagne ou de Normandie ! Rues tortueuses, maisons de granit à deux étages... C'est seulement le gigantesque Hôtel Frontenac avec son toit vert qui nous fait prendre conscience qu'on est "de l'autre côté" !
En bas, le funiculaire nous dépose sur une petite place qui pourrait très bien se trouver à Vannes ou à Laval. Des vieilles maisons, très bien conservées, et j'apprends - je ne le savais pas - que ces maisons sont les toutes premières construites en Amérique du Nord. Celle par où l'on sort à été construite sous... Louis XIV ! Elle date de 1683, soit à la même époque que le château de Versailles...
Mon épouse veut traverser le St Laurent, par le fameux traversier de Lévis. Mais mon Routard, que j'écoute religieusement (malgré son plantage magistral sur la gare) me dit qu'il faut le faire le matin, à cause de la position du soleil. En plus ça commence à cailler sec, et aussi la fatigue se fait sentir.
Comme la veille, elle nous tombe brusquement dessus avec le crépuscule. On décide alors de téléphoner à nos parents respectifs. Pour ça tout "naturellement" (je rappelle qu'on est en 1989) nous entrons dans un bureau de Poste, où nous faisons la queue sagement derrière cette fameuse petite ligne jaune déjà repérée dans pas mal d'endroits, à commencer par l'aéroport. A présent, cette ligne jaune qui simplifie les files d'attente est entrée dans les moeurs, mais il y a 22 ans, on se demandait bien ce que pouvait être ce truc-là !
Quand notre tour arrive, nous demandons benoîtement à téléphoner. Regard médusé de la postière, qui nous explique qu'au Québec, la poste et le téléphone, ce sont deux choses bien différentes ! Et que pour téléphoner, il faut passer par les cabines. Là encore, les jeunes qui vont lire ce passage vont se demander pourquoi on voulait passer par la poste pour téléphoner ! Drôle d'idée...
Les cabines téléphoniques... Là ça vaudrait une note entière pour en parler ! D'abord... les cabines ne fonctionnent pas à carte (alors qu'en 89 la moitié des cabines françaises étaient déjà équipées) mais avec des pièces... de 20 cents (l'équivalent de 15 centimes d'euro actuels) ! Le système n'est pas du tout le même qu'en France, où (je le rappelle) on mettait un certain nombre de pièces, lesquelles étaient avalées progressivement, durant la conversation. Au Québec ce n'était pas du tout comme ça que ça marchait. C'était une opératrice qui donnait le montant à verser dans la machine (qui n'accepte que les pièces de 20 cents je le rappelle) pour une durée fixée à 3 minutes.
Alors nous nous mettons en quête de ces fameuses pièces, nous doutant bien qu'il en faudrait une bonne quantité pour une appel intercontinental. Nous savons (là encore la jeune génération, qui peut à l'aide de ces fameuses cartes prépayées appeler les USA d'une cabine pour 1 centime d'euros la minute va hurler en lisant ce chiffre) que de France, appeler le Québec coûte dans les 10 balles/minute. 10 balles de l'époque, soit environ 2.20 euros... Quand même. Donc 10 x 3 = 30 balles, soit à peu près 9 dollars (ah oui, j'avais oublié de préciser que c'était l'époque où le dollar canadien était au plus bas) . 9 dollars ça fait donc 45 pièces de 20 cents à trouver !!!
On finit par les trouver, mais là nous hésitons. Il est 19h, soit une heure du matin en France. J'avais bien averti mes parents qu'on risquait de les appeler à une heure "peu habituelle", mais une heure du mat, quand même ! D'un autre côté cela fait trois jours que nous n'avons pas donné signe de vie. Alors on y va, lestés de nos 50 pièces - on a prévu une "marge" au cas où...
- Bonsoir, c'est pour appeler la France. Le Gard.
- Oui, donne-moi le numéro (ce tutoiement, à chaque fois il me fait sursauter)... OK.. alors ça fait 28 pièces pour trois minutes ! (on se regarde, beaucoup moins cher qu'on pensait)
- Allo, bonsoir maman...
- C'est toi, on se faisait du souci !
Et je continue à parler avec ma mère, un oeil sur le chrono. En fait, pas besoin ! Toutes les 30 secondes, la voix de l'opératrice nous avertit : "Plus que 2 minutes 30... Plus que deux minutes"... Ma mère finit par me demander qui est la dame à l'accent étrange qui nous interrompt comme ça.
- "Etrange ? Ben dis voir on aura tout entendu... 1 minute 40 en attendant, dépêche-toi !"
Je sens à la voix paniquée de ma mère qu'elle ne comprend rien à ce qui se passe, tandis que ma femme et moi nous nous tordons de rire ! Je rassure quand même ma pauvre maman, lui disant que tout est OK, et qu'on s'éclate comme des fous. Et qu'ils le disent aux parents de mon épouse (on n'a pas l'intention de recommencer cette équipée !) .
- Terminé, mets 28 pièces si tu veux continuer..." Ma parole, on se croirait dans le sketch d'Yves Montand et Simone Signoret ! Elle l'a vu, c'est pas possible... "Non, c'est bon... Je t'embrasse maman".
Là, on prend une méga claque ! On vient de rompre cette ambiance dans laquelle nous étions baignés depuis 48 heures. Une parenthèse française qui va peu à peu s'estomper. Le Québec va vite nous récupérer". Un resto propose du caribou en sauce à 5 dollars, on se laisse vite tenter ! Il est 8 heures du soir locales, peu à peu nous refaisons notre "décalage"... On est bien, Tintin !
La météo nous gâte, il est prévu carrément 16 degrés pour le lendemain, et même 18 à Montréal. Les québécois commencent à parler de l'été des indiens, (et non pas de l'été indien connu grâce à Dassin) . Un petit vent frisquet nous fait vite rejoindre nos pénates, dodo à 22h. Bien entendu on n'aura pas besoin de berceuse...
Samedi 28. Encore en progrès, c'est à 8 heures que nous émergeons. Je pense avec effroi qu'il est deux heures de l'après-midi chez nous, on va rigoler pour se "recaler". Un ami qui avait fait le voyage nous a prévenus, bien dit que c'était redoutable. 3 jours pour s'y faire dans un sens, une bonne semaine dans l'autre. Vu qu'il a raison pour la première partie de sa prédiction, on tremble un peu...
Nous avons choisi la solution risquée pour le programme de cette journée. Afin de profiter le plus possible de Québec, nous prendrons le train de 15h qui nous fait arriver à 18h à Montréal. et là, nous chercherons une chambre. C'est la nuit du samedi au dimanche, ça ne doit logiquement pas poser problème. Nous essayerons de la garder deux ou trois nuits, afin de ne pas être encombrés pas ces fichus bagages. Notre logeuse est compréhensive et consent à nous garder les valises jusqu'à 14h. Sympa !
Et donc, comme on a dit, le traversier de Lévis. Effectivement, c'est là que je regrette de ne pas avoir pas voulu prendre mon appareil avec zoom. Pour m'alléger, j'ai acheté des jetables, j'ai eu tort. De plus les photos ont été très mal tirées et le résultat très décevant... Nous avons le soleil dans le dos, qui donne à Québec émergeant du brouillard un aspect irréel.
De toutes façons, même au bout de 4 jours, je continue à considérer comme "irréel" le fait qu'on soit en Amérique. Ma femme, au contraire, ne réalise pas ! Vu qu'on parle français, on est en France, ou pas très loin ! Elle est complètement paniquée dans une ville comme Bâle, à quelques minutes à pied de la Mère Patrie - normal tout est écrit en "étranger" - mais là, no problem!
Donc, la traversée du St Laurent, dans les deux sens, est bien évidemment magnifique. Je me dis même que c'est la meilleure façon d'aborder Québec, en arrivant par Lévis, et en prenant le bateau, la ville se laissant découvrir peu à peu. Pendant le trajet, je "cogite" pour le lendemain. J'ai toujours mes USA en tête, je me dis que c'est vraiment trop bête de se trouver à 60 km du pays le plus prestigieux du monde, et ne pas y faire une petite incursion ! Bien évidemment, il n'est pas question d'aller à New York (650 km quand même) même pas à Boston (350) mais tout simplement à la première ville que l'on trouvera, à savoir Plattsburgh. 20 km après la frontière, cette ville de 30.000 habitants nous donnera une idée de l'ambiance des USA. Donc, à voir, se renseigner sur les trains en direction de cette ville.
De retour, nous nous engageons "hors les murs", dans un immense parc dénommé le parc des champs de bataille. Bof... pas terrible. Nous regagnons vite les remparts pour passer le temps qui nous reste avant le déjeuner dans la ville haute.
Puis, resto, les valises qui nous attendent, le train avec une nouvelle fois la collation, nous sommes dans la gare centrale de Montréal à 18h pile. Cette fois le train était .. en avance !
Priorité à l'hôtel ! Là pas question de se trimbaler avec les valises dans une recherche hypothétique, c'est par téléphone que je ferai. Et pour ça mon fameux guide ! Que j'arrête de nommer car on va croire à une pub clandestine (alors que je ne suis pas spécialement tendre avec eux !) .
Je trouve tout de suite. L'établissement s'appelle "hôtel Alpes Touriste", ça fleure bon le pays natal de ma fille... 35 dollars la chambre, mais avec salle de bains et WC ! Après tout, on n'est pas au Canada tous les jours...
Salle de bains et WC. Oui, on ne peut pas nier que la chambre en soit dépourvue. Mais, là on quitte Yves Montand pour Patrick Timsit : la chambre elle-même (je l'ai mesurée) ne dépasse pas 5 mètres carrés de surface, la salle de bains est en fait une douche - sans lavabo - de 60 cm sur 60, quand aux WC, lilliputiens eux aussi, ils ont le privilège... de se situer à 50 centimètres de la tête de lit, et je précise qu'il n'y a pas de porte !!!
Si je dois prendre en compte la surface, je paye le prix du Hilton ! Canada oblige la télé est quand même là, mais accrochée au mur, comme je le verrai un mois plus tard dans un hôtel révolutionnaire qui commence à apparaître en France : le Formule 1.
Nous quittons vite ce "bouge", pour nous diriger vers la gare routière (car pas de ligne de chemin de fer pour Plattsburgh) afin de regarder les horaires. Un départ à 10 heures, arrivée midi nous convient très bien, et le retour (in petto je me dis que si on trouve un hôtel pas trop cher là bas, on y reste dormir) est à 17 heures, arrivée 19h. On prends les billets - toujours ça de fait - et on se balade un peu dans Montréal. Etonnante sentation que nous avons : il fait chaud !
Mon thermomètre à fil me le confirmera, 21 degrés.
A 10 heures du soir. Un 28 octobre. Et au Canada !
Le bulletin météorologique parle d'ailleurs de "situation exceptionnelle", prévoit 23 degrés pour le lendemain dimanche, et n"hésite pas à évoquer les 25 pour la veille d'Halloween.
Le pire, c'est qu'il aura raison !
(à suivre)
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12.04.2011
Mon voyage au Québec (1989) jours 1 à 3
En octobre, cela fera 22 ans que ma femme et moi sommes allés passer quelques jours au Québec.
Profitant de billets d'avion à prix imbattables, un des rares avantages de mon ex-entreprise, nous avons donc traversé pour la première fois l'Océan pour nous rendre aux Amériques.
Départ prévu à Roissy le mardi 24 octobre 1989. L'avion est à 12h30, avec en poche des "billets GP" (tarif spécial pour ceux qui de près ou de loin travaillent pour l'aéronautique - à ce propos, mon métier, c'était... météorologue à Météo-France - et avec une bonne vingtaine de "collègues" dans notre cas nous attendons - depuis trois heures - que les derniers passagers aient pris place, afin de "boucher les trous".
Pour la première fois donc - ce ne sera pas la dernière - nous assistons au "cérémonial ", une sorte de distribution des prix, sauf que ne sont pas des livres qu'on reçoit, mais des cartes d'embarquement. Nettement plus utile dans un aéroport ! Hélas... nous ne ferons pas partie de la fournée, et dépités, nous regagnons la capitale. Il fait beau, il fait chaud - 25 degrés - et ma foi, on se dit que demain est un autre jour et qu'on tentera de nouveau notre chance. Mais... qu'il ne faudra pas rater, car à cette époque reculée il n'y a pas encore d'avion quotidien pour la Belle Province !
Mercredi 25, l'anniversaire (36 ans) de mon épouse, et nous sommes de nouveau devant le comptoir, à neuf heures du mat. Nous nous sommes cette fois levés à 6 heures, et nous espérons bien que ce ne sera pas pour rien... Bingo ! C'est bon.. Super cadeau d'anniversaire pour ma femme, un baptême de l'air à bord d'un 747 elle ne pouvait rêver mieux comme présent. Quand à moi, c'est la première fois que je grimpe à bord d'un "jumbo", prélude au gigantisme américain qui nous attend.
A peine avons- nous eu le temps de nous installer, que l'hôtesse nous annonce "nous sommes en ce moment en train de survoler Amiens, et nous nous dirigeons vers l'Angleterre, puis l 'Islande." Détour imposé par les vents en altitude, qui évite de consommer trop de carburant. De l'Angleterre en fait nous ne verrons que des cumulus...
Nous c'est le plateau-repas qu'on regarde ! Du **** !!! , langouste, foie gras, sanglier sauce grand veneur... Avec champagne s'il vous plaît ! Ensuite...petite sieste ! Et quand je me réveille, plus de nuage, c'est l'Océan qui défile en-dessous. C'est beau, l'Atlantique vu à 10.000 mètres d'altitude. Mais... au bout de deux heures, je dois quand même dire que c'est un peu lassant.
Soudain, à ces deux heures de vert - l'océan apparaît de cette couleur vu de là-haut - va succéder... une heure de blanc ! Mais pas le blanc Anglais, cette fois, c'est ...Le Groenland ! Après l'émerveillement ce blanc non-stop finit aussi par nous lasser. Mais on finit également par en sortir et après un court moment de vert, on arrive au-dessus du Labrador enneigé. Ca y est, nous sommes enfin au Canada, en Amérique... Mais loin d'être arrivés ! Et sur l'écran face à nous, qui montre - génial ça - la position de l'avion sur une carte de l'hémisphère Nord, nous conctatons bien en effet qu'il nous reste une certaine quantité de "nautiques" ( 1km862 ) à parcourir ! Pour être exact, 1500 kilomètres quand même, soit ce qui sépare Rome de Brest!!!
L'avion entame finalement sa descente, et la neige qui dominait largement jusque là, est devenue nettement minoritaire, on distingue nettement plus de marron que de blanc. Et c'est l'arrivée à l'aéroport de Mirabel. Mirabel... ce nom "bien de chez nous" est rassurant, après 8 heures d'avion. Car la fatigue aidant j'ai pleinement (un peu trop peut-être) conscience que je suis EN AMERIQUE et d'entendre parler français, même pas prononcé de la même façon, oui, ça réconforte quand même...
Hélas... L'aéroport de Mirabel n'a rien à voir avec Orly ou Roissy, aéroports pleins de vie où grouille toute une population cosmopolite. Je n'ai pas eu l'honneur de visiter celui de Moscou pendant la guerre froide, mais l'aéroport de Montréal de 89 me fait réellement cet effet. Déjà on nous avait fait signer des drôles de papiers avant l'atterrissage, du style "je certifie que je ne transporte pas de drogue ni de bombe" . Authentique... Puis nos passeports tout neufs sont épluchés, et c'est avec presque un regret que le préposé y laisse son empreinte... Il est 20h30 à ma montre, mais l'horloge que je vois dans le hall affiche 14h30.
Un car-express, qui mérite bien son nom, nous transporte style "taxi 2 "dans la cité de Charlebois. Des autoroutes, des échangeurs, et enfin nous stoppons (pardon, nous nous arrêtons) dans une rue sombre entourée de gratte-ciel. Il fait froid, quelques plaques de neige en attestent. Nous sommes fatigués, dépaysés, et ne savons pas où aller. Bien sûr, nous avons notre Routard, mais va chercher une adresse dans une ville de deux millions d'habitants... Il nous indique une adresse, que nous n'arrivons pas à trouver. Finalement nous nous engouffrons dans le premier hôtel venu, tellement nous avons hâte de déposer nos bagages.
"C'est 25 piastres la nuit"... nous dit avec cet accent "spécial" le tenancier du premier hôtel correct que nous finissons par trouver. Cet accent que nous trouvions si "typique" en descendant de l'avion, devient peu à peu agaçant, voire... inquiétant. Il nous montre bien que si, tout est bien écrit en français, nous sommes loin, très loin de la mère patrie. Passe pour les gratte-ciel, à la Défense on a presque les mêmes. Mais les voitures, déjà... on se croirait dans Dallas ! En dehors de la plaque minéralogique où est inscrit systématiquement, en dessous du numéro : Je me souviens. Les immeubles aussi sont là pour nous rappeler qu'on est bien en Amérique. Chacun a son petit escalier extérieur de secours, et pour accéder à la porte, il faut passer par le petit pont typique US. Pas de panneaux STOP mais ... des panneaux ARRET. De temps en temps on entend des sirènes stridentes qui nous font penser que nous sommes en plein film US. Ou sont nos petits PIN-PON PIN-PON parisiens ?? Et puis, toujours ce décalage (le mot est juste !) entre ce que je lis sur ma montre (23h) et le jour, toujours là bien que décliant sérieusement... Notre estomac s'en fiche du soleil canadien, lui il crie famine ! Mais on ne va quand même pas s'installer dans un resto à même pas 6 heures du soir ?
Et bien si ! Et c'est là que je découvre l'un des avantages non négligeables du Québec, c'est qu'on peut y manger à n'importe quelle heure ! Et grâce à ce système, nos estomacs "décalés" vont pouvoir, se recaler peu à peu... jusqu'au moment de repartir !
Je l'avoue honnêtement : quand, à 18 heures (locales) , crevés par les 8 heures d'avion, frigorifiés avec les trois petits degrés que nous annonce le thermomètre clignotant d'une pharmacie, dépaysés par cette ville et surtout cet accent que l'on commence à présent à prendre en grippe, nous errons - c'est bien le mot - dans la rue Sainte Catherine à la recherche d'un restaurant, on nous proposerait immédiatement le billet de retour que nous accepterions sans la moindre hésitation! Réaction typique de petits français frileux que nous étions, ceux qui n'ont vu de l' Italie que San Remo, de l'Espagne que San Sebastian, et de l'Allemagne que Fribourg en Brisgau !
L'air "enthousiaste" de ma femme en atteste !
Mais la suite va vite nous démontrer le contraire. On aurait eu vraiment tort de le prendre ce billet de retour. Ca commence quand je pousse la porte du premier resto que j'aperçois, qui affiche un menu à 3.95 (*). Tous les menus sont à 3.95 là-bas !! "on peut manger ? - mais bien sûr, assieds-TOI " ! Tout de suite ce tutoiement me réchauffe. Le patron et la patronne sont fiers de servir des maudits français. En plus la nourriture ne se révèle pas si redoutable que les guides nous l'avaient fait appréhender. A côté de chaque table se trouvent des mini-juke boxes comme on en voyait énormément dans les années 60. Et là j'entends passer un certain Rock (sic) Voisine. Seul dans le sable, les yeux dans l'eau... mon rêve était trop beau. Je ne vais pas jouer les découvreurs, j'avais déjà entendu cette mélodie en France. C'est du reste notre pays qui découvrira Roch Voisine, et c'est grâce à la France qu'il accomplira - chez lui notamment - la carrière que l'on sait. Mais dans ce contexte, SON contexte à lui, à la chanson, celle-ci me paraît nettement plus belle. Et du coup je la repasse 4 fois ! Le patron est enthousiasmé : "Et ben, suis contin k' t'apprécie notre "hockeyeur chintin"... T' vas voir, y va faire du malheur..."
Et c'est là que je réalise. Je ne suis pas en train de regarder un téléfilm, j'y suis. J'y suis enfin, depuis le temps que j'en rêvais, et... je suis finalement heureux d'y être ! Sans savoir que les jours à venir seront inoubliables...
Première nuit à Montréal. On se couche comme les poules, vers les 21 heures. Nos montres - que nous avons toujours laissées à l'heure de Paris - marquent quand à elles 3 heures du mat ! On s'endort comme des masses, et - il fallait s'y attendre - l'horloge biologique se rappelle à notre bon souvenir. C'est à 9h30 que je m'éveille, après avoir fait le tour du cadran, , et, comme dans les dessins animés, je ne réalise pas tout de suite. Oui, je suis dans une chambre d'hôtel, oui elle est assez bizarre (surtout les fenêtres) mais... il fait nuit noire ! En un éclair je reviens sur Terre. 9h30 à ma montre mais 3h30 où je me trouve...
à Montréal !
Alors je vais allumer la petite télé noir et blanc en attendant que ma femme se réveille je la laisse dormir car je sais que la fatigue peut engendrer une crise d'épilepsie. Nous sommes bardés d'assurances médicales mais j'aimerais que le souvenir qu'elle ait du Québec ne soit pas uniquement celui d'une chambre d'hôpital...
Et aussi...que les commerces ouvrent leur portes.
Vers les 6h - de là-bas - , on sort de l'hôtel dans le but de se payer un méga petit déjeuner. D' habitude je ne prends jamais de petit déj, seule une tasse de café me suffit, et encore ! Mais là mon estomac ne badine pas avec ces choses-là, on ne lui la fait pas, pour lui est midi, point-barre !
Et on aura un bol monstre. Car on va trouver un établissement qui deviendra notre quartier général, un resto qui sert des collations copieuses pour presque rien (1 dollar 99*). Et, sous l'oeil effaré de mon épouse, j'engloutis petits beurrés, bacon, oeufs à la coque, café, jus d'orange ! Puis, enfin rassasiés, on sort.
Il fait beau en ce jeudi 26, la météo locale prévoit 10 degrés sur Montréal, ce qui n'est pas si mal pour cette période d'Halloween. Nous prenons le métro, histoire de nous tremper dans l'atmosphère Montréalaise. Je ne me sens pas dépaysé, car c'est à la station... Champ de Mars que nous nous engouffrons sous terre ! Pas de Tour Eiffel à l'horizon mais des gratte-ciel, dont un... fumant ! Je me suis toujours demandé pourquoi de la vapeur se dégageait du haut de cette Tour !
Tout de suite quelque chose va nous frapper : la mendicité. Et surtout la façon de demander l'aumône. Les mendiants sont insistants (je parle de 1989, les choses ont peut-être changé depuis) et à la limite de l'agressivité. Ce qui tranchera étonnamment avec le sentiment de sécurité que l'on aura en se baladant dans la ville (à l'exception de Chinatown, que notre hôtelier nous a expressément conseillé d'éviter la nuit). Nous descendons quelques stations plus loin, et vu le froid - s'il est prévu 10 degrés l'après-midi, à 8 heures et demie on est nettement plus près du zéro - nous décidons de pénétrer dans le fameuse "ville souterraine". En bon Parisien (bien qu'habitant la Lozère à ce moment-là) je me dis que bof, ça doit être un truc style Forum des Halles.
Tu parles... Pour établir une comparaison, la ville souterraine est au forum parisien ce que le dit forum est à la galerie marchande du Champion de La Cluse et Mijoux ! 1700 boutiques, 200 restaurants... Même Le Colombo, à Lisbonne, qui est impressionnant de gigantisme, fait pâle figure à côté de cette ville souterraine, où l'on peut parcourir en ligne droite plusieurs kilomètres. C'est d'ailleurs génial, on y entre d'un côté, on ressort par un autre, et là on est complètement perdu. Pour les parisiens, un exemple : Vous entreriez disons au Louvre, et vous ressortiriez à La République ou à la Place d'Italie !!!
J'adore cette sensation, se sentir perdu alors qu'on sait qu'en fait on ne craint strictement rien.
Sur la photo, juste en sortant de la ville souterraine, ça fait drôle de se retrouver écrasé par les gratte-ciel !
Un mot revient, partout, dans tous les magasins: HALLOWEEN. Nous voyons des citrouilles et des sorcières un peu partout ! Nous apprendrons qu'il s'agit d'une coutume américaine..
Un peu lassés de cette agitation (Montréal est une ville très bruyante) nous décidons de nous rendre sur le fameux Mont-Royal. En passant nous sommes surpris par certains commerces. Sur la façade d'un café, écrit en grand : CHIENS CHAUDS, SOUS-MARINS. Tous ceux à qui j'ai raconté cette anecdote m'ont dit " faut quand même pas pousser ", et c'est pour ça que je l'ai pris en photo ! Pas moyen de mettre la main dessus, mais dès que je la retrouve, promis je l'exhibe ! Egalement une pharmacie, mais... en libre-service ! On prend son petit chariot, et on peut y déposer tous les médicaments qui se trouvent exposés en rayon ! Ainsi pour l'aspirine, il y a le choix, et on n'est pas obligé de demander, comme chez nous "c'est combien la boîte ? " se faisant passer aux yeux du pharmacien pour un pingre qui est regardant pour sa santé !
Il est 13 heures, un petit resto sympa nous tend les bras, avec, bien évidemment le fameux menu à 3.95 ! Pour nous, pas de décalage, c'est l'heure du dîner... Là encore rien à dire que la qualité de la nourriture, mais en demandant l'addition, nous faisons une gaffe. Pour ne pas s'encombrer de liquide, nous avons décidé de payer tout ce que nous pouvons par carte bleue. Nous donnons donc notre carte à la serveuse, qui fait marcher son "fer à repasser", et là j'appose ma signature. Pour moi, tout ce qu'il y a d'habituel. Et je vois la serveuse qui nous fusille du regard ! Les Québécois ne sont pas des hypocrites, et quand ils ont des choses à dire, ils le disent. " ben dis voir, tu oublies pas le pourboire par hasard ? "
Toujours ce "tu" qui me ravit, même prononcé en colère. Qui me rappelle qu'au fond, sur cette Planète, on est tous des cousins...
J'ignorais - dès lors je le saurai - que le pourboire était plus ou moins obigatoire là-bas. Et que, sur la facturette CB, il y avait une colonne réservée à cet effet ! Figure le montant de l'addition, puis en dessous la case "tipp/pourboire" où l'on inscrit la somme que l'on veut, et c'est au client de faire son addition et de signer. Ne le sachant pas, j'avais signé directement !
Et nous partons à l'assaut des pentes du Mont Royal. Cette fois, j'ai mis ma montre à l'heure Canadienne, ma femme préférant garder la "sienne" ! Le parc en lui-même ne paye pas de mine, c'est un parc style Buttes-Chaumont, à la différence près... que les écureuils y abondent ! Et non seulement ils abondent, mais viennent de temps en temps nous taquiner gentiment ! Ma femme, qui assimile tout rongeur à un rat commence vite à paniquer, et se met à courir en criant ! Tandis que moi, rigolard, je prends la photo qui s'impose (mais qui ne donnera rien, trop sombre !) ...
Au bout de quand même une bonne demie-heure de marche, nous arrivons à une terrasse qui livre un panorama exceptionnel de Montréal et des alentours.

Le jour décline, on le voit, et nous aussi. 16h et quelques là-bas, 22 et quelque en France, cependant on sent que notre horloge interne a de la bonne volonté, et commence à s'adapter. On ne "ressent pas" 22h, mais que la nuit ne soit pas tombée nous semble quand même bizarre.
Pour le soir, on fera un effort, et on s'attablera à 19h . Nous n'avons pas faim, ni l'un ni l'autre. Alors on grignote, tout en parlant déjà de ce que l'on compte faire le lendemain. Les prévisions météo sont bonnes, l'anticyclone s'installe et il est prévu 14 degrés à Montréal, 11 à Québec.
Québec ! Cette ville fait partie de nos "étapes" prévues canadiennes. Ainsi qu'une petite virée aux USA, qui ne sont qu'à 60 km... cela nous sera possible grâce à une nouvelle loi US, qui vient juste de permettre aux Français de pénétrer sur leur territoire sans visa. Québec, les States, aurons-nous le temps de tout faire avant le 1er novembre, où nous devons impérativement être de retour ? D 'autant que l'on a perdu une journée ! Bon, les Etats-Unis, après tout c'est de l'exotisme, mais Québec c'est à voir. Donc il est décidé que nous partirions le lendemain matin, et que nous y passerions deux nuits. Ensuite, qui vivra verra...
Et c'est à 22h locales que nous franchissons la porte de notre hôtel, très fatigués mais la tête remplie d'une foule de choses...
(*) 3.95 dollars canadiens = 12 francs de l'époque. Soit 2.65 euros actuels. Pas cher pour un repas...
1.99 , ça fait la moitié donc 1.35 euro....
Quand à l'hôtel, 25 "piastres" ou dollars canadiens, ça fait l'équivalement de 80 francs de 1989 . Donc un peu plus cher - toujours à l'époque - que nos hôtels français. Lesquels se sont bien rattrapés depuis !
Je vous embrasse.
10:50 Publié dans beaux moments, Loisirs, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.03.2011
Mon épouse enfin raisonnable :)
Alors que j'étais prêt à céder à la laisser conduire sur de petits parcours, malgré l'interdiction tacite de la neurologue, de l'embarras du médecin traitant, et le fait que nos voisines l'aient formellement déconseillé (elles ne tiennent pas à la ramasser dans sa voiture comme ce fut le cas mi-août), d'elle-même mon épouse a décidé de ne plus conduire.
Et m'a demandé de mettre en vente sa voiture sur Internet.
Me voici soulagé d'un poids, et du coup je lui ai annoncé que nous partions une semaine, au printemps prochain à Chamonix.
Chamonix qui n'est qu'à deux heures de route de chez nous.
Ceci grâce à un site que je vous recommande particulièrement
Sans ce site, nous ne pourrions nous permettre de partir en vacances dans des endroits de rêve.
Grâce à lui, nous avons pu voler de Lyon vers Malte pour le prix d'un trajet SNCF Lyon-Marseille !
Et au, notre séjour nous reviendra nettement moins cher qu'une semaine au Formule 1...
Voici la salle à manger du chalet

Vous dire que nous y passerons une semaine de rêve.
Je vous embrasse.
18:54 Publié dans beaux moments, psy, Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : chamonix
07.02.2011
Le crêt Monniot : un panorama remarquable
A seulement 14 km de chez moi, on y accède par une route tout à fait correcte.
Ce lieu est connu pour sa vue exceptionnelle du Mont-Blanc.
Et c'est vrai que le sommet des Alpes y apparaît dans toute sa majesté.
Mais si vous ne venez que pour ça, certes vous verrez le Mont-Blanc, mais aussi ce paysage :

Paysage Jurassien typique, mais qu'on pourrait qualifier d'assez commun.
Néanmoins, certains jours (jamais en été) l'air est si limpide que, avec une bonne paire de jumelles, on peut voir plus de détails :
Et là, le Mont-Blanc, il passe en seconde zone ! Car les glaciers que vous voyez au loin sont à plus de cent, voire cent cinquante kilomètres !
Sur la photo ci-dessus on peut voir respectivement de gauche à droite (pour les principaux):
L'Eiger, le Finsterarrhorn (4274m), la Jungfrau (4158m), l'Aletchshorn (4182m), Le Weishorn (4505m), le Mont Rose - frontière avec l'Italie - (4634m) et le Cervin (4478m).
Bien entendu, la vue porte largement au-delà de la photo, qui commence à gauche par le Titlis et à droite par les Dents du Midi et le Mont Blanc. Bref, pas loin de 180 km de massif !
Mais, étant bien connu qu'un petit croquis vaut mieux qu'un long discours, voici une carte qui illustrera parfaitement mon propos :

(le trait en pointillé représente le grosso-modo le sud-est, c'est à dire la direction de la ferme)
Sur ce je pars faire mes deux jours à Lons, à mercredi soir.
Je vous embrasse.
15:19 Publié dans beaux moments, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.01.2011
Escapade
D'abord, merci de m'avoir autant lu hier, 850 pages, c'est je crois mon record personnel, et cela m'encourage à continuer de raconter mes anecdotes.
Donc, fuite en avant jeudi dernier.
Marre de ma bonne femme, laquelle en avait marre d'être "cloîtrée" sans voiture (en principe dans moins de 4 semaines c'est bon) et de ne voir, depuis un bon mois, que du blanc autour d'elle.
Direction le sud, mais quand même par les hauts plateaux au départ.
Vers où ?
Je m'arrêterais à la nuit tombée.
Pontarlier, Vallorbe, Les Rousses, Col de la Faucille, le blanc règne en maître malgré une température printanière.
Puis c'est la descente vers Gex. Là, enfin, on commence à voir de l'herbe. Mais il pleut toujours.
Ensuite ? Au départ je voulais aller sur Annecy, mais à Bellegarde je m'embrouille les pinceaux et c'est la direction d'Aix les Bains que je prends, alors que je vois poindre, sur ma droite, un bout de ciel bleu et le soleil qui s'y couche.
Hélas, ce n'est pas pour nous, et le crachin redouble quand je juge qu'il est prudent d'arrêter.
Pas de soucis pour trouver un hôtel, à cette époque de l'année ils cherchent le client !
Pas de balade romantique car la pluie ne nous a pas quittés, mais on trouve une petite brasserie qui est vraiment très correcte.
Et c'est un peu plus apaisée que mon épouse sombre illico dans le sommeil.
Le lendemain matin, grand beau.
Nous continuons notre route vers le sud, alors que la température est carrément impressionnante ! 16° à Chambéry à 10h du matin, 19° à Grenoble à 11h... Mais hélas le soleil nous a quittés.
Toujours calés vers le sud, nous grimpons direction Sisteron. Nous manquons de déjeuner à Lus la Croix haute, un petit village où j'avais bossé pour un remplacement pendant trois mois. C'était en 1978...
Ensuite la route descend, tout doucement, alors que la végétation commence à changer. A Serres, c'est déjà la Provence. Ce n'est pas là qu'on déjeunera car les prix sont assez élevés, mais un peu plus loin, à Eyguians. Pendant le repas je parle à mon épouse de la marraine de notre fille,avec qui on s'était fâchés voici...24 ans ! Et qui habite à 6 km. Enfin habitait en 1987.
A ma grande surprise elle est partante pour la revoir !
Je demande alors un annuaire aux gens du restaurant, mais je ne vois plus son nom de famille...
Dommage, ça aurait été bien !
Il recommence à pleuvoir et je m'aperçois que j'ai un phare en moins. Je m'arrête dans un centre auto "Roady" près de Sisteron, et le mécano me change l'ampoule en 5 secondes ! Il me dit que je n'ai plus qu'à régler le prix de l'ampoule à la caisse. SDu coup je lui donne 2 euros de pourliche (pour 5 secondes ça fait cher de l'heure mais j'ai été servi tout de suite). Je vais donc à la caisse et je me vois réclamer...14 euros ! 7 pour l'ampoule elle-même, et 7 pour... la main d'oeuvre !!
Amis automobilistes qui passez vers Sisteron, SURTOUT ne vous arrêtez pas au centre auto "Roady" de Peypin !!!
Le jour décline de plus en plus, et c'est à Manosque que nous décidons de faire étape.
Manosque, déjà la Provence, avec cette ambiance si particulière...
On est vendredi, les hôtels ne manquent pas non plus.
C'est une Mme Cicatrice de plus en plus apaisée qui, le lendemain me demande vers où aller.
J'avoue que la côte d'Azur me tente. En plus le soleil est de nouveau sorti.
Et c'est parti ! Petites routes jusqu'à St Maximin, puis la 7 (les varois n'ont pas apprécié la départementalisation de leur chère Nationale 7, qu'ils ont fini par baptiser "Départementale Nationale 7"!) Authentique.
Arrêt déjeuner à Draguignan. Ou coucher ce soir ? C'est Internet qui me le dira.
Dans un des nombreux cybercafés, je vais sur mon site-culte Booking.com, et je tape "Nice" et 40 km aux alentours.
C'est finalement à Antibes que l'on tombe sur la perle : Une résidence **** où l'on peut faire sa cuisine avec balcon donnant sur la mer. 42 euros/jour au lieu de 225 en pleine saison !!
Banco, nous réservons pour 3 jours, c'est là qu'on se posera.
Pendant ces 72 heures nous visiterons Nice, bien sûr, que je connais presque par coeur mais qui me réserve toujours de belles surprises.
Egalement Cannes, Monaco (on n'y verra rien, toutes les routes passent en tunnel) et enfin Menton, la ville du Citron par son agriculture et du Double Menton par sa population.
Une ville où il faut savoir arpenter les ruelles loin de la foule qui préfère le littoral..

Chacun ses goûts...
Le mardi matin, mon épouse est à présent très apaisée.
Mais il faut songer au retour.
Impossible d'être sur la côte sans aller sur la tombe de mes parents à Hyères !
Et impossible d'aller à Hyères sans rendre visite à nos cousins de Toulon.
Ce que l'on fait, après avoir bien sûr demandé si ça ne gênait pas.
Non ça ne les gênait pas, et ils nous ont accueilli les bras ouverts.
Départ mercredi après-midi, et c'est à Gap que je décide de faire escale.
Pourquoi Gap ?
Pas seulement parce que c'est là que dans les années 82/83 j'ai été "la" vedette de radio mais tout simplement pour voir si cette ville nous conviendrait au cas où, trop âgés, nous décidions d'abandonner la maison dans un village pour un appartement en ville.
Sans même regarder les agences immobilières, la réponse sera non.
Car il existe deux Gap :
La vieille ville piétonnière bien enserrée par ses boulevards de ceinture, où il fait bon vivre, où l'ambiance est presque provençale malgré sa position géographique.
Mais dès que l'on sort de cette oasis, on découvre alors le Gap infernal, avec ses innombrables voitures, sa zone commerciale démesurée. Cela dû au fait qu'on n'y avait pas jugé utile quand il en était encore temps (années 70/80) de faire une rocade pour la contourner. De sorte que tous ceux qui viennent du nord ou de l'ouest, doivent obligatoirement passer par le centre-ville pour rejoindre la vallée de la Durance et ses stations.
Même problème qu'à Lons le Saunier, où heureusement ils sont en train de le régler.
Le but de cette escapade est atteint : depuis hier soir, pas un mot plus haut que l'autre de la part de mon épouse, qui semble ravie de cette semaine-là, et surtout de savoir que par la Suisse et ses autoroutes semi-gratuites (30 euros pour des trajets illimités sur un an) les Alpes sont à une petite heure et demie, et la Provence à même pas une après-midi.
Ce soir je pars pour bosser, faire mes deux jours, à dimanche.
Je vous embrasse.
12:53 Publié dans beaux moments, Loisirs, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.12.2010
un bonjour de Bretagne
Un bonjour de chez ma fille.
Le voyage s'est bien passé, avec la combinaison voiture + TGV + métro + TGV + autocar + voiture. Départ dela maison à 9h10, arrivée chez ma fille à 18h15.
Sinon, je ne pourrai pas, d'ici, répondre à vos commentaires.
Car bonjour la discrétion...
Le Pc de ma fille est relié à la télé, une télé de 104 cm, et ce que j'écris s'affiche en grand écran au milieu de la pièce !!!
Donc, je préfère m'abstenir jusqu'à vendredi prochain. A moins que je trouve d'ici là un cyber plus discret!
Je vous embrasse
12:37 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.11.2010
Lons la belle
Mes allées et venues font que je redécouvre la ville où j'ai pourtant passé 4 ans.
Au tout début, alors qu'on cherchait à se loger à Lons Le Saunier, je penchais non pas pour un appartement, mais pour une petite maison de ville avec jardinet de l'autre côté.
Avantages : une maison, donc l'indépendance, le côté jardinet et surtout... habiter le centre-ville. VILLE étant du reste un peu exagéré, pas de circulation infernale dans ce centre-là, ni de problèmes de stationnement.
Et puis, j'ai fini par céder à Madame : une "vraie" maison, avec quelques mètres carrés de pelouse, dans un lotissement à... 2 km du centre en question.
En contrebas une route communale qui, par la grâce d'un bon goudronnage est devenue une excellente déviation pour la nationale. Environ 2000 voitures par heure, et pas mal de camions!
Au début, on a essayé de faire un peu de marche à pied. Mais on s'est vite aperçus que sans une "approche" en voiture, c'était plus pénible qu'autre chose. Et surtout dangereux car pas de trottoirs !
Et du coup on est restés chez nous, mises à part quelques sorties (3 en tout sur 3 ans et demie) et on n'a pas vu Lons évoluer.
Pour mon épouse, ce qu'elle voyait de la ville c'était la rocade à 4 voies qui la menait à Géant ou à Inter.
Et pour moi, la même rocade plus quelques feux tricolores.
Au tout début, j'ai bien essayé, au sortir du taf à 17h, de me balader dans la ville. Mais je me suis fait prestement rappeler à l'ordre par ma chère et tendre, qui soupçonnait là quelque rendez-vous galant...
Et pourtant, tout de suite nous sommes tombés amoureux de cette ville. C'était il y a pile 25 ans. A l'époque je savais que le centre des Hautes-Alpes était condamné, aussi regardai-je où nous pourrions poser nos sacs. Mais hélas, Lons était inaccessible, et le restera. Y compris en 1997 où je pensais pouvoir enfin décrocher la timbale.
J'y viendrai souvent en vacances. Mais l'été seulement. Chez un ami/collègue qui n'habitait pas le centre-ville.
La seule fois où mon épouse et moi aurions pu nous rendre compte de l'ambiance de Lons le Saunier, c'était quand nous cherchions à nous loger, fin 2006.
Mais on était le 31 décembre et depuis 16 heures, tout était fermé ou presque, et le restera durant notre séjour. Lugubre, pour tout dire, et le réveillon se fera... dans une pizzéria !
C'est donc à présent que je n'y habite plus (même si j'y travaille encore) que non pas je découvre, mais je redécouvre Lons le Saunier. Suivant mon programme électoral de mars 2008 (je m'étais présenté aux municipales... oui !) une grande partie des ruelles a été piétonnisée. Le plan de circulation "en entonnoir" que vitupérait l'automobiliste que j'ai été, fait que finalement le centre se trouve à l'écart de toute circulation. Et que dans le calme on peut y trouver une certaine paix, jusqu'à 23h, heure où - comme partout - les loubards des cités viennent fiche leur bordel.
Ainsi je redécouvre cette splendide Rue du Commerce toute en arcades, également les rues adjacentes, avec leurs "traboules" comme à Lyon la voisine. C'est à dire que d'une rue on peut passer à une autre à travers des cours, voire des escaliers.
Le parc des Thermes, dont je m'aperçois tardivement qu'il possède deux petits ruisseaux !
Les petits chemins près de mon lieu de travail tracés au milieu des anciennes vignes...
Hier j'ai découvert au centre-ville un "resto à pâtes" ou, tenez-vous bien, vous pouvez faire un repas complet (avec boisson et dessert, dont des petits fours) pour même pas 6 euros !!
J'y retourne tout à l'heure...
Et puis cette ambiance, cette ambiance dite "provinciale" que seuls les anciens parisiens peuvent apprécier, goûter.
Depuis 12 ans j'habite certes une maison (Séné, Biarritz, Boucau, Lons, Ouhans) mais pour la majorité d'entre elles situées en banlieue. Banlieue de Vannes pour Séné, donc voiture indispensable après les heures des bus. Banlieue de Bayonne à Boucau, même chose. Et idem pour la dernière maison, les confins de Lons le Saunier.
Il n'y qu'à Biarritz (2003) où j'ai pu goûter aux charmes de la ville.
Là, j'habite Ouhans, dans le Odou, dans un petit village où il y a de la vie. C'est un village, avec des maisons du XVème siècle, avec une âme et un passé.
Pas de ces banlieues qui sont considérées comme "cambrousse" par les citadins, et comme "faubourg" par les vrais ruraux. A Ouhans, tout est authentique, et de mon balcon je vois de vraies vaches, et non pas l'usine de la Vache qui rit, longée au hasard des courses.
Je vous embrasse.
17:40 Publié dans beaux moments, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21.10.2010
Dernière note avant le Bas Débit :(
De retour, hyper-crevé.
Demain, nouveau lever de bonne heure because déménagement.
Sinon, Malte c'était super. Mais il fallait "forcer le destin" pour y arriver.
Je m'explique. La note qui a eu ici le plus de commentaires fut "destinée".
J'y expliquais, en gros, que l'avenir ne nous appartient pas, que les grandes lignes de notre vie étaient déjà tracées, et que si on pouvait agir, c'était sur des choses "secondaires".
Par exemple, mon séjour Maltais.
J'avais tout prévu depuis des mois et des mois, train à 15h20, avion 9h55 le lendemain, retour 10h30 à Lyon, train 15h58 Lons le Saunier.
Tout prévu.... sauf la grève des trains !!!
Alors, si je m'étais contenté de me faire balloter par les évènements, comme le pensent certains qui n'ont pas compris ma théorie, j'aurais dit "bon, pas la peine d'insister, on reste là".
Mais je me suis accordé une chance supplémentaire. A savoir prendre la voiture pour aller à Lyon. La garer à l'hôtel, puis prendre l'avion.
Je téléphone à l'hôtel le mercredi soir, je tombe sur une centrale de réservation qui me dit que le parking est complet. Aïe... Ca se précise !
Mais le lendemain, jour du départ, c'est sur un employé de l'hôtel que je tombe, lequel me dit que oui, il y a des places.
Départ donc pour Lyon.
Puis envol comme prévu pour Malte.
Là où j'aurais pu me dire que "je ne devais pas y aller", c'était tout simplement si le vol avait été purement et simplement annulé. Là effectivement je n'aurais pas insisté, "c'était écrit" que je devais rester dans l'Hexagone pendant cette semaine de vacances.
Donc, mon séjour, en images, pour cette dernière note ADSL :
Personnellement, j'aime bien la troisième, les matelas de plage à baldaquin !
Je vous embrasse.
19:19 Publié dans Loisirs, moi, spiritualité, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


