20.12.2011
Cerveau US et cerveau "frenchie"
Vous allez encore penser, "tiens le voilà encore avec ses américains"....
Pourtant sachez que pendant presque 40 ans j'ai tenu les Etats-Unis comme modèle.
Petit enfant j'étais fan absolu du "Journal de Mickey".
Puis mes premiers émois devant la télévision, ce furent, vers mes 8/9 ans, avec "Rintintin".
J'adorais les westerns, ces films manichéens et aux couleurs splendides, faits pour les petits garçons.
Ado, je crus naïvement que "les petits gars de Géorgie s'étaient fait tuer pour moi, rien que pour moi" lors du débarquement. J'ignorais alors la coulisse, toute la géopolitique qu'il y avait derrière.
Idem en 1969, lors du débarquement sur la Lune. Bien qu'ils avaient planté là-haut un drapeau US, et non un drapeau de l'ONU, je pensais que c'était le premier pas de l'"Homme" là-haut, et non pas le premier pas Yankee, toujours dans la même géopolitique, l'immense affrontement USA/URSS.
Je ne jurais que par la musique de là-bas : Beach Boys, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Queen, Michael Jackson, Madonna....
J'étais un peu comme Johnny dans sa chanson Mon amérique à moi:
Mon Amérique à moi c'est jamais les gratte-ciel
Ni les flics ni les fusils ni la drogue ni le sang
C'est plutôt les enfants qui sur leurs vélos rouges
Distribuent les journaux aux portes des maisons
Y a des bouteilles de lait sur tous les paillassons
En 1984 je réalisai ce rêve : habiter dans un petit lotissement aux petites maisons toutes pareilles, devant lesquelles effectivement les enfants jouaient, et nous les parents, discutaient, riaient, s'épaulaient.
Mais ensuite ça s'est gâté.
En 1989 ils m'ont "cassé mon rêve" en m'empêchant d'entrer chez eux sans me faire racketter de l'équivalent de 100 euros actuels par personne (le "visa temporaire"). Je n'ai fait que quelques mètres aux USA, avant de me faire jeter dehors, moi et mon épouse, comme un malpropre. Je suis à présent fier d'être un des rares Franc-Comtois à avoir le tampon "Immigré canadien" sur leur passeport...
Puis, peu après, il y eut la guerre d'Irak, la première. Le monde à feu et à sang pour soutenir quelques milliardaires et surtout sauver leur pétrole.
Puis il y eut la seconde guerre d'Irak, à laquelle Chirac s'opposa ce qui nous valut d'être injustement détestés par ce peuple.
Puis il y eut l'affaire Strauss-Kahn. Le monde entier découvrit que pour leur soi-disant Justice, un simple témoignage non étayé pouvait se permettre de livrer n'importe qui aux chiens, menottes aux poignets. Fût-il un des tout-puissants de la planète.
Enfin, leurs attaques contre l'Euro via leurs agences de notation, leur Consuel à eux...
Mais il me faut bien reconnaître que ce ne sont pas des gens comme nous.
Passe encore qu'ils sont hystériques de sports inconnus de 97% de la planète.
Passe encore que pour nous le mot "saison" signifie le changement de la nature au fil des jours, et pour eux le recueil d'épisodes d'une série télé.
Vous avez entendu parler du film Intouchables ?
1 Français sur 5 a déjà dépensé 12 euros pour le voir dans une salle de spectacle et ce n'est pas fini.
Ce film les a émus jusqu'aux larmes. Une belle histoire qui relie deux mondes pourtant si éloignés : les Riches inaccessibles et les Jeunes de banlieue. Une histoire qui montre que chacun a besoin de l'autre, que dans ce monde rien n'est figé, et que ma foi, c'est une belle leçon d'humanité.
On ne choisit pas de finir tétraplégique, on ne choisit pas de naître dans la misère.
Mais on peut choisir de ne pas s'ignorer.
Le succès a été tel qu'une version US a été tournée.
Qu'en pensent nos amis d'outre-Atlantique ?
Bien qu'ils ne soient pas connus pour leur subtilité, les co-réalisateurs et co-scénaristes Eric Toledano et Olivier Nakache n'ont jamais produit un film aussi choquant que "Intouchables", qui met en avant un racisme digne de l'Oncle Tom qui a, on l'espère, définitivement disparu des écrans américains.
Driss n'est traité que comme le singe d'un spectacle de cirque, avec toutes les associations racistes de ce terme, expliquant au blanc coincé comment s'amuser en remplaçant Vivaldi par "Boogie Wonderland" et lui montrant comment bouger sur le dancefloor.
On est mal à l'aise de voir Omar Sy, un acteur charismatique et joyeux, dans un rôle qui n'est pas bien loin du cliché de l'esclave d'antan, qui amuse son maître tout en représentant tous les stéréotypes de classe et de race.
Pour finir par :
"La Weinstein Company, qui a acquis les droits pour un remake américain, va devoir procéder à une réécriture en profondeur pour rendre acceptable cette comédie qui met le spectateur mal à l'aise".
La grande différence entre les Ricains et nous, finalement, c'est ce que ce peuple est complètement parano et voit le mal partout. Et sincèrement, même si je continue à rêver des gratte-ciel de New-York ou du Grand Canyon, je ne pense pas aller un jour là-bas, vu leur sale mentalité.
Je vous embrasse.
16:02 Publié dans Film, psy | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.06.2011
Qu'est-ce qu'ils ont encore inventé à La Poste ?
Vous connaissez tous ce genre de publicité :

Slogan pour les citadins, qui n'ont pas à vraiment se déplacer pour trouver un bureau de poste. A Lons le Saunier, 3 bureaux fonctionnaient.
Mais mieux encore, pour les autres, pour les bouseux ils ont inventé...
La désertification en supprimant 95% des bureaux de poste.

Tout à l'heure j'avais un colissimo à poster. Car il n'y a plus désormais de colis "non ssimo", ces bon vieux colis qui certes prenaient leur temps mais n'étaient pas trop tarifés. A présent, pour tout ce qui dépasse 20 grammes, boum ! 5 euros 60...
Bref, je devais me rendre à la Poste, et j'avais le choix entre :
- Levier, à 17km
- Pontarlier à 18 km (la Poste est de l'autre côté)
- Valdahon à 19 km
- Ornans à 23 km
- Frasne à 27 km. C'est d'ailleurs dans ce bureau que j'ai dû aller pour pouvoir parler à un conseiller financier si je ne voulais pas attendre plus de 3 semaines.
Et dire que c'est le même président qui a fait les Accords de Grenelle pour les économies d'énergie et a obligé les gens à faire désormais (en moyenne) 8 à 10 km pour trouver un vrai bureau de poste !!
Chapeau l'artiste. Nos voisins Suisses doivent se marrer, eux qui ont un bureau dans chaque commune ou presque !
Je vous embrasse.
18:56 Publié dans actualité, arnaques, Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.02.2011
examen de passage
Ce soir, j'ai regardé un film à la télé.
La quasi-totalité des lecteurs pensera "oui, ben alors ?".
Et alors.... C'est la première fois depuis près de trois ans. Depuis Bienvenue chez les ch'tis, où.. . j'avais trouvé moyen de pleurer !
Comme pour la dernière fois au cinéma, voici déjà 6 ans. C'était l'enquête Corse, où là aussi j'ai trouvé le moyen de sortir mon mouchoir.
Depuis treize ans, je suis perdu pour le cinéma, plus question pour moi de voir un film sans aussitôt me transformer en fontaine, pour peu qu'il s'y trouve une scène sentimentale.
Là, ce soir, je voulais jouer un grand coup. Voulant savoir où j'en étais à ce sujet, j'ai flashé quand j'ai lu que le septième juré passait à la télé.
Un film que j'avais vu en 2002, et qui m'avait rendu malade. Pendant la nuitqui avait suivi, je n'avais pas pu m'arrêter de sangloter. A cause d'une phrase dans le film.
Certes en 2002 j'étais en pleine maniaco, j'étais malade, et le meilleur moyen de savoir si j'allais nettement mieux était de revoir ce film. Mais comme Madame "ne veut pas que des fils traînent" derrière son p.... de meuble TV qui vient de ses parents, ça signifie pas de lecteur possible, ni de DVD ni de cassette. Et pourtant je l'ai en Divx, mon septième juré, le vrai, celui de 1960 avec Bernard blier, celui qui se passe à Pontarlier.
L'histoire : Le plus gros pharmacien de Pontarlier, mal marié avec une femme autoritaire mais "de son rang", pharmacienne aussi, va de temps en temps soulager sa libido chez les prostituées. Et un soir, alors que l'une d'entre elles met en doute sa virilité, fou de colère, Blier (le pharmacien) la tue en l'étranglant.
Le dit pharmacien est un notable de Pontarlier, faisant partie de différents cercles où se côtoient le maire, le commissaire de police, le juge, l'avocat le mieux coté, etc.
L'affaire est assez vite classée, mais quelques semaines après, un jeune homme est accusé du meurtre. Un "étranger" (je sais ce qu'à Pontarlier cette expression voulait dire dans ces années-là..) qui fera très bien l'affaire.
Du coup le pharmacien est pris de gros scrupules. Mais se dénoncer serait, pour lui, faire tomber sa famille dans l'infâmie la plus totale.
Mais, coup du sort, il est désigné comme juré dans l'affaire. Et il fera alors tout son possible pour essayer, par ses multiples questions, d'innocenter le prévenu. Il réussira même à démolir complètement l'accusation. Il deviendra alors un paria aux yeux des autres notables.
Mais le prévenu sera quand même condamné à la guillotine, et là, Blier ira se constituer prisonnier. Mais dans la société de à Pontarlier en 1960 il est impensable qu'un notable fasse un tel geste, à moins qu'il soit devenu fou.
Et c'est pour ça que grâce à un bon docteur ami de sa femme, il finira ses jours à l'asile, tandis que le jeune homme les finira à l'échafaud.
Mais une scène m'avait particulièrement touchée. C'était quand le fils du pharmacien découvrait que son père n'était pas le notable froid qu'il pensait, mais un être humain capable d'élans de générosité.
Et il lui parle alors de sa jeunesse devant un bon verre. Le fils lui révèle qu'il avait trouvé des lettres d'amour signées d'un prénom de jeune fille qui n'était pas celui de sa mère.
Blier lui dit alors que dans le temps il était très amoureux d'une jeune fille sans situation, et que ses parents lui avaient imposé le mariage avec une pharmacienne, ne voulant pas d'une "sans le sou".
Et il prononcera la phrase qui me transformera en fontaine pendant plusieurs heures :
"Je me rappelle, c'est quand j'étais encore en vie.."
Car en 2002, je me considérais comme mort, ayant perdu celle que j'aimais. En plus la réaction des parents du pharmacien avait été celle de mes parents, quand j'avais fréquenté une jeune fille de là-bas et que mon père, péremptoirement, avait refusé que je "me marie avec une petite paysanne". J'étais encore mineur...
Je raconte cette histoire dans cette note http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premie...
Je voulais donc savoir si, en ce 23 février 2011, date anniversaire (il y a pile 8 ans j'avais pris 35 comprimés et j'étais, à cette heure-ci, dans le coma) je réagirais de la même façon. Ce qui était fort possible, me sentant vraiment mort quelque part. J'attends, en quelque sorte, "que ça sonne".
Horreur ! Si la trame principale a été conservée (un pharmacien notable et coupable d'un meurtre est désigné comme juré et fait tout pour innocenter le prévenu) le parallèle s'arrête là.
D'abord, ça ne se passe pas à Pontarlier. Pas grave pourra t-on dire, mais au moins cela aurait dû se passer dans une ville de la taille de Pontarlier, où tout le monde se connaît. Non, on aperçoit tour à tour Strasbourg, puis un canal des Flandres, bref n'importe quoi.
Ensuite la victime n'est pas une prostituée, mais une mère de famille "honorable", comme on dit. Qui avait un amant.
Pire : la politique va se mêler au film ! Car ça ne se passe plus en 60, mais en 62, juste après l'indépendance de l'Algérie, et le prévenu est un jeune Arabe, l'amoureux de la victime, qui de temps en temps n'hésite pas à taper sur elle en public.
Et bien entendu l'accusation sera aveuglée par ce fait, remplie de haine à l'époque contre un peuple qui "a foutu les français dehors". Là aussi je peux témoigner de l'ambiance de ces temps, ma mère était née à Tunis...
En plus dans cette version le pharmacien était récidiviste, avec la complicté de son épouse qui l'avait aidé à enterrer le corps de la première victime dans le jardin ! Sa femme qui, dans cette version, découvre également tout de suite la vérité, contrairement au scénario original, et qui le fait chanter.
Encore pire, dans une scène, on découvre que le pharmacien n'a pas été marié de force, mais que sa femme était "dans le ruisseau" (je cite le film) quand il l'a épousée. C'est ensuite qu'elle a fait de longues études pour devenir, elle aussi, pharmacienne.
Pas de mariage forcé, pas d'amour impossible, pour moi cette version est complètement dénaturée.
Même si la fin est voisine, le refus des notables - dont le commandant de gendarmerie - de recevoir ses aveux, et la pendaison du pharmacien, je n'ai quasiment pas versé de larme, car aucune situation ne s'y prêtait.
C'est le danger de vouloir refaire certains grands films, je pense que Bernard Blier a dû se retourner dans sa tombe en voyant ce qu'était devenue l'histoire qu'il avait tournée à Pontarlier, où le théâtre municipal porte son nom.
Je vous embrasse.
22:51 Publié dans ELLE, Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.08.2010
Hadopi : ratage !!
Je pourrais me faire choper par Hadopi.
Car il m'arrive de télécharger des chansons ou des films en "pire tout pire".
Mais, attention, je ne télécharge pas n'importe quoi. Uniquement ce que je ne peux trouver à acheter.
L'exemple type : la chanson des Sunlights "avant le Jazz" que depuis 43 ans j'essayais en vain de trouver, que ce soit en vinyle, en cassette, ou plus récemment en CD.
Mais "illégalement", je l'ai eue tout de suite !!
Idem pour certains films.
Si je peux les acheter, pas de souci. Mais hélas, les DVD sont composés de films ricains à 95% et nos pauvres films français sont le plus souvent introuvables.
Sauf... par téléchargement "illégal".
Là j'ai récupéré des films introuvables dans le commerce. Et même dans le e-commerce.
Récemment, j'avais jeté mon dévolu sur un de ces films introuvables. La mule m'en proposait 4.
Donc, vas-y la mule, mais je m'y prends uniquement que film par film. C'est la "bande passante" qui déclenche les foudres d'Hadopi, 700Mo c'est encore bon.
- 1ère tentative : un porno. Direct à la corbeille.
- 2ème tentative : je n'ai même pas su ce que c'était car mon antivirus m'a prévenu qu'il s'agissait là d'un fichier vérolé jusqu'à la moelle.
- 3ème tentative : un fichier illisible.
- 4ème tentative : encore un porno.
Je n'ai plus qu'à prier le ciel pour que ce film sorte en DVD ou au moins en version télécharchable.
Mais, au vu de ce je viens de raconter, Hadopi ne sert pas à grand-chose pour l'internaute lambda.
Certes, il faudra bien marquer ce pauvre quinquennat où tout a été raté par quelque chose de concret, dont Hadopi.
13:44 Publié dans arnaques, Film, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, téléchargement


