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03/07/2024

Réchauffement climatique : du concret

D'abord le diagramme (officiel de Météo-France)

RC.JPG

Ceci est, année par année, la moyenne des températures estivales pour 150 points de mesure répartis sur toute la France (entre 1 et 2 par département) depuis les années 50 jusqu'en 2023.
La ligne du bas représente la valeur 17°5 et celle du haut 23°25.

Déjà il faut tordre le cou à l'antienne des anciens (lol) qui affirme "qu'avant (avant quoi ?) il y avait de vrais étés".
Ensuite, même pour un élève de CM2, c'est clair : stabilité des températures autour de 19° jusqu'en 1974, petit plongeon jusqu'à 17°7 en 1977 et 1978 et à partir de là c'est la grimpette quasi linéaire jusqu'à 21°7 pour les six derniers étés. 

SOIT QUATRE DEGRES EN 45 ANS, 1 degré tous les douze ans !  les accords de Paris seront loin d'être respectés. 
Cerise sur le gâteau, au milieu de cette inexorable montée, en l'an de grâce 2003 se trouve un coup de chaud de + 3 degrés à l'époque. Je précise bien à l'époque car actuellement il ne serait que de 1°5 au-dessus de la "normale" et donc...
2003 sera un été "normal" dans vingt ans !
Si rien ne bouge, à commencer par la natalité mondiale galopante, la planète n'étant pas extensible.

Quatre degrés c'est énorme. Pour être concret les étés actuels à La Rochelle étaient ceux de Calais dans les années disco, et seront dans 20 ans ceux de Toulouse !
Plus besoin de prendre l'avion pour aller au chaud, c'est le chaud qui vient à vous... Un degré de plus c'est  donc 150 à 200 km vers le sud.

Et en altitude ?
Pour le savoir, j'ai choisi une station à 715 m dont l'environnement n'a pas bougé depuis sa création - elles sont rares : Chadrac, près du Puy en Velay, située à 200 mètres de chez moi. Les chiffres sont éloquents !
On trouve 15°8 pour les étés 1978 et 1977, 19°8 pour les six derniers étés. 2 conclusions :

- à 715 m, la hausse a également été de 4 degrés en 45 ans.
- Plus on monte, plus ça baisse (on le savait) et finalement c'est en moyenne de 1 degré par tranche de 250 mètres.

D'un point de vue spatial, l'air chaud remonte vers le nord à raison de 150 à 200 km tous les douze ans,  .
Et cet air chaud monte régulièrement en altitude à raison de 250 m, toujours tous les 12 ans.

D'un point de vue temporel, les étés arrivent de plus en plus tôt et durent de plus en plus longtemps.

Des exemples ? 
J'ai déjà évoqué les étés actuels à La Rochelle qui étaient ceux de Calais dans les années disco, et seront dans 20 ans ceux de Toulouse.
Pour illustrer la montée de l'air chaud en altitude (200 m tous les 10 ans) je prendrai le cas de la vallée de la Durance, où les températures estivales actuelles de Briançon (1310 m) sont égales à celles d'Embrun (870 m) dans les années 77/78 ! Et, partant, celles d'Embrun actuellement étaient celles de Sisteron (470 m) voilà 20 ans.

Pour fixer encore plus les idées, prenons l'exemple des glaciers. J'ai déjà évoqué le cas de la mer de glace dans une précédente note. Il y a mieux (pire !), celui des Bossons qui descendait pratiquement jusque dans la vallée.
7605b.jpgJ'ai pris cette photo voilà près de 50 ans, en mai 1976.

Au 4ème virage sur la route du tunnel, à 1250 m d'altitude.
A présent, plus rien, plus rien qu'un torrent dans une gorge encaissée de près de 100 m - l'épaisseur du glacier.
Il faut monter très exactement à 1730 m pour en voir le début.
480 mètres plus haut !

Si les glaciers reculent de 10 m par an, il n'en restera pas grand-chose à la fin du siècle...

Positivons : on fait du vin en Angleterre, les cigales remontent jusqu'au Jura (mais elles chantent moins en Provence : trop chaud) et au Alpes Italiennes, l'olivier arrive dans les Hautes-Alpes.

Alors que faut-il faire ?

Avant tout une chose essentielle : l'accepter.  Ne pas nier l'origine humaine de ce dérèglement, et tenter de le freiner, en pensant à notre descendance.

Je vous embrasse.

21/05/2024

Sauvé pour cette année

Depuis "l'été meurtrier" de l'an passé avec pas moins de 58 jours où il a fait 30° et plus sous abri (certifié par 3 points de mesure - on est pro où on ne l'est pas), 23 jours à 35° et plus, avec comme acmé les 2 canicules du 10 au 25 août (37 de moyenne - vous avez bien lu) et du 4 au 10 septembre ("seulement" 34 sur la période), trois pointes à 40 (toujours sous abri) et où, malgré les murs épais de notre petite maison, disons-le tout net, j'ai failli crever. La chaleur arrivait par en haut, par les combles, non isolées. Et elle restait. 

Je sais, je sais que ce mois d'août 2023 est le plus chaud mesuré en Haute-Loire depuis que l'on relève des températures.  Plus encore que 2003. 
2022 étant aussi sur le podium, je ne voyais pas pourquoi 2024 ne serait pas dans la continuité...

ETES.JPG


Et comme pour me donner raison, dans la première quinzaine d'avril, à une époque où on peut encore faire du ski de fond dans certains coins du département (voir photo ci-dessous), le thermomètre a flirté avec les trente-trois degrés, la "normale" y étant de quinze...
Fort logiquement, mon pronostic vital serait probablement être engagé dans les mois à venir. Car je suis en moins bon état qu'en 2023.

On a beaucoup glosé sur eux, mais les Auvergnats sont de braves gens.
Notre voisin (nos maisons sont jumelles), ayant assisté depuis 4 ans à ma dégringolade, a été ému, et a réussi à nous avoir un prix auprès d'un entrepreneur de ses amis, spécialisé dans l'isolation thermique.
Je pense que me voir dans un fauteuil roulant l'a ébranlé. Mon voisin, pas l'entrepreneur ! J'en vois qui suivent pas :-))
Bref, 

Depuis ce matin, nos combles sont remplis de laine de coton. Paraît que c'est le dernier cri.

Et moi rempli d'espoir. D'autant plus que la maison est fraîche, 14 degrés.
On se tient au courant.

Je vous embrasse.

 

Photo de mon village, le 13 MAI (!) 2018 :

neige mai 2018.png

 

Sauvé pour cette année

Depuis "l'été meurtrier" de l'an passé avec pas moins de 58 jours où il a fait 30° et plus sous abri (certifié par 3 points de mesure - on est pro où on ne l'est pas), 23 jours à 35° et plus, avec comme acmé les 2 canicules du 10 au 25 août (37 de moyenne - vous avez bien lu) et du 4 au 10 septembre ("seulement" 34 sur la période), trois pointes à 40 (toujours sous abri) et où, malgré les murs épais de notre petite maison, disons-le tout net, j'ai failli crever. La chaleur arrivait par en haut, par les combles, non isolées. Et elle restait. 

Je sais, je sais que ce mois d'août 2023 est le plus chaud mesuré en Haute-Loire depuis que l'on relève des températures.  Plus encore que 2003. 
2022 étant aussi sur le podium, je ne voyais pas pourquoi 2024 ne serait pas dans la continuité...

ETES.JPG


Et comme pour me donner raison, dans la première quinzaine d'avril, à une époque où on peut encore faire du ski de fond dans certains coins du département (voir photo ci-dessous), le thermomètre a flirté avec les trente-trois degrés, la "normale" y étant de quinze...
Fort logiquement, mon pronostic vital serait probablement être engagé dans les mois à venir. Car je suis en moins bon état qu'en 2023.

On a beaucoup glosé sur eux, mais les Auvergnats sont de braves gens.
Notre voisin (nos maisons sont jumelles), ayant assisté depuis 4 ans à ma dégringolade, a été ému, et a réussi à nous avoir un prix auprès d'un entrepreneur de ses amis, spécialisé dans l'isolation thermique.
Je pense que me voir dans un fauteuil roulant l'a ébranlé. Mon voisin, pas l'entrepreneur ! J'en vois qui suivent pas :-))
Bref, 

Depuis ce matin, nos combles sont remplis de laine de coton. Paraît que c'est le dernier cri.

Et moi rempli d'espoir. D'autant plus que la maison est fraîche, 14 degrés.
On se tient au courant.

Je vous embrasse.

 

Photo de mon village, le 13 MAI (!) 2018 :

neige mai 2018.png

 

27/03/2024

photos prises à l'instant de ma fenêtre

DSCN5031.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DSCN5032.JPG

DSCN5033.JPG

 

11:59 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (6)

31/01/2024

le climat de Paris depuis Louis XIV

Années 1671/1700 (Louis XIV)
jours de gel annuels 45
Jours chauds (30° et plus) par an 2

Années 1701/1730 (Louis XIV / Louis XV)
Gel 50
JC 4

Années 1731/1760 (Louis XV)
Gel 55
JC 11

Années 1761/1790 (Louis XV / Louis XVI)
Gel 47
JC 8

Années 1791/1820 (RévolutioN / Empire)
Gel 47
JC 3

Années 1821/1850 (Louis XVII / Chzrles X / Louis-Philippe)
Gel 47
JC 6

Années 1851/1880 (Empire puis 3ème République)
Gel 50
JC 6

Années 1881/1910 (Belle Epoque)
Gel 56
JC 8

Années 1911/1940 (Guerres et entre-deux)
Gel 43
JC 9

Années 1941/1970 (Guerre / 4ème et début 5ème République)
Gel 39
JC 9

Années 1971/2000 (5ème République de De Gaulle à Chirac)
Gel 25
JC 9

Années 2001/2023 (5ème République de Chirac à Macron)
Gel 19
JC 16

Années 2024/2054 (projection)
Gel 10/15
JC 25/30

Ces chiffres montrent le réchauffement climatique. Si l'on prend en compte les jours de gel, on en observe bon an mal an entre 45 et 56 de 1670 à 1910 au gré des cycles. Car c'est vrai il y en a.
Puis ces chiffres baissent: 43 / 39 / 25 / 19... On peut prévoir la fin des gelées bien avant la fin du siècle ! Selon ces chiffres, c'est à partir de 1910 qu'il a commencé à moins geler à Paris.
Mais les climatosceptiques me feront remarquer qu'il y un biais : l'effet urbain. C'est vrai, mais il ne suffit pas pour diviser le nombre de jours de gel par 2 en moins d'un siècle.

Alors les canicules. Le nombre annuel de jours à plus de 30 degrés sur 30 ans est un bon indicateur.
Jusqu'en 1750 règne le "petit âge glaciaire". Pas plus de 2 à 4 jours chauds par an. Suivent 4 décennies de chaleur sèche (jusqu'à 11 jours chauds annuels observés) qui aboutiront à la Révolution à cause des mauvaises récoltes. Tout rentrera dans l'ordre ensuite, entre 3 et 9 jours pour les deux siècles qui suivront, jusqu'à l'an 2000. Ensuite, explosion avec 19 jours annuels en moyenne de 2001 à 2023 !!!

Pendant au moins 2 siècles, les 37° furent atteints seulement deux fois (37°8 en 1748, 37°2 en 1842).
La barre des 38° fut passée en 1874 (38°4).
Celle des 39° fut enjambée car on passa directement à 40°4 en 1947.

A dire vrai j'ai cru longtemps à une erreur de mesure. 

D'autant que pendant les 60's on ne dépassera pas 35°2; pas mieux que 35°7 lors des 70's; pas plus de 34°9 pour les années 80.

Puis c'est l'emballement : 36°6 en 1990, 37°3 en 1998, et 39°5 à l'été mortel de 2003. Record battu en 2015 avec 39°8. Pour moi battu car 40°4 en 1947 c'était simplement pas possible. L'atmosphère avait ses limites.

Les 42°6 de 2019 me laisseront sans voix.
A présent, en 2023, les 4/5 de la France a franchi les 40 degrés..

 

24/01/2024

Vague de froid de janvier : bilan

La douceur est installée pour un bon bout de temps. Mais la vague de froid a concerné presque toute la France continentale, et la moitié (42 départements) est passée sous la barre des moins dix degrés. Les voici :

 

-24° dans le Doubs Ouhans
-17°1 en Lozère Grandrieu
-16°5 dans le Cantal Coltines
-16°4 dans l'Ain Mijoux
-15°6 en Haute-Loire Chomelix
-14°6 dans le Pas-de-Calais Arras
-14°3 dans le Puy de Dôme Saint Germain l'Herm
-14° en Savoie Saint Martin de Belleville
-14° dans la Marne Mourmelon
-13°8 en Isère Autrans
-13°8 dans la Loire Tarentaise
-13°5 dans le Territoire de Belfort Felon
-13°5 en Meurthe et Moselle Doncourt
-13°3 en Ardèche Cros Géorand
-12°9 dans le Haut-Rhin Kiffis
-12°9 dans l'Aveyron L'Hospitalet du Larzac
-12°7 dans l'Oise Rouvroy les Merles
-12°6 en Moselle Volmunster
-12°6 dans la Somme Doullens
-12°4 dans la Drôme col du Rousset
-12°3 dans le Jura La Pesse
-12°1 dans les Vosges Saint Ouen les Parets
-12°1 dans la Meuse Auberive
-12° dans les Hautes-Alpes Agnières en Dévoluy
-11°6 en Seine maritime Forges les eaux
-11°6 en Haute-Saône Plancher les Mines
-11°5 dans l'Hérault Le Caylar
-11°3 dans le Lot Livernon
-11°2 en Côte d'Or Saint Martin du Mont
-11°1 dans le Bas-Rhin Grandfontaine
-11°1 dans la Creuse Aubusson
-11° dans l'Aisne La Selve
-10°8 dans l'Allier La Guillermie
-10°6 en Corrèze Ussel
-10°6 dans les Pyrénées Orientales Formiguières
-10°5 en Haute Savoie Chamonix
-10°4 dans le Rhône les Sauvages
-10°3 dans les Ardennes Lametz
-10°3 dans l'Orne Tanques
-10°1 dans les Alpes de haute Provence Barcelonnette
-10°1 dans le Val d'Oise Cormeilles
-10°1 dans l'Yonne Saint Léger Vauban

Exemple type de l'ilot de chaleur urbain, dans la région parisienne on a relevé jusqu'à -10°1 à Cormeilles, mais le mercure n'est pas descendu en-dessous de -3° au centre de Paris, à 17 km de là !

 

19:03 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (15)

25/12/2023

Mes années-radio : chapitre 3 (janvier à mai 82)

Je ne vais pas m'ennuyer en cette année 82. En janvier, exploit sportif : 2 X 13 km en ski de fond dans une magnifique (et vierge) vallée avec un dénivelé de 400 m. En février je reçois mon cousin Jean-Yves et un couple d'amis. Ce sera pour moi l'occasion d'aller à Venise, hélas

8202b.jpgpar un froid glacial, ce qui ne plaira pas aux deux couples bretons. Moi, le montagnard, j'avais l'habitude. 

En mars, stage d'un mois à Paris. Mais une première chose a changé. Je dois emprunter "la merveille" de Lyon à Paris, le fameux TGV qui roule à la vitesse de décollage d'un avion. On est vite à 260 et sincèrement je n’arrive pas à y croire. Car la voie est soit en talus, haut talus, soit en tranchée. Les maisons les plus proches sont à au moins 200 m et les villages à 1km. Pour moi c’est comme si on faisait du 180 avec un Corail. C’est en passant la gare de Mâcon que je prends conscience de la vitesse. En attendant, bravo les Français !

Comme Monty l'a chanté, on a changé ma ville ! La "ligne de Sceaux est prolongée jusqu'à la gare du Nord, créant le fameux RER B. Mes parents, ex-parisiens, auront du mal à le croire...Et la crasse noire des beaux immeubles haussmanniens a été enlevée, leur redonnant leur éclat.

Un séjour breton suivra au cours duquel je serai invité à une "boum". C'est là que j'apprendrai à faire le DJ, en mixant des disques sur une platine. Ca peut sembler anecdotique mais cela me sera très utile par la suite, on le verra.
Car Jacqueline me dit que Muzol aimerait.... me compter parmi ses animateurs ! Car il apprécie mes connaissances musicales, et il paraît que j'ai une "voix d'enfer" !! C’est vrai que dès qu’il y a un jeu je me précipite, mais pas pour gagner ni - surtout - pour passer à l’antenne, mais pour leur montrer ce que je sais en la matière. Idem pour rectifier les grosses erreurs, fréquemment commises par les jeunes du mercredi.

Donc, moi, animateur ! Mais elle rigole !  Moi ma voix je la déteste, chaque fois que je l’entends, je hurle.... Jean-Yves du reste me l’a bien envoyé en décembre 70, « que j’avais la voix d’Antoine »...
Animateur ! Technicien à la rigueur, et encore...
« Réfléchissez » me dit Jacqueline. Muzol a une tranche toute prête pour vous... »
C’est tout réfléchi. Je veux bien leur prêter toute ma discothèque, mais pas question de faire de la radio, j’en suis bien incapable. De plus, Gap c’est pas la porte à côté !
Mais elle y tient ! et m'emmène dans le petit village de Romette visiter les studios de Radio 5.

J’y vois là mes « idoles », Muzol, bien sûr, omniprésent, Régis, et surtout Cathy. Ces deux derniers ont fait de gros progrès à l’antenne, Radio 2000 est loin à présent ! Cathy est mignonne. L’air mutin, espiègle, avec son petit accent du Sud-Ouest elle me lance un « salut Patrick » qui me ravit. Ainsi, Cathy de Radio 5 me dit « salut Patrick », moi le petit technicien 7ème échelon de la météo... Et pourtant, ce sont des gens comme les autres. Mais c’est vrai que la radio crée des liens. Ainsi - je me répète sans doute - mais ces gens-là, que j’entendais souvent, et à ma guise, faisaient partie de ma famille. Cependant il ne faut pas nier un côté mystérieux, on est souvent tenté quand même de mettre un visage sur une voix. Pour Cathy je n’ai pas été déçu. Mais en ce qui concerne Régis, pas la même chose... Quand à Muzol ce n'est pas mieux. Mais... me suis-je regardé ?

J’admire Régis qui réussit le tour de force de faire son émission, en parlant dans le micro, et en même temps « se faire sa technique », c’est à dire faire - puissance 10 - ce que j’ai fait chez ma cousine ! Mais il est vrai qu’il est « pro »... Cathy, elle, ne touche pas - et ne touchera jamais - aux manettes. Une des rares à se « faire entretenir » dans le jargon radio. Au grand dam de Muzol qui exige que tous ses animateurs fassent aussi leur technique. Partant du principe que les gens écoutent une voix mais ne voient pas en revanche le boulot fait par le technicien, ce qui est totalement injuste pour celui-ci. Et il a raison. Donc la voix qui passe à l’antenne est celle aussi qui doit agir sur les boutons. Seules exceptions tolérées : les magazines et journaux d’infos, où l’interwiever doit être le plus concentré possible.

Et aussi, officieusement , Cathy.

Mais j’en saisis illico la raison. Les regards ne trompent pas, Cathy et Régis sont bien plus que de « collègues de travail ». Et donc Régis a dû certainement insister pour éviter « les manettes » à sa chérie. Muzol a de son côté tout de suite vu qu’un couple passait bien en radio. Surtout un « vrai couple ». Cathy est automatiquement associée à Régis, alors qu’elle présente des émissions toute seule. Là on se demande alors « où est Régis ?... ».

On le verra car Cathy sera plus tard associée à deux animateurs différents, dont bien sûr Régis. " Cathy et Régis" sera une valeur sûre, même sur des sujets secondaires. Cathy avec l’autre sera moins brillante, voire même agressive. Et ça s’entendra furieusement à l’antenne.
N’empêche, et je le dis à Jacqueline, que si j’ai bien compris, non seulement on me demande d’animer mais de faire en même temps la technique ? Ben Oui ! 
« Vous devriez le faire Patrick, avec la voix que vous avez... »

La voix que j’ai ? Antoine sur le retour ? Elle ne serait pas folle amoureuse de Muzol que je prendrais ça pour des avances ! La voix que j’ai .... De mieux en mieux !

Je vais quand même le faire ! Mais pas « directement ». Via le bulletin météo d'Embrun. Car j’ai parlé à  mon chef de cette radio, et lui ai dit aussi qu’elle diffusait le bulletin météo de Briançon ce qui n’était pas normal. Lui connaissant Muzol (tous deux du PC) il a accepté que tous les matins le mec de service passe en direct et entame un dialogue sur le temps. A deux conditions quand même :
1) tous les collègues doivent être d’accord
2) respecter scrupuleusement le bulletin briançonnais.

Et donc un fameux jour de printemps, la voix chevrotante (comme Drucker 17 ans plus tôt à "Spots-dimanche") c'est mon premier direct.

« Bonjour Patrick. Alors ce temps pourri ça va durer longtemps ?
- Non… Le mistral va venir tout balayer ce soir.
- Ah bon, on est rassurés… Au revoir Patrick. »

Première « émission » de radio, et en direct. Mais hélas cela ne durera que peu de temps. D’abord certains collègues finiront par ne plus vouloir de ce « travail en plus » ! Et d’autres (dont moi) commencerons à tiquer étant obligés de donner des bulletins que l’on savait parfois erronés. Et enfin, la radio elle-même va estimer que certains d’entre nous « ne passent pas » très bien. 
Pas moi, qui aurai des échos très favorables de ma prestation…

(à suivre)

 

01/12/2023

Automne 2023, le plus chaud jamais observé !

 

AUTOMNE.JPG

Après 2022 l'année la plus chaude jamais enregistrée (depuis le début des relevés météo fiables sur toute la France), après l'été 2023 le plus chaud, l'automne 2023 (selon les normes météo) est à son tour médaille d'or, avec 15°9.  
On remarquera que les automnes étaient en moyenne stables jusqu'à l'orée des années 90 avec 12/13°. Et depuis 30 ans une hausse de trois degrés, soit un degré tous les 10 ans.

Je sais que ça ne passionne pas mes commentateurs musicaux, à qui je promets Palaprat pour cet après-mIdi.

11:55 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (3)

22/11/2023

Les étés sont de plus en plus meurtriers

J'ai élaboré, sur le tableur Excel, la courbe des températures estivales (de juillet à septembre) SUR TOUTE LA FRANCE (c'est à dire la compilation de chaque station départementale) de 2001 à 2023. Rassurez-vous, l'essentiel du boulot était fait ici  (merci Infoclimat, excellent site)
Cela donne ce diagramme, très parlant :

ETES.JPG

Ce qui saute aux yeux en premier, c'est la montée inexorable des températures : 1°7 en 22 ans ! 
On est loin des objectifs de la COP21...
1°7, concrètement, c'est ce qui sépare le climat estival d'Auxerre (18°7) de celui de Grenoble (20°4), à 400 km au sud-est !

Ensuite, tout le monde se souvient du terrible été 2003 qui avait fait 15.000 morts (presque toutes des personnes âgées ou malades ou - comme moi - les deux mon Général).

Ce graphique montre que cette canicule a été battue deux fois, depuis, :  les deux derniers étés, en 2022 et 2023.
Soit 2003 au minimum une fois tous les 7 ans, et au maximum tous les ans !

Quand j'écris que la prochaine canicule de cet acabit me tuera, ce n'est pas pour attirer de la compassion, c'est une (triste) réalité. La courbe montante des températures et celle - descendante - de ce que mon organisme peut supporter vont hélas se croiser. Et là...

D'un point de vue général, en mettant de côté mon petit cas personnel, que peut-on faire ?

- déjà, inutile d'espérer voir se ralentir (et encore moins s'arrêter) le phénomène. Là nous payons pour les années 40 à 60, et même si nous devenions vertueux et n'émettions plus aucun gaz à effet de serre, la machine ne s'arrêterait que dans 50 ans minimum !

- Une autre solution, c'est d'aller habiter en altitude, ou au bord de la Manche. Pas évident si on bosse à la RATP...

- Et si on ne peut pas, se ménager un petit pied-à terre dans un coin respirable. Par exemple il fait en moyenne l'été 6 à 7° de moins la nuit à Chapet (78) ou à Saclas (91) que dans une rue parisienne bordée d'immeubles.

- Enfin ce conseil tout bête : en journée fermer vitres et volets, et ne les rouvrir que lorsque la température extérieure rejoint celle du dedans. Et les ouvrir A FOND, en faisant des courants d'air si possible.

Voilà. Je vous embrasse.

17:38 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (1)

12/09/2023

LES TEMPERATURES A PARIS DEPUIS 1665 (rectif)

tempés.JPG

 

Un petit croquis vaut mieux qu'un long discours. Là vous aurez et le croquis et le bla-bla.

Pour résumer : températures soumises à des cycles jusqu'en 1860. Puis hausse continue jusqu'à nos jours, avec quelques cycles avortés, notamment entre 1949 et 1963.

Dans le détail :

- Premier cycle de 26 ans entre 1670 (12°2) et 1706 (12°2) avec un minimum de 9°2 en 1695. 3 degrés, soit la différence entre le climat de Rennes à celui de Montpellier !

- Deuxième cycle de 30 ans entre 1706 et 1736.

- Troisième cycle de 39 ans entre 1736 et 1775. 1775 année record avec 13°3, la plus chaude qui sera observée en 300 ans de mesures ! 

Je vous passerai les cycles suivants, pour en arriver à 1879, l'année la plus froide de tous les temps (mesurables) avec 8°8. Le mois de décembre affichera -6°6 !!! Soit 3 degrés de moins que février 56, dans la mémoire des plus anciens.

A partir de 1879, les cycles s'interrompent ou sont avortés. Les températures entament "la" montée, dans laquelle nous sommes. Assez régulière jusque dans les années 1980, puis s'accélérant. Le record tri-centenaire de 1775 sera frôlé en 1990, 1994, 2003, 2006, et finira par être écrabouillé en 2011 (14°0).

Cette valeur jugée inatteignable pendant 300 ans sera donc battue en 2011 puis en 2014, 2015, 2017, 2018, 2019. Le diagramme s'arrête là. Et après ?

Après, 2020 et 2022, seront carrément les années les plus chaudes jamais enregistrées. A Paris donc, mais dans toute la France pour 2022.

La valeur "exceptionnelle" de 1775, la plus chaude pour les trois siècles et demie entre 1665 et 2011, est aussi l'une des plus froides des 10 dernières années !!

En attendant la suite, car déjà pour septembre des températures de folie, encore 36°8 cet après-midi dans les Yvelines...

Je vous embrasse.

 

la rectification porte sur l'année 1878. Il fallait lire 1879.