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20/07/2017

Les deux révélations du Tour de France

Je sais, je sais ! Dans un commentaire j'avais évoqué le "cinéma" des étapes en ligne, qui se passent toujours de la même façon :
1) un ou plusieurs coureurs s'échappent dès le départ, et gagnent peu à peu du temps sur le peloton.
2) les oreillettes fonctionnent ("de mon temps" on ne connaissait pas !) et ledit peloton "gère" l'échappée, de manière à toujours être en mesure de rattraper le ou les échappés, et regagnent peu à peu du terrain. En général, on leur laisse 1 mn pour 10km restants.
3) à quelques kilomètres, voire centaines de mètres de l'arrivée, c'est le regroupement et c'est parti pour "le grand dandinage". Un coup à droite un coup à gauche, tout ça à 70km/h, on appelle ça aussi un sprint massif.
10 secondes de "spectacle" sur une étape de plusieurs heures. Frustrant !

Mais c'est une autre chanson pour les étapes de montagne. 
Et celle-ci, avec l'arrivée en haut de l'Izoard, laisse loin derrière les maillots verts et consorts, seuls les Grands résistent.

Je l'avoue, j'ai assisté à toutes les arrivées en altitude. Et j'ai pu me faire mon opinion, deux coureurs se détachent du lot.
Non, il ne s'agit pas des deux premiers au classement général.
Bardet est un bon coureur, mais il ne marquera pas son époque. Je sais, il m'a fait vibrer à l'arrivée de Peyragudes, mais cependant c'est au sprint qu'il avait triomphé. Il sera sur le podium du Tour, et ça sera mérité.

Il ne s'agit pas de Froome non plus. S'il suffit de se planquer derrière ses équipiers, qui font tout le travail, puis, sur un plateau, terminer l'épreuve, conforté par de bons "chronos" pour gagner le Tour, cela ne fait pas pour autant un coureur d'exception. Lui aussi mérite un podium, mais sans plus. Du reste, si vous regardez bien Froome à la télé, vous verrez qu'il n'est jamais en tête, à la manière d'un Bernard Hinault, mais toujours deuxième ou troisième. Et du coup ce n'est pas lui qu'on voit le mieux à l'écran, mais son co-équipier Mikel Landa. Et c'est lui, l'une des deux révélations de ce Tour. J'ai assisté à son démarrage fulgurant à quelques kilomètres de l'arrivée, clouant sur place un Froome qui aurait pu être battu, si les oreillettes n'avaient pas fonctionné. Ordre a dû lui être donné de rester dans le rang ! Ca me ramenait trente ans en arrière avec la mascarade LeMond/Hinault main dans la main au sommet de l'Alpe D'Huez...Et Froome a dû faire ensuite un peu de cinéma dans a descente de la Casse Déserte pour essayer de prouver aux badauds qu'il était encore le patron. Mais dès que la montée a repris, retour dans le rang.

Un problème va se poser dans l'équipe Sky, car pour moi Landa est supérieur à Froome. Landa mérite aussi le podium, et peut-être même la plus haute marche.

Et bien sûr, vous voyez où je veux en venir, l'autre révélation est le petit frenchie au prénom anglais Warren Barguil. Ce jeune Lorientais (Hennebont c'est Lorient) , qui avait été accidenté en janvier 2016 (une anglaise qui conduisait à gauche l'a violemment percuté, il avait eu le genou brisé) a quand même continué sa carrière, et donc entamé son second Tour de France. L'opportuniste Uran lui a volé sa victoire à Chambéry, mais si le Jura ne lui a pas réussi, les Pyrénées et les Alpes le couronneront. 
J'ai fait pas mal de vélo dans ma jeunesse, j'ai suivi près de soixante Tours de France, dont une bonne cinquantaine à la télé, et je pense que ce jeune est de la race des Hinault et des Fignon. Voire Jalabert mais ce dernier ne s'est révélé que sur le tard (et le Tarn lol). 

Là aussi il lui faudra une équipe, car je suis persuadé que si on lui fournit le même "personnel" qu'à Froome, il ira très loin !

Je vous embrasse.

19:10 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

06/08/2016

52 ans de Jeux Olympiques...

ceux de Tokyo 1964, ce sont je crois ceux que j'ai suivis avec le plus d'intensité. En France tout le monde à cette époque était à l'heure olympique car cette année-là, nous devions frapper fort avec une bonne vingtaine de "médaillables" dont la moitié en or. J'avais acheté un jeu de société sur les Jeux, bref on s'y croyait. Pour l'occasion RTL avait changé son "carillon", c'est toujours le même qu'on entend aujourd'hui...

Je me souviens que le porteur de la flamme avait 19 ans, et qu'il était né le jour de la bombe d'Hiroshima. Moi j'en avais 13, et je mesure avec ces chiffres que l'on n'est pas passé si loin que ça de la guerre.

On attendait 10 médailles d'or et on en a eu qu'une, inattendue : en équitation ! Même pas diffusée par la télé... Sinon les rêves de Maryvonne Dupureur (800m), Christine Caron (natation) Jocelyn Delecour et Claude Piquemal (sprint) Michel Jazy (demi-fond) Trentin et Morelon (cyclisme sur piste) se sont envolés...

pour 1968 à Mexico, les épreuves passaient de 22h à 4h du matin. Mais pas grave, même en noir et blanc, je regardais.
C'était fabuleux ! 8m90 au saut en longueur par Bob Beamon, le record tient toujours...
Comme hélas tiennent toujours des "records faussés" par des Allemandes de l'Est dont la moitié étaient des hommes.
Côté français on attendait beaucoup moins de monde, à part un certain Roger Bambuck sur le 100m qui avait fait 10 secondes juste, sinon toujours le tandem Trentin-Morelon.
On n'attendait pas du tout en revanche une jeune prof Bordelaise, qui n'avait pas été sélectionnée mais qui avait quand même tenu à participer à ses frais sur le 400m.
Je vous laisse regarder la course, et surtout la dernière ligne droite.

Désolé, mais depuis, pour moi, qu'ils s'appellent Bolt ou Lewis, je n'ai jamais rien vu de pareil.

Le "mental" jouera pour moi à plein, car le lendemain, "composition" de 60m où je passerai de 9.30 à 7.80". L'année d'après, vu mes résultats au bac (largement au-desus du barême) on parlera de moi pour Munich...

• Munich 1972.
Je n'ai RIEN VU !!! D'abord parce que je travaillais ce été-là au Mont-Aigoual et que je n'avais pas la télé.
Ensuite parce que j'étais tombé amoureux de cette qui allait devenir ma première épouse et que je consacrais tout mon temps de libre à aller la voir (40 km de distance et 1340 m de dénivelé...).

• Los Angeles 1976.
Très décevant côté français, heureusement que Guy Drut a su sauver l'honneur aux 110 m haies.
Sinon, aucune médaille "intéressante". Côté international, ces jeux furent écrasés par Juantorena en athlétisme et Nadia Comaneci en gymnastique.

• Moscou 1980.
J'étais à Millau, dans un état épouvantable (je venais de passer de 80 à 51 kilos en 6 mois) et de plus les jeux étaient boycottés par les Américains.
Du coup le 4 X 100 m tricolore a pu s'offrir la médaille de bronze !

• Los Angeles 1984.
Malade encore (mononucléose) mais là ça valait le coup de veiller jusqu'à 2h du mat : A la perche, Quinon prend la médaille d'or et Vigneron la médaille de bronze !  L'équipe de France de foot, après une belle quatrième place au mundial 82 et la première à l'euro 84 est championne olympique !
Chez les femmes, Michèle Chardonnet prend le bronze aux 100 m haies et Catherine Poirot le prend aussi aux 100m brasse de natation ! 28 médailles, 12ème place.

• Séoul 1988.
Là je n'ai pas trop suivi.
Nous n'avons pas eu de médaille "intéressante, si ce n'est le bronze au 4 x 100m cette fois AVEC les américains et celle de Stéphane Caron aux 100m nage libre. 16 médailles, 9ème place

• Barcelone 1992.
Cette fois j'étais rivé devant mon écran. En cet été 1992 j'étais le "beauf parfait", qui ne ratait jamais un épisode de Fort Boyard et très sportif devant la télé. Heureusement ça allait vite changer !

Ces jeux furent éblouissants. 24 ans après Colette besson, Marie-Jo Pérec ramène l'or sur le 400m.
Le handball commence à émerger avec la médaille de bronze, et 3 médailles en natation.
29 médailles, toujours la 9ème place.

• Atlanta 1996.
Rien suivi. J'étais dans mon lit, en totale dépression, le légume intégral. Je me suis quand même fait violence pour certains sports, et si certes j'étais content, je n'ai pas vibré devant les médailles d'or de Galfione à la perche (5m92, en 2012 il aurait été sur le podium...) , du doublé de Marie-Jo Pérec en 200 et 400m, battant au passage le "vrai" record du monde (qu'est-ce qu'on attend pour effacer des tablettes ces chronos surréalistes de la RDA...?) de Jeannie Longo en cyclisme.
J'ai raté Laura Flessel en escrime et David Douillet en judo.
Idem la médaille de bronze aux 100m haies de Patricia Girard.

• Sydney 2000.
Rien suivi non plus. Rien ne m'intéressait, je ne pensais qu'à une chose : mourir. Après l'arrachement dont j'avais été victime 3 ans plus tôt. Une blessure à vif dont j'ai eu longtemps d'énorme Cicatrices ...
Pas raté grand-chose, finalement, rien d'"intéressant" sinon la médaille de bronze en basket devant la Dream team américaine et la médaille d'argent en natation de Roxana Maracineanu.
6ème avec 38 médailles, la reculade commence.

• Athènes 2004.
Un peu mieux. Après une "timide" résurrection à l'automne 2003 et à l'hiver 2004, le double fait d'une déception amoureuse et le départ de ma fille au printemps ont fait que je n'étais presque plus devant mon poste mais à la plage §
J'ai quand même regardé la prestation de Laure Manaudou, en 400m et 800 m nage libre, et 100m dos. Laure qui ouvrait la voie à la Natation Française qui est à présent une des trois meilleures du monde.
Content de voir que le relais 4 X 100 m féminin tenait la drégée haute à ses rivales soi-disant intouchables, en allant chercher une médaille de bronze.
7ème avec 33 médailles, on recule toujours.

• Pékin 2008.
J'ai honte ! D'abord j'étais en parfaite santé. A noter, des JO sans être malade !
Ensuite je "travaillais" à Strasbourg cet été-là, et je n'ai RIEN manqué !!! Sauf les compets qui avaient lieu pendant mon temps de transport !
Bravo à nos handballeurs qui ont enfin décroché le trophée, j'espère que demain ils renouvelleront l'exploit.
Bravo au nageur Alain Bernard qui a décroché le titre le plus envié de la compétition : le 100 m nage libre. Et à ses 3 autres collègues du 4X 100 qui ont failli battre les américains.
Au 50m, Amaury Leveaux s'offre aussi une belle médaille d'argent, devant Alain Bernard.
Hélas, toujours rien en athlétisme....
10 ème place avec 41 médailles, la reculade s'accentue.

• Londres 2012.
Au fond du trou. Je pensais que ce seraient là mes derniers jeux, et sincèrement, à moins d'un miracle, je ne me voyais pas arriver ne serait-ce qu'en 2013..
Mais je verrai enfin l'athlétisme récompensé, avec Renaud Lavillenie ! Carton plein en natation avec 8 médailles d'or, 5 d'argent et 6 de bronze !!
Médaille d'argent en tennis avec les Franco-Suisses Tsonga et Lliodra en double, médaille de bronze avec Benneteau-Gasquet.

* Rio 2016.
Le miracle est arrivé !!! Et c'est de la côte d'Azur que je regarderai ces JO, le regard tourné non pas vers les tombes ou les anciennes chimères amoureuses, mais vers la vraie Vie ! 
Comme me l'a dit ma cousine Geneviève voilà deux ans, il était temps que cela change, car je n'ai pas été souvent heureux dans ma vie...

Je vous embrasse.

14:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

22/07/2012

Une première : un anglais gagne le tour de France !

Un long aboutissement...

Souvenez-vous :

• 1903 : un Français gagne pour la première fois le tour de France. (un peu normal..)

• 1909 : c'est au tour d'un luxembourgeois.

• 1912 : Cette fois, la Belgique arrive.

• 1924 : avec Bottechia, l'Italie a son premier vainqueur

• 1950 : Ferdi Kubler, un Suisse, l'emporte à son tour. Si j'ose dire :)

• 1968 : Profitant d'un intervalle entre la période Anquetil et la période Merckx, c'est un Hollandais, Jan Janssen, qui remporte la grande boucle.

• 1973 : On lui avait "volé" son tour en 1971 (j'y étais), cette fois, l'Espagnol Luis Ocana prend sa revanche.

1985 : Arrivée du câble et du satellite.

• 1986 : Greg Le Mond, un Américain, remporte la boucle pour la première fois.

• 1987 : C'est au tour d'un Irlandais, Stephen Roche.

• 1996 : Un Danois, Bjarne Riis, l'emporte pour le première fois.

• 2011 : C'est cette fois le tour d'un Australien, Cadel Evans.

• 2012 : Et là, c'est un Anglais. Enfin, deux Anglais, l'"adjoint" ayant dû s'arrêter en montagne pour attendre "le chef" !!

RESUMONS :

En 83 ans de Tour, 7 nationalités.

Puis arrivée de la télé, du câble, du satellite.

En 27 ans, 5 nationalités, dont deux différentes les derniers Tours.

En 2013 je vois très bien un Kazakh (Janez Brajkovic a fini 9ème), ou un Russe (Denis Menchov a fini 15ème, Eduard Vorganov 19ème) ?


Hein ? Comment ? Un Français ??? Pour sa première participation Thibaut Pinot a fini dans les 10 premiers et c'est Voeckler qui a le maillot à pois ?

 

Pfff... Vous n'y pensez pas !!!! En cette période de crise, pas bon pour l'international, Coco !

Je vous embrasse.

 


08/07/2012

Tour de France 2012 : Woeckler "out", que sera notre "lot de consolation" cette année ?

Depuis 1998, le Tour de France fait moins rêver.
1998, année où l'on a su que si l'on voulait figurer dans la Grande Boucle, il fallait obligatoirement passer par la case" pharmacie".
Contador, dopé.
Armstrong, dopé.
Sans parler des autres....

Pour moi, et pour beaucoup, le Tour se résume à une visite de notre Pays, sous des angles inédits, et accessoirement de vibrer pour un champion tricolore.

Depuis le retrait de Jalabert, je n'ai plus la foi.

Et, avec ma parano légendaire, j'en viens à penser que depuis, tous les ans, on nous laisse un "lot de consolation"...

Voici trois ans, j'avais été très déçu de ne voir aucun Français succèder au grand "Jaja", que j'avais été soutenir sur la route de sa victoire, qui passait à 300 m de chez moi !

En 2010, "on" décida donc qu'il fallait faire gagner quelque chose aux Frenchies.
Ce fut sur le maillot du meilleur grimpeur que cela se joua.
Et on assista alors à un duel de titans entre Christophe Moreau et Anthony Charteau.
Moreau finira à 33 minutes de Schleck, Charteau à 1h23...

Pour ceux de ma génération, qui savaient qu'un maillot blanc à pois rouges au final signifiait obligatoirement une place dans les 10, voire les 5 premiers, voilà qui peut laisser penser à une course faussée...

Alors on a mis le grand braquet pour 2011.
L'occasion se présentera le 10 juillet, après une "étape-hécatombe" où le peloton sera éliminé par une chute dans le Cantal. A l'arrivée, nouvelle catastrophe avec une voiture suiveuse qui provoque la chute de deux favoris pour l'arrivée, finalement Thomas Voeckler se retrouve, à l'insu de son plein gré, avec le maillot jaune.

Le travail sera de le lui faire porter le plus longtemps possible, sans toute fois qu'il bouscule la Hiérarchie aux Champs Elysées.

Voeckler s'arrachera pour garder le maillot après les Pyrénées.

Dans les Alpes il va résister une étape, puis deux, notamment l'étape-Reine qui mène au Galibier.
Il y gardera 15 secondes d'avance...

Mais il le perdra le lendemain à l'Alpe d'Huez, étape gagnée par... un jeune français, Pierre Rolland.

Le "chrono" final ne laissera même pas un podium au pauvre Voeckler, "on a assez joué", et pour ma part, je pense que le dévolu des organisateurs va se porter cette années sur Pierre Rolland.

On parie ???

Je vous embrasse.

16/06/2012

Thierry Roland

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Je sais, je sais, il avait 74 ans, soit un peu moins de l'âge "moyen" du grand départ pour les hommes.

N'empêche que cette année, et notamment ces derniers jours, je vois de plus en plus de gens "tomber", frappés par la Grande Faucheuse....

Je ne vais pas ici retracer la carrière de Thierry Roland, le plus grand commentateur de foot qu'on n'ait jamais connu.
Je sais que ses propos étaient très spontanés, un peu comme les miens dans mes écrits, et que certaines fois il a pu "déraper".

Comme le 9 octobre 1976, lorsque, pendant un match de l'équipe de France contre la Bulgarie, à Sofia, il s'en prend violemment à l'arbitre écossais qui a sifflé un penalty en faveur des Bulgares. «Monsieur Foote, vous êtes un salaud!», s'écrie-t-il en direct. Furieuse, la chaîne, Antenne 2, veut le sanctionner, mais recule face à la réaction des téléspectateurs qui envoient des lettres de soutien par centaines.
Dont la mienne. J'avais 25 ans et j'avais été écoeuré par l'attitude de l'arbitre, visiblement acheté.

Oui, parfois il allait trop loin, ce qui lui a collé une étiquette de raciste.
Comme en 1986, lors du quart de finale du Mondial entre l'Angleterre et l'Argentine, où il s'offusque du but de la main accordé à Maradona et prend à témoin Jean-Michel Larqué: «Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance?»
Mais ce grand bonhomme qui ne maniait certes pas la langue de bois, connaissait sa partie sur le bout des doigts, et quand j'entends certain(e)s commentateurs(trices) de foot, la comparaison est cruelle...

Bref, Adieu Thierry, on te regrettera, malgré tes propos franchouillards où tu tutoyais parfois le parler du FN, mais malgré tout tu resteras à jamais "M. Football" à la télé, l'équivalent d'Eugène Saccomano à la radio.

Eugène, si tu me lis, accroche-toi !!!

Je vous embrasse.

05/09/2011

La force du mental

En ce lendemain des championnats d'Europe d'Athlétisme, je me rémémore certaines choses....

Le "déclic" est venu en 1961, quand mon père m'a emmené voir un meeting d'athlétisme au stade Charléty. Je suis resté scotché durant tout l'après-midi, et je bavais devant les sprinteurs.

Las, au lycée, ce n'était pas du tout le même "tabac".
A chaque fois que la 6ème A4 du Lycée Montaigne - dans la cour des filles, plus grande - organisait une "composition" de 60m, ceux qui n'avaient pas cours se déplaçaient pour me voir courir...

Un style en canard, avec mes petites jambes (je mesurais 1m35) aboutissaient au fait que je faisais rigoler tout le monde. Un vrai spectacle ! Avec des temps de 11 à 12 secondes, j'étais bien entendu le dernier !

Les années passaient, et, n'étant pas rancunier,  j'étais toujours en admiration devant les recordmen du 100m, notamment Roger Bambuck, qui avait fait en 1963 10'8" et en 1964 10'4".
En 1964 où je ne ratais pas une seule épreuve - quand j'étais à la maison - des JO de Tokyo. 10'5" pour Bambuck, éliminé dès le premier tour.

Moi je calculais : 10 secondes (j'avais fait des progrès) aux 60m, ça faisait 17 secondes au 100 m ! Bambuck était déjà arrivé que je n'aurais fait que les 2/3 de la course...

Et puis deux processus vont changer grandement la donne.

D'abord ma croissance exceptionnelle entre 1964 et 1965, passant de 1m40 à 1m65 (je n'allais prendre que 2 cm par la suite).

Puis l'émulation.

J'étais en première à Louis-Le Grand lors des jeux olympiques de Mexico. Question sprint, j'étais à présent "dans le lot", avec environ 8 secondes et demie aux 60m.

Vint un certain jour d'octobre 1968. Les jeux, cause décalage horaire, passaient entre 22h et 3 h du matin. Le poste de télé était dans la salle à manger, qui était aussi "la chambre" de mes parents....

Dilemme : devais-je regarder le 400 m dames, où notre représentante Colette Besson faisait partie - d'après télé 7 jours - des "tocards", à 1h30 du matin ? Sachant que le lendemain j'avais en première heure une "interro" de physique, et juste après un "contrôle" sur 60m ? Les deux comptant bien sûr pour la moyenne ?

Après avoir demandé à mes parents, je reste jusqu'à la finale du 400m dames.

Comme prévu, Colette se fait décrocher dès la ligne droite opposée. Après le dernier virage, elle est avant-dernière ! Mais, mais.... Je vous laisse regarder la vidéo (elle porte un maillot bleu)


Les décorticages télé montreront qu'elle avait battu - officieusement - le record du monde du 100 m (départ lancé) sur cette course, dans sa dernière ligne droite.

J'attends la Marseillaise, où je vois Colette pleurer. Mes parents étaient réveillés, et assistaient aussi à cette cérémonie.

Après une nuit courte de 5 heures (si j'avais un mal fou à me réveiller, je m'endormais instantanément dans ces années-là) direction Louis le Grand.
Epreuve de physique : 17/20 !

Restait le 60m.
Comme d'hab, avec mes baskets de prisunic je m'occupe très peu de mes starting-blocks, et quand le coup de sifflet retentit, je me sens alors une force inhabituelle. En m'étonnant moi-même, je double peu à peu tout le monde, et j'arrive premier de la course !

"7'9"", me dira le prof, incrédule. A tel point que je devrai recommencer la course.
Cette fois ce fut 7'8"", record de la classe mais aussi record des premières !

A partir de là, le prof m'épargna toute autre discipline lors des cours d'EPS.
Je changeai de baskets, mis un peu plus de soin à régler mes starting-blocks, et en juin j'arrivai à 7'4", le record du lycée !
Au bac, si je réussis à sauter 1m30 (note 3/20), au 80m je fis 9'9" ! Note 23/20 !!!

Plus tard, en terminale, je m'exercerai à faire des 100m. Toujours avec des baskets de prisunic, même neuves.

Mon record sera alors de 10'9". Mes profs (ils étaient désormais plusieurs) me dirent qu'avec de l'entraînement, je pourrais, vu ma progression, prétendre aux championnats de France en 1971.

Mais l'été 70 me fit connaître une belle histoire d'amour, d'où je reviendrai meurtri. Mes bronches fragiles ne supportèrent pas l'amiante de Jussieu, je tousserai pendant 4 mois consécutifs.

Puis ce sera mon école professionnelle, la rencontre de ma première épouse.

C'est du Mont-Aigoual (ma première affectation) que je regarderai, un peu triste, les jeux de Munich. Je sais que j'avais une petite chance d'accéder aux séries, voire plus.

Mais j'aurai appris une chose : pour tout exploit physique, le potentiel musculaire ne joue qu'à 50%. Le reste est dans la tête.

Je vous embrasse.

photo ci-dessous : le lieu de mes exploits en octobre 1968:

louis le grand.jpg

11/02/2011

Sportif sans trop le vouloir...

Voilà ce que c'est de construire une maison sur trois niveaux. Certes, on y a de la place, et chaque pièce est située de telle manière que personne ne gêne personne.

Par exemple les cuisines à l'américaine....
Ah quel bonheur ! Sentir la cuisson d'un chou-fleur, entendre le bruit du lave-vaisselle tandis qu'on est en train d'essayer de regarder la télé, j'ai donné entre 1995 et 2010, mais j'ai juré qu'on ne m'y reprendrait pas.

Idem la pièce où est installé mon ordi, et ma chaîne hifi. Elle a toujours été à côté d'une chambre à coucher ou de la salle à manger. Si bien que ma musique, poussée à un certain niveau, pouvait s'entendre dans les environs immédiats.
Il n'y a que dans un appartement, occupé de septembre 1997 à novembre 1998, que dans ce que ma douce épouse appelle "la pièce à bordel", je n'ai jamais déballé aucun carton. Je n'y ai jamais écouté de musique, mon occupation principale étant le lit, où en dehors des jours de boulot et des jours de visite, je le squattais jusqu'à 11h30, puis de 13h15 à 16h/16h30, et à partir de 20h30. Pas forcément pour dormir, pas mal aussi pour lire, mon lit était une sorte de refuge.

Dans ma nouvelle maison du Odou, les chambres sont au premier, avec un WC-salle de bains.
Au rez-de chaussée se trouve salon, salle à manger, seconde salle de bain, WC séparé (deux WC c'est peut-être un peu snob, mais je vous garantis que personne ne gêne l'autre) , une autre chambre (qui sert de chambre d'amis, qui ont ainsi tous leurs aises) et enfin la cuisine.
Au sous-sol le garage, une buanderie où peuvent ronfler tranquillement la machine à laver et le sèche-linge, la cave à vin, un couloir dans lequel j'entrepose pas mal d'affaires, dont des piles et des ampoules (retenez bien les ampoules, vous verrez que ce n'est pas innocent...) et enfin ma pièce à bordel où se trouve l'ordi (où je peux surfer sans me faire surprendre) et la chaîne Hifi (que je peux faire gueuler sans gêner les autres).

 

Mais, il y a des choses auxquelles je n'avais pas pensé.

Par exemple, hier soir, après avoir éteint l'ordi, je monte me coucher.
Et là, je constate que l'ampoule de ma lampe de chevet est naze.

Je descends alors au sous-sol pour en chercher une autre, et après m'être regrimpé mes deux étages, je m'aperçois qu'elle est à baïonnette alors qu'il en faut une à vis !

Je descends alors au sous-sol pour en chercher une autre, et après m'être regrimpé mes deux étages, je m'aperçois (j'ai fait un copier-coller, ça va plus vite lol) qu'elle est HS. Censée pourtant être dans les "qui marchent".

Je descends alors au sous-sol mais cette fois j'en prends une bonne dizaine, et je finis par en trouver une qui marche.

Et je redescends une nouvelle fois pour ranger celles sont je n'ai pas eu besoin.

Comptez : ça fait 10 étages de montés ! Et pas des petits étages, les plafonds sont à 2m50 !

Un "exploit" que j'aurais refusé d'accomplir si on me l'avait présenté sous une autre forme. C'est à dire, par exemple, de grimper au 10ème étage d'un immeuble sans ascenseur...

Merci à ma maison qui me (nous) permet de faire dus sport !

Je vous embrasse.

10/09/2010

Mes années vélo (1962/1969)

Sur une idée d'Alain !

Commencée à Lorient, et finie à Lorient. Mais entre les deux, mes roues ont vu une bonne dizaine de départements : Morbihan bien sûr, mais aussi Haute-Vienne, Vaucluse, Drôme, Finistère, Saône et Loire, Ain, Charente, et j'en passe.

L'histoire commence en 1962, donc.

Nous sommes en vacances à Lorient, ma mère s'est mise en tête de m'apprendre à faire du vélo. Et, justement, un vélo à ma taille est à ma disposition, celui d'un petit cousin.

Mais rien à faire, c'est dans la tête, pas question de monter sur ce truc qui ma-thé-ma-thi-que-ment ne peut pas tenir sur deux roues ! Mais pourtant, moi qui suis depuis déjà quelques années le Tour de france, je me dis comment font-ils ???

Vers le milieu du mois, nous allons à la plage. Méga-coup de soleil pour moi, qui se traduit par une poussée de fièvre.
Or, le lendemain, je devais aller à Quimper avec ma mère, ma tante, une cousine et sa fille. 5 places pour la 203, c'était le max !

Je savais que le choix qui s'était porté sur moi faisait des jaloux, notamment un certain Bernard, le propriétaire du vélo. Qui avait fini par.... ne plus me le prêter pour apprendre à en faire.
Moi j'étais soulagé, ces leçons de vélo me fichaient de plus en plus la trouille. Un peu comme la natation 6 mois avant, avec des "béquilles" ça passe, mais sans, pas question.

Coup de théâtre, vu que j'étais "malade" - je le mets bien entre parenthèses - plus question pour moi d'aller à Quimper !! Alors qu'on m'avait alléché avec cette ville, qui n'avait rien, mais rien à voir avec Lorient. C'est le petit-cousin qui ira à ma place !

Alors, au cours de cette journée, je vais sortir de la cave le vélo du voleur de voyages, et je me jurai que, à la fin de la journée, je saurais en faire !

Et je m'élance sur l'immense trottoir en pente de la Cité. Une chute. je me relève. Seconde chute. je me relève. Et peu à peu les chutes s'espacent, et à un moment donné, ça y est, je roule...

C'est cette vision qu'aura mon teigneux de petit cousin quand, tout fier, il rentrera de Quimper.
"Rends-moi mon vélo...
- Avec joie, de toutes façons il est désormais trop petit pour moi ! "

Cependant, les années passent, et je n'arrive pas à "concrétiser" avec un vélo de taille normale. Logique, il me manque quelques centimètres, une bonne quinzaine !

Durant le printemps 65, je commence à grandir, et je peux alors m'élancer avec un vélo d'adulte. Pas facile, mais j'y arrive.

Mes parents du coup me promettent un vélo neuf si je réussi au BEPC, ayant (voir une note précédente) très peu de chances de passer en classe supérieure.

J'obtiens le fameux examen, et le vélo est acheté, à Valréas, dans le Vaucluse. Le même endroit que deux ans auparavant, où j'avais pris conscience qu'une petite fille de Toulon représentait quelque chose d'énorme pour moi, sans savoir encore qu'elle était ma soeur cachée....

C'est au cours de ce mois d'août que je ferai le plus de balades, prenant soin d'acheter une carte postale dans chaque village que je traverserai.
Valréas était une géniale piste d'entraînement, il y avait toutes les routes possibles !
Ma préférée était la route de Nyons : Un long plat, où je pouvais dépasser le 60 km/h, puis une côte de plus en plus serrée, avec un point culminant à 423 m (200 m au-dessus de mon point de départ). Puis la descente jusqu'à Nyons, régulière, située au même niveau que valréas. Là aussi je dépassais le 60 sur presque tout le parcours.
Visite du village de Barjavel, petit perrier-menthe au café, et retour.

Puis je me lançai dans les grands cols.  Le col d'Aleyrac sur la route de Crest. Entre Salles sous bois (254m) et Aleyrac (481m), seulement 7 km ! Un bon pourcentage, que j'avalai sans problème.
J'allais de plus en plus loin, jusqu'à Orange, Vaison la Romaine, Malaucène...

Malaucène, le point de départ du fameux Ventoux. Pourquoi pas essayer ?

Un jour je dis à ma mère que je ferai de la bécane toute la journée, et que je prendrai un sandwich.
"Où tu vas ?"
Je le lui dis. Et là elle me rigole au nez.

Raison de plus pour tenter la chose.
C'est à Malaucène que je me restaurai, et en avant pour la bataille !

Route large, mais pentue comme pas possible. Je ne m'attendais vraiment pas à ça . Au bout d'une demie-heure je n'avais fait que 5 kilomètres. La borne m'annonçait "altitude 650m". Je n'étais jamais grimpé aussi haut ! En plus j'étais encouragé par des automobilistes...

Je n'allai pas plus loin que 850 m d'altitude. Un panorama sur la gauche, duquel je me sentais incapable de repartir en montée. Mais, là, déjà, la vue était époustouflante. On pouvait distinguer facilement Avignon, on voyait assez bien les Cévennes et on devinait la mer...

Il fallait savoir jusqu'où on pouvait aller, ce qui ne fut pas le cas d'un collègue, l'an passé, qui fièrement passa au sommet, avant de mourir, victime d'un infarctus massif.


En 1966, tout autre décor : La Haute-Vienne. Première balade : Oradour sur Glane. J'y reviendrai un jour sur deux. Mais je grimpai aussi quelques sommets à 700m et plus.

Août : la Saône et Loire. J'étais basé à Serrières (300m) et je commençai avec un col à 550 m, puis un autre à 614 pour finir avec un sommet, la Mère Boîtier à 758m.
J'étais récompensé par la vue magnifique, dont le Mont-Blanc. C'est depuis ce jour que je le cherche partout où je vais (dans les limites du raisonnable, sachant très bien qu'au-delà de 300 km il n'est plus visible à cause de la rotondité de la Terre).

67 fut vélocipèdement une super-année. Là j'étais à Brest, et je me servais de mon biclou pour aller voir Nadine, une allumeuse de première, qui était en vacances à 20 km de là.
C'est à cette occasion -j'avais un compteur - que j'atteignis le 80 sur la nationale. J'allais aussi voir mon copain Bernard, qui avait déjà commencé l'apprentissage ! A 14 ans....
En septembre, tours de roue à Lorient, retour aux sources.

68 me vit avec mon vélo à Pâques dans le Limousin. Idem, beaucoup de trajets sur Oradour, d'autant qu'il y avait un col assez costaud à se taper. On y revient l'été, où il m'attendait sagement dans la cave de la dame qui nous louait. Laquelle, qui n'avait pourtant que 40 ans, se souvenait très bien d'Oradour, où sans l'avertissement d'un soldat allemand, elle allait droit vers la boucherie.

Même chose en 69, et là j'étais devenu presque un pro. Pour Limoges (45 km) je ne mettais même pas une heure ! J'étais sur mon petit nuage, et je me pensais le roi du monde ! Je n'hésitais pas à emprunter les boulevards de cette grande ville, sans paniquer le moins du monde. Quelle différence avec 1965...
Je faisais des courses avec des jeunes du village !

A Lorient, j'avais encore moins peur de la circulation, et je n'hésitais pas à emprunter les plus grands axes sans vraiment trop faire attention.

Mais j'étais trop sûr de moi.

Le 23 décembre, alors que je fonçai pour aller voir une grande surface qui venait d'ouvrir, un camion me coupa la route et ce fut la chute, la lourde chute. J'étais en sang. Rien de cassé mais pendant un mois je ne pourrai plus marcher ou presque.

Ce sera la dernière fois que je ferai du vélo. A quelques 800 m de l'endroit où j'avais appris !

Je vous embrasse.

20:58 Publié dans Loisirs, moi, psy, Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vélo, lorient

31/08/2010

Patrick, Laurent : putain de mois d'août :(

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13 août, Patrick Cauvin meurt à 77 ans.  Pour moi c'est un truc inimaginable, alors qu'hélas il est "dans les statistiques". Cauvin m'a accompagné un bon bout de chemin dans ma vie avec son oeuvre, que je possède intégralement dans ma bibilothèque.

J'avais 26 ans, j'étais encore avec ma première épouse quand a paru "E=MC2 mon amour".
Je faisais de la radio dans les Hautes-Alpes quand est sorti "nous allions vers les beaux jours" le premier bouquin que je lus de lui.  En même temps que ma fille arrivait "c'était le pérou" en 1984. C'est à Mende que, en 1987, je découvris "Povchéri". Dans mes années "Nathalie" sont sortis "Rue des Bons-enfants", "Belles galères, "menteur", "tout ce Joseph écrivit cette année-là".

En Bretagne je lirai "Villa vanille", et dans le pays Basque "jardin fatal" et "la reine du monde".
ici, à Lons, j'avais dévoré "Venge-moi".

Tous les ans j'attendais mon Cauvin, que je dévorais et qui venait rejoindre ses copains dans ma bibliothèque.

Cauvin fut l'objet, sur un autre site, d'une de mes toutes premières notes sur un blog, voici 5 ans : je_suis_fan_de_.html

Mais cette année, je posséderai, hélas définitivement, l'intégrale de Patrick Cauvin.

 

 

Laurent Fignon.

Il m'avait épaté lors du Tour 2010 quand il commentait sur France 2. Fignon savait qu'il était atteint d'un cancer incurable, avait même fait une "autobiographie-express" quand il a vu que la maladie allait l'emporter, et alors qu'il était quasiment en phase terminale, a tenu à commenter le Tour. La voix erraillée, c'était lui. Le fonceur, le baroudeur mais aussi le sentimental.

Il a gagné deux fois, en 1983 et 1984, devant un Hinault encore très en forme.

Mais je me souviendrai qu'on lui a volé sa victoire en 1989, ratée de 8 secondes dans le contre-la montre des Champs Elysées. La seule et unique fois où cette dernière étape était décisive. Si vous voulez savoir pourquoi on lui a volé sa victoire,je vous engage à lire son autobiographie, parue en poche "nous étions jeunes et insouciants".

C'est vrai qu'il était jeune, quand en 1983 il a remporté le Tour alors qu'il y participait pour la première fois. Il avait tout juste 23 ans.

Et de toutes façons, il ne sera jamais un vieillard...