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04/08/2021

Mes olympiades à moi

Pour ceux qui s'intéressent uniquement au côté sportif, j'avais pondu voilà 5 ans une note sur ce seul sujet.

Mais là je voudrais expliquer (et illustrer en chansons) comment j'avais vécu ces épreuves en leur temps.

- TOKYO 64. Paris. J'étais en 3ème, "petit chose" de 13 ans, malmené par des mastards d'une tête de plus que moi. Nous avions reçu durant quelque temps un cousin Toulousain, qui m'offrira mon premier Teppaz, sur lequel j'écouterai en boucle Romuald, Alain Barrière, les Beatles et Johnny Hallyday.
La chanson qui, en ces deux semaines d'octobre, était en tête des ventes était celle-ci

- MEXICO 68. Paris. Côté harcèlement plus de problème puisque je redoublerai ma 3ème (volontairement) et ma seconde (la marche entre la 3ème classique à Montaigne et la seconde C à Louis-le-Grand était vraiment très haute). Donc première D pour moi, cette fois très à l'aise avec 13 de moyenne.
A l'époque les épreuves d'athlétisme se passaient l'après-midi, donc la nuit pour les français cause décalage horaire. Nous n'aurons qu'une médaille d'or, mais pas n'importe laquelle, celle du 400 m féminin où une jeune prof bordelaise inconnue, Colette Besson, remontera une à une ses concurrentes... J'étais là, à 3h du matin, pleurant en écoutant la Marseillaise, hymne qui en cette année secouée, était pourtant pour moi le symbole de la répression !
Pendant cette quinzaine, la chanson en tête des ventes était un slow d'enfer !

MUNICH 1972. Mont-Aigoual. Enfin dans la vie active. Après avoir eu mon bac sans problème en 1970, après un an de tourisme à Jussieu, j'ai intégré l'école de la Météorologie. A ma demande expresse et avec le piston de mon père, je bosse dans un endroit magique : le Mont-Aigoual. Mais là-bas voilà 49 ans pas de télé, et c'est à la radio que je suis ces JO marqué par la boucherie palestinienne.
Radio qui passait en boucle ceci je ne vous apprendrai rien !

MONTREAL 1976. Saint Etienne de Saint Geoirs, petit village de l'Isère où se situe l'aéroport de Grenoble, après avoir essuyé les platres de celui de Roissy en 1974/75. Je suis marié et enfin, j'ai les toilettes chez moi, et même une salle de bains dans mon HLM que je considère comme un petit palais. Côté chanson, là encore pas de discussion !

MOSCOU 1980. Millau. Ces jeux-là je les regarderai en couleur, via un poste de location. Médaille d'argent des JO les plus tristes de mon existence, car ma jeune épouse m'a quitté. 30 kilos de moins depuis son départ, donc adieu mes cheveux (qui repousseront) et mes défenses immunitaires. Cela va commencer par une grippe carabinée qui me clouera au lit, et du coup je ne louperai aucune épreuve. Côté chanson, celle-ci en tête des hit-parades.

LOS ANGELES 1984. Châteauroux les Alpes. Toujours malade, mais d'une mononucléose. JO roses en revanche car je m'apprête à être papa. Sinon la musique commençait à être pauvre...

SEOUL 1988. Mende. RAS, existence "pépère" sans grand relief en dehors de visites aux urgences tous les mois pour mon épouse qui a une saloperie de maladie. Pas d'amélioration côté musique ....

BARCELONE 1992. Mende. Existence toujours aussi "pépère", au point que j'ai failli repartir à St Etienne de St Geoirs, mais cette fois en tant que chef. J'ignore encore que ma vie s'apprête à bouger grave. En attendant je me passionne pour les exploits de Marie-Josée Pérec, double médaillée d'or, alors que côté chanson ça a l'air de s'améliorer...

ATLANTA 1996. Mende toujours. Après avoir été chef (la gloire !) je demanderai à être relevé n'aimant pas trop le travail de bureau. Arrivera un jeune c... bête méchant et sadique. je serai l'objet d'une persécution de sa part, qui me fera tomber en grave dépression. C'est dans la brume occasionnée par les anti-dépresseurs et antianxyolitiques que je verrai - de loin - ces jeux. La chanson de ces jeux, c'est sans surprise celle-là.

SYDNEY 2000. Séné. J'ai fini par demander ma mutation pour la Bretagne, où je pourrai retrouver mon cousin/frère Jean-Yves. Qui filera aussitôt à Tahiti, car pas de travail. Ma mère est morte deux ans auparavant, et ma fille, méprisée par sa mère, commence à mal tourner. Je prie le Ciel de ne pas connaître les jeux de 2004... Seule chose positive : la musique !

ATHENES 2004. Biarritz. J'ai failli ne pas les voir, et une nouvelle mutation me remet provisoirement d'aplomb, avec des collègues "normaux". Ca change ! Provisoirement car ma fille quitte notre foyer, ce qui va me destabiliser grave entre avril et décembre. Mais la chanson qui ponctue ces jeux est plaisante.

PEKIN 2008. Lons le Saunier. Enfin une belle année olympique pour moi ! J'ai fait construire une maison dans le Haut-Doubs pour ma retraite, en attendant je finis ma carrière au bas des montagnes, avec un poste d'itinérant" qui flattera mon égo et mon compte en banque ! C'est moi le Gérard Klein de la maison Grenouille..
Avec une chanson assez ensoleillée.

LONDRES 2012. Ouhans. Ma retraite commence mal. On a trépané mon épouse six ans auparavant pour essayer de lui enlever sa sale maladie, mais ça a foiré et elle est devenue méchante, envers moi et aussi les voisins. Pire, le 14 août, je découvrirai qu'elle ne rêve que de me voir disparaître. Notre médecin traitant aussi le découvrira, m'enjoignant de mettre les bouts le plus vite possible !
C'est à l'hôpital que je regarderai ces jeux, où je me retrouverai après ce que j'ose qualifier de tentative de meurtre par conjoint. La musique aussi se portait mal.

RIO 2016. Sanary. J'ai suivi les conseils du docteur et j'ai refait ma vie avec une femme aimante et dévouée. Le divorce m'aura coûté 170.000 euros, les ponts coupés avec ma fille et des petits-enfants que je ne connaîtrai jamais. Mais en cette année 2016 je suis en forme... olympique, et me sens plus jeune que jamais.
Mais de pire en pire côté musique.

TOKYO 2021. Le Puy. Encore un déménagement ! Le dernier j'en ai bien peur. A mon tour d'avoir la santé en compote, entre deux hernies discales, un diabète, une tachycardie et parkinson. J'ai épousé celle qui a bien voulu finir sa vie avec le vieux ronchon ne tenant plus debout que je suis devenu. Elle m'aide à m'habiller, me coupe ma viande, est aux petits soins pour moi, dont elle devine que je ne ferai pas de vieux os.
Moi qui voulais mourir en 2003 et ai tout fait pour ça, là je veux vivre, mais quand je compare 2016 à 2021, je suis lucide et réalise que je n'aurai que très peu de chances d'être là pour PARIS 2024, que j'attendais depuis des années...

Je vous embrasse.

20/07/2021

Tour de France : a star is born

J'attendais Julian, mais ce ne fut pas lui.

Inutile de chercher dans le podium, entre les deux jeunes qui ont pris de la potion magique et qui ne savent pas encore doser ses effets et le "bourrin" qui occupe la 3ème place, un pur grimpeur mais qui hélas en dehors des cols est aux abonnés absents.

Pour moi un grand champion doit bien sûr savoir grimper, mais il doit aussi être le meilleur aux contre-la-montre, et bien sûr pouvoir gagner au sprint.

On ne lui demandait pas de gagner aux Champs mais il l'a fait :

Ce champion s'appelle Wout Van Aert, et s'il n'a fait parler la poudre que ces dernières semaines, c'est qu'il n'a pas un dossard se terminant par 1 et que jusque-là il devait servir la soupe à son leader.
Le leader ayant fait faux bond, il a pu alors gagner l'étape du "double Ventoux', puis le chrono de St Emilion et finir en beauté aux Champs.

Ca me me ramène quelques années en arrière, où le meilleur du Tour, Mikel Landa, a dû se dévouer pour son leader, Christopher Froome, bien moins fort que lui.

Le "grand public" n'a probablement rien vu de tout ça.

Dommage....

02/07/2021

J'aime toujours le Tour... quand même !

Tout d'abord je précise que j'ai été amené à fermer (provisoirement) les commentaires de la note sur l'âge des chanteurs à cause d'un troll qui commençait à me pourrir la vie, et dont les coms étaient de plus en plus agressifs. 
"quelle méconnaissance musicale ! " a été la phrase de trop. Le regretté Gérard Palaprat assurait que j'étais meilleur que Fabien Lecoeuvre, je pense qu'il exagérait, mais de là à dire que je suis nul ! Tapez sur votre moteur de recherche "âge des chanteurs" et vous verrez qui arrive en premier...
Mais ce genre de "chasse à l'homme" me fait poser la question de rester l'un des rares blogs "sans modération"....

Sinon donc, le Tour de France.
J'aime bien "quand même"....

Ce n'est pas la question du dopage qui me gêne, à partir du moment où la santé du coureur n'est pas mise en danger.  

Pas non plus l'argent qu'ils gagnent, car c'est peanuts à côté de ce que touche un footballeur qui rate un pénalty. 

Mais je déplore que ça soit devenu un spectacle dont on tire plus ou moins les ficelles.
Avec comme scénario, immuable, dans une étape sans intérêt, l'échappée d'un coureur dont l'avance maximum sur le peloton est fixée par les directeurs sportifs, le ou les échappé(s) ayant le temps de montrer leur maillot à la télé.
Plus les chances que l'échappée soit couronnée de succès, plus nombreuses sont les "respirations" (nouveau nom donné à la pub, après avoir usé du mot "pause" jusqu'à la corde). Et puis bien sûr, la masse sprinteuse finit par revenir, forcément.

Les annonceurs doivent trouver mauvaise l'absence de grand champion chez les tricolores. 
Ma génération a frémi devant Anquetil, Poulidor, Thévenet, Hinault et Fignon. 
Depuis, fini. Pas que chez nous d'ailleurs ! 

Les chaînes du service "public" estimant quand même gagner de l'argent, on fait garder le maillot jaune à des coureurs tricolores moins "capés" en les laissant miroiter la victoire à Paris.
Hélas la "vilaine" étape contre la montre la veille vient tout chambouler... 

Je l'avoue, voilà 11 ans, j'ai cru aux chances de Thomas Woeckler. J'en avais même fait une note. Mais j'étais encore assez naïf.

Mais rien n'est perdu ! Il arrive qu'un champion gaulois se révèle sur le Tour. Ce fut le cas en 2019 avec Julian Alaphilippe.
Mais apparemment il n'était pas prévu au programme, car après qu'il eût porté 14 jours la tunique jaune, il était parti pour la garder jusqu'à Paris. Mais un orage (!) bienvenu à Val d'Isère fit stopper opportunément la course alors qu'il était victime d'une défaillance.
Il prendra sa revanche l'année d'après en devenant champion du monde.
Et gagnera la première étape du Tour de cette année, malgré des routes non adaptées et OPI / OMI.

Pour moi, il est de la trempe des anciens "grands" et je suis persuadé que s'il a lui aussi une équipe de grimpeurs à son service, il peut gagner un jour le Tour.

Et c'est voir évoluer ce genre de champion généreux dans tout ce qu'il entreprend qui me fait "malgré tout" regarder le Tour. 
Et puis surtout... les images de notre si belle France ! 

Je vous embrasse.

20/07/2017

Les deux révélations du Tour de France

Je sais, je sais ! Dans un commentaire j'avais évoqué le "cinéma" des étapes en ligne, qui se passent toujours de la même façon :
1) un ou plusieurs coureurs s'échappent dès le départ, et gagnent peu à peu du temps sur le peloton.
2) les oreillettes fonctionnent ("de mon temps" on ne connaissait pas !) et ledit peloton "gère" l'échappée, de manière à toujours être en mesure de rattraper le ou les échappés, et regagnent peu à peu du terrain. En général, on leur laisse 1 mn pour 10km restants.
3) à quelques kilomètres, voire centaines de mètres de l'arrivée, c'est le regroupement et c'est parti pour "le grand dandinage". Un coup à droite un coup à gauche, tout ça à 70km/h, on appelle ça aussi un sprint massif.
10 secondes de "spectacle" sur une étape de plusieurs heures. Frustrant !

Mais c'est une autre chanson pour les étapes de montagne. 
Et celle-ci, avec l'arrivée en haut de l'Izoard, laisse loin derrière les maillots verts et consorts, seuls les Grands résistent.

Je l'avoue, j'ai assisté à toutes les arrivées en altitude. Et j'ai pu me faire mon opinion, deux coureurs se détachent du lot.
Non, il ne s'agit pas des deux premiers au classement général.
Bardet est un bon coureur, mais il ne marquera pas son époque. Je sais, il m'a fait vibrer à l'arrivée de Peyragudes, mais cependant c'est au sprint qu'il avait triomphé. Il sera sur le podium du Tour, et ça sera mérité.

Il ne s'agit pas de Froome non plus. S'il suffit de se planquer derrière ses équipiers, qui font tout le travail, puis, sur un plateau, terminer l'épreuve, conforté par de bons "chronos" pour gagner le Tour, cela ne fait pas pour autant un coureur d'exception. Lui aussi mérite un podium, mais sans plus. Du reste, si vous regardez bien Froome à la télé, vous verrez qu'il n'est jamais en tête, à la manière d'un Bernard Hinault, mais toujours deuxième ou troisième. Et du coup ce n'est pas lui qu'on voit le mieux à l'écran, mais son co-équipier Mikel Landa. Et c'est lui, l'une des deux révélations de ce Tour. J'ai assisté à son démarrage fulgurant à quelques kilomètres de l'arrivée, clouant sur place un Froome qui aurait pu être battu, si les oreillettes n'avaient pas fonctionné. Ordre a dû lui être donné de rester dans le rang ! Ca me ramenait trente ans en arrière avec la mascarade LeMond/Hinault main dans la main au sommet de l'Alpe D'Huez...Et Froome a dû faire ensuite un peu de cinéma dans a descente de la Casse Déserte pour essayer de prouver aux badauds qu'il était encore le patron. Mais dès que la montée a repris, retour dans le rang.

Un problème va se poser dans l'équipe Sky, car pour moi Landa est supérieur à Froome. Landa mérite aussi le podium, et peut-être même la plus haute marche.

Et bien sûr, vous voyez où je veux en venir, l'autre révélation est le petit frenchie au prénom anglais Warren Barguil. Ce jeune Lorientais (Hennebont c'est Lorient) , qui avait été accidenté en janvier 2016 (une anglaise qui conduisait à gauche l'a violemment percuté, il avait eu le genou brisé) a quand même continué sa carrière, et donc entamé son second Tour de France. L'opportuniste Uran lui a volé sa victoire à Chambéry, mais si le Jura ne lui a pas réussi, les Pyrénées et les Alpes le couronneront. 
J'ai fait pas mal de vélo dans ma jeunesse, j'ai suivi près de soixante Tours de France, dont une bonne cinquantaine à la télé, et je pense que ce jeune est de la race des Hinault et des Fignon. Voire Jalabert mais ce dernier ne s'est révélé que sur le tard (et le Tarn lol). 

Là aussi il lui faudra une équipe, car je suis persuadé que si on lui fournit le même "personnel" qu'à Froome, il ira très loin !

Je vous embrasse.

19:10 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)

06/08/2016

52 ans de Jeux Olympiques...

ceux de Tokyo 1964, ce sont je crois ceux que j'ai suivis avec le plus d'intensité. En France tout le monde à cette époque était à l'heure olympique car cette année-là, nous devions frapper fort avec une bonne vingtaine de "médaillables" dont la moitié en or. J'avais acheté un jeu de société sur les Jeux, bref on s'y croyait. Pour l'occasion RTL avait changé son "carillon", c'est toujours le même qu'on entend aujourd'hui...

Je me souviens que le porteur de la flamme avait 19 ans, et qu'il était né le jour de la bombe d'Hiroshima. Moi j'en avais 13, et je mesure avec ces chiffres que l'on n'est pas passé si loin que ça de la guerre.

On attendait 10 médailles d'or et on en a eu qu'une, inattendue : en équitation ! Même pas diffusée par la télé... Sinon les rêves de Maryvonne Dupureur (800m), Christine Caron (natation) Jocelyn Delecour et Claude Piquemal (sprint) Michel Jazy (demi-fond) Trentin et Morelon (cyclisme sur piste) se sont envolés...

pour 1968 à Mexico, les épreuves passaient de 22h à 4h du matin. Mais pas grave, même en noir et blanc, je regardais.
C'était fabuleux ! 8m90 au saut en longueur par Bob Beamon, le record tient toujours...
Comme hélas tiennent toujours des "records faussés" par des Allemandes de l'Est dont la moitié étaient des hommes.
Côté français on attendait beaucoup moins de monde, à part un certain Roger Bambuck sur le 100m qui avait fait 10 secondes juste, sinon toujours le tandem Trentin-Morelon.
On n'attendait pas du tout en revanche une jeune prof Bordelaise, qui n'avait pas été sélectionnée mais qui avait quand même tenu à participer à ses frais sur le 400m.
Je vous laisse regarder la course, et surtout la dernière ligne droite.

Désolé, mais depuis, pour moi, qu'ils s'appellent Bolt ou Lewis, je n'ai jamais rien vu de pareil.

Le "mental" jouera pour moi à plein, car le lendemain, "composition" de 60m où je passerai de 9.30 à 7.80". L'année d'après, vu mes résultats au bac (largement au-desus du barême) on parlera de moi pour Munich...

• Munich 1972.
Je n'ai RIEN VU !!! D'abord parce que je travaillais ce été-là au Mont-Aigoual et que je n'avais pas la télé.
Ensuite parce que j'étais tombé amoureux de cette qui allait devenir ma première épouse et que je consacrais tout mon temps de libre à aller la voir (40 km de distance et 1340 m de dénivelé...).

• Los Angeles 1976.
Très décevant côté français, heureusement que Guy Drut a su sauver l'honneur aux 110 m haies.
Sinon, aucune médaille "intéressante". Côté international, ces jeux furent écrasés par Juantorena en athlétisme et Nadia Comaneci en gymnastique.

• Moscou 1980.
J'étais à Millau, dans un état épouvantable (je venais de passer de 80 à 51 kilos en 6 mois) et de plus les jeux étaient boycottés par les Américains.
Du coup le 4 X 100 m tricolore a pu s'offrir la médaille de bronze !

• Los Angeles 1984.
Malade encore (mononucléose) mais là ça valait le coup de veiller jusqu'à 2h du mat : A la perche, Quinon prend la médaille d'or et Vigneron la médaille de bronze !  L'équipe de France de foot, après une belle quatrième place au mundial 82 et la première à l'euro 84 est championne olympique !
Chez les femmes, Michèle Chardonnet prend le bronze aux 100 m haies et Catherine Poirot le prend aussi aux 100m brasse de natation ! 28 médailles, 12ème place.

• Séoul 1988.
Là je n'ai pas trop suivi.
Nous n'avons pas eu de médaille "intéressante, si ce n'est le bronze au 4 x 100m cette fois AVEC les américains et celle de Stéphane Caron aux 100m nage libre. 16 médailles, 9ème place

• Barcelone 1992.
Cette fois j'étais rivé devant mon écran. En cet été 1992 j'étais le "beauf parfait", qui ne ratait jamais un épisode de Fort Boyard et très sportif devant la télé. Heureusement ça allait vite changer !

Ces jeux furent éblouissants. 24 ans après Colette besson, Marie-Jo Pérec ramène l'or sur le 400m.
Le handball commence à émerger avec la médaille de bronze, et 3 médailles en natation.
29 médailles, toujours la 9ème place.

• Atlanta 1996.
Rien suivi. J'étais dans mon lit, en totale dépression, le légume intégral. Je me suis quand même fait violence pour certains sports, et si certes j'étais content, je n'ai pas vibré devant les médailles d'or de Galfione à la perche (5m92, en 2012 il aurait été sur le podium...) , du doublé de Marie-Jo Pérec en 200 et 400m, battant au passage le "vrai" record du monde (qu'est-ce qu'on attend pour effacer des tablettes ces chronos surréalistes de la RDA...?) de Jeannie Longo en cyclisme.
J'ai raté Laura Flessel en escrime et David Douillet en judo.
Idem la médaille de bronze aux 100m haies de Patricia Girard.

• Sydney 2000.
Rien suivi non plus. Rien ne m'intéressait, je ne pensais qu'à une chose : mourir. Après l'arrachement dont j'avais été victime 3 ans plus tôt. Une blessure à vif dont j'ai eu longtemps d'énorme Cicatrices ...
Pas raté grand-chose, finalement, rien d'"intéressant" sinon la médaille de bronze en basket devant la Dream team américaine et la médaille d'argent en natation de Roxana Maracineanu.
6ème avec 38 médailles, la reculade commence.

• Athènes 2004.
Un peu mieux. Après une "timide" résurrection à l'automne 2003 et à l'hiver 2004, le double fait d'une déception amoureuse et le départ de ma fille au printemps ont fait que je n'étais presque plus devant mon poste mais à la plage §
J'ai quand même regardé la prestation de Laure Manaudou, en 400m et 800 m nage libre, et 100m dos. Laure qui ouvrait la voie à la Natation Française qui est à présent une des trois meilleures du monde.
Content de voir que le relais 4 X 100 m féminin tenait la drégée haute à ses rivales soi-disant intouchables, en allant chercher une médaille de bronze.
7ème avec 33 médailles, on recule toujours.

• Pékin 2008.
J'ai honte ! D'abord j'étais en parfaite santé. A noter, des JO sans être malade !
Ensuite je "travaillais" à Strasbourg cet été-là, et je n'ai RIEN manqué !!! Sauf les compets qui avaient lieu pendant mon temps de transport !
Bravo à nos handballeurs qui ont enfin décroché le trophée, j'espère que demain ils renouvelleront l'exploit.
Bravo au nageur Alain Bernard qui a décroché le titre le plus envié de la compétition : le 100 m nage libre. Et à ses 3 autres collègues du 4X 100 qui ont failli battre les américains.
Au 50m, Amaury Leveaux s'offre aussi une belle médaille d'argent, devant Alain Bernard.
Hélas, toujours rien en athlétisme....
10 ème place avec 41 médailles, la reculade s'accentue.

• Londres 2012.
Au fond du trou. Je pensais que ce seraient là mes derniers jeux, et sincèrement, à moins d'un miracle, je ne me voyais pas arriver ne serait-ce qu'en 2013..
Mais je verrai enfin l'athlétisme récompensé, avec Renaud Lavillenie ! Carton plein en natation avec 8 médailles d'or, 5 d'argent et 6 de bronze !!
Médaille d'argent en tennis avec les Franco-Suisses Tsonga et Lliodra en double, médaille de bronze avec Benneteau-Gasquet.

* Rio 2016.
Le miracle est arrivé !!! Et c'est de la côte d'Azur que je regarderai ces JO, le regard tourné non pas vers les tombes ou les anciennes chimères amoureuses, mais vers la vraie Vie ! 
Comme me l'a dit ma cousine Geneviève voilà deux ans, il était temps que cela change, car je n'ai pas été souvent heureux dans ma vie...

Je vous embrasse.

14:09 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

22/07/2012

Une première : un anglais gagne le tour de France !

Un long aboutissement...

Souvenez-vous :

• 1903 : un Français gagne pour la première fois le tour de France. (un peu normal..)

• 1909 : c'est au tour d'un luxembourgeois.

• 1912 : Cette fois, la Belgique arrive.

• 1924 : avec Bottechia, l'Italie a son premier vainqueur

• 1950 : Ferdi Kubler, un Suisse, l'emporte à son tour. Si j'ose dire :)

• 1968 : Profitant d'un intervalle entre la période Anquetil et la période Merckx, c'est un Hollandais, Jan Janssen, qui remporte la grande boucle.

• 1973 : On lui avait "volé" son tour en 1971 (j'y étais), cette fois, l'Espagnol Luis Ocana prend sa revanche.

1985 : Arrivée du câble et du satellite.

• 1986 : Greg Le Mond, un Américain, remporte la boucle pour la première fois.

• 1987 : C'est au tour d'un Irlandais, Stephen Roche.

• 1996 : Un Danois, Bjarne Riis, l'emporte pour le première fois.

• 2011 : C'est cette fois le tour d'un Australien, Cadel Evans.

• 2012 : Et là, c'est un Anglais. Enfin, deux Anglais, l'"adjoint" ayant dû s'arrêter en montagne pour attendre "le chef" !!

RESUMONS :

En 83 ans de Tour, 7 nationalités.

Puis arrivée de la télé, du câble, du satellite.

En 27 ans, 5 nationalités, dont deux différentes les derniers Tours.

En 2013 je vois très bien un Kazakh (Janez Brajkovic a fini 9ème), ou un Russe (Denis Menchov a fini 15ème, Eduard Vorganov 19ème) ?


Hein ? Comment ? Un Français ??? Pour sa première participation Thibaut Pinot a fini dans les 10 premiers et c'est Voeckler qui a le maillot à pois ?

 

Pfff... Vous n'y pensez pas !!!! En cette période de crise, pas bon pour l'international, Coco !

Je vous embrasse.

 


08/07/2012

Tour de France 2012 : Woeckler "out", que sera notre "lot de consolation" cette année ?

Depuis 1998, le Tour de France fait moins rêver.
1998, année où l'on a su que si l'on voulait figurer dans la Grande Boucle, il fallait obligatoirement passer par la case" pharmacie".
Contador, dopé.
Armstrong, dopé.
Sans parler des autres....

Pour moi, et pour beaucoup, le Tour se résume à une visite de notre Pays, sous des angles inédits, et accessoirement de vibrer pour un champion tricolore.

Depuis le retrait de Jalabert, je n'ai plus la foi.

Et, avec ma parano légendaire, j'en viens à penser que depuis, tous les ans, on nous laisse un "lot de consolation"...

Voici trois ans, j'avais été très déçu de ne voir aucun Français succèder au grand "Jaja", que j'avais été soutenir sur la route de sa victoire, qui passait à 300 m de chez moi !

En 2010, "on" décida donc qu'il fallait faire gagner quelque chose aux Frenchies.
Ce fut sur le maillot du meilleur grimpeur que cela se joua.
Et on assista alors à un duel de titans entre Christophe Moreau et Anthony Charteau.
Moreau finira à 33 minutes de Schleck, Charteau à 1h23...

Pour ceux de ma génération, qui savaient qu'un maillot blanc à pois rouges au final signifiait obligatoirement une place dans les 10, voire les 5 premiers, voilà qui peut laisser penser à une course faussée...

Alors on a mis le grand braquet pour 2011.
L'occasion se présentera le 10 juillet, après une "étape-hécatombe" où le peloton sera éliminé par une chute dans le Cantal. A l'arrivée, nouvelle catastrophe avec une voiture suiveuse qui provoque la chute de deux favoris pour l'arrivée, finalement Thomas Voeckler se retrouve, à l'insu de son plein gré, avec le maillot jaune.

Le travail sera de le lui faire porter le plus longtemps possible, sans toute fois qu'il bouscule la Hiérarchie aux Champs Elysées.

Voeckler s'arrachera pour garder le maillot après les Pyrénées.

Dans les Alpes il va résister une étape, puis deux, notamment l'étape-Reine qui mène au Galibier.
Il y gardera 15 secondes d'avance...

Mais il le perdra le lendemain à l'Alpe d'Huez, étape gagnée par... un jeune français, Pierre Rolland.

Le "chrono" final ne laissera même pas un podium au pauvre Voeckler, "on a assez joué", et pour ma part, je pense que le dévolu des organisateurs va se porter cette années sur Pierre Rolland.

On parie ???

Je vous embrasse.

16/06/2012

Thierry Roland

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Je sais, je sais, il avait 74 ans, soit un peu moins de l'âge "moyen" du grand départ pour les hommes.

N'empêche que cette année, et notamment ces derniers jours, je vois de plus en plus de gens "tomber", frappés par la Grande Faucheuse....

Je ne vais pas ici retracer la carrière de Thierry Roland, le plus grand commentateur de foot qu'on n'ait jamais connu.
Je sais que ses propos étaient très spontanés, un peu comme les miens dans mes écrits, et que certaines fois il a pu "déraper".

Comme le 9 octobre 1976, lorsque, pendant un match de l'équipe de France contre la Bulgarie, à Sofia, il s'en prend violemment à l'arbitre écossais qui a sifflé un penalty en faveur des Bulgares. «Monsieur Foote, vous êtes un salaud!», s'écrie-t-il en direct. Furieuse, la chaîne, Antenne 2, veut le sanctionner, mais recule face à la réaction des téléspectateurs qui envoient des lettres de soutien par centaines.
Dont la mienne. J'avais 25 ans et j'avais été écoeuré par l'attitude de l'arbitre, visiblement acheté.

Oui, parfois il allait trop loin, ce qui lui a collé une étiquette de raciste.
Comme en 1986, lors du quart de finale du Mondial entre l'Angleterre et l'Argentine, où il s'offusque du but de la main accordé à Maradona et prend à témoin Jean-Michel Larqué: «Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance?»
Mais ce grand bonhomme qui ne maniait certes pas la langue de bois, connaissait sa partie sur le bout des doigts, et quand j'entends certain(e)s commentateurs(trices) de foot, la comparaison est cruelle...

Bref, Adieu Thierry, on te regrettera, malgré tes propos franchouillards où tu tutoyais parfois le parler du FN, mais malgré tout tu resteras à jamais "M. Football" à la télé, l'équivalent d'Eugène Saccomano à la radio.

Eugène, si tu me lis, accroche-toi !!!

Je vous embrasse.

11/02/2011

Sportif sans trop le vouloir...

Voilà ce que c'est de construire une maison sur trois niveaux. Certes, on y a de la place, et chaque pièce est située de telle manière que personne ne gêne personne.

Par exemple les cuisines à l'américaine....
Ah quel bonheur ! Sentir la cuisson d'un chou-fleur, entendre le bruit du lave-vaisselle tandis qu'on est en train d'essayer de regarder la télé, j'ai donné entre 1995 et 2010, mais j'ai juré qu'on ne m'y reprendrait pas.

Idem la pièce où est installé mon ordi, et ma chaîne hifi. Elle a toujours été à côté d'une chambre à coucher ou de la salle à manger. Si bien que ma musique, poussée à un certain niveau, pouvait s'entendre dans les environs immédiats.
Il n'y a que dans un appartement, occupé de septembre 1997 à novembre 1998, que dans ce que ma douce épouse appelle "la pièce à bordel", je n'ai jamais déballé aucun carton. Je n'y ai jamais écouté de musique, mon occupation principale étant le lit, où en dehors des jours de boulot et des jours de visite, je le squattais jusqu'à 11h30, puis de 13h15 à 16h/16h30, et à partir de 20h30. Pas forcément pour dormir, pas mal aussi pour lire, mon lit était une sorte de refuge.

Dans ma nouvelle maison du Odou, les chambres sont au premier, avec un WC-salle de bains.
Au rez-de chaussée se trouve salon, salle à manger, seconde salle de bain, WC séparé (deux WC c'est peut-être un peu snob, mais je vous garantis que personne ne gêne l'autre) , une autre chambre (qui sert de chambre d'amis, qui ont ainsi tous leurs aises) et enfin la cuisine.
Au sous-sol le garage, une buanderie où peuvent ronfler tranquillement la machine à laver et le sèche-linge, la cave à vin, un couloir dans lequel j'entrepose pas mal d'affaires, dont des piles et des ampoules (retenez bien les ampoules, vous verrez que ce n'est pas innocent...) et enfin ma pièce à bordel où se trouve l'ordi (où je peux surfer sans me faire surprendre) et la chaîne Hifi (que je peux faire gueuler sans gêner les autres).

 

Mais, il y a des choses auxquelles je n'avais pas pensé.

Par exemple, hier soir, après avoir éteint l'ordi, je monte me coucher.
Et là, je constate que l'ampoule de ma lampe de chevet est naze.

Je descends alors au sous-sol pour en chercher une autre, et après m'être regrimpé mes deux étages, je m'aperçois qu'elle est à baïonnette alors qu'il en faut une à vis !

Je descends alors au sous-sol pour en chercher une autre, et après m'être regrimpé mes deux étages, je m'aperçois (j'ai fait un copier-coller, ça va plus vite lol) qu'elle est HS. Censée pourtant être dans les "qui marchent".

Je descends alors au sous-sol mais cette fois j'en prends une bonne dizaine, et je finis par en trouver une qui marche.

Et je redescends une nouvelle fois pour ranger celles sont je n'ai pas eu besoin.

Comptez : ça fait 10 étages de montés ! Et pas des petits étages, les plafonds sont à 2m50 !

Un "exploit" que j'aurais refusé d'accomplir si on me l'avait présenté sous une autre forme. C'est à dire, par exemple, de grimper au 10ème étage d'un immeuble sans ascenseur...

Merci à ma maison qui me (nous) permet de faire dus sport !

Je vous embrasse.

10/09/2010

Mes années vélo (1962/1969)

Sur une idée d'Alain !

Commencée à Lorient, et finie à Lorient. Mais entre les deux, mes roues ont vu une bonne dizaine de départements : Morbihan bien sûr, mais aussi Haute-Vienne, Vaucluse, Drôme, Finistère, Saône et Loire, Ain, Charente, et j'en passe.

L'histoire commence en 1962, donc.

Nous sommes en vacances à Lorient, ma mère s'est mise en tête de m'apprendre à faire du vélo. Et, justement, un vélo à ma taille est à ma disposition, celui d'un petit cousin.

Mais rien à faire, c'est dans la tête, pas question de monter sur ce truc qui ma-thé-ma-thi-que-ment ne peut pas tenir sur deux roues ! Mais pourtant, moi qui suis depuis déjà quelques années le Tour de france, je me dis comment font-ils ???

Vers le milieu du mois, nous allons à la plage. Méga-coup de soleil pour moi, qui se traduit par une poussée de fièvre.
Or, le lendemain, je devais aller à Quimper avec ma mère, ma tante, une cousine et sa fille. 5 places pour la 203, c'était le max !

Je savais que le choix qui s'était porté sur moi faisait des jaloux, notamment un certain Bernard, le propriétaire du vélo. Qui avait fini par.... ne plus me le prêter pour apprendre à en faire.
Moi j'étais soulagé, ces leçons de vélo me fichaient de plus en plus la trouille. Un peu comme la natation 6 mois avant, avec des "béquilles" ça passe, mais sans, pas question.

Coup de théâtre, vu que j'étais "malade" - je le mets bien entre parenthèses - plus question pour moi d'aller à Quimper !! Alors qu'on m'avait alléché avec cette ville, qui n'avait rien, mais rien à voir avec Lorient. C'est le petit-cousin qui ira à ma place !

Alors, au cours de cette journée, je vais sortir de la cave le vélo du voleur de voyages, et je me jurai que, à la fin de la journée, je saurais en faire !

Et je m'élance sur l'immense trottoir en pente de la Cité. Une chute. je me relève. Seconde chute. je me relève. Et peu à peu les chutes s'espacent, et à un moment donné, ça y est, je roule...

C'est cette vision qu'aura mon teigneux de petit cousin quand, tout fier, il rentrera de Quimper.
"Rends-moi mon vélo...
- Avec joie, de toutes façons il est désormais trop petit pour moi ! "

Cependant, les années passent, et je n'arrive pas à "concrétiser" avec un vélo de taille normale. Logique, il me manque quelques centimètres, une bonne quinzaine !

Durant le printemps 65, je commence à grandir, et je peux alors m'élancer avec un vélo d'adulte. Pas facile, mais j'y arrive.

Mes parents du coup me promettent un vélo neuf si je réussi au BEPC, ayant (voir une note précédente) très peu de chances de passer en classe supérieure.

J'obtiens le fameux examen, et le vélo est acheté, à Valréas, dans le Vaucluse. Le même endroit que deux ans auparavant, où j'avais pris conscience qu'une petite fille de Toulon représentait quelque chose d'énorme pour moi, sans savoir encore qu'elle était ma soeur cachée....

C'est au cours de ce mois d'août que je ferai le plus de balades, prenant soin d'acheter une carte postale dans chaque village que je traverserai.
Valréas était une géniale piste d'entraînement, il y avait toutes les routes possibles !
Ma préférée était la route de Nyons : Un long plat, où je pouvais dépasser le 60 km/h, puis une côte de plus en plus serrée, avec un point culminant à 423 m (200 m au-dessus de mon point de départ). Puis la descente jusqu'à Nyons, régulière, située au même niveau que valréas. Là aussi je dépassais le 60 sur presque tout le parcours.
Visite du village de Barjavel, petit perrier-menthe au café, et retour.

Puis je me lançai dans les grands cols.  Le col d'Aleyrac sur la route de Crest. Entre Salles sous bois (254m) et Aleyrac (481m), seulement 7 km ! Un bon pourcentage, que j'avalai sans problème.
J'allais de plus en plus loin, jusqu'à Orange, Vaison la Romaine, Malaucène...

Malaucène, le point de départ du fameux Ventoux. Pourquoi pas essayer ?

Un jour je dis à ma mère que je ferai de la bécane toute la journée, et que je prendrai un sandwich.
"Où tu vas ?"
Je le lui dis. Et là elle me rigole au nez.

Raison de plus pour tenter la chose.
C'est à Malaucène que je me restaurai, et en avant pour la bataille !

Route large, mais pentue comme pas possible. Je ne m'attendais vraiment pas à ça . Au bout d'une demie-heure je n'avais fait que 5 kilomètres. La borne m'annonçait "altitude 650m". Je n'étais jamais grimpé aussi haut ! En plus j'étais encouragé par des automobilistes...

Je n'allai pas plus loin que 850 m d'altitude. Un panorama sur la gauche, duquel je me sentais incapable de repartir en montée. Mais, là, déjà, la vue était époustouflante. On pouvait distinguer facilement Avignon, on voyait assez bien les Cévennes et on devinait la mer...

Il fallait savoir jusqu'où on pouvait aller, ce qui ne fut pas le cas d'un collègue, l'an passé, qui fièrement passa au sommet, avant de mourir, victime d'un infarctus massif.


En 1966, tout autre décor : La Haute-Vienne. Première balade : Oradour sur Glane. J'y reviendrai un jour sur deux. Mais je grimpai aussi quelques sommets à 700m et plus.

Août : la Saône et Loire. J'étais basé à Serrières (300m) et je commençai avec un col à 550 m, puis un autre à 614 pour finir avec un sommet, la Mère Boîtier à 758m.
J'étais récompensé par la vue magnifique, dont le Mont-Blanc. C'est depuis ce jour que je le cherche partout où je vais (dans les limites du raisonnable, sachant très bien qu'au-delà de 300 km il n'est plus visible à cause de la rotondité de la Terre).

67 fut vélocipèdement une super-année. Là j'étais à Brest, et je me servais de mon biclou pour aller voir Nadine, une allumeuse de première, qui était en vacances à 20 km de là.
C'est à cette occasion -j'avais un compteur - que j'atteignis le 80 sur la nationale. J'allais aussi voir mon copain Bernard, qui avait déjà commencé l'apprentissage ! A 14 ans....
En septembre, tours de roue à Lorient, retour aux sources.

68 me vit avec mon vélo à Pâques dans le Limousin. Idem, beaucoup de trajets sur Oradour, d'autant qu'il y avait un col assez costaud à se taper. On y revient l'été, où il m'attendait sagement dans la cave de la dame qui nous louait. Laquelle, qui n'avait pourtant que 40 ans, se souvenait très bien d'Oradour, où sans l'avertissement d'un soldat allemand, elle allait droit vers la boucherie.

Même chose en 69, et là j'étais devenu presque un pro. Pour Limoges (45 km) je ne mettais même pas une heure ! J'étais sur mon petit nuage, et je me pensais le roi du monde ! Je n'hésitais pas à emprunter les boulevards de cette grande ville, sans paniquer le moins du monde. Quelle différence avec 1965...
Je faisais des courses avec des jeunes du village !

A Lorient, j'avais encore moins peur de la circulation, et je n'hésitais pas à emprunter les plus grands axes sans vraiment trop faire attention.

Mais j'étais trop sûr de moi.

Le 23 décembre, alors que je fonçai pour aller voir une grande surface qui venait d'ouvrir, un camion me coupa la route et ce fut la chute, la lourde chute. J'étais en sang. Rien de cassé mais pendant un mois je ne pourrai plus marcher ou presque.

Ce sera la dernière fois que je ferai du vélo. A quelques 800 m de l'endroit où j'avais appris !

Je vous embrasse.

20:58 Publié dans Loisirs, moi, psy, Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vélo, lorient