16.10.2011
Rugby : la honte
Notre équipe, aparès avoir joué une fois de plus comme des manches, va aller en finale de la soi-disant Coupe du Monde.
Pourquoi soi-disant ? Parce que le propre d'une coupe, c'est de rassembler toutes les équipes et procéder par élimination.
Par exemple la Coupe de France de foot :
Au début, elles sont 24.576 équipes à s'affronter dans ce qu'on n'ose pas appeler les 12.284 èmes de finale, mais qu'on nomme "premier tour". Toutes les communes qui jouent au foot ou presque sont représentées, sauf les équipes de L1 et L2 dont on a besoin pour le championnat. Faut pas déconner non plus !!!
Un mois après, elles sont 1536, c'est à dire que 94% ont déjà dégagé. Les joueurs ont repris leurs marteaux, leur ordinateur, leur casquette de postier, leur bus à conduire, leur classe....
Deux mois après elles ne sont plus que 96. On arrive là, toujours parmi les amateurs, à des licenciés, parfois d'un très bon niveau. Souvent, il y a des finalistes ou des demi-finalistes dans ce groupe-là.
Mais comme "que le meilleur gagne", deux tours plus tard ces amateurs ou pro de National ne sont plus que 24 !!!! Auxquels on ajoute l'"élite"de Ligue 1 et de ligue 2.Ce sont ce qu'on appelle les 1/32e de finale.
Puis se jouent les 16e, 8e, quart, demi et enfin la finale.
La particularité de l'équipe qui arrive en finale, c'est qu'elle n'a pas perdu une seule fois.
Vous me direz que je parle pour rien dire, et que je suis en train soit d'enfoncer des portes ouvertes soit de faire une note pour les enfants.
Non, car en rugby, leur "coupe" ne se passe pas comme ça.
Nous sommes en finale, mais nous avons déjà reçu deux fois la pâtée !!!
En première semaine contre la Nouvelle-Zélande (normal c'est les meilleurs et aussi les organisateurs) mais aussi contre les Iles Tonga (la population de Vannes !).
Imagine-t'on un finaliste de Roland-Garros s'être déjà fait battre deux fois dans le tournoi ???
La mine de l'entraîneur Lièvremont varie suivant les résultats. Et son vocabulaire aussi.
Lièvremont.... je n'ai rien contre lui, je ne sais rien de lui, je connais juste son physique et ma façon de parler.
Mais à chaque fois que je le vois sur un écran, je change de chaîne.
Pourquoi ? (comme diraient nos politiques)
Ceux qui ont eu la patience de lire certaines notes entre celle du 6 octobre http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/06/premier-coup-de-tabac.html
et celle du 13 octobre 2010 http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/12/l-arrachement-aout-1997.html soit 11 notes verront que j'y parle d'un certain tortionnaire qui a foutu en l'air deux personnes en
• brisant leur la vie sentimentale
• brisant la carrière professionnelle d'une des deux personnes
• les faisant tomber en grave dépression
• les obligeant par la force à quitter une région qu'ils aimaient et où ils étaient aimés.
et en plus
• a foutu en l'air son département du point de vue professionnel
et j'en passe,
Et bien physiquement, c'est Lièvremont !!!!
Même taille, même tête, avec cette petite moustache, même accent, même précaution de langage (ta question elle m'emmerde, dira-t-il a un journaliste voici quelques jours...) quand je le vois, je replonge dans le passé. Il ne manquerait plus qu'il ait une moto !!!
Vous comprendrez pourquoi je préfère la finale Hollande-Aubry (qui n'a pourtant aucun intérêt sauf de compter la participation qui aura du mal à dépasser le million) à cette finale de coupe de Rugby.
Je vous embrasse.
10:35 Publié dans actualité, arnaques, ELLE, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.09.2011
La force du mental
En ce lendemain des championnats d'Europe d'Athlétisme, je me rémémore certaines choses....
Le "déclic" est venu en 1961, quand mon père m'a emmené voir un meeting d'athlétisme au stade Charléty. Je suis resté scotché durant tout l'après-midi, et je bavais devant les sprinteurs.
Las, au lycée, ce n'était pas du tout le même "tabac".
A chaque fois que la 6ème A4 du Lycée Montaigne - dans la cour des filles, plus grande - organisait une "composition" de 60m, ceux qui n'avaient pas cours se déplaçaient pour me voir courir...
Un style en canard, avec mes petites jambes (je mesurais 1m35) aboutissaient au fait que je faisais rigoler tout le monde. Un vrai spectacle ! Avec des temps de 11 à 12 secondes, j'étais bien entendu le dernier !
Les années passaient, et, n'étant pas rancunier, j'étais toujours en admiration devant les recordmen du 100m, notamment Roger Bambuck, qui avait fait en 1963 10'8" et en 1964 10'4".
En 1964 où je ne ratais pas une seule épreuve - quand j'étais à la maison - des JO de Tokyo. 10'5" pour Bambuck, éliminé dès le premier tour.
Moi je calculais : 10 secondes (j'avais fait des progrès) aux 60m, ça faisait 17 secondes au 100 m ! Bambuck était déjà arrivé que je n'aurais fait que les 2/3 de la course...
Et puis deux processus vont changer grandement la donne.
D'abord ma croissance exceptionnelle entre 1964 et 1965, passant de 1m40 à 1m65 (je n'allais prendre que 2 cm par la suite).
Puis l'émulation.
J'étais en première à Louis-Le Grand lors des jeux olympiques de Mexico. Question sprint, j'étais à présent "dans le lot", avec environ 8 secondes et demie aux 60m.
Vint un certain jour d'octobre 1968. Les jeux, cause décalage horaire, passaient entre 22h et 3 h du matin. Le poste de télé était dans la salle à manger, qui était aussi "la chambre" de mes parents....
Dilemme : devais-je regarder le 400 m dames, où notre représentante Colette Besson faisait partie - d'après télé 7 jours - des "tocards", à 1h30 du matin ? Sachant que le lendemain j'avais en première heure une "interro" de physique, et juste après un "contrôle" sur 60m ? Les deux comptant bien sûr pour la moyenne ?
Après avoir demandé à mes parents, je reste jusqu'à la finale du 400m dames.
Comme prévu, Colette se fait décrocher dès la ligne droite opposée. Après le dernier virage, elle est avant-dernière ! Mais, mais.... Je vous laisse regarder la vidéo (elle porte un maillot bleu)
Les décorticages télé montreront qu'elle avait battu - officieusement - le record du monde du 100 m (départ lancé) sur cette course, dans sa dernière ligne droite.
J'attends la Marseillaise, où je vois Colette pleurer. Mes parents étaient réveillés, et assistaient aussi à cette cérémonie.
Après une nuit courte de 5 heures (si j'avais un mal fou à me réveiller, je m'endormais instantanément dans ces années-là) direction Louis le Grand.
Epreuve de physique : 17/20 !
Restait le 60m.
Comme d'hab, avec mes baskets de prisunic je m'occupe très peu de mes starting-blocks, et quand le coup de sifflet retentit, je me sens alors une force inhabituelle. En m'étonnant moi-même, je double peu à peu tout le monde, et j'arrive premier de la course !
"7'9"", me dira le prof, incrédule. A tel point que je devrai recommencer la course.
Cette fois ce fut 7'8"", record de la classe mais aussi record des premières !
A partir de là, le prof m'épargna toute autre discipline lors des cours d'EPS.
Je changeai de baskets, mis un peu plus de soin à régler mes starting-blocks, et en juin j'arrivai à 7'4", le record du lycée !
Au bac, si je réussis à sauter 1m30 (note 3/20), au 80m je fis 9'9" ! Note 23/20 !!!
Plus tard, en terminale, je m'exercerai à faire des 100m. Toujours avec des baskets de prisunic, même neuves.
Mon record sera alors de 10'9". Mes profs (ils étaient désormais plusieurs) me dirent qu'avec de l'entraînement, je pourrais, vu ma progression, prétendre aux championnats de France en 1971.
Mais l'été 70 me fit connaître une belle histoire d'amour, d'où je reviendrai meurtri. Mes bronches fragiles ne supportèrent pas l'amiante de Jussieu, je tousserai pendant 4 mois consécutifs.
Puis ce sera mon école professionnelle, la rencontre de ma première épouse.
C'est du Mont-Aigoual (ma première affectation) que je regarderai, un peu triste, les jeux de Munich. Je sais que j'avais une petite chance d'accéder aux séries, voire plus.
Mais j'aurai appris une chose : pour tout exploit physique, le potentiel musculaire ne joue qu'à 50%. Le reste est dans la tête.
Je vous embrasse.
photo ci-dessous : le lieu de mes exploits en octobre 1968:

15:54 Publié dans beaux moments, moi, psy, spiritualité, Sport | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.02.2011
Sportif sans trop le vouloir...
Voilà ce que c'est de construire une maison sur trois niveaux. Certes, on y a de la place, et chaque pièce est située de telle manière que personne ne gêne personne.
Par exemple les cuisines à l'américaine....
Ah quel bonheur ! Sentir la cuisson d'un chou-fleur, entendre le bruit du lave-vaisselle tandis qu'on est en train d'essayer de regarder la télé, j'ai donné entre 1995 et 2010, mais j'ai juré qu'on ne m'y reprendrait pas.
Idem la pièce où est installé mon ordi, et ma chaîne hifi. Elle a toujours été à côté d'une chambre à coucher ou de la salle à manger. Si bien que ma musique, poussée à un certain niveau, pouvait s'entendre dans les environs immédiats.
Il n'y a que dans un appartement, occupé de septembre 1997 à novembre 1998, que dans ce que ma douce épouse appelle "la pièce à bordel", je n'ai jamais déballé aucun carton. Je n'y ai jamais écouté de musique, mon occupation principale étant le lit, où en dehors des jours de boulot et des jours de visite, je le squattais jusqu'à 11h30, puis de 13h15 à 16h/16h30, et à partir de 20h30. Pas forcément pour dormir, pas mal aussi pour lire, mon lit était une sorte de refuge.
Dans ma nouvelle maison du Odou, les chambres sont au premier, avec un WC-salle de bains.
Au rez-de chaussée se trouve salon, salle à manger, seconde salle de bain, WC séparé (deux WC c'est peut-être un peu snob, mais je vous garantis que personne ne gêne l'autre) , une autre chambre (qui sert de chambre d'amis, qui ont ainsi tous leurs aises) et enfin la cuisine.
Au sous-sol le garage, une buanderie où peuvent ronfler tranquillement la machine à laver et le sèche-linge, la cave à vin, un couloir dans lequel j'entrepose pas mal d'affaires, dont des piles et des ampoules (retenez bien les ampoules, vous verrez que ce n'est pas innocent...) et enfin ma pièce à bordel où se trouve l'ordi (où je peux surfer sans me faire surprendre) et la chaîne Hifi (que je peux faire gueuler sans gêner les autres).
Mais, il y a des choses auxquelles je n'avais pas pensé.
Par exemple, hier soir, après avoir éteint l'ordi, je monte me coucher.
Et là, je constate que l'ampoule de ma lampe de chevet est naze.
Je descends alors au sous-sol pour en chercher une autre, et après m'être regrimpé mes deux étages, je m'aperçois qu'elle est à baïonnette alors qu'il en faut une à vis !
Je descends alors au sous-sol pour en chercher une autre, et après m'être regrimpé mes deux étages, je m'aperçois (j'ai fait un copier-coller, ça va plus vite lol) qu'elle est HS. Censée pourtant être dans les "qui marchent".
Je descends alors au sous-sol mais cette fois j'en prends une bonne dizaine, et je finis par en trouver une qui marche.
Et je redescends une nouvelle fois pour ranger celles sont je n'ai pas eu besoin.
Comptez : ça fait 10 étages de montés ! Et pas des petits étages, les plafonds sont à 2m50 !
Un "exploit" que j'aurais refusé d'accomplir si on me l'avait présenté sous une autre forme. C'est à dire, par exemple, de grimper au 10ème étage d'un immeuble sans ascenseur...
Merci à ma maison qui me (nous) permet de faire dus sport !
Je vous embrasse.
11:07 Publié dans les délires de Cica, moi, Sport | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
10.09.2010
Mes années vélo (1962/1969)
Sur une idée d'Alain !
Commencée à Lorient, et finie à Lorient. Mais entre les deux, mes roues ont vu une bonne dizaine de départements : Morbihan bien sûr, mais aussi Haute-Vienne, Vaucluse, Drôme, Finistère, Saône et Loire, Ain, Charente, et j'en passe.
L'histoire commence en 1962, donc.
Nous sommes en vacances à Lorient, ma mère s'est mise en tête de m'apprendre à faire du vélo. Et, justement, un vélo à ma taille est à ma disposition, celui d'un petit cousin.
Mais rien à faire, c'est dans la tête, pas question de monter sur ce truc qui ma-thé-ma-thi-que-ment ne peut pas tenir sur deux roues ! Mais pourtant, moi qui suis depuis déjà quelques années le Tour de france, je me dis comment font-ils ???
Vers le milieu du mois, nous allons à la plage. Méga-coup de soleil pour moi, qui se traduit par une poussée de fièvre.
Or, le lendemain, je devais aller à Quimper avec ma mère, ma tante, une cousine et sa fille. 5 places pour la 203, c'était le max !
Je savais que le choix qui s'était porté sur moi faisait des jaloux, notamment un certain Bernard, le propriétaire du vélo. Qui avait fini par.... ne plus me le prêter pour apprendre à en faire.
Moi j'étais soulagé, ces leçons de vélo me fichaient de plus en plus la trouille. Un peu comme la natation 6 mois avant, avec des "béquilles" ça passe, mais sans, pas question.
Coup de théâtre, vu que j'étais "malade" - je le mets bien entre parenthèses - plus question pour moi d'aller à Quimper !! Alors qu'on m'avait alléché avec cette ville, qui n'avait rien, mais rien à voir avec Lorient. C'est le petit-cousin qui ira à ma place !
Alors, au cours de cette journée, je vais sortir de la cave le vélo du voleur de voyages, et je me jurai que, à la fin de la journée, je saurais en faire !
Et je m'élance sur l'immense trottoir en pente de la Cité. Une chute. je me relève. Seconde chute. je me relève. Et peu à peu les chutes s'espacent, et à un moment donné, ça y est, je roule...
C'est cette vision qu'aura mon teigneux de petit cousin quand, tout fier, il rentrera de Quimper.
"Rends-moi mon vélo...
- Avec joie, de toutes façons il est désormais trop petit pour moi ! "
Cependant, les années passent, et je n'arrive pas à "concrétiser" avec un vélo de taille normale. Logique, il me manque quelques centimètres, une bonne quinzaine !
Durant le printemps 65, je commence à grandir, et je peux alors m'élancer avec un vélo d'adulte. Pas facile, mais j'y arrive.
Mes parents du coup me promettent un vélo neuf si je réussi au BEPC, ayant (voir une note précédente) très peu de chances de passer en classe supérieure.
J'obtiens le fameux examen, et le vélo est acheté, à Valréas, dans le Vaucluse. Le même endroit que deux ans auparavant, où j'avais pris conscience qu'une petite fille de Toulon représentait quelque chose d'énorme pour moi, sans savoir encore qu'elle était ma soeur cachée....
C'est au cours de ce mois d'août que je ferai le plus de balades, prenant soin d'acheter une carte postale dans chaque village que je traverserai.
Valréas était une géniale piste d'entraînement, il y avait toutes les routes possibles !
Ma préférée était la route de Nyons : Un long plat, où je pouvais dépasser le 60 km/h, puis une côte de plus en plus serrée, avec un point culminant à 423 m (200 m au-dessus de mon point de départ). Puis la descente jusqu'à Nyons, régulière, située au même niveau que valréas. Là aussi je dépassais le 60 sur presque tout le parcours.
Visite du village de Barjavel, petit perrier-menthe au café, et retour.
Puis je me lançai dans les grands cols. Le col d'Aleyrac sur la route de Crest. Entre Salles sous bois (254m) et Aleyrac (481m), seulement 7 km ! Un bon pourcentage, que j'avalai sans problème.
J'allais de plus en plus loin, jusqu'à Orange, Vaison la Romaine, Malaucène...
Malaucène, le point de départ du fameux Ventoux. Pourquoi pas essayer ?
Un jour je dis à ma mère que je ferai de la bécane toute la journée, et que je prendrai un sandwich.
"Où tu vas ?"
Je le lui dis. Et là elle me rigole au nez.
Raison de plus pour tenter la chose.
C'est à Malaucène que je me restaurai, et en avant pour la bataille !
Route large, mais pentue comme pas possible. Je ne m'attendais vraiment pas à ça . Au bout d'une demie-heure je n'avais fait que 5 kilomètres. La borne m'annonçait "altitude 650m". Je n'étais jamais grimpé aussi haut ! En plus j'étais encouragé par des automobilistes...
Je n'allai pas plus loin que 850 m d'altitude. Un panorama sur la gauche, duquel je me sentais incapable de repartir en montée. Mais, là, déjà, la vue était époustouflante. On pouvait distinguer facilement Avignon, on voyait assez bien les Cévennes et on devinait la mer...
Il fallait savoir jusqu'où on pouvait aller, ce qui ne fut pas le cas d'un collègue, l'an passé, qui fièrement passa au sommet, avant de mourir, victime d'un infarctus massif.
En 1966, tout autre décor : La Haute-Vienne. Première balade : Oradour sur Glane. J'y reviendrai un jour sur deux. Mais je grimpai aussi quelques sommets à 700m et plus.
Août : la Saône et Loire. J'étais basé à Serrières (300m) et je commençai avec un col à 550 m, puis un autre à 614 pour finir avec un sommet, la Mère Boîtier à 758m.
J'étais récompensé par la vue magnifique, dont le Mont-Blanc. C'est depuis ce jour que je le cherche partout où je vais (dans les limites du raisonnable, sachant très bien qu'au-delà de 300 km il n'est plus visible à cause de la rotondité de la Terre).
67 fut vélocipèdement une super-année. Là j'étais à Brest, et je me servais de mon biclou pour aller voir Nadine, une allumeuse de première, qui était en vacances à 20 km de là.
C'est à cette occasion -j'avais un compteur - que j'atteignis le 80 sur la nationale. J'allais aussi voir mon copain Bernard, qui avait déjà commencé l'apprentissage ! A 14 ans....
En septembre, tours de roue à Lorient, retour aux sources.
68 me vit avec mon vélo à Pâques dans le Limousin. Idem, beaucoup de trajets sur Oradour, d'autant qu'il y avait un col assez costaud à se taper. On y revient l'été, où il m'attendait sagement dans la cave de la dame qui nous louait. Laquelle, qui n'avait pourtant que 40 ans, se souvenait très bien d'Oradour, où sans l'avertissement d'un soldat allemand, elle allait droit vers la boucherie.
Même chose en 69, et là j'étais devenu presque un pro. Pour Limoges (45 km) je ne mettais même pas une heure ! J'étais sur mon petit nuage, et je me pensais le roi du monde ! Je n'hésitais pas à emprunter les boulevards de cette grande ville, sans paniquer le moins du monde. Quelle différence avec 1965...
Je faisais des courses avec des jeunes du village !
A Lorient, j'avais encore moins peur de la circulation, et je n'hésitais pas à emprunter les plus grands axes sans vraiment trop faire attention.
Mais j'étais trop sûr de moi.
Le 23 décembre, alors que je fonçai pour aller voir une grande surface qui venait d'ouvrir, un camion me coupa la route et ce fut la chute, la lourde chute. J'étais en sang. Rien de cassé mais pendant un mois je ne pourrai plus marcher ou presque.
Ce sera la dernière fois que je ferai du vélo. A quelques 800 m de l'endroit où j'avais appris !
Je vous embrasse.
20:58 Publié dans Loisirs, moi, psy, Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vélo, lorient
31.08.2010
Patrick, Laurent : putain de mois d'août :(


13 août, Patrick Cauvin meurt à 77 ans. Pour moi c'est un truc inimaginable, alors qu'hélas il est "dans les statistiques". Cauvin m'a accompagné un bon bout de chemin dans ma vie avec son oeuvre, que je possède intégralement dans ma bibilothèque.
J'avais 26 ans, j'étais encore avec ma première épouse quand a paru "E=MC2 mon amour".
Je faisais de la radio dans les Hautes-Alpes quand est sorti "nous allions vers les beaux jours" le premier bouquin que je lus de lui. En même temps que ma fille arrivait "c'était le pérou" en 1984. C'est à Mende que, en 1987, je découvris "Povchéri". Dans mes années "Nathalie" sont sortis "Rue des Bons-enfants", "Belles galères, "menteur", "tout ce Joseph écrivit cette année-là".
En Bretagne je lirai "Villa vanille", et dans le pays Basque "jardin fatal" et "la reine du monde".
ici, à Lons, j'avais dévoré "Venge-moi".
Tous les ans j'attendais mon Cauvin, que je dévorais et qui venait rejoindre ses copains dans ma bibliothèque.
Cauvin fut l'objet, sur un autre site, d'une de mes toutes premières notes sur un blog, voici 5 ans : je_suis_fan_de_.html
Mais cette année, je posséderai, hélas définitivement, l'intégrale de Patrick Cauvin.
Laurent Fignon.
Il m'avait épaté lors du Tour 2010 quand il commentait sur France 2. Fignon savait qu'il était atteint d'un cancer incurable, avait même fait une "autobiographie-express" quand il a vu que la maladie allait l'emporter, et alors qu'il était quasiment en phase terminale, a tenu à commenter le Tour. La voix erraillée, c'était lui. Le fonceur, le baroudeur mais aussi le sentimental.
Il a gagné deux fois, en 1983 et 1984, devant un Hinault encore très en forme.
Mais je me souviendrai qu'on lui a volé sa victoire en 1989, ratée de 8 secondes dans le contre-la montre des Champs Elysées. La seule et unique fois où cette dernière étape était décisive. Si vous voulez savoir pourquoi on lui a volé sa victoire,je vous engage à lire son autobiographie, parue en poche "nous étions jeunes et insouciants".
C'est vrai qu'il était jeune, quand en 1983 il a remporté le Tour alors qu'il y participait pour la première fois. Il avait tout juste 23 ans.
Et de toutes façons, il ne sera jamais un vieillard...
20:46 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : laurent fignon, patrick cauvin


