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13/03/2012

Michel Duchaussoy

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A chacun(e) ses idoles. Quand j'avais 25/30 ans, mon comédien préféré était ce qu'on appelle un "second rôle", Michel Duchaussoy.
Lui et Bernard Le Coq étaient à cette époque dans mon "box-office", et quand j'évoquais ces préférences, la plupart de mes interlocuteurs se demandaient bien de qui je voulais parler.

Je vivais à l'époque dans un petit village de l'Isère, le plus proche cinéma était à 11 km et surtout nous n'avions, ma jeune épouse et moi, pas de sous pour y aller. La seule exception sera Le coup de Sirocco en 1979 avec le jeune débutant Patrick Bruel.

Alors nous nous rabattions sur la télé. 3 chaînes noir et blanc, mais quelques bons films et séries où j'ai pu apprécier le talent de Michel.

Je ne ratais aucun épisode (sauf quand je travaillais) de la série un juge un flic, où il interprétait "magistralement" le juge, face au flic Pierre Santini.

Côté cinéma, j'ai beaucoup aimé son personnage dans que la bête meure.

L'histoire : Un jeune garçon rentrant d'une partie de pêche est écrasé sur la place d'un village breton par un chauffard qui prend la fuite. Charles Thénier, écrivain, dont le rôle est joué par Michel est le père de la victime, qui se jure de retrouver le meurtrier et de venger son fils.
Il consacrera sa vie à mener une enquête personnelle, méthodique et obsessionnelle, dont il consignera soigneusement les moindres détails. Il se retrouvera sur la trace d'une comédienne, puis de son beau-frère, un garagiste immonde joué avec brio par Jean Yanne. Un film à revoir absolument.

C'est lui la voix du Parrain, interprété par Marlon Brando.

Je sais que Michel Duchaussoy aura droit à une brève de 30 secondes dans les journaux télévisés, entre les commémorations diverses du 11 mars et la cote de popularité du Monarque de l'Elysée qui vient de croiser celle de Hollande.

Mais au moins ceux qui liront mon blog sauront que la scène française a perdu aujourd"hui un de leurs plus grands représentants.

Je vous embrasse.

 



Commentaires

Coucou Cica ! Ben, comme tu dis, je connaissais ce nom ; je connaissais ce visage (du moins, pas celui des débuts) ; mais si avant aujourd'hui on m'avait demandé d'associer l'un et l'autre, j'aurais eu du mal. Sans doute parce que je suis de la génération popcorns et grosses productions hollywoodiennes. En tous cas, bien bel hommage que tu lui rends là ! :-)

Écrit par : impsony | 13/03/2012

Sans avoir mangé de popcorns devant des grosses productions hollywodiennes , je suis un peu comme impsony. J'ai entendu son décès aux informations de 19h à la radio, brièvement, et je me suis demandé où j'avais pu le voir... Ton article m'a été utile !

Écrit par : Cristophe | 13/03/2012

Coucou Impsony :)
Comme je l'avais pressenti, il a eu droit dans les journaux TV à un micro-hommage de quelques secondes, beaucoup, beaucoup moins que Gérard Rinaldi des Charlots ! Ce n'est peut-être pas une question de génération, mais de notoriété. En plus MD était modeste, ne cherchait pas à briller sous les feux des projecteurs. Heureux en tout cas que tu te souviennes de lui.
Bisous.

Écrit par : Cica pour Impsony | 13/03/2012

Je l'ai revu hier soir dans le film sur Jacques Mesrine "l'ennemi public numéro un". Il y joue le père de Mesrine, écrasé par son épouse et que son fils traitait de "carpette". C'était d'ailleurs un peu vrai et Mesrine n'acceptait pas la lâcheté de son père et avait fini par couper les ponts avec lui.
Ils ne se reverront que sur le lit de mort du père, où Jacques, lui le dur redouté des polices du monde entier, qui avait enduré le pire des pénitenciers canadiens, versera alors un torrent de larmes.
Bon.
Il faut se dire que c'est un film !

Écrit par : Cica | 07/01/2020

Les commentaires sont fermés.