09/06/2012
Pas gagné....
Si de mon côté je continue de remonter la pente, petit à petit (c'était une folie que de vouloir supprimer TOUS les médocs, même de façon très espacée, qui me protègaient ) il n'en est pas de même pour mon épouse.
C'est à présent elle qui n'est pas loin de "sauter le pas".
Oh, en dehors de quelques phrases rituelles que nous proférons tous un jour de déprime, du style "mais qu'est-ce que je fous sur cette Terre ?" (ma mère la prononçait dès les années 60 alors qu'elle ne s'est suicidée qu'en 1998...), je n'entends ici rien d'autre.
En revanche, son orthophoniste où elle s'est rendue hier matin, pour le première fois depuis son hospitalisation, m'a appelé juste après son départ (elle est à 17 km, le taxi met au moins 20 mn, j'avais le temps avant qu'elle n'arrive) pour me faire part de son inquiétude.
Elle a pleuré durant toute la séance, en disant des phrases terribles, comme "je ne suis plus rien, je ne sers à rien, je suis un boulet, je n'en peux plus, si vous saviez..."
Cette dame est du métier et sait que les gens qui parlent comme ça sont à deux doigts de se foutre en l'air.
Par chance, une amie très chère arrive cet après-midi, j'espère qu'elles vont pourvoir discuter. L'idéal serait.... non, je n'en parle pas ici, cette dame lit très souvent mon blog.
Mais cette thérapie-là, la thérapie de l'amitié, entreprise avec grand succès voici 6 ans avait porté ses fruits...
Quoi qu'il en soit, je la surveille, je suis de moins en moins sur mon ordi, dans ma cave. En priant Dieu que cette semaine maudite ne soit pas ponctuée d'autres drames.
Je vous embrasse.
10:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (8)

