Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/04/2011

Le dernier livre de Patrick Cauvin

patrick cauvin.jpg
Quand j'écris "dernier", c'est vraiment le dernier, écrit juste avant sa mort en août.

Je m'en suis déjà expliqué ici ou là, Cauvin était mon auteur préféré.

Je l'avais découvert voici 30 ans déjà, sur un sujet pas évident : la déportation. Mais déjà on sentait "la patte" Cauvin, à savoir un style inimitable et la faculté d'écrire aussi bien à la façon d'un jeune de 12 ans comme celle d'un senior de 70.

Depuis, j'ai acheté tous les Cauvin à leur parution en livre de poche. S'ils ne paraissaient pas en poche, alors je sortais mes sous et je me procurais l'ouvrage en taille "normale".

J'ai rarement été déçu par Cauvin. A un moment donné (1997/1999) il m'a semblé que sa production faiblissait. C'était l'époque de Villa Vanille et de Théâtre dans la nuit, que je n'ai pas finis ni l'un ni l'autre.

Mais ensuite il s'est "ressaisi", avec des titres comme Jardin Fatal ou Belange.

Là, c'est donc son dernier ouvrage.

Si j'avais une note à lui donner, ce serait 17/20. Ce n'est pas mon préféré, mais il peut toucher énormément une catégorie de personnes, notamment celles qui sont concernées. Dont bibi.

Aussi, préviens-je d'entrée : si vous ne croyez pas en la réincarnation, passez votre chemin.

Mais si vous y croyez, et si à fortiori cela vous concerne, courez l'acheter ou - comme moi - l'emprunter à la bibliothèque.

Je vous embrasse.

31/08/2010

Patrick, Laurent : putain de mois d'août :(

_Cauvin.jpglaurent-fignon1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 août, Patrick Cauvin meurt à 77 ans.  Pour moi c'est un truc inimaginable, alors qu'hélas il est "dans les statistiques". Cauvin m'a accompagné un bon bout de chemin dans ma vie avec son oeuvre, que je possède intégralement dans ma bibilothèque.

J'avais 26 ans, j'étais encore avec ma première épouse quand a paru "E=MC2 mon amour".
Je faisais de la radio dans les Hautes-Alpes quand est sorti "nous allions vers les beaux jours" le premier bouquin que je lus de lui.  En même temps que ma fille arrivait "c'était le pérou" en 1984. C'est à Mende que, en 1987, je découvris "Povchéri". Dans mes années "Nathalie" sont sortis "Rue des Bons-enfants", "Belles galères, "menteur", "tout ce Joseph écrivit cette année-là".

En Bretagne je lirai "Villa vanille", et dans le pays Basque "jardin fatal" et "la reine du monde".
ici, à Lons, j'avais dévoré "Venge-moi".

Tous les ans j'attendais mon Cauvin, que je dévorais et qui venait rejoindre ses copains dans ma bibliothèque.

Cauvin fut l'objet, sur un autre site, d'une de mes toutes premières notes sur un blog, voici 5 ans : je_suis_fan_de_.html

Mais cette année, je posséderai, hélas définitivement, l'intégrale de Patrick Cauvin.

 

 

Laurent Fignon.

Il m'avait épaté lors du Tour 2010 quand il commentait sur France 2. Fignon savait qu'il était atteint d'un cancer incurable, avait même fait une "autobiographie-express" quand il a vu que la maladie allait l'emporter, et alors qu'il était quasiment en phase terminale, a tenu à commenter le Tour. La voix erraillée, c'était lui. Le fonceur, le baroudeur mais aussi le sentimental.

Il a gagné deux fois, en 1983 et 1984, devant un Hinault encore très en forme.

Mais je me souviendrai qu'on lui a volé sa victoire en 1989, ratée de 8 secondes dans le contre-la montre des Champs Elysées. La seule et unique fois où cette dernière étape était décisive. Si vous voulez savoir pourquoi on lui a volé sa victoire,je vous engage à lire son autobiographie, parue en poche "nous étions jeunes et insouciants".

C'est vrai qu'il était jeune, quand en 1983 il a remporté le Tour alors qu'il y participait pour la première fois. Il avait tout juste 23 ans.

Et de toutes façons, il ne sera jamais un vieillard...