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26/09/2010

les 50 interprètes de la période 63/74 selon SLC : Hugues AUFRAY

Oui, Nathalie, les visiteurs, c'est bien joli mais on est dimanche, jour des chanteurs !
Aujourd'hui Hugues Aufray, donc.

Il commence sa carrière timidement.
1er disque en 1959, co-chanté avec 3 autres interprètes, Ecoute mon coeur. Puis, toujours en 59 la complainte de Mackie.

C'est en 61 qu'il va décoller. D'abord avec San Miguel, puis son fameux Santiano, chanson indémodable malgré ses 49 ans. Y avait Fanny qui chantait date aussi de cette année-là.

Puis, un seul 45 tours par an.
62 le verra chanter, comme Richard Anthony, j'entends siffler le train, mais avec moins de succès.

En 1963 sortira je reviens, autre chanson indémodable, et toujours chantée par son interprète lors de ses concerts.

Ce n'est qu'en 1964 qu'il commencera à avoir une production plus régulière.
En février Tout le long du chemin, très écoutée mais pas classée, son premier classement sera la face B, n'y pense plus tout est bien. 15 ème en mars. Début d'une ascension qui va durer deux ans et demie.

Il réalise un doublé (deux chansons d'un même 45 tours classées) en mai avec dès que le printemps revient (22ème) et ma préférée à bientôt nous deux, 15 semaines dans les 25 premiers, numéro 9 en septembre.
Triplé à l'automne avec debout les gars, nous avons beaucoup dansé, et surtout pends-moi, 14ème en décembre.

Pour l'année 64, Hugues Aufray est enfin reconnu par les "copains", et prend la 11ème place. Septième côté masculin.

En 1965, Le rossignol anglais se classe 14ème en février, et encore un doublé au printemps :
Dou wackadou 11ème en juin, on est les rois 8ème en juillet.
Re-doublé (du reste je re-doublais moi aussi cette année-là !) à l'automne avec je croyais, 12 ème en octobre et l'homme orchestre, 5ème en novembre.
Pour cette année 65, il est classé 10 ème (6ème chez les zomes).

1966 sera son année.
Il va démarrer en trombe dès janvier avec encore un doublé : cauchemar psychomoteur, 5ème le mois suivant et la fille du nord 18ème en mars.
Il continue au printemps avec l'épervier (17ème en mai) et les crayons de couleurs (8ème en juin).

Et à l'automne, son plus grand tube.

Je me souviens bien de ce jour-là, tous les dimanches je notais scrupuleusement les hits de Salut les Copains sur un cahier rouge. Et là, entrée fracassante de Céline, directement 3ème le 15 septembre. Numéro 2 le 22, mais hélas, le 15 avait vu aussi arriver Noir c'est Noir en 8ème position. Céline sera barrée pour la première place (tout le monde croit qu'elle a été numéro un) par cette chanson-testament de Johnny.
Signalons pour décembre la blanche caravelle qui obtiendra une 6ème place bien méritée.

Sur l'année, Hugues Aufray est à son zénith, 4ème, derrière Johnny, Cloclo et.... Dick Rivers !

Début 67, il faut ranger ta poupée, n°6 en février/mars. Puis, ce qu'il faut bien appeler le scandale. J'ai, cette fois, pris la plume pour écrire à la rédaction de SLC.
Car en avril sort un de ses plus beaux 45 tours avec De velours noir, mon frère et le sublime près du coeur les blessures.
Qu'a classé SLC sur ce 45 tours ? C'est tout bon, une chanson-pub de m..., indigne de l'ami Hugues, pub pour Jean-Claude Killy, dont on pressentait qu'il brilllerait aux JO de l'année d'après !!

Doublé à l'automne avec Chloé (19ème) et voilà mes conditions (8ème).
Un autre 45 tours suit : doublé encore ! Avec je ne pourrai t'oublier tout à fait, 12 ème en décembre ainsi que  et si moi je ne veux pas, tout juste 25ème en février 68.
Pour cette année 67, avec quand même 6 disques classés, Hugues Aufray rétrograde à la 10ème place.

Une chanson primesautière pour commencer l'année 68, des jonquilles aux derniers lilas, 12ème pendant le fameux mois de mai.
A l'été c'est le petit âne gris,  qui ne dépassera pas la 11ème place.
Curieux aussi de constater que Adieu Monsieur le professeur ne sera que 12ème. Des tubes à présent reconnus, passés en boucle sur les radios "nostalgiques".
68 aura vu deux des chansons-fétiches d'Hugues Aufray, mais il ne bougera pas de sa 10ème place en tant qu'interprète. Ce sera la dernière année où il sera dans les 20.

A partir de là, le déclin commence.

Un mur un ruisseau des jardins et des fleurs ne fera qu'une courte apparition en juin, sinon, l'année 69 sera vierge. Si j'ose dire lol !

1970 débute pourtant par une chanson magnifique Je voudrais mourir avant toi. Qui sera 4ème en juin. Quand même !
Puis ce sera une chanson intellectuelle, moi et mon camion qui atteindra la 10ème place en décembre.

1971, année blanche. Beaucoup - dont bibi - pensent qu'il a terminé sa carrière.

Que nenni, il nous revient en 1972 avec on n'est pas heureux (classé 10ème en avril) et Lila, que j'adore.
A l'automne il adaptera la très belle chanson de Peter Skellern you're my lady, mais la copie ne fera pas mieux que la 19ème place en décembre.

Et en 1973, une chanson dont on se souvient très bien, hasta luego, tout à fait dans le style - particulier - de l'année (ta-ta-ta ta-ta-ta). 18ème en juin.

En 74 il ne classera aucune chanson, alors que jolie fanny aurait bien mérité de figurer dans le hit.

Sur la période 1964/73, avec pas moins de 34 chansons classées, il occupe le 9ème rang. 6ème chanteur masculin, derrière des Grands : Johnny, Clo-clo, Richard Anthony, Adamo et Eddy Mitchell.
Mais il est devant Polnareff et Joe Dassin.


Et ensuite ?

Sa carrière va continuer longtemps, très longtemps.

A noter Tchin tchin tchin en 76, Dernières vacances en 77, Barco de papel en 78, Emilie Emilia en 79, Mes vieux trucs de cow-boy en 1981, bye bye Tahiti en 83, Dieu que c'est dur d'être modeste, sortie en 84, tu t'en iras en 1987 ainsi que SOS America.

Plus d'enregistrements ensuite (sauf des live).  A la fin des années 80, il a alors près de 60 ans!

Mais il continue la scène, y compris actuellement, alors qu'il a eu 81 ans en août dernier.
Chapeau l'artiste :)

Rendez-vous dimanche prochain pour parler du regretté Mike Brant.

Je vous embrasse.

 

Commentaires

Un petit coucou rapide ! :-)

Les chansons d'Hugues Aufray ont bercé mon enfance. En lisant ta note, je m'aperçois que je les connais toutes et qu'un souvenir se rattache à chacune... C'est amusant parce que je n'ai jamais été "fan" de lui, c'est plutôt comme s'il faisait partie de la famille :-)

En tout cas, tu as raison, il est toujours très en forme pour son âge. Je l'ai vu sur scène il y a très peu de temps et il a une pêche d'enfer ! C'est impressionnant !

Je te souhaite un bon début de semaine et je te fais une grosse bise

Écrit par : Sylvie | 27/09/2010

Toi qui aime bien les blogs d'aventures,en voici un de voyage:
http://mikael.lavorel.free.fr

Écrit par : thierry | 28/09/2010

Bonjour Patrick,
Beau billet sur ce grand chanteur, Hugues Aufray a bercé mon enfance et mes enfants le connaissent un peu grâce aux reprises.
bonne semaine, bisous

Écrit par : Roberta | 29/09/2010

Ha ! Hugues Aufray, ses chansons, les souvenirs qui lui ou leur sont liés se sont, comme beaucoup de jeunes de mon age, construits autour de feux ce camp et de chaleureuses soirées sur les plages.
Bon, un petit mot sur "Céline"... M'a toujours rendu triste, cette chanson-là, mais pas triste comme ça seulement, mais vraiment profondément triste, et révolté : Pouvais / peut-on dire "nous sommes les enfants que tu n'as jamais eus" ? Hymne au sacrifice qui m'a toujours rendu très perplexe. Et je me pose encore la question du succès de cette chanson.
Amicalement... Et continue. Et Soigne-le, le Mike à venir... Parce que celui-là... j'aurais été une femme !!!

Écrit par : psyblog | 29/09/2010

Toute mon adolescence...
Souvenirs souvenirs...

Écrit par : Teb | 29/09/2010

Comme Psyblog, "Céline" m'a toujours laissée triste, perplexe... même si cette notion de "sacrifice" familial semblait normal pour mon entourage (Et sans doute pour beaucoup d'autres à l'époque, ce qui explique peut-être son succès...)

Écrit par : Sylvie | 29/09/2010

Merci ! Je ne connaissais pas la carrière d'Hugues Aufray, mais par contre je me souviens d'une interview ou il disait que killy lui avait fait un procès pour cette chanson (une histoire de boite de nuit ou le skieur n'était pas tout à fait dans son état normal)
bisous

Écrit par : DE CHAT EN CHATS | 01/10/2010

Je savais qu'Hugues Aufray vous inspirerait.
Pour le succès de "Céline", cela peut s'expliquer par le fait que cette situation-là, ce "sacrifice", évoque un truc personnel de la vie de l'auditeur : Un sacrifice pour sauver des proches.
Personnellement, quand elle est sortie, cette chanson-là je la sentais "mièvre", et en bon mec de 15 ans que j'étais j'appréciais nettement plus les Lovin Spoonful ou les Stones.

Depuis "une certaine année" (94 pour ne pas la citer) cette chanson me fait monter les larmes. Référence à mon vécu, sans aucun doute.

Pour "c'est tout bon", il me semble que notre Hugues National avait voulu rendre un hommage à Killy, qui devait être triple médaillé d'or aux JO de l'année d'après.
Or, souvent, les gens - surtout les pervers - ne voient, à travers un hommage, que le négatif". Et là le négatif de la chanson ressemblait à la cage à Médrano où Antoine voulait fourrer Johnny, à savoir ces quelques vers :
"L'aut'soir, j'ai vu Killy dans une boîte de nuit / Il serrait contre lui une fille drôl'ment jolie / Noyé dans son whisky, il était mal parti / Et dans son euphorie, il parlait de mairie"

Quand on sait le requin qu'est devenu Killy ensuite, cette plainte ne m'étonne pas !

Bises à tous/toutes

Écrit par : Cica pour tous mes commentateurs | 02/10/2010

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