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02/07/2019

les 50 interprètes de la période 63/74 selon SLC : Hugues AUFRAY

Il commence sa carrière timidement.
1er disque en 1959, co-chanté avec 3 autres interprètes, Ecoute mon coeur. Puis, toujours en 59 la complainte de Mackie.

C'est en 61 qu'il va décoller. D'abord avec San Miguel, puis son fameux Santiano, chanson indémodable malgré ses 58 ans. Y avait Fanny qui chantait date aussi de cette année-là.

En 1962, un seul 45 tours, plus connu avec Richard Anthony, j'entends siffler le train.

En 1963 sortira je reviens, autre chanson indémodable, et toujours chantée par son interprète lors de ses concerts.

Ce n'est qu'en 1964 qu'il commencera à avoir une production plus régulière.
En février Tout le long du chemin, très écoutée mais pas classée, son premier classement sera la face B, n'y pense plus tout est bien. 15 ème en mars. Début d'une ascension qui va durer deux ans et demie.

Il réalise un doublé (deux chansons d'un même 45 tours classées) en mai avec dès que le printemps revient (22ème) et à bientôt nous deux, 15 semaines dans les 25 premiers, numéro 9 en septembre.
Triplé à l'automne avec debout les gars, nous avons beaucoup dansé, et surtout pends-moi, 14ème en décembre.

Pour l'année 64, Hugues Aufray est enfin reconnu par les "copains", et prend la 11ème place. Septième côté masculin.

En 1965, Le rossignol anglais se classe 14ème en février, et encore un doublé au printemps :
Dou wackadou 11ème en juin, on est les rois 8ème en juillet.
Re-doublé (du reste je re-doublais moi aussi cette année-là !) à l'automne avec je croyais, 12 ème en octobre et l'homme orchestre, 5ème en novembre.
Pour cette année 65, il est classé 10 ème (6ème chez les zomes).

1966 sera son année.
Il va démarrer en trombe dès janvier avec encore un doublé : cauchemar psychomoteur, 5ème le mois suivant et la fille du nord 18ème en mars.
Il continue au printemps avec l'épervier (17ème en mai) et les crayons de couleurs (8ème en juin).

Et à l'automne, son plus grand tube.

Je me souviens bien de ce jour-là, tous les dimanches je notais scrupuleusement les hits de Salut les Copains sur un cahier rouge. Je l'ai d'ailleurs à côté de moi. Et là, entrée fracassante de Céline, directement 3ème le 15 septembre. Numéro 2 le 22, mais hélas, le 15 avait vu aussi arriver Noir c'est Noir en 8ème position. Céline sera barrée pour la première place (tout le monde croit qu'elle a été numéro un) par cette chanson-testament de Johnny.
Signalons pour décembre la blanche caravelle qui obtiendra une 6ème place bien méritée.

Sur l'année, Hugues Aufray est à son zénith, 4ème, derrière Johnny, Cloclo et.... Dick Rivers !

Début 67, il faut ranger ta poupée, n°6 en février/mars. Puis, ce qu'il faut bien appeler le scandale. J'ai, cette fois, pris la plume pour écrire à la rédaction de SLC.
Car en avril sort un de ses plus beaux 45 tours avec De velours noir, mon frère et le sublime près du coeur les blessures.
Qu'a classé SLC sur ce 45 tours ? C'est tout bon, une chanson-pub de m..., indigne de l'ami Hugues, pub pour Jean-Claude Killy, dont on pressentait qu'il brilllerait aux JO de l'année d'après !!

Doublé à l'automne avec Chloé (19ème) et voilà mes conditions (8ème).
Un autre 45 tours suit : doublé encore ! Avec je ne pourrai t'oublier tout à fait, 12 ème en décembre ainsi que  et si moi je ne veux pas, tout juste 25ème en février 68. Bien payé pour cette dernière chanson.
Pour cette année 67, avec quand même 6 disques classés, Hugues Aufray rétrograde à la 10ème place.

Une chanson primesautière pour commencer l'année 68, des jonquilles aux derniers lilas, 12ème pendant le fameux mois de mai.
A l'été c'est le petit âne gris,  qui ne dépassera pas la 11ème place.
Curieux aussi de constater que Adieu Monsieur le professeur ne sera que 12ème. Des tubes à présent reconnus, passés en boucle sur les radios "nostalgiques".
68 aura vu deux des chansons-fétiches d'Hugues Aufray, mais il ne bougera pas de sa 10ème place en tant qu'interprète. Ce sera la dernière année où il sera dans les 20.

A partir de là, le déclin commence.

Un mur un ruisseau des jardins et des fleurs ne fera qu'une courte apparition en juin, sinon, l'année 69 sera vierge. Si j'ose dire lol !

1970 débute pourtant par une chanson magnifique Je voudrais mourir avant toi. Qui sera 4ème en juin. Quand même !
Puis ce sera une chanson intellectuelle, moi et mon camion qui atteindra la 10ème place en décembre.

1971, année blanche. Beaucoup - dont bibi - pensent qu'il a terminé sa carrière.

Que nenni, il nous revient en 1972 avec on n'est pas heureux (classé 10ème en avril) et Lila, que j'adore.
A l'automne il adaptera la très belle chanson de Peter Skellern you're my lady, mais la copie ne fera pas mieux que la 19ème place en décembre.

Et en 1973, une chanson dont on se souvient très bien, hasta luego, tout à fait dans le style - particulier - de l'année (ta-ta-ta   ta-ta-ta). 18ème en juin.

En 74 il ne classera aucune chanson, alors que jolie fanny aurait bien mérité de figurer dans le hit.

Sur la période 1964/73, avec pas moins de 34 chansons classées, il occupe le 9ème rang. 6ème chanteur masculin, derrière des Grands : Johnny, Clo-clo, Richard Anthony, Adamo et Eddy Mitchell.
Mais il est devant Polnareff, Dick Rivers et Joe Dassin.


Et ensuite ?

1975, année blanche

1976, tchin tchin tchin sort en mai et se classe 20ème en vente de disques hebdo. Alors que j'y crois, merveilleuse profession de foi, ne se classe pas.

Rien en 1977 tandis que la vague disco emporte tout sur son passage.

1978, Redoutable fait une brève apparition au top 50 de l'époque, ainsi que barcos de papel (que j'adore).

Ce sera la dernière apparition de Hugues Aufray dans un classement de ventes de singles.
En revanche ses albums se vendront encore plutôt bien:

- chacun sa mer 38ème en 1999.
- chante Félix Leclerc 37ème en 2005.
- Hugh ! 54ème en 2007.
- Hughes Aufray ne sera que 128ème en 2008 mais
- New-Yorker, hommage à Bob Dylan arrivera sur le podium en 2009 ! Derrière l'album posthume This is it de Michael Jackson et l'opéra-rock Mozart.
- Petit homme, 41ème en 2010
- Troubador, 27ème en 2011.

L'ami Hugues aura 90 ans dans un mois et demie, je lui dis MERCI pour toute sa (longue) carrière !

Je vous embrasse.


PS Réactualisation d'une note d'il y a 9 ans, avec des données que je ne possédais pas encore. D'où la date des premiers commentaires !

 

Commentaires

Un petit coucou rapide ! :-)

Les chansons d'Hugues Aufray ont bercé mon enfance. En lisant ta note, je m'aperçois que je les connais toutes et qu'un souvenir se rattache à chacune... C'est amusant parce que je n'ai jamais été "fan" de lui, c'est plutôt comme s'il faisait partie de la famille :-)

En tout cas, tu as raison, il est toujours très en forme pour son âge. Je l'ai vu sur scène il y a très peu de temps et il a une pêche d'enfer ! C'est impressionnant !

Je te souhaite un bon début de semaine et je te fais une grosse bise

Écrit par : Sylvie | 27/09/2010

Toi qui aime bien les blogs d'aventures,en voici un de voyage:
http://mikael.lavorel.free.fr

Écrit par : thierry | 28/09/2010

Bonjour Patrick,
Beau billet sur ce grand chanteur, Hugues Aufray a bercé mon enfance et mes enfants le connaissent un peu grâce aux reprises.
bonne semaine, bisous

Écrit par : Roberta | 29/09/2010

Ha ! Hugues Aufray, ses chansons, les souvenirs qui lui ou leur sont liés se sont, comme beaucoup de jeunes de mon age, construits autour de feux ce camp et de chaleureuses soirées sur les plages.
Bon, un petit mot sur "Céline"... M'a toujours rendu triste, cette chanson-là, mais pas triste comme ça seulement, mais vraiment profondément triste, et révolté : Pouvais / peut-on dire "nous sommes les enfants que tu n'as jamais eus" ? Hymne au sacrifice qui m'a toujours rendu très perplexe. Et je me pose encore la question du succès de cette chanson.
Amicalement... Et continue. Et Soigne-le, le Mike à venir... Parce que celui-là... j'aurais été une femme !!!

Écrit par : psyblog | 29/09/2010

Toute mon adolescence...
Souvenirs souvenirs...

Écrit par : Teb | 29/09/2010

Comme Psyblog, "Céline" m'a toujours laissée triste, perplexe... même si cette notion de "sacrifice" familial semblait normal pour mon entourage (Et sans doute pour beaucoup d'autres à l'époque, ce qui explique peut-être son succès...)

Écrit par : Sylvie | 29/09/2010

Merci ! Je ne connaissais pas la carrière d'Hugues Aufray, mais par contre je me souviens d'une interview ou il disait que killy lui avait fait un procès pour cette chanson (une histoire de boite de nuit ou le skieur n'était pas tout à fait dans son état normal)
bisous

Écrit par : DE CHAT EN CHATS | 01/10/2010

Je savais qu'Hugues Aufray vous inspirerait.
Pour le succès de "Céline", cela peut s'expliquer par le fait que cette situation-là, ce "sacrifice", évoque un truc personnel de la vie de l'auditeur : Un sacrifice pour sauver des proches.
Personnellement, quand elle est sortie, cette chanson-là je la sentais "mièvre", et en bon mec de 15 ans que j'étais j'appréciais nettement plus les Lovin Spoonful ou les Stones.

Depuis "une certaine année" (94 pour ne pas la citer) cette chanson me fait monter les larmes. Référence à mon vécu, sans aucun doute.

Pour "c'est tout bon", il me semble que notre Hugues National avait voulu rendre un hommage à Killy, qui devait être triple médaillé d'or aux JO de l'année d'après.
Or, souvent, les gens - surtout les pervers - ne voient, à travers un hommage, que le négatif". Et là le négatif de la chanson ressemblait à la cage à Médrano où Antoine voulait fourrer Johnny, à savoir ces quelques vers :
"L'aut'soir, j'ai vu Killy dans une boîte de nuit / Il serrait contre lui une fille drôl'ment jolie / Noyé dans son whisky, il était mal parti / Et dans son euphorie, il parlait de mairie"

Quand on sait le requin qu'est devenu Killy ensuite, cette plainte ne m'étonne pas !

Bises à tous/toutes

Écrit par : Cica pour tous mes commentateurs | 02/10/2010

J'avais oublié de "rouvrir" les commentaires :(
La chaleur !!

Écrit par : cica | 03/07/2019

Dans une émission qui lui était consacrée , il a expliqué avoir eu un problème de "style" après 68..ne voulant pas reprendre le flambeau des révoltés ( béranger, higelin, puis laviliers , le forestier et simon à leur manière ETC...) il aurait choisi sur le conseil de Brassens de continuer sa route sans trop tenir compte du vent de l'époque; total, une deuxième partie de carrière un peu bizarre et désuète à mon goût même si elle fut marquée d'encore belles chansons ...Pour moi, un petit gâchis tout de même de s'être un peu enlisé dans la variétoche pour quelqu'un qui représentait quand même la chanson moderne des troubadours lyriques comme Dylan son idole des sixtees..

Écrit par : jmp | 03/07/2019

Il en avait fait pas mal de "variétoche" avant 68, comme "le bon Dieu s'énervait" sur le même disque que "Céline" et "Stewball" (1966) et surtout surtout l'ignoble "c'est tout bon" en 67, "et si moi je ne veux pas" la même année !
Pour moi ses seventies sont correctes avec le sublime je voudrais mourir avant toi, Lila, hasta luego, tchin tchin tchin et barcos de papel.
Sinon, de gros orages à Mende ces derniers jours !
Amitiés

Écrit par : cica pour JMP | 03/07/2019

Patrick,
Merci pour cette présentation de la carrière d'Hugues Aufray, malheureusement, je ne peux lire les titres des chansons car ils sont écrits en jaune.(Même si j'en devine quelques uns.)

Écrit par : Leroy | 03/07/2019

très bien résumé . j'aimais bien ses chansons au poste mais à cette époque curieusement j'en n'avais pas acheté . par la suite j'avais acheté la collection vinyle Dial , c'est comme ça que j'ai beaucoup de chansons de lui , dans cette collection Hugues Aufray avait eu droit à trois vinyles . en tout cas il avait fait plein de tubes . amitiés à tous . Jean

Écrit par : jean | 03/07/2019

Bonsoir Patrick et à tous.

Félicitations pour ce "papier" sur Hugues Aufray, 90 ans, je n'en reviens pas!

J'aime bien " les crayons de couleurs ". Déclin malheureusement comme tous les yé-yé car je pense qu'on peut le mettre dans cette catégorie.

Merci pour ces souvenirs.

Écrit par : boixiere | 04/07/2019

Bonjour,
Désolé de ne poavoir lire le jaune. Occupé à trop de choses je n'ai pas encore changé de téléphone et la tablette achetée récemment est introuvable.
Donc, j'aime Hugues depuis ses débuts et suis heureux qu'il n'oublie pas de chanter Dès que le printemps revient. A bientôt. Cédric

Écrit par : Cédric | 05/07/2019

Promis, j'arrête le jaune ! (les lettres lol)

Écrit par : cica pour Cédric | 05/07/2019

Je viens d'apprendre ce vendredi après-midi le décès d'Anne Vanderlove à l'âge de 75 ans, célèbre avec " ballade en novembre" en 1967, on la surnommait "la Joan Baez française", j'aime beaucoup ses autres chansons moins connues comme "mes beaux amours", "les petits cafés" , "la fontaine de dijon" et des titres plus engagés comme "l'arrivée des routes" ou "chronique". Une compilation double CD est sortie il y a plusieurs années chez Marianne Mélodie. Amitiés, Renaud.

Écrit par : Renaud | 05/07/2019

Renaud, c'est absolument désolant, ce décès si jeune pour une femme; Joan Baez est à Montreux où se déroule le festival avec Elton John mais aussi Tom Jones. Anne Vanderlove; j'avais acheté son 1r 33 tours et je connais par coeur sa Ballade en novembre ainsi que La châtelaine ou la fontaine de Dijon... Sa version des Clowns d'Esposito est très belle également. Je n'ai pas tout mais Le chemin du romarin ou Les petits cafés que tu cites ou encore La fin des vacances ... Bref, je l'écoute de temps en temps.. C'est une triste nouvelle. Merci Renaud, salut à tous Cédric

Écrit par : Cédric | 05/07/2019

Cédric je vois que tu apprécies comme moi ses chansons,ce qui est désolant c'est que les médias l'avaient complètement oubliée,j'ai personnellement plusieurs albums 33t et c'est un plaisir d'écouter sa voix et d'apprécier son talent d'auteur

Écrit par : Renaud | 05/07/2019

en effet c'est bien triste , encore une artiste qui s'en va . Anne Vanderlove m'a toujours fait penser à Barbara pour la voix . vu souvent à la télé dans les années 60's . j'appréciais bien sur sa ballade en Novembre et la fontaine de Dijon qui est en plus la préfecture de chez moi et ville que j'adore me promener . j'aimais bien l'entendre prononcer Dijon à cette époque . amitiés à tous . Jean

Écrit par : jean | 06/07/2019

Plus de chansons, plus de bateaux, de filles ni de pianos, ni de balades au bord de l'eau...
Et moi,seule comme d'habitude, de l'autre côté des choses, des voiliers plein les yeux,je rêve à autre chose.
Il n'y a plus de fontaine sur la route de Dijon, on n'y cueille plus les joncs et se fane la verveine, le fils du roi se promène au bras d'une autre chanson...
Tu regardes de l'autre côté de la rivière, de plus en plus souvent et depuis quelque temps, je ne sais pas de quel côté tourne la terre mais je sais que tu n'es plus le même qu'avant...
Là dans la plaine,il y a un ruisseau, près du ruisseau une fontaine,près de la fontaine un vieux château, dans le château une châtelaine... Châtelaine, ooh! A quoi rêves-tu? Je rêve d'une fontaine dans la plaine où coule un ruisseau, dans la plaine où la châtelaine habite un si joli château, habite un si joli château, la lala la....
Qu'on me laisse à mes amours mortes, qu'on me laisse à mes souvenirs mais avant de fermer la porte qu'on me laisse le temps d'en rire, le temps d'essayer d'en sourire, il pleut sur le jardin, sur le rivage et si j'ai de l'eau dans les yeux c'est qu'il me pleut sur le visage...
Petit hommage de ma mémoire pour Anne. Cédric

Écrit par : Cédric | 06/07/2019

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