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08/04/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : France GALL - I

(réactualisée suite au livre France Gall, Muse et Musicienne, d'Alain Wodrascka paru voici quelques mois)

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2 parties seront nécessaires pour traiter de la plus grande chanteuse française de la fin du XXème siècle, capable de faire des numéro 1 dans les années 60 (sacré Charlemagne), dans les années 70 (J'ai besoin d'amour), dans les années 80 (Tout pour la musique) et dans les années 90 (laissez passer les rêves) ces maudites années 90 qui verront la disparition : de son mari Michel Berger, de son père, et de sa fille.
Malgré tout cela, elle reviendra dans les années 2000 sur le devant de la scène avec notamment la seule chose qui compte.

Après ce grand préambule, place aux chiffres !

 

Premier disque, en novembre 63, premiers succès. Ne sois pas si bête va rester 13 semaines dans le hit, avec une prometteuse 9ème place en mars 64.

Elle se pointe déjà à la 17ème place pour l'ensemble de l'année, 4ème chanteuse derrière ses trois aînées Sylvie Vartan, Sheila  et Françoise Hardy.

En mars de cette même année, second disque, un doublé !
N'écoute pas les idoles sera 5ème en juin, Les rubans et la fleur 12èmes ce même mois.

Troisième disque, en mai : encore un doublé. Une 11ème place pour la cloche en juillet, et la 12ème pour mes premières vraies vacances en septembre, 19 semaines de présence !

Nouveau doublé pour le mois de septembre :
Laisse tomber les filles sera 8ème en octobre, Christiansen 19ème en novembre. Cette chanson est, je pense, autobiographique, une des seules à ne pas être de Gainsbourg.

Et pour clôturer en beauté cette année 64, elle sort en novembre sacré Charlemagne, qui sera carrément numéro 1 du hit en janvier...

Pour cette année 64, avec 7 disques classés dont un numéro un, elle est 6ème interprète, et arrive sur le podium des chanteuses en dégommant Sheila.

On le voit, pour arriver à devenir une vedette, elle n'avait pas toujours besoin de Gainsbourg...
A ce propos j'ouvre une parenthèse. Frédéric François -> France Gall, ceux qui me lisent doivent se demander pourquoi j'ai zappé Gainsbourg.
La raison en est toute simple : côté hit-parade SLC de 63 à 74, Gainsbourg n'est pas classé ! Honteux, je sais, alors que sur cette période là il est l'égal d'un Johnny ou d'un Julien Clerc.

On pourrait penser qu'elle est au sommet, mais non ! Son disque suivant va carrément gagner l'Eurovision ! Poupée de cire poupée de son triomphe cette année-là (mais pas pour la France, qui était pourtant super bien représentée avec N'avoue jamais de Guy Mardel)
Sentimentalement, ce n'est pas tout à fait la même chose, car elle téléphone à son petit ami de l'époque pour lui annoncer la nouvelle. Celui-ci, jaloux, lui dira :" Tu as chanté faux ! Tu étais nulle : Et comme tu as gagné, c'est fini entre nous..."
Un certain Claude François ! Ils se rabibocheront ensuite, pour deux petites années.

Côté hit, un doublé avec ce 45 tours, la Poupée (qui ne faisait pas encore non) sera 5ème en mai, Dis à ton capitaine 21ème en juin.

Dans son disque de juin attends ou va-t'en sera 10ème à l'été, alors que Et des baisers, passé en boucle dans l'émission, n'a jamais quitté l'"antichambre". Preuve qu'à l'époque c'étaient encore bien les lecteurs qui faisaient le hit (jusqu'en 74) et pas encore les animateurs.

Même phénomène dans son disque de rentrée : On entend sans arrêt l'Amérique, qui ne sera pas classé. Nous ne sommes pas des anges idem. C'est le temps de la rentrée qui sera classée avec une humble 17ème place en novembre. Et sa plus belle chanson de l'époque - pour moi - sera oubliée : on se ressemble toi et moi.

France Gall pour cette année 65 va se ramasser à la 13ème place, mais seulement 5ème chanteuse, derrière les trois "institutionnelles", et Pétula Clark qui aura fait une excellente année.

J'ai été (j'ignore pourquoi...) littéralement fou à l'époque de sa chanson suivante, Baby pop. Pour la musique. A 15 ans, je ne faisais que peu attention aux paroles dès lors que la musique me bottait. Je guettais fébrilement son passage à la radio, j'attendais le hit où je savais qu'elle était classée et je me disais que lorsque j'aurais les 4 francs nécessaires (l'équivalent de 10 euros actuels) pour me le payer d'occasion, je ne louperais pas !
Côté hit, encore un doublé : En mars, baby pop donc 5ème, faut-il que je t'aime 11ème.

On a beaucoup critiqué France Gall pour sa naïveté au sujet de sa chanson suivante, les sucettes.
Rappelez-vous qu'on était en 1966, que les filles avaient des chaussettes et des jupes plissées, et surtout pas l'esprit mal tourné, comme les garçons en général et un certain Gainsbourg en particulier. Je me demande d'ailleurs combien de gens ont vu - en l'entendant pour la première fois - que cette chanson parlait de fellation, et non pas de friandise. A mon avis, même pas 20%...
Cette chanson sera 9ème en juin.

Nouveau doublé pour le disque suivant qui verra en octobre bonsoir John John 9ème et la rose des vents 15ème.

Pour cette année 66, elle remonte à la 11ème place, mais surtout prend la médaille d'argent chez les chanteuses, derrière Sylvie bien sûr.

Cette année 67 va marquer le début de la descente pour France Gall.
Déjà, On n'a pas le droit ne fera pas mieux, en janvier et février, que la 14ème place.

Pire : le disque suivant, la petite, enregistré avec l'animateur-vedette Maurice Biraud (le Foucault de l'époque), n'entrera même pas dans les 25 premières...

Heureusement, encore un doublé pour le disque d'automne, bébé requin se classant 3ème en octobre, Chanson pour que tu m'aimes un peu 15ème ce même mois. Et Tennie Weenie Boopie frôlera le hit, se classant 26ème. 3 chansons sur les 26 premières de ce mois d'octobre, on pourrait croire à une résurrection de la chanteuse, mais hélas, ce sera son premier chant du cygne.
Chute largement aidée par Gainsbourg qui va la laisser tomber. Bébé Requin était signé Dassin, Teenie était de lui. Blessé dans son orgueil, l'homme à la tête de chou s'en va...

Toi que je veux sera sa dernière chanson classée avant un bon bout de temps, 17ème en décembre et janvier.

Elle est encore 11ème sur l'année, dernière année où elle figurera dans les 20 premières de SLC.

Elle ne classera rien ni en 68, malgré dadi-dada qu'on entendra beaucoup (générique de l'émission dim dam dom), malgré y a du soleil à vendre, malgré 24/36.

Ni en 69 malgré homme tout petit, malgré les années folles, malgré la torpédo bleue.

En 1970 une petite 22ème place avec Zozoi et une 21ème avec Les éléphants.

Une seule chanson de classée en 1971, c'est cela l'amour, 18ème. Chasse-neige ne sera pas classé.

72 et 73 seront aussi deux années "blanches", malgré Frankeinstein, 5 minutes d'amour, par plaisir.
Vous dire à quel point ses ventes furent rares, j'ai vendu récemment ce disque par plaisir, dans un état plus que moyen, pour près de 20 euros...

On aurait pu croire que la carrière de France était en train d'agoniser, mais c'était sans compter sur un immense coup de théâtre dont l'Amour fut l'instigateur.

On en parlera dimanche prochain.

Je vous embrasse.

Commentaires

Les sucettes, pour moi... étaient juste des sucettes ! Pour ma défense, je n'avais qu'une dizaine d'années, des chaussettes (jusqu'aux genoux) et une jupe plissée (bleu marine) ;-)
Mais, comme toi, je pense que peu de gens avaient "saisi" l'allusion !
A l'époque, mes chansons préférées de France étaient "Christiansen" et "Bébé requin"

Bon dimanche, Patrick ! Je t'embrasse

Écrit par : Sylvie | 27/03/2011

Cette chanson pouvait servir de test psychologique : Ceux qui avaient tout le suite trouvé le vrai sens étaient en fait des obsédés. Les autres, à commencer par l'interprète, pas forcément des niais mais des gens qui estimaient qu'il n'y avait pas que le sexe dans la vie...:)

Bises

Écrit par : Cica pour Sylvie | 27/03/2011

Moi j'ai adoré, dans ma 1ère collection, écouté au "manche disque" : "poupée de cire poupée de son" je l'écoutais en boucle, avec "belle belle belle" de claude françois, dont tu as fais une belle note aussi il y a quelques temps. J'étais très fan aussi comme beaucoup de "ella ella" bien plus tard, et aussi, "évidemment". Bises

Écrit par : Chris | 28/03/2011

Elle a Ella, je ne suis pas trop fan. En revanche, "évidemment" est un de plus beaux hommages qu'on ait pu rendre à Coluche.
Bises

Écrit par : Cica à Chris | 29/03/2011

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