Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/06/2011

Je plonge :(

Note qui, certes va sembler assez contradictoire avec la précédente, postée seulement voici quelques heures, mais je plonge.

Déjà certains symptômes peuvent être visibles par tous. "Abandonné" par une amie internaute à cause de quelques mots échangés sur Fb, sur ce même site je suis en train de - fébrilement - essayer de "tout casser" sur un jeu de chansons où elle participait. Là je suis à niveau presque "pro".

Et alors ? Elle ne me reviendra pas pour autant...

Dans le même Fb, je demande à être ami à d'innombrables chanteurs et animateurs. Ceux que j'ai toujours aimé, bien sûr, jamais je ne demanderai par exemple à être l'ami de Julien Doré !

Mais je retrouve là ma période maniaco de 2000/2003. Où j'écrivais à tout de bras à tout le monde, piur n'importe quoi.

En fait je me sens pris dans la nasse.

Mon épouse a pris acte le fait qu'elle ne puisse pas conduire.
Résultat : je fais le chauffeur 3 ou 4 jours par semaine, l'emmenant dans des hypers où elle reste des heures.

Nous sommes en retraite, nous pourrions suivre le conseil de Sardou:
Alors il me vient une idée : / Si l'on partait comme deux vieux fous,
On habiterait à l'hôtel. / On prendrait le café au lit.
On choisirait un p'tit hôtel / Dans un joli coin...

Oui, mais quid du chat ?

Quand nous sommes partis à Chamonix, c'est tout juste si la SPA n'a pas porté plainte contre nous !


Et nous manque notre fille.

En ce qui me concerne, ça reste à l'intérieur. Je me bouffe peu à peu sans rien laisser paraître. Gare au jour où - comme un certain jour de février 2003 - ça ressortira d'un bloc !

Mon épouse, elle, encaisse aussi sans rien dire, sauf quand elle a un choc. Ce matin des ouvriers qui devaient s'occuper de nos futurs panneaux solaires se sont tirés après nous avoir réveillés aux aurores, car il manquait... des vis !

D'où explosion de mon épouse, qui a fini par "cracher" d'où venait son plus gros souci.

Donc, là, je commence à plonger sec.
Premier signe : je m'apprête à aller me coucher, chose qui ne m'était pas encore arrivé ici.
Mais sincèrement, devant tout ce qui me tombe dessus, je ne vois que mon lit comme réconfort.

Je veux bien jouer l'orthophoniste à plein temps, le psy à mi-temps, le comptable à mi-temps aussi, mais vient un moment où la machine s'épuise.

Aussi pour éviter un nouveau 23 février 2003, je préfère prendre mes précautions.
S'il en est encore temps.

je vous embrasse

13:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Bonjour,
J'aime beaucoup votre blog : Continuez comme ça !
Cordialement

Elsa

Écrit par : Terrasse en bois | 02/06/2011

Bonjour Cica, je ne sais pas trop comment comprendre ta note, mais ça m'inquiète...
Je ne sais pas quelle est la raison exacte du plongeon, malgré avoir lu ta note 3 fois. En tout cas si certaines choses (ou personne) te poussent à bout, rappelle toi ce que tu m'avais dit un jour :
" qui ici bas mérite t il qu'on se fou si mal " au point de n'être dépend que de la survie, cette phrase que tu m'avais dites avec d'autres mots à cause de Gost, et bien aujourd'hui je te la dédies également de tout coeur, s'il faut que tu y descendes ok, mais moi je te tend la main je veux que tu la prennes et que tu remontes l'étage de suite. Bisous Cica.

Écrit par : Chris. Rocher | 02/06/2011

Pas de choc véritable, mais disons une certaine fatigue qui s'accumule et devient trop lourde à supporter. Comme le jour de ma TS. Le jour où je suis arrivé en retraite, mon épouse a pris la (sage) décision de ne plus conduire, mais j'en ignorais alors les conséquences. Surtout pour elle qui du coup se sent doublement "en cage" : par son aphasie d'abord, par son manque d'autonomie ensuite. S'ajoute notre chat malade que nous ne pouvons plus laisser comme on l'a fait voici 3 semaines, on se sent de plus en plus dans une nasse malgré des voisins chaleureux, qui nous comprennent, mais qui ont aussi leur famille. Pas comme nous...
Et cette fois je ne calimérise plus, cela fait déjà trois fois que j'ai écrit ce genre de note, trois fois que je l'ai tout de suite effacée.
Là, voyant mon épouse affalée depuis ce matin sur le canapé avec son mouchoir à la main, je me demande si j'aurai assez de force pour continuer à tout soutenir à bout de bras, comme je le fais seul depuis à présent 5 ans.
Merci de ta sollicitude, ça réconforte.
Je t'embrasse.

Écrit par : cica pour Chris | 02/06/2011

Courage, mille pensées et bises.

Écrit par : Brigitte | 03/06/2011

Merci. Je crois que j'ai trop présumé de mes forces, et le fait que je n'ai plus le problème "travail" m'empêchait de m'en rendre compte. En fait, jour après jour, je prenais sur moi, sans rien dire.

C'est un mail injuste et assassin d'une dame qui se disait être mon amie qui a été un déclic.
Ma réaction a consisté d'abord à passer des heures et des heures dans un jeu de chansons (pour prouver quoi ? Je le sais ce que je vaux là-dessus...) et ensuite ma frénésie de demander sur Fb comme amis des chanteurs de ma jeunesse (certains ont accepté) m'ont fait revoir une période pas très jolie, celle de ma maniaco-dépression.
Aurais-je rechuté ? Car j'ai fortement diminué les doses d'antianxyolitique, comme je le disais dans ma note.
Je ne le sais pas encore, de toute façon un manque total d'isolement m'empêche de faire le moindre point. J'en suis au point de faire passer mon épouse devant la commission du permis de conduire afin de savoir si elle peut reprendre le volant, car pour l'instant je ne tiens que grâce à une voisine, celle-là même (la vie est bizarre) qui m'avait, un temps, fait douter de notre installation ici.
Encore merci de ta sollicitude, je t'embrasse très fort.
Patrick.

Écrit par : cica pour Brigitte | 03/06/2011

Les commentaires sont fermés.