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05/07/2011

Sevrage et hystérie

Est-ce bien le moment de réduire ma dose de médocs ?

Certes, j'ai diminué l'un d'eux de presque 2/3, mais ai-je un terrain si favorable que ça pour continuer ?

Comparaison : Un type (ou une femme) qui décide d'arrêter de fumer. Là-dessus son conjoint se barre, il perd son boulot et sa maison a été détruite par un incendie.

Question : pourra-t'il continuer ?

En ce qui me concerne, voilà la situation : je suis en retraite. Donc si je n'ai plus à supporter les éventuels tracas du boulot, je n'ai pas non plus de "soupape de sécurité" vis-à-vis de ma bonne femme.

Je dois la supporter 24h/24, et fort heureusement, une voisine qui sait qu'elle a beaucoup à se faire pardonner de nous vient très souvent lui tenir compagnie.

Mais sinon, pas question pour moi de rester tranquillou à la maison.

Soit c'est la balade obligatoire.
Soit ce sont les courses obligatoires.

En général, on quitte la maison vers 16h, on arrive à l'hyper à 16h20, et là..... Madame y reste une heure et demie ! J'ignore comment elle peut faire pour arpenter les allées d'un hyper pendant 90 minutes d'horloge, surtout si tout y est hors de prix, mais c'est comme ça. Bon, je sais qu'elle y pique des trucs de ça e là, et j'espère qu'un jour elle se fera gauler...

Sortie de l'hyper vers 18h, et là c'est, au choix :

"je voudrais voir un truc à Mr Bricolage..."

ou

" J'ai un truc à acheter à la jardinerie".

Et oui, Madame ne conduit plus, et plus ou moins consciemment, c'est moi qui paie. En lui servant de chauffeur.

Et bien entendu, le voyage du retour se passe dans une ambiance électrique, et j'ai droit à la crise d'hystérie après le déballage des courses.
Bien entendu "l'ordinateur" est mis sur le tapis !

Certes, un truc auquel elle ne songe plus, mais à quoi moi je songe : on ne lui a pas retiré son permis.

Et si conduire lui manque tant que ça, et bien je lui donne les clés de la bagnole !

Oh, en faisant ça dans les règles : Passage devant la commission du permis de conduire qui statuera sur le fait qu'elle puisse conduire ou pas.
Si c'est niet, alors je continuerai à faire le chauffeur.

Mais je continuerai aussi à prendre ma dose d'antianxyolitiques. En faisant chambre à part (pour l'instant c'est 70%... je me couche dans le lit conjugal mais vaincu par d'une part les ronflements et d'autre part les ressentiments, je file vers 2h du mat dans la chambre d'à côté.)

Je pensais que le boulot était pour beaucoup responsable de cette prise de médicaments, je m'aperçois que finalement ce n'est pas si vrai.

Il l'a été, bien sûr, notamment pendant mes années non pas de harcèlement mais de persécution (1994/2003) mais depuis 2007, je n'avais vraiment pas eu à me plaindre de mon travail. C'est même lui qui m'avait redonné confiance en moi.

Je vous embrasse.

21:44 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Ca rappelle un peu ma mère.En 2000,j'avais voulu emmener mon père avec moi chez la famille que je connaissais,en Thaïlande.Elle a commencé à faire tant d'histoires qu'on a dû renoncer.
Cette année,des membres de ma famille vont au Portugal,chez de la famille qui vit là bas,et rebelotte,ils ont proposé à mon père de venir et elle recommence ses histoires.Au début elle se moquait de lui ,disant qu'il n'irait jamais,et puis comme ça approche et qu'il est toujours ok,alors là elle refait ses hystéries.
Bon je veux bien qu'il n'ait pas toujours été assez sympa avec elle,et qu'elle est dépressive et en santé fragile,mais là ça commence à devenir lourd,et vu que je n'ai pas de copine,personne pour me soulager le moral.Alors dur,et je te comprends.

Écrit par : thierry | 05/07/2011

Merci de me comprendre :) Le problème, c'est que je deviens de moins en moins résistant à ses sautes d'humeur, qu'avant (que j'étais en activité) où je prenais sur moi de ne rien dire, sachant que je pourrais décompresser dans le travail. Mais là, c'est 24h/24, et j'avoue que je suis en train de perdre pied.
En voyant mon blog et certaines notes ("je plonge") par exemple, je me demande si je ne devrais pas revenir à la dose de médocs initiale (200 de A -j'en suis à 75- 5 de B et 50 de C)
Amitiés.

Écrit par : Cica pour Thierry | 06/07/2011

Allez courage! Je te l'ai dit il y a quelques temps: il te faut une activité... et il y a moins de temps: prend le, ton temps, pour réduire ces satanés médicaments! A quoi te sert de tout arrêter pour aller mal et tout reprendre à haute dose? Je suis d'accord par contre qu'il faut essayer le sevrage... maintenant si ça te rend trop fragile, il faut peut-être penser à différer!
Protège-toi, tu en as besoin...
Bisous!

Écrit par : CriCri | 06/07/2011

Le problème c'est qu'elle me colle aux baskets, et que si j'avais une activité, elle me suivrait dans cette activité ! Par exemple je tiens une heure par mois la permanence de la bibliothèque, et bien la dernière fois, j'ai dû me la coltiner ! Et si j'avais dit non, elle aurait imaginé des histoires de maîtresse que je voyais en douce là-bas. C'est vrai que j'y vois des représentantes du sexe féminin, toujours en-dessous de 14 ans et au-dessus de 75 ! Du reste elle l'a vu.
Non, la seule solution passe par son autonomie, et donc la conduite automobile. 11 mois à présent qu'elle n'a plus fait de crise, j'en parlerai au toubib.
Bises

Écrit par : Cica pour CriCri | 07/07/2011

Comme prévu, après avoir été à Paris, puis une journée de transition à faire analyser le sang du chat (il va mieux), vu que la copine de "chère et dure" est partie chez sa mère, because mari trop chiant (elle a raison), on se retrouve donc face à face, et la crise d'hystérie est venue de bon matin, avec toujours les mêmes arguments ("tu fous jamais rien", "c'est qui tes copines de l'ordinateur ?" "tu ne te rases jamais, c'est dégueulasse") etc etc, le tout en hurlant comme une folle - qu'elle est en fait. Là je suis dans mon sous-sol, dans ma "soupape", attendant de me calmer (dans ces cas là j'ai envie de lui foutre une baffe qui lui remettrait les idées en place), sachant qu'elle, ne se calmera que dans des heures. Je sais que c'est sa maladie qui la rend folle, mais je le répète une fois de plus : finir mes jours de cette manière, c'est au-dessus de mes forces.
Je vous embrasse.

Écrit par : Cica (dernières nouvelles) | 14/07/2011

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