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09/05/2012

Totale ingratitude de ma part :(

J'ai dû l'écrire environ 500 fois, mais alors que j'étais prêt à retenter de mettre fin à mes jours - mais de cette fois de manière plus radicale - mon chemin a croisé celui du Net en juin 2003, et - je vous éviterai les détails, moult fois évoqués - le site Psychologies.com m'a sauvé, enfin pas lui mais les gens qui écrivaient dessus.

D'abord forum en tant que Pompon jusqu'au 11 septembre 2006, puis dans les blogs en tant que Cicatrice d'avril 2005 (et oui, déjà 7 ans que je "Cicatrise" !) à juillet 2010, date à laquelle j'ai rejoint les rangs d'Hautetfort.

"Psycho" ou "La rue des blogs", comme on dit, m'ont vu au début dans ma maniaco-dépression.

Un temps j'avais cru que c'était mon "réel" qui m'avait plus ou moins guéri. Une mutation salutaire à Biarritz, où si au début j'ai été bien accueilli par mes collègues, ça s'est un peu gâté à la fin.
Egalement, au Pays Basque, j'ai vu ma fille quitter définitivement le nid à l'été 2004. Et ce en deux temps, d'où double peine, et là, j'ai très très mal réagi...
Enfin, c'est pendant ce séjour Biarrot que mon épouse a subi sa terrible opération qui l'a complètement transformée (et pas dans le sens positif).

Donc, pour moi, ces années Basques (2003/2007) n'ont pas été le top, et heureusement que les gens de Psycho étaient là pour me comprendre, me réconforter, discuter avec moi, me rencontrer même.

Puis l'été 2007 a vu la fin de ma maniaco, avec ma mutation à Lons Le Saunier, je pense la seule station de ma carrière où du premier au dernier jour j'allais bosser en sifflotant !

Depuis 2010 j'habite Ouhans, et je suis en retraite depuis mars 2011.

Dans une récente note, je parlais du sevrage progressifs de mes médicaments depuis cette date.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2012/03/07/desint...

Parti de 13 comprimés, j'étais en mars arrivé à 3.
Et à présent à 2.

Objectif zéro en septembre. Si Dieu veut....

Pourtant ma vie ici n'est pas un chemin jonché de roses. Je dois cohabiter avec une épouse infirme, qui si elle fait des efforts (énormes) d'élocution avec autrui, n'en fais pas du tout avec moi. Si bien que je dois jouer à "questions pour un champion" en permanence.
Pour elle c'est pire : elle a du mal à communiquer, donc, mais le fait qu'elle soit épileptique la rend totalement dépendante de moi. Pas évident du tout...

Bref, malgré tout, avec un voisinage très compréhensif (qui a dit que les Franc-Comtois étaient froids ? Allez donc voir en Bretagne ! Je descends des deux, alors je peux donner mon opinion !) j'arrive peu à peu à "Cicatriser", à presque redevenir comme avant, avant ce 1er septembre 1992 qui m'a donné un cadeau merveilleux, mais qu'on m'a repris 5 ans après.
Faites ça à un gosse : donnez-lui le jouet de ses rêves et quelques semaines plus tard vous le lui reprenez, ça le marquera à vie...


Bref, en ce début mars 2012, j'étais "bien".

Mais le 3 mars, je vois que "quelque part" sur la Toile, des personnes essaient de ressusciter la Rue des Blogs.
Je m'y "Rue" illico, me permettant même d'y inscrire certaines personnes sans leur avoir demandé leur avis !
Deux me rayeront de leurs amis Facebook, et l'un n'appréciera pas, depuis nous sommes un peu en "léger froid"...

Mais bon, qu'importe, la Rue était ressuscitée, du moins en partie.

Ce qui me permet de faire plus ample connaissance avec des personnes que là-bas je ne côtoyais que peu, n'étant pas dans mon "clan" ! Je sais j'étais un peu c... à cette époque, la maladie n'excusant pas tout.

Mais, en participant à leurs discussions, mes vieux démons reviennent. Dont la parano. Je me sens plus fragile. Me sens parfois - à tort - "exclu"...

Le fait d'entrer, le samedi 10, parmi les intimes de mon idole de jeunesse Gérard Palaprat achève de me chambouler.

Je commence à piquer une première "crise" le 16. Puis pensant déjà que cela avait un rapport, je fuis ! Je pars passer 4 jours à Toulon, chez mon cousin germain.

Ca va un peu mieux au retour, mais et je recommence à participer au "truc".
Mais de nouveau, le malaise revient, et le 30 je songe à en partir.

Le 16 avril je "pète les pombs" au sujet d'un fil de discussion qui aurait été censuré.
Mais dès le lendemain, je connais mon erreur, et je m'excuse auprès d'eux de cette attitude pitoyable.

Puis le 18, vacances en Bretagne et Paris, qui arrivent à point nommé.


Depuis mon retour, le 30, si je continue à lire de ci de là mes anciens voisins de "rue", je ne participe plus ou presque aux fils de discussion.

Et je me suis aperçu que depuis, ça allait mieux, nettement mieux.

L'explication que je peux donner est que je ne suis pas encore tout à fait guéri de tout ce qui m'est arrivé entre 1994 et 2006. Et que me plonger dans ces fils de discussion me ramènent aussitôt dans cette triste période.

Alors, me direz-vous, le plus simple ne serait-il pas de ne plus faire partie de cet espace ?

Non, parce que l'immense majorité des membres sont non seulement des gens à qui je dois beaucoup, mais tout simplement des gens que j'aime.

Et que je serais vraiment triste de ne plus avoir de leurs nouvelles.

N'empêche, je suis vraiment ingrat sur ce coup-là, défaut qui pour moi est le pire de tous...
Mais que faire ?

Je vous embrasse.