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02/07/2012

L'Autriche, le pays où l'on arnaque les touristes

D'abord je voudrais une fois de plus tordre le cou à une idée reçue concernant mon blog, même si elle se vérifiait voici effectivement quelques années : je n'écrirais qu'en fonction des commentaires.

Depuis mon retour:
• ma longue note sur notre périple : roue de bicyclette en guise de commentaires
• ma note sur celles les plus lues en juin : La même roue.
• ma note sur les tubes de l'été 1972 : idem.
Juste avant :
• ma note de lundi dernier qui indique la formule magique qui permet de savoir si le prix du carburant à la pompe que vous payez est bien celui que voud devriez payer. Note pourtant utile, zéro commentaire.
• ma note sur la fête de la musique : idem. Bon, ça parle de Nathalie, ça peut expliquer la chose !

Tout cela pour vous dire que cette période est terminée. Que j'écris d'abord pour me faire plaisir, et aussi pour faire plaisir aux éventuels lecteurs. Qui sont en nombre, même s'ils sont silencieux.

S'il est vrai que - de plus en plus rarement  - je me sers de mon blog pour y hurler ma détresse (comme ce maudit 5 juin, qui a failli voir deux bloggueurs célèbres disparaître en même temps) à présent, ma règle est simple : J'écris, comme je le ferais sur un journal intime (tenu avant d'avoir Internet de 1999 à 2003), si ça plaît aux gens, tant mieux, si ça ne leur plaît pas, tant pis.
Je n'ai rien à vendre, je n'ai pas de notoriété à me faire, je n'ai plus tellement de besoin de reconnaissance (sauf en cas de crise), je suis libre.
Libre aussi de virer de mon blog les notes sans intêrêt, afin de l' "aérer"....

Voilà la mise au point que je voulais faire.

 

Sinon, l'Autriche, pays à arnaques...

Je n'ai pas l'intention de faire de mon cas une généralité, mais voici quand même ce qui nous est arrivé pendant ces 48 heures là-bas.

1) Pour emprunter les autoroutes, il faut payer une vignette. 8 euros pour 10 jours, c'est donné, je vous l'accorde. D'autant qu'une forte amende vous attend si vous ne la payez pas.
Le problème c'est que, pour trouver ladite vignette, c'est mission impossible ! J'ai dû faire TOUTES les stations-service de la ville frontière de Feldkirch pour en trouver une....
Le touriste pressé, surtout s'il ne fait que traverser l'Autriche, il se dit "bon, y en a pas y en pas, j'y vais quand même". Et il se fait aligner...

2) Pour passer du Voralberg au Tyrol, vous avez le choix entre le tunnel de 14 km à péage ou la montée par le col.
Quand vous arrivez au pied du col, si vous n'avez jamais pris la route, on vous dirige illico vers le tunnel ! J'ai dû stopper à la bifurcation coincé entre les deux routes, et attendre que le trafic se libère !
Sinon, j'étais lancé et impossible de faire demi-tour...
Pour faire 25 km, nous mettrons plus d'une heure ! Avec des circulations alternées à tout bout de champ, mises là... on ne sait pas pourquoi ! (enfin, moi si, je commence à avoir une petite idée).

3) Il est des villages traversés qui méritent une halte. Tel St Anton. Mais pas de places de stationnement à l'air libre. Je reconnais que la présence de voitures gâcherait le paysage (mais les fourgons et autres voitures de fonction, en foule,  n'ont pas l'air concernés). Les parkings souterrains sont donc obligatoires. Pourquoi, comme dans la plupart des parkings souterrains hexagonaux dans les sites touristiques, ne pas déclarer "gratuite" la première demie-heure ? Si l'endroit vous plaît - comme ce fut le cas pour moi à St paul de Vence - on reste plus longtemps et on paie le supplément.
Là, d'entrée, tarif "journée", à 3.50 euro !!! Comme à Riquewir en Alsace où il suffit d'aller se garer quelques 500m plus loin pour ne rien raquer.

4) Les supermarchés. J'en ai essayé 4 différents, à 3 endroits éloignés l'un de l'autre. SYSTEMATIQUEMENT les promotions sont passées à l'as. Même si vous avez écrit dessus en grosses lettres "HALF-PRICE" (c'est la nouvelle langue Autrichienne !) . Là quand vous montrerez la chose à la caissière, elle rectifiera tout en parlant de vous à la cantonade, en termes qui ne doivent pas être très flatteurs. Sinon, la plupart des prix affichés  ne correspondent pas à leur code-barre.

5 ) Innsbruck. Déjà, se garer.
Quand vous avez la chance de trouver une place, ça se situe comme ça :

DSCN7812a.jpg

Vous voyez les bandes bleues, vous vous dites "c'est zone bleue". Vous faites quand même quelques dizaines de mètres pour voir s'il n'y aurait pas un horodateur, mais non.
En fait, si ! Car des tickets sont bien apposés sur les pare-brises ! Alors il faut essayer de demander à l'autochtone, si celui ci baragouine l'anglais, ce qu'il en est. Et là il vous indiquera un parcmètre, sans doute le seul et unique à 500 m à la ronde !

5) Donc vous laissez votre bagnole moyennant quand même 2 euros (à l'heure de midi !) et vous essayez les transports en commun.
Je sais, j'aurais dû aller à l'office du Tourisme, essayer (avec effort) de trouver quelqu'un qui baragouine votre langue et demander si la tarification horaire qui s'applique désormais à l'ensemble des réseaux continentaux (France, Belgique, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Espagne, Portugal, Italie - le pionnier en la matière, dès 1970) s'applique également à Innsbruck.
Comme il s'appliquait.... en 2007 (!) où j'ai pu faire sans souci une boucle dans la ville avec deux trams différents.
Nous prenons donc le tram 3 vers le centre-ville, où vu la chaleur nous ne flânons pas, et revenons par un autre tram, le ticket étant oblitéré depuis 40 minutes.
Vous passez votre ticket dans le composteur, qui fait un "ding" réconfortant (chez nous, ça fait REUHHH quand ça ne marche pas) et vous vous asseyez.

Vient un con-trôleur. Qui arbore un parfait sourire quand il voit nos tickets. Miracle, il baragouine un peu l'anglais. Il me dit qu'on est en infraction car on a utilisé deux fois le même ticket. Je lui dis qu'on n'a pas dépassé l'heure de temps, il me répond que cela n'a rien à voir, qu'1 ticket = 1 course.
Un couple de personnes âgées (15 ans de plus que nous) ont vu que nous avions composté, que nous ne cherchions pas à frauder, et se sont mis à le lui expliquer.
Mais le mec tenait des proies, il n'allait pas s'en déssaisir !!!
Voyant que le couple âgé prenait fait et cause pour nous, il nous a fait descendre.

"Papiere..."
Ce doux mot doit évoquer pas mal de choses aux quinquas et au-delà...
"Non", répond mon épouse, en me retirant des mains la carte d'identité que connement j'étais en train de lui donner. Ouf, merci à elle.
Là il rugit : "No papiere, alors Police".
Puis il me dit que "normalement l'amende est à 110 euros par personne (!!!) mais qu'il veut bien la faire descendre à 55...!!"
Là, je lui dis tout net :"call the Police".
Je veux bien me faire pigeonner, mais qu'au moins il y ait des traces....
Furax il prend sa tablette et hurle des trucs.
Et puis, au bout de 2 minutes, il nous tend les tickets. Visiblement il s'était fait rembarrer par une police qui, contrairement à lui, n'était pas corrompue.

6) Pas question de rester dans cette ville. Et même, dans ce pays d'arnaqueurs. L'autoroute toute proche indique BRENNER 31 . L'Italie ....
Car c'est comme chez nous les panneaux autoroutiers sont en bleu ! Histoire peut-être de tromper les Italiens, Suisses et Allemands ????

On y fonce, et quelques 20 minutes plus tard, à 1330 m d'altitude, nous y sommes.
On sort, et .... on voit une cabine de péage !!!
12 euros. Donc pour certaines autoroutes autrichiennes il faut raquer deux fois....D'abord la vignette et le péage (MAUT) proprement dit !

Après une petite heure passée en territoire italien, nous redescendons par la Nationale. Une heure et demie pour faire 40 km sur une route qu'aucune commune française ne voudrait pour faire passer ses tracteurs !
Quoique... chez nous c'est aussi vrai : les nationales longeant les autoroutes, même si elles sont très roulantes, sont bourrées de rond-points tous les 500m, qui le plus souvent, débouchent sur... l'herbe ! Comme Pau-Bayonne, par exemple.

7) le soir nous décidons de visiter les cascades de Stuibenfall. Juste à côté de chez nous.
Mais, alors que nous nous garons sur l'herbe, un panneau TICKETS est posé à côté d'un parcmètre.
Même topo, comme aux Cascades du Hérisson (Jura), c'est 3.50 euro la place de stationnement.

Là je dis "stop" et nous montons dans notre village haut perché.

8) Le lendemain, départ. Je me souvenais des tunnels et du passage du col de l'Arlberg, aussi décidé-je de passer par la route touristique de la Silvretta.
Après 35 km de route alpine, que voit-on au détour d'un chemin ?

Si.... une barrière de péage !
14 euros !!!
Le type nous tend une brochure :

Image (71).jpg


Cette fois la coupe est pleine, pas question de déjeuner dans un des restos du col, je n'ai qu'une hâte, de quitter ce pays à arnaques !!

Bien entendu, pas la moindre table de pique-nique sur le bord de la route, il faudra attendre une aire de repos sur l'autoroute pour en trouver une.

Et encore, je me demanderai un temps, traumatisé, s'il ne faut pas payer pour manger sur cette table !


Bien entendu nous reviendrons là-bas. Mais en touristes "avertis".  En nous renseignant le plus possible dans les offices de Tourisme, ou sur Internet - quand c'est possible, par exemple aucun plan n'est disponible sur le site des transports publics d'Innsbruck.

L'Autriche est un très beau pays à visiter, mais alors quelle bande de voleurs !!!

Je vous embrasse.

15:00 Publié dans arnaques | Lien permanent | Commentaires (12)