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17/10/2012

Mes "vagues à l'âme"

Hier, j'ai eu une de ces fameuses "vagues" de déprime, et je l'ai fait partager ici.

D'abord merci aux personnes qui ont commenté.

Ensuite il faut que j'explique ces "vagues".

Je sais bien de quel site je viens. Mais je pense qu'il est inutile, pour ce genre de choses, d'aller voir un psy (dans la mesure où il y en a, ce qui n'est pas du tout le cas dans mon village dans un rayon de 40 km).

Je connais mes "vagues", le plus souvent je les laisse passer et elles s'en vont toutes seules. Comme ce fut le cas hier.

En revanche, certaines sont de vrais tsunamis, comme celle du 5 juin, qui a bien failli m'emporter.
Le problème, c'est qu'elles commencent toutes de la même façon. Comment savoir quelle sera son intensité ? C'est bien là la question.

Pour en revenir au psy, je pense en revanche qu'il est très utile d'en voir un ("de se faire aider" dans un langage de précaution) en cas de vraie dépression.

Et là, mon avantage, c'est d'avoir connu ce que c'était.

• Ne plus avoir goût à rien.
• Se faire une montagne du plus petit changement.
• Ne penser qu'à son lit, et en corollaire
• Se réveiller avec anxiété, et voir comme un soulagement le soleil décliner, la nuit arriver.
• Passer à côté de tout, y compris des meilleures choses (moi, de 1995 à 1997).
• Ne plus savoir écrire, enfin écrire vraiment comme un chat.
• Transpirer abondamment ans son lit (durant l'été 1996, en vacances près de Colmar, j'ai mouillé 6 paires de draps en une semaine !)

Et des tas d'autres "bonnes" choses de ce tonneau.

Rien à voir avec mes "vagues", que je ressens depuis très longtemps (la première, je me souviens c'était en classe, en janvier 1964. J'ai alors attendu que ça passe, me demandant bien ce que ça pouvait être).

Voilà. Je voulais mettre les choses au point pour expliquer cette situation (qui ne m'arrive que rarement) à tous ceux qui ont lu cette note, et à ceux d'entre eux qui m'ont laissé un petit mot.

Je vous embrasse.

18:23 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (10)

Commentaires

Je crois que la dépression est plus insidieuse que ça, et sait se cacher sous des comportements à priori anodins...
Je persiste à dire que, même sans y aller toutes les semaines, ça te ferait du bien de "vider ton sac" dans les oreilles de quelqu'un qui ne partage aucun affectif avec toi ...
Des bisous

Écrit par : Teb | 17/10/2012

Hum... Les vagues à l'âme qui vont et viennent comme chez tout le monde, qui sont "normal" et sans gravité, ça ne débouche pas sur "je vais chercher des pneus, peut-être que je ne reviens pas"... Mais c'est toi qui vois ce que tu fais de ta vie. Si tu penses que tu peux te débrouiller tout seul, c'est ton droit et tu as peut-être raison. Je n'ai fait qu'une suggestion puisque tu te demandais d'où venait cette déprime. Tu as été hospitalisé il y a peu et tu nous as dit toi-même qu'ils t'avaient trouvé très fatigué moralement parlant. Est-ce quelques jours de vacances en Bretagne peuvent suffire à effacer ça ? Je ne suis pas sûre mais je te le souhaite.
Quelle que soit la manière qui te convienne, prends soin de toi.
Ps : le psy, ce n'est pas que pour les grosses dépressions. Je n'ai jamais eu les symptômes que tu décris pourtant une psychologue, puis une sophrologue m'ont beaucoup aidée. :-)

Écrit par : captaine lili | 17/10/2012

• De toutes façons, le problème est quelque part résolu, puisque là où je me trouve, à moins de me taper 100 km de voiture pour chaque consultation, il n'y a pas de psy.
Mon épouse a consulté une "charlatane" pendant 1 an, à qui elle servait de variable d'ajustement pour ses RDV. Elle a préféré arrêter, aussi ai-je fouillé l'annuaire pour lui en trouver un autre. Il y avait le Dr A..., qui lorsque j'ai pris RDV pour la consultation m'a envoyer balader en me disant que mon épouse devait prendre son RDV elle-même !
Restait l'hôpital. Muni d'une ordonnance qui mentionnait "suivi psy" du CHU Besançon, la psy en chef l'a reçue, lui a fait cracher des trucs qu'elle avait au fond d'elle (ce qu'il fallait) puis lui a dit "dorénavant, ce seront des infirmiers qui vous suivront". Elle a quand même été suivre l'entretien avec cet infirmier, qui s'est très mal passé, celui-ci s'inquiétant d'abord de la prise en charge du taxi...!
Ensuite elle a été voir une neuro-psychologue qui lui a fait passer des tests, lui disant "on vous recontactera".
On attend toujours !


• Moi. Le 16 août, j'arrive à l'hôpital de Pontarlier, où m'avait adressé mon médecin traitant. On me fait diverses prises de sang, un médecin canadien me dit qu'effectivement j'avais un souffle au coeur (je le sais depuis mon enfance, ce truc revient quand ça ne va pas trop - le cardiologue de Besançon n'a rien vu....) puis arrive le psy n°2. Qui me dit que je n'ai rien, et qu'il va me faire sortir. Là je lui expose mon souci et il me répond "on ne va pas faire du nursing, quand même..."
No comment...
Ce sera grâce à mon médecin traitant que je pourrai être admis dans un autre hôpital, où là (ils ne sont pas surchargés donc peuvent faire du bon boulot) ils auront parfaitement compris la situation, et voudront même me garder 1 mois !!!

• Enfin, réponse à Lili. D'abord je renouvelle mes excuses pour cette note alarmiste (et je suis heureux qu'"ailleurs" personne n'en ait parlé...) En revanche, oui, mon séjour Breton m'a énormément requinqué. D'abord j'ai été heureux du repas de famille avec mon cousin/frère et le reste de la famille, avec ma fille. A Lorient ma tension n'a pas dépassé les 12.
Idem à Quimper avec mon ami Bernard, qui est pour moi un "repère". Une sorte de point fixe, la personne (hors famille) que je connais depuis le plus de temps (ça a fait 47 ans en juillet). Et justement, c'est lui qui joue le rôle de psy puisque je lui dis tout de moi. C'est je crois la personne qui en sait le plus sur moi... oui, TOUT si vous voyez ce que je veux dire.
Enfin, à Paris, j'ai été content de voir (bien) chanter une copine de blog.

Je pense vraiment que seuls mes trois séjours annuels Bretonno-Parisiens peuvent m'aider.

Écrit par : Cica pour Teb et Lili | 17/10/2012

bonjour Cica,
je ne vais plus beaucoup sur la toile et Mary non, plus,mais on ne t'oublie pas.En classant des choses j'ai trouvé une carte ancienne (1835)du Doubs.Je crois que tu habites ce département?
Envoie moi sur mon mail ton adresse et je te la fais passer.Amitiés Alain
alain.dollinger@sfr.fr

Écrit par : alain | 18/10/2012

Des symptômes que tu décris pour la dépression j'ai les 4 premiers depuis un moment... je ne pense pas être dépressive pour autant... et puis, pourquoi le serais-je ? Je n'ai aucune raison...
Les vagues que tu décris, j'en croise aussi... elles ne vont pas loin parce que j'ai quelqu'un pour qui je dois faire en sorte d'aller bien. Alors, je fais semblant parfois et puis, je me dis que j'ai de la chance d'avoir ce que j'ai... je relativise, je compare et j'essaie de me dire que ça pourrait être pire. Pourtant, c'est bizarre ces sensations qui nous envahissent presque malgré nous et c'est vrai que ça vient comme ça, sans prévenir... parfois on me demande ce qui ne va pas et je suis incapable de répondre... j'ai envie de dire "rien, tout va bien" et en même temps, rien ne va...

Les notes, comme tu dis, alarmistes ont le mérite d'exister... elles ne sont pas inutiles (sauf les fausses notes alarmistes... je connais qqun qui en abuse et ça devient ridicule). Elles permettent de se poser, de mettre des mots et d'en recevoir aussi... parfois, rien que ça, ça fait du bien, même un peu... même si ça ne résout rien, évidemment. Et, comme je te disais l'autre soir, c'est marrant ensuite cette "nécessité" d'aller voir si ça va mieux... alors qu'on ne se connaît pas.
Bises

Écrit par : Béatrice | 18/10/2012

• Si tu as les 4 premiers symptômes, tu devrais quand même consulter un psy, pour qu'il te dise où tu en es... Si tu m'avais dit la 6) alors là, c'était sûr que tu étais dépressive...
• Disons que du côté des notes/posts alarmistes je me suis calmé. Quand je suis arrivé sur le net en juin 2003, j'étais un écorché vif. Et de ces posts j'en ai pas mal écrit. Mais j'étais alors en maniaco-dépression et il m'est arrivé aussi de veiller toute la nuit parce que quelqu'un avait également mis un post de ce genre. Je suis resté éveillé jusqu'à 3 h du matin, et là j'ai passé le relais à une amie Québécoise...
• On ne se connaît pas.... Grave erreur ! Autant je ne pense pas de bien des sites de rencontre parce que pour moi l'amour c'est d'abord une alchimie, mais en revanche, on arrive à se connaître par le fait de communiquer, même si on ne s'est jamais parlé, jamais vus. De 2003 à 2012 j''ai rencontré 30 personnes avec qui je discutais sur le net. Sur les 30, seulement 3 m'ont déçu !!! Bonne statistique non ? Plus fort, parmi ces personnes, je suis toujours en relation avec la moitié d'entre elles!

Et puis je connais bien ta ville, je l'aime, tout ça ça aide.
Bises.

Écrit par : Cica pour Béa | 18/10/2012

C'est vrai qu'on se "connaît" par nos écrits qui, mine de rien, en disent long sur nous, sans doute, quelquefois, plus qu'on ne voudrait d'ailleurs. C'est beaucoup plus révélateur qu'un site de rencontre où on ment un peu ou si on ne le fait pas, on rencontre des menteurs. Sur un blog, pourquoi mentir ? Quel intérêt ? On écrit d'abord pour soi et ensuite pour être lu et éventuellement commenté.

Écrit par : Béatrice | 18/10/2012

Ah!les vagues à l'ame Cica!j'en sais quelque chose moi aussi...Je te lis régulierement mais je ne dis rien parceque moi aussi j'ai de plus en plus de mal avec la vie,ce n'est pas toujours rose.Comme toi,je vis beaucoup dans les souvenirs quand tout allait bien.Je pense que si on n'a plus vraiment de but,on s'enfonce de plus en plus.Je tiens le coup pour mes enfants qui ont encore besoin de moi,ce sont mes gardes fou...Courage Cica et continue de te battre,de chasser tes idées noires,on aime beaucoup ton blog.

Écrit par : lynda | 19/10/2012

Un blog est (s'il n'y a pas au départ des idées mal placées - j'ai connu ça dans Psycho) forcément authentique, et par conséquent les amitiés qui se nouent en lisant ces blogs ne peuvent être fondées que sur de l'authentique. Surtout que dans mon blog je ne fais aucune concession (je l'ai payé assez cher, notamment en 2006 et 2012).
Alors que sur les sites de rencontre, forcément, même si on pense pas y mentir, on "s'enjolive". On déguise un peu les professions, on élude l'âge qu'on a (quelqu'un de 59 ans dira "la cinquantaine" ou "en pleine maturité") on s'invente des hobbies, on choisit les photos qui sont à notre avantage...
Rien de ça dans les blogs. Et Béa, en te lisant, soit ton blog, soit tes coms, je pense te connaître plus que la majorité de mes voisins !
Je t'embrasse.

Écrit par : Cica pour Béa | 19/10/2012

Je n'ai pas de but, je n'ai PLUS de but dans la vie. J'ai totalement réussi ma carrière, j'ai réussi ma fille, laquelle est sur de très bons rails. Aussi je m'en fabrique ! Des petits buts, des "butounets", comme par exemple arriver à élaborer la climatologie complète de mon village. Le fait de devoir partir en Bretagne n'est pas un but mais une nécessité dont pour l'instant je ne vois pas l'échéance. Ca peut être 2013 (si quelque chose de grave arrive à l'un des deux) ou 2011 !
Restent ces saloperies de rêves, ces saloperies de "vagues", qui heureusement se raréfient.
Une chance aussi : ma mémoire s'effondre. Dommage pour certaines choses, mais heureusement pour d'autres. Ainsi je suis capable de te citer le nom de mon prof de maths en 3ème (1964/1965) mais le psy que j'allais voir en 1995/96, aucune idée !!! Et c'est TRES BIEN.
Je t'embrasse.

Écrit par : Cica pour Lynda | 19/10/2012

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