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17/02/2013

2006 : mon 17 février de folie...

En septembre de l'année d'avant, un professeur de neurologie de Bordeaux (nous vivons alors à Biarritz) nous annonce que l'épilepsie de mon épouse est opérable. Car bien localisée. Pour en être sûr, il faudra faire une batterie d'examens. Qui auront lieu en décembre.

Les examens, qui consistent à lui faire un électro-encéphalogremme en continu en la privant de médicaments jusqu'à ce qu'elle fasse une crise, sont concluants.

Rendez-vous est donc pris pour la grosse opération (trépanation), elle devra entrer à l'hosto le 17 février en fin d'après-midi.
Entretemps elle aura beaucoup hésité, pesant les risques de se faire ouvrir la tête et aggraver encore plus le mal si ça rate, et les chances d'en finir une fois pour toutes avec cette sale maladie.

Mais l'avant-veille, je reçois un autre coup de fil, d'un autre hôpital diamétralement opposé : celui du Vigan, dans les Cévennes : mon père vient de mourir.

Je m'y attendais plus ou moins vu son âge (94 ans) quoique la dernière fois que je l'ai vu (30 décembre 2005) il me paraissait en forme. Mais quand même, le choc est rude.
Et je poste juste cette phrase sur mon blog de l'époque, sur la plateforme Psychologies.com : Mon père vient de mourir...

Là je prendrai la mesure de ce qu'est la solidarité sur ce site, que plus tard ses blogueurs appelleront "la Rue" : des dizaines de commentaires, notamment de personnes avec qui pourtant je n'étais pas dans les meilleurs termes.

Que dois-je faire ? Aller à son enterrement, privilégier mon épouse et l'accompagner à l'hôpital de Bordeaux, faire reporter l'intervention de mon épouse ? Sachant que le prochain "créneau" ne sera qu'en juin, et qu'elle risque fort de n'être plus motivée, voyant là un "signe" ?

J'élimine d'emblée la 3ème solution (pourtant c'est celle que j'aurais dû préférer...) et je choisis d'aller aux obsèques de mon père et en même temps être au chevet de mon épouse.

C'est à dire le même jour, le 17 février...

Ce sera donc par le train que je partirai le 16. Jusqu'à Montpellier où je coucherai chez une cousine, laquelle m'accompagnera au Vigan, situé à 65 km de là, pour assister à l'enterrement.

Là-bas, je serai énormément déçu : dans l'église qui m'a vu me marier 32 ans plus tôt, qui a vu les obsèques de ma mère 8 ans auparavant, presque jour pour jour, personne en dehors de ma cousine, mon cousin germain, son épouse et moi-même...

J'en voudrai longtemps à cette petite ville, qui aura vu aussi mon divorce. J'en ferai même une note assez dure... Je n'y suis pas retourné depuis, mais cette cicatrice-là s'étant refermée, ainsi qu'une autre cicatrice, bien plus profonde (qui a d'ailleurs valu mon pseudo et mon nom facebook) je compte y retourner d'ici l'été.

Bref, journée mémorable que celle où, le matin, j'enterre mon père et où le soir même, je dois être à Bordeaux au chevet de mon épouse à l'hôpital...

Ma cousine me remènera en voiture à Montpellier où j'aurai juste le temps de sauter dans un "Corail Grand Sud" qui me permettra d'arriver à Bordeaux 4 heures plus tard.

A l'hôtel où je rejoins ma fille, je fais même un (léger) malaise. Sans doute l'émotion, sans doute aussi le fait que je n'aie vraiment rien mangé de consistant depuis la veille midi. Aussi peut-être le trop grand écart pour moi, entre les deux hôpitaux ? L'un signifiant la fin et l'autre devant signifier l'espoir ?

Devant, car finalement, ils feront une grave erreur médicale sur mon épouse, lui occasionnant un hématome cérébral que le professeur devra opérer en urgence un dimanche matin...

Elle en ressortira infirme, ayant perdu le tiers de son champ visuel et 60% de ses mots.
Mais pas sa maladie, qui sera de plus renforcée...

Mais la nature faisant bien les choses, les connexions cérébrales vont se ressouder et mon épouse va reprendre de son champ visuel et 70% de ses mots. La nature, et bibi, qui a été son orthophoniste à plein temps depuis 7 ans.

Si elle avait vu un signe pour ne pas y aller avec le décès de mon père deux jours avant, je pense à présent qu'elle n'avait pas tort...

Je vous embrasse.

11:18 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (4)

14/02/2013

UTILISATEURS DE FACEBOOK, ATTENTION !!!

Qui n'a pas rêvé d'avoir tous ses amis réunis dans Facebook ???

Amis réels, amis du net, amis des deux...

Depuis quelque temps, le site a mis cette annonce alléchante :

facebook.png

Seulement voilà !!!! Certes vous avez des chances de retrouver des personnes avec qui vous avez échangé, mais aussi des chances de voir votre compte Facebook purement et simplement supprimé !!!

Pourquoi ?

Simple : Cet outil récupère TOUTES les adresses e-mail de la messagerie utilisée pour votre compte Facebook, et envoie automatiquement des invitations.

Perso, mon mail date d'il y a neuf ans, et je sais que parmi celles et ceux avec qui j'échangeais, quelques-un(e)s ne veulent plus entendre parler de moi !

Et je me doute qu'ils ne doivent pas se priver de signaler cette demande d'ami comme suspecte...

Alors, Facebook vous met en demeure :

"il semble que vous envoyez des invitations à des personnes que vous ne connaissez pas. "

Veuillez cliquer sur la case correspondant à votre choix :

"je veux continuer à inviter ces personnes"

"je renonce aux invitations que je viens de lancer"

"je renonce à inviter désormais qui que ce soit".


SI PAR MALHEUR vous ne connaissez pas le "langage Facebook", que vous vous croyez dans votre bon droit et que vous cochez la première case, VLOUFFFF, votre compte sera immédiatement supprimé !!

Moi j'ai coché la 2) et j'ai eu bien fait car une autre fenêtre est apparue :

"confirmez votre choix si vous voulez conserver votre compte Facebook"...

D'où ma précédente supposition !

Alors, utilisateurs de Facebook, faites bien attention avec cet "outil de recherche d'amis", qui envoie des invitations avec répétition tous les jours !!!!

Je vous embrasse.

14:06 Publié dans arnaques, Web | Lien permanent | Commentaires (2)

12/02/2013

le feuilleton "mariage pour tous" enfin terminé

On en parle depuis novembre dernier, le Petit Journal de Yann Barthès, qu'on a connu mieux inspiré, en a parlé pendant 3 semaines d'affilée (et ce n'est sûrement pas fini) , bref, peut-être qu'on va arrêter de cacher avec cette "poudre aux yeux" le bilan d'un François Hollande qui m'a énormément déçu.

A croire que le mariage homo était le pivot de ce qu'il promettait, notamment lors du débat télévisé...

Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes....

Ah bon ??
C'est pour ça qu'il a nommé Olivier Schrameck, directeur de cabinet de Lionel Jospin, président du CSA ??

Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire autant de femmes que d'hommes.

Oui, si on compte les ministres délégués aux choux farcis ! Mais dans l'ordre protocolaire, les hommes occupent les places 1, 2, 3, 5, 8, 10, 12, 16, 18 et 20. La première femme pointe à la 4ème place et les autres n'ont droit ensuite qu'aux numéros 6, 7, 9, 11, 13, 14, 15 et 19...

Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cimuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.

Demander à Jean-Marc Ayrault, premier ministre et maire de la 6ème ville de France !

Sans parler du maintien de la retraite à la Sarkozy (mon épouse partira bien à 61 ans et deux mois, bien qu'elle ait commencé à 16 ans....) , du cadeau fait aux banques avec la non-séparation entre établissements de dépôt et banques casino, promise pourtant aux français...

Quand au joujou du maire de Nantes, un aéroport qui ne s'impose pas vraiment dans une région qui est à moins de 2 heures de Paris en TGV, celui-ci n'a pas vraiment l'air de lâcher le morceau !

Et l'abandon de notre industrie, n'en parlons pas non plus...
Comme le disait Coluche, la loi anti-tabac est une réussite, même les haut-fourneaux ne fument plus !

Je suis de gauche depuis l'âge de 17 ans, j'ai évidemment voté Hollande aux deux tours, mais je suis vraiment écoeuré que nos députés aient passé autant de temps à discuter d'un sujet sociétal (le mariage entre homos) alors que le social, lui, n'a pas, pour l'instant, eu droit a autant d'égards.

J'espère qu'à présent, on pourra enfin aborder d'autres sujets !

Je vous embrasse.