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26/07/2013

Trop de médicament tue le médicament

Quand j'ai commencé ce blog, voici trois ans, j'étais encore en activité.

Et, malgré le fait que cela se passait très bien au boulot, j'avalais encore énormément de comprimés.

• 5 mg de témésta (2 comprimés jaunes ou 5 comprimés blancs)
• 200 mg Atarax
• 2 stilnox

Dès mon arrivée en retraite j'ai décidé de me sevrer progressivement.

• j'ai commencé par l'Atarax, le plus facile. A raison d'une baisse de 0.25 mg par mois, en novembre 2011 j'étais arrivé à m'en passer totalement.

• Pour le témésta c'était une autre paire de manches.
Je prenais ce médicament depuis... 1973 car il m'était indispensable pour le travailleur de nuit que j'étais. Ma dernière nuit ce fut en décembre 2007...
Donc, là aussi, sevrage, beaucoup plus progressif, par 0.25 en 0.25. J'arrivai à un comprimé de 2.5 (jaune) 10 mois plus tard, donc en janvier 2012. Et je continuai sur ma lancée.

Sombre erreur ! J'étais alors de moins en moins protégé et je faisais crise d'angoisse sur crise d'angoisse, avec en point d'orgue la volonté d'en finir le 6 juin !!!
Je recommençai dare-dare mes 5 comprimés jaunes !

Le Stilnox, là j'avoue que le sevrage ne peut être fait qu'en cas de zénitude absolue. J'ai vu des fois où pendant 5 jours (avril dernier) je n'en ai pas pris un seul et où, en revanche (la nuit dernière tiens) avec 4 comprimés pas moyen de fermer l'oeil d'une grande partie de la nuit.

Il y a un an , m'arriva mon hypertension aigue. Aigue c'est à dire "fofolle". Pas de ces tensions d'obèses qui montent d'année en année pour arriver, en 20 ans, où moi j'étais arrivé en 2 minutes !
11/6 depuis ma naissance, d'un seul coup je suis passé à 19/13 !!!!
On a essayé sur moi plusieurs médicaments, de plus en plus costauds, et avec le dernier (Co-Olmetec 20/25) j'avoue que de ce côté j'arrive à éraser les pics..

Mais bonjour les effets secondaires !! En un mot la courante....

 

Donc, là je pense qu'il est temps de recommencer le sevrage.

Je vais de nouveau diminuer mon témesta, comme je l'ai fait en mars 2011, en me stabilisant cette fois à mon comprimé jaune 2.5 mg. Je pense y arriver (enfin.... si tout va bien !) dans 10 mois soit en mai 2014.

Le stilnox continuant d'être "à la demande".

Quand au Co-Ométec pour la tension, désormais je n'en prendrai que 1 sur 2. J'ai déjà commencé ce matin. Et si ça marche bien, dans 1 mois , ce sera 1 sur 3.... Le but étant de m'en passer.

Je vous tiendrai au courant.

A bientôt..

13:59 Publié dans détresse, moi | Lien permanent | Commentaires (2)

24/07/2013

Murielle et Robert

Lui, je le connais. Il a été mon collègue à la station de Belfort.

La dernière fois que je l'avais vu, il faisait pitié. A peine 52 ans, mais déjà tourné vers un avenir pas spécialement de ceux dont on rêve.
On a avait vite sympathisé, il m'avait raconté son histoire.

Marié à une épouse qui au fil des années le bouffait à petit feu, il n'attendait plus rien de la vie, même pas - comme l'avait chanté Dutronc voilà 47 ans - "son chèque de fin de mois".
Il n'avait qu'un seul fils, qui s'était "exilé" à Toulouse, et qu'il ne voyait que rarement, bien que les deux se comprenaient bien.
Quand, en septembre, il était - avec Bobonne - venu le voir pour son anniversaire, son fils n'en revenait pas de le voir dans un pareil état. Il se laissait complètement aller, et ne semblait désormais vivre que par le boulot. Et il redoutait le moment fatal où son père devrait prendre sa retraite, n'ayant alors plus de "dérivatif".
Par chance, le Président Sarkozy lui avait donné un coup de pouce en repoussant de deux ans l'inévitable face-à face avec sa chère et tendre...

Sentimental à outrance, il avait, 15 ans auparavant, vécu ce qu'il croyait être une belle histoire avec une collègue. De cette belle histoire, terminée au bout de 4 ans, il n'avait retenu que le meilleur, mais avait complètement zappé certains épisodes peu glorieux. Comme la fois où, lui étant en congé avec Bobonne et son fils, elle s'était laissée draguer par un gros rustaud lors d'un bal le 15 août. Elle l'avait invité aux chandelles (!) mais le mec s'était pointé avec ... sa fiancée ! La tronche de la jeune femme (qui était beaucoup plus jeune que mon collègue) qui n'avait pas alors hésité à appeler Robert au-secours !!! Robert, couiilon qu'il était avait bien sûr pardonné...

Enfin bref, depuis des années il restait prisonnier d'une histoire à laquelle il était vraiment le seul à croire, et ça tournait à la névrose obsessionnelle.
Lui, qui aurait pu tourner un scénario pour Disney, croyait de moins en moins en l'amour.
Et donc plus en la vie... Dès qu'il voyait des couples se former, il ricanait. Quand il apercevait un mariage - avec les coups de Klaxon ça ne passe pas inaperçu... - il disait tout haut "le pauvre homme"....

Alors ils se réfugiait sur la Toile. Et comme il n'était pas trop maladroit, il s'inscrivit sur un site de belote.

Là il jouait des heures et des heures, tissant parfois même des liens avec certains joueurs.

Et certaines joueuses !

Et c'est ainsi que plusieurs fois il eut pour partenaire Murielle, une belle brune aux yeux bleus d'après la photo.
Laquelle, à un moment donné, alors qu'ils venaient de mettre capot l'équipe d'en face, lui lança "tu joues comme un Dieu...."
C'était le 17 octobre.

Robert  fut à la fois flatté et touché. Première fois qu'on lui faisait un compliment depuis, depuis..... c'était tellement loin qu'il ne s'en rappelait plus.
Et c'est alors qu'il essaya d'en savoir plus sur Murielle. Il la demanda en amie facebook et il apprit que la jeune femme (elle avait 47 ans) vivait à L'ile de Noirmoutier.
Pas vraiment la banlieue de Belfort...

Cependant ils sympathisèrent de plus en plus, elle lui racontant son existence qui n'était pas non plus des plus joyeuses.

Au fil des jours, il sentait que le "trip" qu'il avait depuis des années était en train de disparaître, et que de nouveau il commençait à faire des projets. Cela en même temps qu'il ressentait quelque chose pour Murielle.
Laquelle n'était pas insensible à Robert...

A leur grande stupeur, ils voyaient que leur relation tendait de plus en plus vers une attirance réciproque, et ils finirent par se rendre à l'évidence : ils s'aimaient.

Seulement lui à Belfort, elle dans une Ile, pas le meilleur scénario.... Et en plus avec des chaînes pour l'un et l'autre !

Alors il prit le taureau par les cornes, et lui annonça sa venue en terre Vendéenne pour le mois d'avril.

Quand ils se virent pour la première fois, ce fut un beau coup de foudre. Robert m'en parlera longtemps de cette sensation-là, me disant "Ah Patrick, tu ne peux vraiment pas t'imaginer...."

Moi effectivement j'avais du mal à le croire. Déjà se rencontrer de cette façon, OK. Moi j'avais c'est vrai de nombreuses rencontres amicales issues du net.
Mais de là à tomber amoureux fou, et passer - ce que Robert me confiera - une semaine digne des plus beaux contes de fées, je restais sceptique, moi le statisticien incorrigible qui croyais plus aux chiffres qu'autre chose.

Ils doivent se revoir à l'automne et se téléphonent tous les soirs, pendant près de deux heures, alors que leurs "chers et tendres " ronflent comme des sonneurs.

Je ne réalisai vraiment la force de leur sentiment quand Robert m'apprit que, depuis leur déclaration, et à cause de la séparation, eux qui n'étaient pas spécialement enveloppés, avaient perdu l'appétit et surtout 26 kilos à eux deux....

J'espère de tout coeur qu'ils arriveront à se revoir comme ils l'espèrent et qu'ils se remplumeront...

C'est trop beau comme histoire !

Je vous embrasse.

20:00 Publié dans Marie, moi | Lien permanent | Commentaires (16)