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27/11/2014

Mes chansons de prédilection : 1) 1965

En janvier, j'étais fou de la chanson it won't be long des Beatles, que je passais en boucle sur mon premier électrophone.  Puis, bizarrement, je tombai raide devant une chanson de ... Marjorie Noël : dans le même wagon ! Même si j'appréciai pendant ce temps Poupée de Cire poupée de son, Viens avec moi de Pétula Clark ou va t'en va t'en de Dick Rivers.  Début juin ma préférée - et celle des Français aussi - fut il fait chaud de Sheila, et ce durant tout l'été, où démuni de transistor, j'ignorai tout de ce qui avait pu se passer, de Christophe à Deguelt en passant par Hervé Vilard.
Septembre me vit craquer à la fois pour I got you babe de Sonny and Cher, et pour Satisfaction des Rolling Stones.
Je considère cet automne 1965 comme le plus riche musicalement, souvent les 4 titres des 45 tours LP étaient des merveilles. Comme celui d'Eddy Mitchell avec ma préférée et tu pleureras, également serrer les dents dont les paroles sont sublimes (rare pour l'époque) et bien sûr la "locomotive" et s'il n'en reste qu'un. Cet emprunt à Victor Hugo, qui ne pensait pas qu'on se servirait de cette phrase dans ce contexte, est une chanson très rythmée et entraînante.

Et 50 ans après ?
Je retiendrai surtout celle-là, du grand Johnny Hallyday qui n'a pas eu le succès qu'elle méritait à l'époque :

 



Je vous embrasse

Commentaires

D'accord avec toi pour dire que les 4 titres étaient attrayants. Il y a aussi de très bonnes face B de "single" ; il y a aussi hélas des face B qui m'ont l'air de n'être que du remplissage d'un espace qu'on ne pouvait laisser vide. Mais les 4 titres qui avaient tous bénéficié du même soin, quel bonheur ! Certains aujourd'hui pourraient sortir des 4 titres au lieu de s'étaler poussivement sur tout un album, à la place d'albums globalement moyens, on aurait des 4 titres chefs d'œuvre.

Écrit par : Cristophe | 27/11/2014

en effet l'année 65 était superbe . les beatles avec help , grandiose , les rolling stones avec satisfaction , culte , les animals avec it's my life (et la bonne reprise de dick rivers avec c'est ma vie ), vraiment dément sans oublier les kinks avec all day and all of the night .mais les français étaient pas loin avec des titres comme tout ira très bien de noel deschamps , ronnie bird avec fais attention ,eddy mitchell avec s'il n'en reste qu'un , nino ferrer avec les cornichons et le romantique adamo avec la nuit , voila quelques titres de 65 ,culte pour moi mais plein d'autres encore . mention spécial pour les beatles en 65 ,tout était bon chez eux ! tiens ! je m'aperçois que je n'étais pas beaucoup chanteuses ! il a fallu l'arrivée de nicoletta pour que j'achète un disque de fille avec une voix superbe , il faut dire ! tout a fait d'accord avec vous ,les ep 4 titres étaient vraiment bons ( et beaux a regarder ) ! mais comme dit christophe pour les singles ,il y avait aussi de bonnes faces B ,mais après ça s'est gâté avec l'instrumental du titre principal , c'était du foutage de gueule ! amitiés a tous . jean

Écrit par : jean | 27/11/2014

Tout à fait d'accord pour dire que "mon anneau d'or" extrait du fameux album dit de velours de Johnny ("Johnny chante Hallyday") est un titre fabuleux qui n'a pas été reconnu à sa juste valeur. Il faut dire que 1965 était une année charnière. L'on quittait irrémédiablement l'ère insouciante "yéyé" pour entrer dans un monde musical plus adulte, plus revendicatif, plus désenchanté aussi (cf "Satisfaction" des Stones). Les chanteurs romantiques asseyaient leur réputation (Adamo), d'autres faisaient leurs débuts (Hervé Vilard, Christophe, Pascal Danel, G. Chelon) et les rockers purs et durs de l'hexagone lorgnaient désormais vers le rythm'n'blues, même si Eddy proclamait à longueur de sillons qu'il resterait le dernier. Johnny était en perte de vitesse. Marié, libéré de ses obligations militaires, il suivait la destinée de ses premiers fans qui avaient fondé une famille. Leurs préoccupations ne tournaient plus autour des "da dou ron ron". Il lui fallait se renouveler. Ce fut son premier passage à vide avant de rebondir en 1966 avec "La génération perdue" déjà annonciatrice à plusieurs égards des évènements de mai 1968.

Écrit par : kentucky | 09/12/2014

Belle analyse, que je partage. Il est à noter qu'effectivement le rebelle Johnny de 23 ans annonçait Mai 68 avec "génération perdue", mais deux ans plus tard, il se démarquait du mouvement, à preuve ce qu'il a pris soin d'inscrire au dos de la pochette du disque !!
Amitiés.

Écrit par : cica pour Kentucky | 15/12/2014

Merci cica.
Johnny a ce don rare de pouvoir se fondre dans tous les personnages, dans toutes les modes, sans paraître idiot. Il a été tour à tour rockeur, twisteur, mashed potatoeseur, beatnick, baba cool, hard rocker, country singer, etc ..., etc ...
Seul le personnage d'HAMLET ne lui allait pas du tout. Mais, pour le reste, qu'il rocke, qu'il twiste, qu'il "pleurniche" des chansons d'amour ou qu'il concurrence Ozzy Osbourne, sa crédibilité n'est jamais prise en défaut. Je ne connais aucun chanteur francophone capable de telles prouesses.
Il n'y a pas de mystère : pour durer il faut 3 choses : du talent, du talent ... et de la chance!

Écrit par : kentucky | 15/12/2014

Pour répondre à Christophe et à cica concernant les faces B des singles, comparées aux 4 titres des EP, je dirai que vous avez parfaitement raison. J'avais remarqué que les EP présentaient souvent 2 titres forts (le 1er de chaque face) afin de doubler les chances de figurer au hit parade. Mais les 2 autres étaient de haute tenue aussi. J'en veux pour preuve par exemple et puisque nous sommes en 1965, le EP des Los Bravos : "Cutting out" devait être le titre phare (1er de la face A) et c'est finalement "Black is black" (1er de la face B) qui a explosé dans les charts. Et bien "Will you always love me", charmante ballade enrobée de clavecin et "I want a name" beaucoup plus enlevé ne déparent pas du tout. Ce 45 tours 4 titres est une pure merveille.
Concernant les singles, ils sont l'exemple flagrant de la société consumériste. On entend le titre à la radio plusieurs fois par jour, il nous séduit, on achète le SP, on l'écoute jusqu'à plus soif, puis on l'oublie au fond d'une armoire. Hormis les aficionados, peu de gens d'ailleurs écoutaient la face B, raison pour laquelle ils s'en foutaient un peu. Fallait remplir.
Toutefois, les maisons de disques et les artistes se sont plusieurs fois trompés, en ce sens où c'est la face B qui cartonnait, en lieu et place du titre prétendu "phare". Ils rectifiaient immédiatement le tir et plaçaient la face B en A. Exemples mémorables de "plantages" :
- Michel Delpech : "le blé en herbe" couplé à "pour un flirt". Ce dernier titre avait été torché vite fait bien fait et personne n'y croyait. Résultat : ce faut l'un des plus grands succès de l'artiste.
- Johnny : "le corbeau blanc" - "la musique que j'aime" (refrain composé par Johnny Hallyday, alors que Michel Mallory pataugeait dans la choucroute)
- Claude François : "le mal aimé" - "le téléphone pleure" - ce dernier titre avait été aussi enregistré vite fait avec le concours de la fille d'une collaboratrice du chanteur.

Il y avait aussi des faces B de SP qui étaient laissées aux artistes, lesquels pouvaient "s'amuser", expérimenter, voire créer dans le style qu'ils aimaient vraiment. Exemples qui me viennent à l'esprit :

the SWEET : face A - "Co-co", hit en puissance, calibré pour les charts - face B : "Done me wrong all right", un titre assez hard, proche de ce que le groupe fera plus tard (Glam Rock)
Ringo (Willy Cat) : face A : "Elle, je ne veux qu'elle" - face B : "Les juges", titre plus "sérieux", calibré rock' n' Roll et plus en phase sans doute, avec les goûts et aspirations réelles de l'artiste.

Écrit par : kentucky | 16/12/2014

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