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21/10/2011

Ouhans : 1 ans déjà

Nous sommes arrivés ici le 22 octobre 2010.

Qu'il y a -t'il à retenir de cette année ?

Le tout début fut assez "hard" pour moi, devant ranger mes affaires (en 60 ans on en entasse) et devant encore bosser à Lons 4 mois et demie.
Pour ce faire, je fis un "deal" avec mes collègues, à savoir sacrifier mes vacances, et prendre un jour de congé chaque semaine - ça tombait pile ! - , de manière à ne devoir que 28 heures à l'administration. Je serais en quelque sorte à 80%.

Là-dessus, bosser 2 ou 3 jours consécutifs espacés d'au moins 3 jours. je dormirais là-bas,
DSCN7088.JPGsur un lit de camp. Je ne serais pas malheureux, ayant tout le "confort" possible : une lampe à 5 euros achetés dans une Foirfouille, la télé (la mienne en fait, offerte à la communauté quelques mois avant sans me douter qu'elle allait me servir à ce point-là) et le chauffage.

Bon, il y avait certes les ressorts de ce vieux lit des années 80 (que j'ai laissé là-bas), les coups de téléphone de cinglés qui, à 1 h du matin voulaient savoir le temps qu'il ferait, et le bruit dantesque du vent (6ème étage) avec les échafaudages, qui resteront jusqu'en février. Plus quelques rongeurs, souris et rats, qui de temps en temps passeront dans mon champ de vision.

 

Mais arrivé vers le 10 novembre, je me rendis compte que je ne pourrais plus y aller en voiture, vu que je ne conduis pas la nuit, sauf contraint et forcé. Ce sera le temps de la SNCF. Partant de chez moi vers 17h15 (au cas où un tracteur se mettrait sur la nationale), train à 18h03 pour Mouchard, correspondance de 3/4 d'heure là-bas pour attraper un TER qui m'y amenait à 20h22.
Puis les horaires s'arrangèrent, et je pus arriver là-bas à 19h52. Entre-temps j'avais fait la découverte d'un petit resto, "le bar à pâtes", qui servait un menu complet, boisson comprise, à 6 euros 50 !

http://lebarapates-lons.fr/

Il ne saura peut-être jamais, ce gars, à quel point il m'a facilité la vie ! Plutôt que manger un quelconque Fleury-Michon dans la station, là j'avais la convivialité et le bien-manger ! Au début, comme tout le monde, je mangeais dans une assiette en plastique avec des cuillers du même métal et gobelet de vin, puis ce fut assiette en porcelaine, couverts métalliques et verre normal, et enfin, ce fut un ballon de vin offert, et repas pris en face du propriétaire.
Si vous passez par Lons, allez-y, franchement c'est sympa, c'est pas cher et c'est bon.

Le retour était plus rock and roll : Pas de car avant 18h03, pour arriver à Mouchard (39) à 19h10, où je prenais mon (excellent) repas au buffet de la gare, avant de prendre le TGV Paris-Lausanne, entre 20h18 - son heure normale - et 22h parfois, pour une demie-heure où à Frasne (25) je prenais un train Suisse, qui me déposait à Pontarlier. Là, déneigement / déglacement de la voiture (entre 0 et 30 minutes, il y avait des jours où il n'avais ni gelé ni neigé) puis entre 20 et 40 mn de route suivant l'état de celle-ci, et j'arrivais enfin chez moi, à 90 km de route de Lons le Saunier, entre 21h22 (si tout se passait bien ) et 23h55 comme cela est arrivé une fois.

Mais, à Ouhans, problème : pas d'internet !!!! Alors c'était le bas débit, c'est à dire, pour écrire une note comme celle-là, une soirée entière !!!! Et encore, pour trouver un petit modem, Orange me soutenait mordicus qu'avec Windows 7 on ne pouvait pas avoir le bas débit (une connerie), puis que sur Ouhans, l'ADSl ce ne serait pas avant l'horizon 2020. J'ai à présent 16 méga... (deuxième connerie). je suis - par nécessité - chez orange, mais si vous avez le choix, n'y allez pas, leur Hotline est calamiteuse au plus haut point.

Néanmoins, mes collègues m'octroyèrent quelques "plages de récupération" moyennant un service plus tendu, durant lesquelles je pus aller en Bretagne et à paris (décembre 2010) et sur la côte d'Azur (janvier 2011).

Après deux mois d'enfer (décembre et janvier) où le thermomètre avait du mal à franchir le zéro en journée et où la neige, devenue de la glace, rendait toute circulation impossible, après mon
DSCN7187a.jpganniversaire (la fameuse barrière des 60 ans) je pus de nouveau prendre ma voiture. Au début, il me fallait bourrer au départ de Lons, la nuit me prenant à 30 km de chez moi, puis rapidement les jours s'allongèrent et vers le 25, tout le trajet était fait de jour.

Mais ce devait être mon avant-dernier trajet, car la retraite est arrivée le 3 mars.

Ensuite, suivirent quelques semaines où je me demandais dans quel statut j'étais, vu que je disposais de mon temps plein à gogo, que je pouvais tomber malade sans demander d'arrêt maladie...

Ma première "paye" me fit réaliser. Mon salaire était divisé par deux, j'étais revenu au temps de "la vache enragée" que je raconte dans une de mes notes.

Bref, il fallait faire attention !

Il nous fallait penser au revenu de complément, et je pensais aux panneaux photovoltaïques.
Certes, Sarko, en vue de sortir du nucléaire avait néanmoins complètement dissuadé les candidats à s'équiper (crédit d'impôt ramené de 15.600 à 3.900 euros, rachat du KWH passant de 0.67 à 0.43 centimes) mais si cela empêchait dorénavant 70 % du territoire français de s'équiper, sinon à perte, j'avais calculé que même avec les "nouvelles conditions", je pouvais amortir mon installation en 7 ans.

Le 3 mai, le représentant d'EUROFRANCE SOLAIRE était chez nous, nous prédisant un été "productif", mais à l'heure où j'imprime, c'est à dire quelques 6 mois plus tard, toujours pas de production...

Je n'avais qu'à choisir une société fiable, après tout !

Sinon, Grande Réconcilation inter-voisins, après que le fils et la belle-fille d'une voisine (à présent cul et chemise avec mon épouse) nous aient grugés de quelques 2000 euros, sur lesquels nous en avons récupérés 800. L'un des voisins me dira même "avec ce que tu avais écrit sur internet il y a 4/5 ans on ne pensait plus vous voir.... Mais tu avais raison d'écrire cela..."

Je me suis inscrit dans une association, qui ne pouvait être autre que... la bibilothèque du village !

Mon épouse est devenue raisonnable sous la pression des voisins, et promit de ne plus conduire - sauf urgence, laquelle arrivera un jour de septembre). Du coup on vendit une des deux voitures.

Le 28 mars, on ira assister au concert de Sardou à Montbéliard.

Puis les Gîtes de France faisant une promo monstre, on ira passer au mois de mai une semaine à Chamonix, à présent proche (186 km par la Suisse).

Début juillet, nous irons un week-end à Paris voir notre fille et son compagnon. Eux viendront fin août, sous le cagnard....

Hélas le 1er août mon épouse fera une grave crise d'épilepsie, et sera transférée (en hélicoptère) à Besançon, puis à Dole, puis à Besançon, puis à Pontarlier où elle ressortira 15 jours après.

Je devrai partir à 11h du matin pour revenir vers 21h, afin de la voir...

Nos voisins se montreront très... discrets (sauf un couple) ce qui me fera réfléchir sur notre avenir dans le village, quand nous aurons pris quelques années.

Et enfin la Bretagne et Paris.

Un an de passé dans cette maison.

Ferai-je mieux qu'à Paris Rue de Buci II (11 ans, du 1er septembre 1961 au 1er septembre 1972) ?

- Qu'à Paris Rue de Buci I (10 ans 8 mois, du 30 janvier 1951 au 31 août 1961) ?

- Qu'à Mende I (8 ans 6 mois, du 1er mars 1987 au 1er septembre 1995) ?

- Qu'à Séné (56) (5 ans 9 mois du 1er décembre 1998 au 1er septembre 2003) ?

- Qu'à St Etienne de St Geoirs (38) (4 ans du 1er septembre 1975 au 1er septembre 1979) ?

- Qu'à Embrun-HLM (05) (3 ans 4 mois du 1er mai 1981 au 1er aout 1984) ?

- Qu'à Châteauroux les Alpes (05) (2 ans 7 mois, du 1er aout 1984 au 1er mars 1987) ?

- Qu'à Mende II ( 2 ans, du 1er septembre 1995 au 1er septembre 1997) ?

- Qu'à Vannes (1 an 3 mois du 1er septembre 1997 au 1er décembre 1998) ?

- Qu'à Paris Rue de Crimée (1 an 2 mois et demie du 15 juin 1974 au 1er septembre 1975)

- Qu'à Millau (1 an 1 mois, du 1er septembre 1979 au 1er octobre 1980) ?

J'ai déjà battu Embrun -I, 7 mois, du 1er octobre 1980 au 1er mai 1981....

Et puis Paris - Chambre de Bonne rue d'Amsterdam (5 mois, du 15 février au 15 juin 1974)


Vous me direz qu'en additionnant ça ne fait pas 60 ans et 9 mois. Certes. De septembre à novembre 1972, j'ai été à mi-temps chez mon père au Vigan (30) et au sommet du Mont-Aigoual (30/48).

En décembre 1972 service militaire à Rochefort sur Mer.

De janvier à août 1973, service militaire à Istres (13)

D'août à novembre 1973, service militaire à Orange.

Et de décembre 1974 à janvier 1975, boulot à Orange, moitié chez mes parents au Vigan et moitié là-bas.

Ah, j'ai bougé ! Pierre qui roule n'amasse pas mousse dit-on, et je me demande comment j'ai pu garder des amis de 49 ans (mon cousin/frère Jean-Yves), 46 ans (Bernard, de Quimper) et de 31 ans (Michèle, de Lille) !!!

Je vous embrasse.

12:15 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Y-a-t-il un endroit où tu t'es mieux plu qu'à d'autres ?

Écrit par : Cristophe | 25/10/2011

Sans aucun problème, je te répondrai : Mende. J'y suis resté 10 ans et demie entre mes deux logements, et si j'en suis parti, c'est pour essayer de sauver ma peau, face à une brute tortionnaire qui m'avait succédé là-bas en tant que chef. Je n'avais pas d'autre choix.

Si tu ne l'as pas lu, voici 2 liens où j'explique tout ça :

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/12/l-acharnement-7.html
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/12/l-arrachement-aout-1997.html

Ce pays (la Lozère) est magique. Une mini-France dans un département. Au nord, l'Auvergne. A l'ouest, une partie du Quercy, un "mini-Périgord". Au centre, les causses, un paysage de western tranché profondément par les Gorges du Tarn. Au sud et sud-est, déjà le Midi.
En son coeur sa capitale, Mende, ville de 15.000 habitants qui est en fait un gros village et où tout le monde se connaît. J'y suis passé en 4 ans du statut de notable (je tutoyais le secrétaire général de la Préfecture) à celui de zombie, les gosses me jetaient des pierres dans la rue.

Et cela m'a beaucoup fait réfléchir, au point d'ouvrir ce blog pour le raconter : comment quelqu'un d'"installé", de compétent, peut, à cause d'une seule personne, se retrouver quasiment SDF.... Si je n'avais pas été fonctionnaire, peut-être le serai-je, un moment, devenu ?

Certains de mes "vieux" lecteurs pourraient croire que Mende est connoté à "autre chose", ce qui fait que je magnifierais cette ville où "nous" avons abrité notre Amour.

Pour eux, je dirais simplement qu'au bout de 5 ans, soit au printemps 92, j'ai failli acheter un appartement tant nous nous y plaisions. C'est la propriétaire qui, au dernier moment s'est désistée.

Amitiés.

Écrit par : Cica pour Cristophe | 25/10/2011

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