24/03/2012
Balancier
Il y a neuf ans, le Net m'a sauvé la vie.
J'avais un "réel" tellement horrible que je voulais en finir, et finalement c'est le "virtuel" qui m'a aidé à sortir de cette spirale mortelle.
Cela, je l'ai raconté maintes et maintes fois, notamment dans mes notes de l'automne 2011.
Puis, petit à petit, mon "réel" est devenu supportable.
Mon "virtuel" quand à lui continuait à me satisfaire, avec beaucoup de hauts et quelques bas.
Et du coup, j'ai lancé quelques passerelles entre les deux, j'ai pu mettre un visage sur des lignes lues sur un écran. Surtout en 2004, année de forte remise en question.
Voilà 6 ans, lorsque mon épouse a subi - en catastrophe - une terrible opération qui l'a rendue handicapée, là encore, mon "virtuel" a bien réagi, m'a encouragé, m'a aidé à passer cette terrible épreuve.
Quelques mois plus tard, mélange entre les deux : Certains malintentionnés du "réel" ont découvert mon jardin secret "virtuel", et m'ont mis à la porte du Paradis. Le Pays Basque, où je me plaisais tant.
Mais je n'ai pas perdu au change : En 2007 la Franche-Comté m'accueillait à bras ouverts.
Mon "réel" s'est alors amélioré de jour en jour. Avec un sommet à l'été 2007, alors que je commençais à avoir quelques déceptions côté "virtuel".
Puis ce fut statu-quo pendant quelques années. "Réel" et "virtuel" me convenaient parfaitement.
L'équilibre.
Mais, très récemment, alors que je vivais un "réel" de retraité très paisible, avec de belles retrouvailles Bretonnes à Lorient et à Quimper, une promesse de retrouvailles à Paris d'ici un mois (plus fort que Bruel, ce ne sera pas "rendez-vous dans 10 ans", mais dans 40...) mon "virtuel" a commencé à me lâcher sévère.
Espoirs transformés en déception.
D'abord purement "virtuels", avec la retrouvaille de personnes dont certaines ont fait une croix sur moi.
Je l'admets, à une certaine époque, je n'étais pas clair. Et j'avais de sales réactions envers des gens admirables, qui m'ont soutenu à bout de bras.
Oui j'étais encore malade, mais je ne le savais pas... Ce genre de maladie dont on ne peut dater la fin qu'après coup.
Puis de nouveau les mêmes reproches, des personnes - pas mal de personnes - dont il faudrait sans cesse lire leurs écrits en permanence (certains écrivent jusqu'à 18 h par jour...) pour savoir qu'ils vont mal. Ou bien. Et là bien sûr le couperet qui tombe "tu ne t'intéresses pas aux autres"... Je pense qu'il suffit de lire mon blog pour savoir ce qu'il en est à ce sujet. Je n'y parle pas que de moi....
Mais rien à dire, quand j'étais "Ordi-dépendant", j'étais comme ça aussi...
Et puis l'entrecroisement du "virtuel" et du "réel". Des personnes que je croyais inaccessibles, et qui vous donnent leur numéro de téléphone ! A moi, petite Cicatrice blogueuse...
Qui vous font participer à des moments conviviaux inoubliables. Mais hélas, ces stars s'envolent vers d'autres endroits où d'autres Cicatrice les attendent... J'ai du mal à atterrir dans ces moments-là !
Alors qu'"en vrai" je viens de passer 3 mois superbes, avec beaucoup de monde chez moi, de tous âges, avec des escapades Parisiennes ou Azuréennes, je fais de plus en plus de pauses ici.
Je me préserve.
Ne tenant pas à ce que ce qui m'a sauvé voici 9 ans me fasse à présent plonger.
Pensant de plus en plus que le Net, c'est comme le bon vin : à consommer avec modération, sinon, c'est l'ivresse. Et puis la gueule de bois.
Contrairement à certain(e)s ami(e)s dont c'est devenu une drogue, moi je suis, ce ce côté-là aussi en train de me désintoxyquer.
En plus, pas le choix, mon épouse exige une surveillance de tous les instants. Mais ça je ne le dirai qu'à vous, qui venez me lire ici :)
Je vous embrasse.
21:35 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (8)

