05/09/2012
Folle nuit à Pontarlier
Ca se passe mardi 14 août, jour où mon épouse se met à faire une de ces crises d'hystérie dont elle a le secret.
Je vous rappelle la note que j'avais écrite le 4, émotions attention danger
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2012/08/04/emotio...
Et ce qui devait alors arriver arriva. Une hémorragie.
Fort heureusement par le nez.
Pendant plus d'une heure, je vais pisser le sang, en perdant (vu les analyses pratiquées avant et après) plus d'un litre et demie.
Pendant ce temps-là, je vois chère et tendre avec un seau et une serpillière qui non seulement n'appelle pas les secours, mais se plaint... que je salis le carrealge !!!
C'est une voisine, Lucienne, qui a assisté à tout ça, qui appellera le 15 pour que vers 21h une équipe d'ambulanciers n'arrivent.
Tension : 20/13.
Pulsations : 115.
Direction les urgences de Pontarlier.
Nouvelle prise de tension à 23h (plus de trois heures après), qui donnait encore du 19/11...
Devant ma pâleur on m'assigne un box, on me prend la tension toutes les demi-heures, plus de nouvelles prises de sang, et à 1h du matin, le docteur des urgences me dit "c'est bon, vous pouvez sortir....
- Comment ?
- A vos frais, par un taxi..."
Pas de taxi à cette heure-là durant ce week-end prolongé et j'appelle alors mon épouse, en lui expliquant la situation. En grommelant elle me dit "rendez-vous devant les urgences, d'ci une bonne demie-heure".
C'est ce que je fais. Avec mon t-shirt maculé de sang, mon pantalon déchiré (j'ignore pourquoi) et le sac de plage (sic) contenant mon pyjama, sans portable, j'attends 3/4 d'heure devant les urgences. Les chiens me tournent de plus en plus autour, et du coup je reviens aux urgences.
"Votre voisine a téléphoné, elle interdit à votre épouse de venir vous chercher..."
Je tente une nouvelle fois de faire appeler mon épouse, elle ne répond pas.
Ne me reste que la solution "hôtel".
Je vais alors parcourir Pontarlier de part en part, sur 4 km, entre 2h15 et 3h. Tout est éteint. Pas le moindre endroit où je pourrais, ne serait-ce que ça, téléphoner.
Enfin, au bout de 4 km, après m'être fait contrôler par la police, je vois quelque chose de lumineux.
C'est l'hôtel Ibis.
Il reste des chambres. A 71 euros la nuit mais tant pis. Je demande au veilleur de nuit s'il peut m'en donner une, il me demande une carte bancaire...
Surprise ! Plus de Cb.... On me l'aura piquée à l'hôpital ? Alors, en liquide, je sais qu'il me reste deux billets de 50.
Volés eux aussi !
Il ne me reste plus, après avoir perdu 1 litre et demie de sang, qu'à faire les 14 km restants à pied, en espérant (l'éspérais-je vraiment, à ce stade... ?) d'abord ne pas me faire faucher par une voiture ou un camion, et ensuite ne pas trouver ma porte close.
Mais, dans un ultime réflexe, je demande si je peux téléphoner.
Oui....!
Je tente le numéro de chez moi, et miracle ça répond.
Je demande une fois de plus à mon épouse de venir me chercher.
Il faudra que j'attende une heure sur le trottoir pour qu'elle vienne me récupérer et les quelques 15 minutes où elle conduira seront dignes d'un film d'horreur. Virages pris à 110, quelques bas-côtés, je ne peux m'empêcher de faire le signe de croix en arrivant.
Le lendemain, nouvelle crise d'hystérie de mon épouse, qui fait carrément ses bagages et s'en va. A pied car je lui ai planqué les clés. Je téléphone illico à notre fille, qui me dit d'attendre, qu'elle a souvent fait ça à Vannes, et qu'elle va finir par revenir.
Je descends da ma cave pour chercher mon portable, et là je tombe nez à nez avec l'amie de mon épouse qui me dit "ta femme est partie depuis 20 mn et toi tu es à l'ordinateur ???"
Inutile d'essayer de me justifier, je décide de me mettre à sa recherche, tout en appelant les gendarmes.
Je passe devant l'attroupement de mes voisins, l'amie de mon épouse continue de me houspiller, tandis que le vieux couple (celui qui me lisait depuis 2007) lance à la cantonade "laisse, c'est leurs histoires, il ne faut pas s'en mêler...
Finalement les gendarmes me retrouvent (appelés de leur côtés pour moi par ma fille). et retrouvent mon épouse.
C'est sûr que l'arrivée entre deux gendarmes a dû frapper les esprits..
Je me reprends la tension : 19/13. Je suis à deux doigts d'un nouveau saignement. Je sens du reste l'odeur du sang dans mon nez, qui ne demande qu'à sortir. Vite, un comprimé et je vais me coucher.
Le lendemain 16 août je vais voir mon médecin traitant qui me fait hospitaliser d'urgence. Il sait que ma vie est en danger, et de deux façons différentes.
Pontarlier ne veut pas, complet, ce sera Ornans, à peu près à la même distance de chez moi.
J'y resterai deux semaines.
Voilà.
Je vous embrasse.
18:37 Publié dans détresse, détripage | Lien permanent | Commentaires (20)
Vers la fin de mon blog ?
Mon blog m'a énormément apporté.
Grâce à lui j'ai pu sortir en douceur d'une période de maniaco dépression. J'ai pu lui confier mes peines, mes joies....
A présent, ce blog commence à me desservir. Certes, je ne parle jamais assez précisément des gens qui s'y trouvent pour qu'ils puissent se reconnaître, mais force est de m'apercevoir que c'est le cas, et pour peu que les gens comprennent mal, ils m'en veulent.
Deux choses feraient que j'arrête mon blog sur cette plateforme (mais que j'en recommence un ailleurs)
• le fait est que ce blog est désormais lu par des personnes que je connais "en vrai", et ça me fait perdre énormément d'authenticité.
• la dégringolade d'audience.
Montée régulière pendant la première année, passant de 40 lectures/jour à 100.
Montée plus forte de juillet à novembre 2011, où je passe de 100 à 140 lectures/jour.
Montée encore plus forte de décembre 2011 à mi-février 2012 où j'atteins les 250 lecteurs quotidiens
Plus stagnation de mi-février 2012 jusqu'à fin-mai.
Une période de "folie" due à des évènements tragiques en juin m'ont valu des scores faramineux (340 lecteurs/jour durant ce mois, puis depuis le début de l'été une décrue légère mais régulière :
Je perds 1 lecteur par jour depuis le début de l'été.
Oh certes, ce n'est rien sauf que si cette tendance se confirme, je serai à zéro d'ici 8 mois...
Enfin, pas tout à fait, ça s'amortira.
Autant vous dire que je n'attendrai pas ce moment.
Quand le nombre de mes lecteurs descendront au-dessous de 100, je saborderai ce blog.
Si je suis encore là pour le faire, bien sûr...
D'autant que ce blog est plus devenu une réponse à des questions Google qu'autre chose.
Si je prends, par exemple, la période couvrant tout l'été, du 1er juilet au 31 août, voilà ce que me donne Google Analytics :
• 17% de mes lecteurs vont sur "mais quel âge ont nos chanteurs"
• 5% vont sur "i love your attitude"
• 9% vont sur des notes musicales
• 3% sur des notes "arnaques".
Etc...
Un bon tiers des lecteurs de juillet m'ont pris pour Wikipédia !!
Reste à savoir si c'est à cause de l'été (dont mon hospitalisation), à cause de moi, ou à cause d'autres facteurs.
J'espère que (si la courbe suit son cours), je n'aurai pas, aux environs du 10/20 janvier à vous annoncer que ce blog s'arrête...
Je vous embrasse.
13:15 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (23)

