08/10/2012
Hollande : la déception c'est maintenant
Bon, c'est vrai, on s'est débarrassé du petit agité qui se fichait vraiment de la poire de français, à la façon de Marie-Antoinette : vous ne pouvez pas vous payer des vacances au bord de la mer ? Demander à un ami de vous prêter son yacht !
Cela dit, après quelques mois, on est en droit de se poser des questions au sujet du bilan du président Hollande, face aux principales promesses qu'il avait faite aux français :
• Les impôts : Neuf contribuables français ne seront pas touchés par les augmentations de fiscalité :
NON TENU ! Avec la CSG à venir, tout le monde va cracher au bassinet !
• Porter un coût d'arrêt à la RGPP et à l'application mécanique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite :
TENU.
• Renégociation du Traité européen :
NON TENU.
• Revenir immédiatement à la retraite à 60 ans por ceux qui ont commencé à moins de 18 ans.
NON TENU. Il faut désormais non pas des trimestres "validés", mais des trimestres "cotisés". Mon épouse, et bon nombre de personnes ayant commencé tôt mais ayant connu des périodes de chômage se retrouveront avec le système Sarkozy...
• Revenir à un taux de 5.5 % pour le livre :
On attend....
En somme pas mal de renoncements, et la crise n'explique pas tout.
Du reste, quand les électeurs se rendront compte que désormais, tout ce qui touche au chômage et au pouvoir d'achat n'est plus du ressort des politiques, mais de la finance internationale et aussi des décisions Bruxelloises, voire Allemandes, un grand pas aura été fait.
Il faudrait aussi, en cas d'alternance, en faire une complète. Il n'est pas normal qu'à Bercy, les ministres (la vitrine) aient tous changé, mais que les vrais décideurs (les hauts fonctionnaires, au premier rang duquel le directeur libéral du Trésor....) restent en poste. C'est un peu comme un restaurant qui changerait complètement ses serveurs mais qui garderait ses cuisiniers.
Je suis déçu, que sur les seuls leviers qu'il pouvait actionner, il n'ait pas tenu ses promesses. Mon épouse, par exemple, qui se voyait partir en retraite dans un an, devra attendre 14 mois de plus...
Je vous embrasse.
12:54 Publié dans actualité, Ras-le bol | Lien permanent | Commentaires (8)

