09/10/2012
Traumatisme et hypertension (réactualisé)
Voici quelques jours, j'ai appris quelque chose au sujet de l'hypertension.
Qui confirme bien que si j'ai "explosé" le 15 juillet, c'est au bout d'un long trajet...
Du coup j'ai relu mes notes d'avant. Très éloquentes :
• 22 mai : crise de mon épouse, transfert vers Besançon.
Ca, disons, l'habitude....
• 30 mai, départ pour des "mini-vacances" en Ardèche, mon épouse se retrouvant complètement bourrée à cause d'une surdose de gardénal que les infirmières lui avait donné afin de passer le week-end de la Pentecôte tranquille.
Vacances qui vu l'état de mon épouse et aussi celui de ma bagnole dont les freins lâcheront, seront une véritable catastrophe, chose que j'explique dans ma note suivante, du 3 juin.
• 5 juin. Le mardi noir. A force de fatigue, ce jour-là j'ai envie de tout plaquer. De me supprimer. je ne suis d'ailleurs pas le seul dans la blogosphère dans cet état-là. J'écris une note-testament, qui au final m'aidera à surmonter ce cap.
• Puis j'écris des notes qui choquent beaucoup de monde, et du coup je suis obligé de les supprimer.
Mule de plus en plus chargée...
• 9 juin. c'est à présent mon épouse qui parle de se fiche en l'air. Elle confiera à son orthophoniste, qui, affolée, me téléphonera juste après : "je ne suis plus rien, je ne sers à rien, je suis un boulet, je n'en peux plus, si vous saviez..."
• Ma note du 12 juin le confirme: "grand danger pour mon épouse". Elle est à deux doigts de se fiche en l'air.
• le 19 juin, j'annonce que j'arrête mon "sevrage" de médicaments, car je sens que je me mets en danger.
• Le 26 juin, "mini-vacances" en Suisse puis en Autriche, sous le cagnard. Au retour le 29 mon épouse est certes enchantée, ma voiture et moi sommes presque HS...
• Le 5 juillet, horrible révélation. C'est le titre de ma note. J'apprends que mes chères belles-soeurs avaient projeté ni plus ni moins que d'interner mon épouse quand elle avait 18 ans. Cest en me trompant d'endroit pour aller à une consultation psy qu'elle a été horrifiée.
En rentrant elle racontera ça à ses voisins, je ne suis pas certain que cette "anecdote" ne soit pas étrangère à notre mise en quarantaine...
N'empêche, encore un petit coup dans la tronche.
• Dick Rivers, le 8 juillet, sera une superbe parenthèse pour nous deux. Encore merci Dick !
• le 9, j'apprends que note adorable logeuse de Paris, Gaelle, ne peut pas nous recevoir pour septembre. J'ignorais alors pourquoi, mais je le prends en pleine poire.
• le 11, j'écris une note "la cohabitation devient impossible".
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2012/07/11/la-cohabitation-devient-impossible.html
No comment....
Finalement, le climat va se détendre.
Et c'st alors que je vais "exploser", développer une hypertension soudaine qui tournera mal un mois après.
La psy de l'hôpital d'Ornans où je vais rester 15 jours (eux voulaient 30) m'a bien dit que j'avais pété les plombs plus ou moins à cause de mon épouse. La preuve, sans médicament (c'était un placebo), je retrouverai une tension normale là-bas.... sauf les deux derniers jours.
Donc, pourquoi cette note ?
Parce que d'abord voici trois jours j'avais appris quelque chose.
Nos voisins de Lons devaient venir nous voir l'été dernier, mais ils ne l'ont pas fait. Mon épouse leur a téléphoné pour savoir pourquoi.
Leur fille, âgée de 39 ans, après une séparation douloureuse en 2010, s'était remise avec un autre compagnon. Lequel l'a plaquée en juillet.
La jeune femme a réagi exactement comme moi, mais en pire : Tension montée à 24, avec évanouissements, puis diabète sévère (à 4.5) nécessitant des piqûres d'insuline.
J'avais encore des doutes quand à l'origine pyschique de mon hypertension, malgré l'épisode du 14 août (une voisine vient m'annoncer que je suis désormais mis en quarantaine dans le quartier suite à mon blog -> hémorragie nasale très importante), à présent, c'est démontré.
D'autant qu'à Lorient, pendant les trois jours où nous y sommes restés, je n'ai jamais dépassé les 12...
Mais quand même... après mes vacances, tout allait pour le mieux entre mon épouse et moi qui semblait avoir "digéré" cette mise à l'écart. Et moi je voguais entre 13 et 15 de maxi, 8 et 10 de mini. Pas le top mais enfin, mieux que cette jeune femme et mieux qu'avant pour ma pomme.
Hier matin, crise d'hystérie de mon épouse (à ce sujet, je précise ce que j'appelle une crise d'hystérie : des signes de démence, avec les yeux sortant presque de leurs orbites, et des cris, des insultes, sans qu'il n'y ait eu de déclencheur apparent à l'origine, les mots-clés étant invariablement "tu fous rien, tu es devant ton ordinateur et y a que moi qui bosse j'en ai marre marre marre". Ca peut aller jusqu'au "j'fous le camp", et dans une crise extrême, comme celle du 15 août, mettre sa menace à exécution.
Puis claquement de portes et mutisme avec crises de larmes, cela passe en général quand elle peut parler à une tierce personne. Et là elle redevient instantanément "la petite rigolote" que la plupart des gens - sauf nos voisins - connaissent. Ce qui me fait dire que c'est une crise d'épilepsie avortée. Inutile de vous dire qu'il est hors de question pour moi de quitter le village tant qu'elle sera sous l'emprise de ces crises.)
Une heure après je sens ma tête tourner. Prise de tension : 17.5/11.5 !!!
La démonstration est donc plus que parfaite.
Je ne prends - comme je le fais depuis ma sortie de l'hosto - ma tension que le soir, le calme étant revenu depuis 18h dans la maison, et là, je vois : 16/11.
Ce qui veut dire que non seulement le stress me provoque une montée de tension immédiate, mais qu'elle dure. Ce matin encore 15/10.
Heureusement que je suis sous médicament, lequel fait baisser les chiffres d'environ 5 crans pour le premier chiffre, et 2 pour le second.
Demain, cardiologue, on verra bien ce qu'il me dira.
Je vous embrasse.
10:40 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (10)

