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03/12/2012

Question de dosage...

Avant de prendre ma retraite, je prenais une quantité assez astronomique de médicaments.

• 200 mg d'anxyolitique léger (Atarax)
• 5 mg d'anxyolitique puissant (Témesta)
• 50 mg de somnifère (Stilnox).

Je savais que mon travail était pour beaucoup dans la prise de ces médicaments. 6 ans de dépression suivis de 7 ans de maniaco, ça ne passe pas comme ça...

Donc, dès le premier mois de retraite, j'attaque. Je commence par le plus facile, l'anxyolitique léger.

Diminuant la dose de 25 mg à chaque fois, j'arrive à cesser définitivement ce médicament fin septembre 2011. Sans ressentir de trouble particulier.

A présent, le somnifère.

Si j'ai bien réussi (avec quelques problèmes) à réduire la dose de moitié, voire de la supprimer ponctuellement, je n'ai pu aller au-delà. Je suis donc passé de 50 mg à 25 début novembre.

Restait le gros morceau : l'antianxyolitique puissant.

Mon but était de diminuer la dose de 0.50 en 0.50.

Je suis donc passé à 4.50 en décembre, 4 en janvier, 3.50 en février.
Je pensais que tout se passait bien, ne notant pas trop de souci côté sommeil. Mais j'avais oublié que le témesta n'avait pas un rôle de somnifère, mais plutôt de tranquillisant.

Début mars, je passe à 3. Sans m'apercevoir que la lampe rouge commençait à clignoter. Par exemple la réapparition de "trous" de déprime, quelques accès de parano...

En avril j'arrive à 2.50. Un comprimé jaune. Pour moi l'objectif initial était atteint, diminuer la dose de moitié, en ayant complètement effacé l'atarax.

Mai, je baisse encore à 2.  J'avais, sans le savoir, franchi la ligne rouge.
Ce mois de mai allait être pour moi en plus très éprouvant, avec en point d'orgue une crise de mon épouse, suivie d'un trouble de son comportement, dont j'ignorais s'il serait définitif ou pas.

Juin, malgré tout je passe à 1.50.
Le comportement de mon épouse qui ne s'améliorait pas s'ajoutant à une tentative de vacances qui s'avéra désastreuse, fit que le 6 de ce mois je fus à deux doigts de me fiche en l'air. 
Une fois de plus, ce fut le Net qui me sauva... Mais le boulet n'était pas passé loin.

J'ai enfin réalisé que je m'étais sevré très dangeureusement. Et je revins au 2.50.

Mais en juillet, si mon cerveau avait l'air de récupérer, mon corps, lui, craqua : Crise d'hypertension sévère le dimanche 15...
Le toubib me prescrit des médicaments, mais hélas pas assez puissants.

Et le 14 août, suite à ma mise en quarantaine par trois voisins (prétexte ridicule : mon blog qu'ils avait fait semblant de découvrir alors qu'ils me suivaient depuis Psychologies ! ) , je fis une hémorragie par le nez qui se termina à l'hôpital, en deux temps.

Le second temps allait durer 15 jours, et là je revins à ma dose de médicaments d'avant la retraite...

Certes j'avais effacé l'atarax, mais j'étais revenu à mon point de départ.

Et donc, de nouveau je décidai d'entamer un nouveau sevrage, mais cette fois en me surveillant très attentitivement. Au moindre "vague à l'âme", au moindre signe de parano, j'arrêterai.

Je suis arrivé de nouveau à diviser par deux la dose de somnifère.
Et en ce qui concerne l'antianxyolitique, je suis passé à 4.50 en octobre, 4 en novembre, et 3.50 depuis le début du mois.
Pour l'instant RAS, mais quoi qu'il arrive, je me maintiendrai à un plancher de 2.50. Que j'atteindrai en février si tout va bien...

Je vous embrasse.

18:11 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (7)