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08/01/2019

Les appels en gare

J'ai toujours trouvé lugubre ces appels en gare, du style :

"Monsieur Chombier est prié de s'adresser à l'accueil, dans les plus brefs délais".

Que va-t'on annoncer à Monsieur Chombier ? Sûrement pas qu'il a gagné au loto, mais plutôt une mauvaise nouvelle, venue de quelqu'un de sa famille ou de ses proches amis.

J'imagine Monsieur Chombier se hâtant vers l'accueil, le coeur battant de plus en plus fort, redoutant le moment où on lui annonce "la" nouvelle.


Moi je suis tranquille. Quand je suis avec ma chérie et que j'entends ce genre d'appel, je ne bronche pas, sachant que ça ne peut pas s'adresser à moi.

Qui donc pourrait m'appeler ?

Un des avantages de se voir rayé du monde des vivants par sa famille !

Il faut toujours po-si-ti-ver !!

Je vous embrasse.

11:37 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Ah! Du Patrick comme je l'aime! Très bon mot,merci et heureux de constater que ton humour est resté intact! Cordialement. Cédric

Écrit par : Cédric | 08/01/2019

ta note cher Patrick me fait penser personnellement non pas à un appel en gare mais à un appel en hypermarché que j'ai entendu lorsque je venais de m'apercevoir au rayon fruits et légumes du magasin que ma fille âgée de 3 ans, venue avec moi faire les courses, était disparue ! cela s'est passé en 1987 dans un hypermarché Auchan, sur le coup j'étais affolé de l'avoir perdue de vue, heureusement très vite une voix forte émanant de l'accueil annonçait au micro: "le papa de Mélanie est prié de retrouver sa fille à l'accueil du magasin", aussitôt rendu et content de l'avoir retrouvée la dame de l'accueil me déclara: "vous savez monsieur, votre fille s'est perdue une fois mais maintenant je peux vous dire qu'elle ne vous lâchera plus ". Ma fille est maintenant maman de deux petits et je suis certain qu'elle fait plus attention à ces enfants durant ses courses au supermarché que moi lorsque j'étais un jeune papa. Amitiés, Renaud.

Écrit par : Renaud | 09/01/2019

Salut Cica !

Moi, un jour, j'attendais le train en gare de Fontainebleau, sans doute pour me rendre chez ma généraliste qui m'aurait fait un énième arrêt de travail, tant j'étais déprimée. Soudain, une voix dans les hauts-parleurs, annonce que le train aura du retard, pour cause de suicide ! J'ai pris une sacrée claque... Pour peu, je me serais jetée moi-même sous les roues du train. Je ne crois pas qu'il était vraiment utile de préciser que c'était un suicide. Ça m'a encore plus déprimée.

Des bises,

Écrit par : Stef | 10/01/2019

En principe ils disent "accident de personne" ou "accident grave voyageur". Mais on comprend tout de suite... En Ile de France, c'est plus d'un suicide par jour sur les rails !
https://www.20minutes.fr/societe/1123095-20130321-20130321-plus-450-suicides-an-transports-franciliens
A présent, je trouve cela effrayant, et horrible pour les témoins, et surtout le conducteur.
Mais je sais, pour y être passé voilà une quinzaine d'années, qu'une personne au bout du rouleau, fatiguée, épuisée de continuer à vivre une vie pourrie, est dans une certaine "bulle" mortifère, et ne pense qu'à tout arrêter sans faire attention à rien d'autre.
Et le suicide sur les rails est "imparable", contrairement à celui par overdose de médocs, lequel fait immédiatement songer - à tort - au fameux "appel au secours" s'il est raté, appellation bien commode pour dédouaner l'entourage et surtout les responsables s'il y en a.
Pourtant cette sorte de suicide est la plus "soft", car elle ne met personne d'autre en cause, et est relativement douce pour le "candidat". Mais moins "fiable" que celui sur les rails..

Écrit par : Cica pour Stef | 11/01/2019

Cica : Le suicide d'un conducteur sur les rails, ma mère l'a subi en janvier 2011, et mon père, ma grande soeur et moi aussi, du coup...


En janvier 2011, ma mère (Je pense l'avoir déjà dit : Alsacienne d'origine, marié à un vendéen et exilée en Vendée par "amour" (Sic !). Je trouve qu'elle a bien du courage et cette histoire-là en est l'illustration) était partie en Alsace pour voir sa famille qu'elle n'avait pas pu voir à Noël. Et accessoirement, donner leurs cadeaux à mes deux plus jeunes cousines, âgées de 8 ans et de 4 ans à l'époque.

Pendant le deuxième week-end de janvier, elle logeait donc chez son cousin dans le Haut-Rhin, son cousin qui gère avec sa femme un "Gîte de France". Le dimanche, elle prend un train dans l'après-midi, à Strasbourg, train grâce auquel elle pensait arriver en Vendée dans la soirée. Mais vers 18 h 00, en route, le conducteur se couche entre les rails. Le trajet est bien sûr annulé, et elle reprend un autre train la ramenant à Strasbourg, puis son cousin va la chercher et la ramène chez lui où elle dort une nuit supplémentaire jusqu'à prendre un autre train (ou l'avion je ne suis plus sûr) le lundi matin.

Bien sûr, elle nous téléphone, alors que ma soeur et moi étions en train de regarder une vieille émission de télé rediffusée à l'époque sur la chaîne Télé Melody (Bon, OK, c'était "Dorothée, le show" (Dorothée, une fois de plus !!), diffusé à l'époque le 24 décembre 1983 sur Antenne 2, puis rediffusée donc à Noël 2010 sur la chaîne câblée Télé Melody, et que j'avais enregistré !), et ma mère nous annonce qu'elle ne sera donc pas là avant le lendemain matin, son trajet ayant été annulé, que son cousin l'a récupérée, et qu'elle retourne dormir chez lui avant son train (ou son avion) du lendemain matin.

Lorsqu'il apprend cela, mon père pète un câble, une fois de plus, prétendant que ma mère ment et qu'elle ne fait qu'inventer un stratagème pour reculer son retour en Vendée, et pouvoir profiter d'une nuit supplémentaire en Alsace pour, bien sûr... pouvoir coucher avec son cousin !!

Enfin, vous voyez le genre de mon père.

Le soir, mon père, ma grande soeur et moi nous sommes rendus voir mes grand-parents et mes cousins (du côté de mon père donc !), au Château d'Olonne, commune de Vendée, rattachée depuis très peu (1er janvier 2019) à la ville des Sables d'Olonne !

Comme d'habitude, dans la famille de mon père, il fallait devant mes grand-parents et mes oncle et tante faire table rase, ne rien faire paraître des disputes qui avaient lieu à la maison, et afficher un sourire factice voire un rictus inamovible ! Mais comme cette hypocrisie m'énervait au plus haut point, je n'en avais aucunement envie ! Alors que devant sa mère et sa soeur, mon père tentait d'observer un calme olympien, j'ai tout déballé !


Bien sûr, ma mère a pris son train (ou son avion) le lundi matin et est arrivée saine et sauve de tout ce périple en fin d'après-midi en Vendée ! Mon père lui a tiré, bien évidemment, sa tronche et fait des procès d'intention durant toute la semaine qui a suivi, alors, que bien sûr, elle n'avait pas passé de nuit d'amour avec son cousin.


Vous voyez il y a de l'ambiance chez moi. Comme ce soir, 11 janvier 2019. Mes parents habitent en campagne à Venansault, en Vendée, moi je vis encore chez eux à 36 ans, mais commence à prendre mon indépendance, notamment en prenant tous les vendredis soirs depuis septembre un bus à 19 h 03, à l'entrée de la ville de La Roche-Sur-Yon pour me rendre à mon appartement qui se situe au centre-ville de cette même ville.

Mais malheureusement, mon père doit toujours me conduire à mon bus, à l'entrée de la ville, car il n'y en a pas dans le lieu-dit campagnard perdu (pour ne pas dire un peu plouc) dans lequel vivent mes parents (et moi aussi donc).

Mon père comme tous les vendredis a hyper flippé que je rate mon bus, me disant qu'on était parti trop tard. Pendant que je prends mon bus, lui va me déposer mon ordinateur dans mon appartement, car je ne vois pas comment faire pour trimbaler mon sac de ville et mon sac à ordi en plus dans le bus et en marchant pour me rendre chez moi !

Mais il m'attend devant la porte de mon immeuble, et ça commence à m'agacer, si bien que ce soir, en arrivant sur la grand-place de ma ville où les bus s'arrêtent une fois leur journée finie, au lieu de marcher directement jusqu'à mon immeuble, comme il était 19 h 20, j'en ai profité pour aller faire une course qui m'était passée sous le nez mardi dernier, sauf que bien sûr, je n'ai pas prévenu mon père ! Alors, quand je suis arrivé dans la place où se trouve mon immeuble, il m'attendait dans sa voiture et on s'est engueulé en pleine rue ! Mais bien sûr, je ne lui ai pas dit ce que j'étais allé faire sans le prévenir, et je suis bien content d'avoir pu un peu lui échapper, car c'est très difficile de se libérer de lui, dès que moi et ma mère sortons, il a toujours besoin de savoir où on est, de nous "pister".

Voyez comme il y a de l'ambiance chez moi ! Heureusement que ton blog Cica, est aussi là pour qu'on puisse raconter ce genre de choses !

Écrit par : Hug | 11/01/2019

Merci Hug, et à présent que "les hostilités" ont pris fin, j'envisage de faire comme il y a 9 ans, un blog équilibré entre la partie "hit-parades" et le reste. Et j'en ai des choses à dire !
Amitiés

Écrit par : Cica pour Hug | 12/01/2019

"Qui donc pourrait m'appeler ?

Un des avantages de se voir rayé du monde des vivants par sa famille !

Il faut toujours po-si-ti-ver !!"

Entièrement d'accord.

Écrit par : Carla | 28/01/2019

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