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19/05/2011

Les Ricains ont suspendu leur grave délire... ouf

Après 4 jours de mauvais polar US - comme ils savent si bien les faire - DSK est assigné en résidence et va pouvoir, enfin, assurer sa défense dans des conditions presque "normales".

Qu'importe le fait qu'il soit coupable ou non, le principal est que la présomption d'innocence soit enfin reconnue.Que l'on ait cessé de mettre la charrue avant les boeufs.

Chez eux, Dreyfus aurait fini au bagne, sans réel jugement.

Si DSK - ce dont je doute profondément - a réellement commis son acte de folie (car c'en serait un, semblable à un multimilliardaire dévalisant une banque avec prise d'otages) alors, qu'il soit puni. Et lourdement puni.

Mais de grâce, arrêtons de jouer les mauvais westerns. Si l'histoire avait eu lieu voici 150 ans, DSK serait mort, lynché par la foule en délire.

Délire dont je suis bien content qu'enfin il cesse aujourd"hui.

Je vous embrasse.

22:07 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : dsk

Attention à l'arnaque "programme TV ce soir"

Vous êtes sur votre PC.

Vous voulez savoir quels sont les programmes de télé pour ce soir.

Automatiquement vous demandez ça à Google, qui, pensez-vous, vous donnera le site adéquat.

Sauf que, sur Google, il faut toujours se méfier des liens qui arrivent en premier, dans une fenêtre jaune clair.

Néanmoins, je l'avais fait. Et je tombe là-dessus :

programmes tv.jpg

 

Là je tombe sur une grande fenêtre en caractères bleus CONSULTEZ LE PROGRAMME TV !

Accédez à vos programmes TV   Cliquez sur le bouton de connexion minitel ci-dessous.

Il y a des automatismes chez l'internaute. Il pense que tant qu'on ne lui demande pas d'appeler un 0899 ou de donner un numéro de CB, son portefeuille peut dormir tranquille !

Mais non ! Il y a d'autres astuces et là c'est est une belle.
Pourtant, légalement, je suis prévenu. "connexion minitel".

Minitel ? Je pensais que cet engin, l'ancêtre du Net (créé par les Français en 1979. A l'époque les mails, tchats et autres moteurs de recherche existaient déjà dans l'Hexagone) étaient tous dans les vide-greniers depuis internet...?

Donc je clique et je vois.... un écran de minitel !

Connexion en cours....

Hou là ! Je me dépêche de raccrocher de quitter la page, car via ma ligne téléphonique, j'étais bien en train de faire du 36-15 voire du 36-17 !!!

Je le répète, c'est totalement légal à partir du moment où on est prévenu.
A présent, sachez-le, sur Internet on peut vous faire raquer en utilisant votre connexion téléphonique !

Je vous embrasse.

20:04 Publié dans arnaques | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : arnaque de google

Ma deuxième rencontre avec Chamonix (1974)

En 1974 je bossais à Roissy. Avant mon (premier) mariage, ma cadence était régulière, comme la plupart de mes collègues, tous des "déracinés de force" : je bossais 50 heures non-stop, puis je partais 6 jours dans les Cévennes retrouver ma fiancée.

Pendant les deux mois d'août et septembre, si j'avais ralenti la cadence, je n'éprouvais pas le besoin de partir, ma promise était désormais avec moi. Mais c'est vrai que je travaillais toujours plus que la normale, remplaçant ceux qui avaient été dans mon cas et qui avaient besoin de quelques jours pour regagner leur province.
Si bien qu'au bout de deux mois, j'avais accumulé une cinquante d'heures supplémentaires (20 "règlementaires" et 30 "au noir" - remplacements non autorisés) et que ma foi, je pouvais prétendre à une bonne quinzaine de repos en octobre, avec 5 jours de congé bien disposés (du lundi au vendredi).

Nous compulsâmes notre guide des Gites de France pour savoir où nous pourrions poser nos guêtres. La région était déjà choisie : les Alpes. Il fallait donc que l'endroit dispose de deux critères : une gare à proximité (nous étions en cyclo), et un prix ne dépassant pas les 100 F par semaine (70 euros d'à présent) vu que je ne gagnais que 2000 f mensuels (1400 euros actuels) et que j'en laissais 750 dans notre hôtel meublé parisien (525 euros).

C'est du côté de Chamonix que nous trouvâmes l'occasion : Un chalet comprenant une cuisine/salle à manger, deux chambres et une terrasse. Bois gratuit pour manger et se chauffer.

Nous avions demi-tarif pour le train, donc en route pour Chamonix. A Paris il pleuvait avec une petite dizaine de degrés. Au changement d'Aix les bains, il pleuvait toujours mais il les 10 degrés étaient loin...
A St Gervais le Fayet, au moment de prendre le petit train pour Vallorcine, pas plus de 3 degrés.
Puis nous montons vers Chamonix et Vallorcine, tandis que peu à peu, des flocons apparaissent ! Je m'étais pourtant renseigné (c'était mon métier après tout) les premiers flocons tombaient vers le 15 octobre et tenaient au sol vers le 25.
Mais là, pas de doute, c'était bien de la neige, qui tombait, toute seule, en gare de Chamonix, même si elle ne tenait pas.
A Vallorcine, 350m plus haut, ce n'était pas la même chose : 10 cm de poudreuse nous attendaient !

Au début, réaction du citadin typique : oh que c'est beau.... Pourvu que ça tienne.
Puis quand ça tient trop, alors on peste contre cette "merde blanche" qui bloque tout.

En fait, il allait neiger presque sans interruption, et la hauteur allait vite atteindre les 70 cm. Moyenne 40 à 60.
Il n'y a eu que le lundi 7 où la neige avait partiellement fondu et où le thermomètre indiquait 11 degrés.
Mais... nous devions partir ! Notre propriétaire nous prit alors en pitié, et nous octroya une semaine supplémentaire. Nous partîmes le mardi 15, avec -12° au thermomètre !!!

Cela aurait pu "passer" si nous avions été en voiture. Mais nous étions en cyclo, et pour aller faire les commissions, c'était soit à pied au village où les commerçants nous voyaient arriver avec leur massue, soit en train pour Chamonix où se trouvait un supermarché ("Payot-Pertin") pas trop cher pour l'endroit.

Pour le chauffage, c'était au bois le jour, et au grille-pain la nuit. Vous savez, ces premiers convecteurs qui consommaient allègrement leurs 3000 W...
Là nous ne disposions que de 8 kw par jour, le reste étant surfacturé.
Alors pour la nuit, nous mettions ce fameux grille-pain à la position "mini", celle qui ne nous ferait pas trop dépasser notre budget électricité.
Au départ, nous profitions de la chaleur de la maison due à la cuisinère (il faisait 30 degrés dans la cuisine) mais ensuite, la chambre se refroidissait et il ne faisait pas plus de 5 ou 6 degrés au petit-matin.

Notre seule excursion, le fameux lundi 7 : une escapade à Martigny, à 30 km, mais avec une pente raide. Pour ne pas rééditer l'exploit de 1971, je fis un essai sur la fameuse route de la Forclaz : après avoir descendu 500m, nous avons fait marche arrière afin de voir comment se comportaient les machines. Ca allait. 10 km/h en pédalant de temps en temps, mais ça allait. Et à Martigny, ce jour-là, il faisait plus de 20 degrés... quelle différence !
Bien sûr on en profita pour faire le plein de courses (la Suisse allait être attractive jusqu'aux dévaluations de 81) . Ce fut la seule fois où nous avons pu faire du cyclomoteur !

Deux points noirs cependant pendant cette quinzaine : D'abord la grève des banques, qui faisait que mon salaire de septembre n'avait pas été versé, et que nous nous mîmes à vivre à crédit, grâce à notre carte bleue à débit différé.
A la fin de la grève, nos avions 600 francs de dettes (dans les 450 euros) et vous me croirez ou pas, la BNP nous préleva des agios sur ces 450 euros !!!

Deuxième point noir : Nous avions laissé à l'hôpital de Montpellier la grand-mère de Mireille (mon épouse d'alors) qui était la personne qu'elle aimait le plus au monde.
Quand je reçus un télégramme, adressé personnellement à moi.
"Mémé décédée, annoncez-lui la nouvelle avec le plus de ménagement possible. Bon courage. Vos beaux-parents".

J'ignore comment je m'y suis pris, mais il me fallut pas loin de deux heures pour arriver à annoncer la chose à ma jeune épousée. Elle hurla à la mort ensuite pendant un bon moment, puis s'habilla.

"J'y vais", dit-elle, enfourchant sa mobylette.
Et je crois qu'effectivement, s'il n'y avait pas eu 50 cm de neige sur la route, elle aurait pu arriver jusqu'à la gare de Chamonix, distante de 13km (plus de train à cette heure au-delà).

Il est connu que ce sont les messagers qui sont responsables des mauvaises nouvelles, Mireille allait m'en vouloir pendant pas mal de temps...

Quand au Mont-Blanc, là non plus nous ne l'avons pas vu !!!

Je vous embrasse

11:55 Publié dans histoire, moi | Lien permanent | Commentaires (0)