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27/07/2012

Ma généalogie au fil des années

Fils d'une dame née en Tunisie et y ayant vécu jusqu'à ses 35 ans, et d'un monsieur certes né à Marseille, mais ayant grandi à Tunis, me parlant toujours de ses ancêtres bretons, j'avoue que pendant des années, un peu paumé, je n'ai pas trop été préoccupé par ce genre de choses.

Puis, vers mes 15 ans, alors que je m'étais fait un ami Corse parmi mes camarades, alors pour lui je deviens Breton. Parisien, à l'époque, ça vous valait toutes sortes d'injures dès que vous passiez ce qui est devenu aujourd'hui "le périph"...
Attention, c'était vrai pour lui et moi, nés tous deux en 1951 dans la capitale, nos ascendances était vraies. Enfin, en ce qui me concernait, une partie, un quart, du côté du père de mon père, vu la consonance de notre nom de famille. Pour lui, sans doute il était Corse par tous ses ascendants.
François Santini il s'appelait. Il a mal tourné, il est devenu chef-inspecteur à l'antigang... puis commandant au R.A.I.D ;) Il a même joué un rôle essentiel dans l'affaire de la maternelle de Neuilly.

Mais quand même en grandissant  je me posais de plus en plus de questions sur mes origines.
Passée la "croûte" pied-noire qui ne dépassait pas un siècle, d'où venaient-ils, ces ancêtres ?

• côté maternel, son père s'appelait Bastide et ma mère avait toujours entendu dire qu'il était né à Mèze (34) au bord de l'étang de Thau.
Sa mère restait une énigme : Stéphanie Pofilet, j'ignorais alors d'où elle pouvait bien venir. Si j'avais pu savoir, à l'époque.... !

• côté paternel, la figure du grand-père d'ascendance Bretonne et c'est tout. Mon père n'a jamais voulu me parler de sa mère, qui paraît-il, "l'avait abandonné"
En fait j'apprendrai plutôt que c'était le contraire, que mon grand-père le professeur de médecine renommé avait bien voulu reconnaître son fils mais avait confié à sa grand-mère son éducation.
Quid de ma grand-mère ?

 

Bref, on arrive en 1983. Ma promise me présente à sa belle-famille, des normands fermés du Pays de Caux, et lorsqu'on me demande mon "pedigree", je réponds que je suis né à Paris d'un père d'ascendance Bretonne né à Marseille d'ascendance Bretonne et d'une mère née en Tunisie.

Ils ne retiennent que ce mot, Tunisie".

La grande fille de 20 ans me toise "tu es pratiquant ?"
Je réponds sans avoir compris de quoi elle parlait que j'avais fait mes deux communions mais que depuis mon adolescence, ça ne me dit plus rien d'aller à la messe.
Là elle paraît suffoquée.
" A la messe ? Mais tu n'as pas dit que tu était arabe ???"
Ben oui, pour ces gens ignorants, les natifs des anciennes colonies sont tous des indigènes ! Comme Camus, qui descend des Berbères, ou Bertrand Delanoë, dont les aïeux venaient des touaregs !


Pour moi ce fut le déclic.

Mes parents habitaient le Vigan, à un jet de pierre de Méze. Où j'allai en 1985 à la mairie demander un extrait de naissance.  C'est là que je sus que mon grand-père était né d'un Barthélémy Bastide, né à Aniane (34) en 1844, et de Justine Escande, née en 1850 à ...?

Mèze-Aniane ça fait environ 30 km. Mairie d'Aniane !
Là on me dit que le père de Barthélémy Bastide (vous me suivez ?) était Pierre Bastide, agriculteur, né en 1813 toujours à Aniane et sa mère Marie-Marguerite Coste, née au même endroit en 1820.

Donc, de ce côté-là, réglé : Aniane. En fait ce sera au fil des âges St Guilhem le désert.

Ma grand-mère paternelle était née Pofilet, en Algérie en 1879. D'un "Pofilet Achille" et d'une Eugénie Daigneau. Je n'en savais pas plus.

Côté paternel, mon père né à Marseille mais d'ascendance Bretonne ("du côté de Lamballe" me précisait-il) par son père et... c'est tout ! Si, une de ses cousines germaines portant notre nom tenait un poste important au Lycée Lesage de Vannes.

Maigre bagage pour faire de la généalogie...

 

Les années passent encore, on arrive en 1997, mutation à Vannes, et là, tous mes voisins avaient entendu parler de la fameuse cousine, qui jusqu'à l'orée des années 80 avaient sévi sur les lycéens du Lycée Lesage en tant que surveillante générale. Et quand, en 2001, ma fille entrera elle-même dans ce lycée, beaucoup de profs tiqueront à l'énoncé de son nom ! Je me demanderai d'ailleurs toujours si ce facteur n'a pas joué quand elle a réussi à passer des classes avec de 8/20 ! Je sais qu'en tant que vice-président de la FCPE j'avais un certain poids, mais qui n'aurait peut-être pas suffi ???

Du coup on a explorer les cimetières, dans le village indiqué par mon père, et effectivement nous voyons pas mal de tombes avec notre nom de famille.

Réglé aussi de ce côté-là : Bretagne validée.


En 2006 mon père décéda et c'est là que je découvris le nom de sa mère : Julie Bonnet, née en 1888. Sans plus... J'en suis toujours là aujourd'hui :(


Tout a démarré réellement en 2008. Quand ma cousine m'a remis une feuille où elle avait regroupé toute sa (et donc ma) généalogie. Ca remontait jusqu'en 1750, et ma foi ça pouvait servir à établir de bonnnes bases.

Je me suis inscrit sur une site non pas de rencontres mais de généalogie, et très vite, il s'est avéré que deux dames (qui ne se connaissaient pas) avaient la même ascendance à partir d'un certain niveau sur la branche de l'Hérault. Je recopiai donc fidèlement ces données, et par Google j'essayais d'en savoir plus. Un certain Alain de Carné me fit remonter très très loin, et un autre arbre allait me faire sauter de joie !

En effet, il est apparu que par le truchement d'une dame ayant vécu vers 1300, j'étais cousin des Bourbons, roi de France ! Cousin au 32ème degré, mais déjà j'étais tout fier...
j'ignorais encore ce que j'allais découvrir.

Restaient les côtés Bretons et les Pofilet.

C'est un généalogiste de Pontarlier (!) JM Thiebaut qui en 2010 m'aida en me donna la lignée des Pofilet et des autres branches. J'appris alors que toute cette partie de la famille était... du Haut-Doubs, côté Maiche !
J'appris alors que j'avais un ancêtre Hugues Poutier, habitant à Vercel (c'est par là-bas que je prends le train) qui, dans les années 1500 était secrétaire de Charles-Quint ! Puis un autre chirurgien à Maiche.... (Brigitte, si tu me lis !). J'allai ainsi jusqu'en 1400 avec une certaine Isabelle Deschamps.


Pour les Bretons, ce fut encore plus beau ! Je cherchais vainement mon arrière-grand-père Alexis qui pourrait faire le joint entre la multitude de Cicatrice * que je voyais pulluler.
Et un jour, un notaire me demanda si j'étais bien Patrick, fils d'Ernest, petit-fils d'Ernest-Pierre, arrière-petit-fils d'Alexis-Marie !!
Alexis-Marie ! Bon sang mais c'est bien sûr !!!!

Du coup je tapai Alexis-Marie Cicatrice dans Google, et tout un arbre me tomba dessus ! J'eus aussi la preuve que c'était bien lui car il était mentionné le nom de son fils, professeur d'épidémiologie à Marseille, ainsi que son mariage avec ma grand-mère Anna !

Là encore mon arbre est immense, avec 500 personnes, remontant mon nom de famille jusqu'en 1350. Je pouvais voir mon patronyme jusqu'en 1610, mon aïeul David et sa femme Julienne ayant péri dans l'incendie de leur maison à Lamballe.

J'étais vraiment comblé, mis à part pour ma grand-mère Julie Bonnet.

Je faisais le Kékou avec mon cousinage avec les derniers Bourbons, de Louis XV à Charles X, sans savoir ce qui m'attendait !


C'est un mail de généanet daté du 5 juillet qui déclencha beaucoup de choses.
Je ne l'ai pas lu sur le coup, car c'était le jour "de la révélation", où j'appris que mon épouse avait failli être internée par sa famille. J'avais d'autres chats à fouetter.

Ce n'est que quelques jours plus tard que je repris le mail, où s'étalait devant moi une vraie mine d'or !

C'était du côté Franc-Comtois.
Ma fameuse Isabelle Deschamps avait une belle ascendance !
Sa grand-mère se nommait Catherine de Thurey, et là j'ai commencé à aller sur Google.
Plein d'arbres la mentionnaient, et étaient tous d'accord que sa mère était Gisle (ou Gilette) De Coligny.

Grâce à Google, qui me donnèrent des indications de plus en plus précises, notamment grâce à l'arbre de la famille de Coligny et au travail extraordinaire de GénéalogieQuébec-info, je ne tardais pas à voir apparaître, comme le disait Dalida dans sa chanson en parlant de son petit maquereau Un ciel magnifique.

Et c'est ainsi que, comme beaucoup de monde, je me retrouve descendant direct des Carolingiens (et donc des Mérovingiens).
Avant-hier, j'ai découvert que grâce au couple Eleonor de Thoire-Villars et Etienne de Coligny, je descends également d'Hugues Capet !!!
Et hier, j'ai vu que je descendais aussi de.... Guillaume le Conquérant !

Que le monde était petit dans ces années-là...

J'ai donc laisse tomber mon cousinage éloigné avec les derniers Rois de France pour quelque chose d'un peu mieux je crois :

Descendant en ligne directe d'autres Rois et Empereurs :

• Charlemagne (et avant, Pépin le Bref, Charles Martel...)
• Louis 1er
• Charles II
• Louis II
• Charles III
• Louis IV
• Hugues Capet
• Robert II

Période qui s'étend de 450 à 1031.

Pour le fils d'une dame née à Tunis, c'est pas mal, non ???

Faudra que je dise ça en Normandie !

Je vous embrasse.

* Cicatrice : je ne mets évidemment pas mon nom de famille !

12:47 Publié dans moi, Science | Lien permanent | Commentaires (7)

26/07/2012

Jeux Olympiques : grandeur et décadence

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1968 : Bien que la forme soit discutable, début d'un immense espoir qui aboutira à la fin des ghettos et à une grande diminution de la discrimation raciale.


JO-2012_Londres_femmes_arabie-saoudite_sport_interdict.jpg

2012 : Dans certains pays décadents *, si les hommes ont choisi de se sacrifier dans ces Jeux pour des questions religieuses, pour de plus en plus de femmes, fin de leur liberté.


Je vous embrasse.

 

 

* Pour moi un pays est forcément décadent (comme nous l'avons été, comme hélas l'Allemagne l'a été, comme l'Espagne, la Grèce et le Portugal aussi l'ont été - et là ce n'est pas très vieux...) à partir du moment où il est dirigé soit par une dictature, soit par des autorités religieuses, et non pas par les représentants de leur peuple.

23/07/2012

Comment passer une frontière

Delpech chantait voici 33 ans qu'il y a "30 manières de quitter une fille", moi je dirai qu'il y a au moins 17 manières de franchir une frontière.

• à pied. 1963, la première fois de ma vie, entre la France et l'Espagne, alors que j'étais en colonie de vacances. Quelques mètres dans la neige en territoire étranger, territoire ennemi puisque dirigé par le dictateur Franco qui fermait alors ses frontières.

• en autocar. 1970, entre Les Fourgs (25) et l'Auberson (Suisse), avec le "car des frontaliers", dont le chauffeur passait sans arrêt Darladirladada de Dalida.

• en cyclomoteur. 1970, toujours sur le même parcours. Puis en 1971 de France en Italie. Ne me parlez surtout, mais surtout pas du retour !

• en avion. 1972 entre Paris et Malte.

• en train. 1974, d'abord France/Italie puis Italie/Autriche, lors de mon premier voyage de noces.

• en voiture. 1975, entre Annemasse et Genève, tout fier d'arborer mon nouveau permis.

• en poussette. Ma fille l'a fait en 1985 entre Montgenèvre (05) et Claviere (Italie).

• en ski. 1985, toujours entre Montgenèvre et Claviere. Les douaniers faisaient ch.... tout le monde sur la route, en ski, on pouvait ramener ce qu'on voulait. Et on l'a fait !

• en camion. 1989, entre les USA qui nous avaient refoulés et le Canada !

• en bus. 2007 entre St Louis (68) et Bâle (Suisse). Puis 2008 entre Strasbourg et Kehl (Allemagne).

• en tram. 2009 entre Bâle et Veil am Rhein (Allemagne)

• à vélo. Pas fait. La honte !!!!

• en métro. Pas fait. Pas encore.

• A cheval. Pas fait. Et pas près de le faire.

• En parapente. Idem.

• En hélico. J'espère ne jamais avoir à le faire si c'est un hélico jaune et rouge...

• Sur un fil, surplombant les chutes du Niagara entre les USA et le Canada. Pas fait non plus.

Mais.... en télésiège, fait voici quelques jours !!!

Je vous embrasse.