26/10/2012
SOSA
En généalogie, le "Sosa" permet de déterminer le degré de parenté avec ses ascendants.
• Partant du principe qu'on est toujours le "sosa 1"
• Le père est n°2 et la mère n°3.
• Les grands-parents paternels seront respectivement 4 et 5. Les maternels 6 et 7.
La règle est simple : Les parents d'un individu à Sosa X seront toujours 2 X pour le père et 2 X +1 pour la mère. Les Sosa masculins seront toujours de valeur paire (sauf soi-même, qui porte le n°1) et les féminins de valeur impaire.
• Les arrière-grand-parents (au nombre de 8) auront comme Sosa 8 à 15.
• la 4ème génération au-dessus (qui seront 16) auront comme Sosa 16 à 31.
Et ainsi de suite.
A quoi ça sert ?
Pour les généalogistes (même amateurs) de retrouver facilement des ancêtres sur des documents.
Ainsi, si j'arrive disons à un sosa (et non pas une) je sais pas, moi, disons 525, je saurai que ses parents figureront sur le dit document en 1050 et 1051.
Pour les autres, ça leur permet de savoir combien il y a d'ascendants possibles au niveau d'une génération.
Ainsi si je reprends mon arbre, Antoine Coste (1640/1689), de ma branche Languedoc, est le sosa 800.
Je sais donc que sous le règne de Louis XIV j'ai potentiellement 800 ancêtres ! je dis "potentiellement" car je sais que pas mal de cousins se marient entre eux. Mais je peux tabler sur au moins 700.
Si je remonte encore, cette fois dans ma branche Franche-Comté, j'apprends que Alix Chisseret, née pile 200 ans avant Antoine, est le sosa 479.859. Le nombre potentiel de mes ancêtres pendant la guerre de 100 ans.
Je remonte encore de 200 ans, toujours dans la même branche, et là je trouve Etienne de Coligny (1251/1318). Sosa 122.843.824.
Cent vingt-deux millions d'ancêtres potentiels au milieu du XIIème siècle !!
Le seul petit ennui, c'est qu'en Europe nous n'étions (si j'ose dire) que 65 millions à cette époque-là !
Donc, forcément, nous sommes tous cousins et cousines, à des degrés différents, et bien entendu (y compris les personnes n'ayant pas forcément des racines françaises...) nous avons TOUS du sang royal ou impérial dans les veines.
Ma seule chance, c'est d'avoir pu détailler chaque génération. Mais essayez la généalogie, vous verrez c'est passionnant et ça vous fera découvrir des tas de choses insoupçonnées.
Je vous embrasse.
18:21 Publié dans histoire, Loisirs, moi, Science | Lien permanent | Commentaires (2)
23/10/2012
Mes arrière-grands-parents
Ils sont issus de quatre régions différentes !
• Côté paternel, le 8 septembre 1863 naissait près de Lamballe Alexis-Marie Cicatrice. Tous les Cicatrice sont originaires de cette région, depuis des siècles.
Il était je crois agriculteur, et son fils Ernest-Pierre-Marie, né le 24 juillet 1891, ambitonnait des études de médecine.
Ils descendirent alors à Montpellier, côtoyant, sans le savoir une autre branche de ma famille !
Il épousa une Italienne, Anna R.... née à Venise en 1871. Et oui, j'ai une toute petite partie de sang italien!
Ernest-Pierre-Marie Cicatrice fit ses études là-bas, la fac de médecine la plus réputée de France, et devint professeur de bactériologie à Marseille, où avec une demoiselle Julie Marceline Bonnet, il conçut mon père Ernest, né donc à Marseille en 1912 et mort au Vigan (30) le 15 février 2006, endroit où il a vécu 34 ans de retraite !
• Toujours côté paternel, je ne sais hélas rien de mon ascendance côté Julie Marceline Bonnet. Je pense qu'elle venait de l'assistance Publique.
• Côté maternel, là c'est beaucoup plus riche.
Barthélémy B.... est né à Aniane (34) près de St Guilhem le désert le 2 avril 1846. Les B... sont de là-bas depuis 7 siècles ! Il épousa Justine E..., née à Carcassonne en 1848, et eurent parmi leurs enfants mon grand-père, Emilius, né en 1876, à Mèze (34) près de Montpellier. Ils étaient viticulteurs, et la terrible maladie qui toucha la vigne à cette époque ne leur laissa pas d'autre solution que de celle de s'exiler. Ma cousine germaine (née en 1930) a quelques souvenirs de famille, et il était question soit du Canada (l'Acadie) soit des territoires nouvellement conquis à savoir L'Algérie ou la Tunisie.
C'est dans un premier temps qu'il alla en Algérie, où il rencontra une française, franc-comtoise, qu'il épousa : ma grand-mère Stéphanie P..., née en 1879. Curieux mélange d'un Languedocien et d'une Franc-comtoise ! Mélange semblable à celui coté paternel entre un Breton et une Italienne !
D'après mes parents , ce ne fut pas sans heurts...
Bref, le couple eut 5 enfants, dont ma mère Yvonne, née en Tunisie le 21 décembre 1912, un siècle (au jour près) avant la fin du monde qu'elle ne verra pas. Car elle décèdera le 4 février 1998 au Vigan (30)
• Stéphanie P.... est la fille de Victor-Achille P... né à Anteuil (25) le 15 mars 1845. Tous les P.... sont originaires du Doubs, et leur ascendance - attestée par le généalogiste Jean-Marie THIEBAUD de Pontarlier - fabuleuse. Je ne m'arrêterai qu'à Alix CHISSERET, décédée en 1492 et encore inhumée à l'Eglise Ste Madeleine de Besançon !!!
Victor-Achille P... eut les mêmes soucis que ma famille maternelle et s'en vint donc émigrer en Algérie, où il rencontra dans les années 1880 une Angevine (!) Louise-Eugénie D.... Née le 7 septembre 1857 et l'épousa, d'où Stéphanie, née à Alger en 1879.
Mes parents eurent assez vite l'occasion de quitter les colonies, et arrivèrent sur Paris en 1947.
Il eurent d'abord mon frère Patrice en 1949, qui mourit peu après sa naissance, à la maternité même, faute de soins.
Puis moi-même, né en 1951 à la même maternité (Pört-Royal) et qui faillis prendre exactement le même chemin que mon frangin, s'il ne s'était pas trouvé par "hasard" une femme-docteur de l'immeuble où ma mère était concierge, qui se rendit très vite compte qu'il y avait "un problème"....
Donc résumé :
je suis né à Paris, mais de personnes originaires de Bretagne, D'Italie, du Doubs, de l'Aude, de l'Hérault, de Marseille, de l'Anjou !!!
Je suis le bâtard par excellence !
Bâtard qui vous embrasse.
15:11 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (2)
22/10/2012
Vieux motard que j'aimais...
Il est 13h55, dans une rue de Besançon près de la gare.
Nous nous apprêtons à consulter l'ophtalmo pour mon épouse.
Il nous reste qu'à traverser la rue, pour cela nous faisons un détour et empruntons le passage piéton.
Bien que nous ayons la priorité, je regarde quand même à gauche. Rien à l'horizon.
Nous nous engageons. Quand je vois surgir une moto, qui freine brutalement. Et là je l'entends :
"Vous ne devriez pas vous amuser à faire ça, n'oubliez pas que je suis un deux-roues..."
J'allais lui demander à quelle vitesse il allait (pour moi, largement 80 à 100 km/h) quand je le vois nous contourner, et me dire d'une manière très Sarkozyenne :
"Casse-toi connard..."
Pour les gens (il a lui-même employé le qualificatif) de son espèce, de plus en pus nombreux, traverser la rue sur un passage protégé est donc "très dangereux"...
Mais rouler à deux-roues à plus de 80 en pleine ville, ça ne l'est pas.
Signé : les anti-cons casqués en colère ;-))
Je vous embrasse.
18:51 Publié dans non politiquement correct | Lien permanent | Commentaires (5)

