14/01/2012
Je ne connaîtrai jamais le pays où ma mère a grandi
Ce pays, c'est la Tunisie.
Mes parents se sont connus là-bas, en 1932, et s'y sont mariés en 1936.
Dans la même ville que le chanteur FR David, que le maire de Paris Bertrand Delanoë.
Ma mère est issue d'un père languedocien, dont j'arriverai grâce à un site de généalogie à démontrer le cousinage avec les rois de France, et d'une mère Franc-Comtoise. De ce côté je suis remonté au XIIIème siècle.
Mon père, né à Marseille, est issu d'un père Breton (j'ai remonté mon nom de famille jusqu'à 1610, le berceau étant situé... à 8 km d'où habite actuellement ma fille) et d'une mère Marseillaise, Julie, dont hélas je ne connais que la date de naissance, 1888.
Les gens qu'on appelle "pied-noirs" sont riches de racines. Je plains sincèrement mon épouse, de n'avoir pour ancêtres que des gens du même département (76).
Moi, je suis "pluriculturel". Je me sens partout chez moi, à Paris bien sûr où je suis né et où j'ai passé 23 ans de ma vie (21.5 +1.5).
Dans les Cévennes aussi, où mes parents ont vécu plus de 30 ans, jusqu'à leur mort.
Dans l'Hérault, spécialement vers St Guilhem le Désert où je compte plus de 400 ascendants directs.
Dans le Doubs, non loin de chez moi, où c'est de plus de 150 personnes dénombrées jusque-là (et ce n'est pas fini) que je descends.
Et en Bretagne, où de jour en jour je me découvre des ancêtres.
Le creuset ("melting pot" en français) c'est la Tunisie, où chacun s'est retrouvé parce qu'à un certain moment, la métropole sombrait dans la misère. Les "nouvelles colonies" étaient alors pour beaucoup un véritable eldorado.
Ce pays, je m'étais toujours promis d'y aller. De voir la maison où ma mère a grandi.
Mais pas question d'y aller sans "guide". Je voulais des témoins, pour m'indiquer les lieux exacts.
En 2003 c'était prévu avec mon cousin germain (nous ne sommes que 3 cousins, issus de 5 enfants) mais ça a capoté.
En 2008, idem avec mon autre cousine germaine, mais finalement c'est sa fille Christelle qui a emporté le morceau.
Nous, pendant ce temps, nous frôlions l'endroit. A 3 reprises, en 2008, 2009 et 2010 sommes allés à Malte, à moins de 200 km au sud-est.
Sans le dire à mon épouse, j'avais prévu, pour nos 30 ans de mariage (novembre 2013) d'aller là-bas. Sans guide (il avait un joli nom mon guiiide...) mais pas grave.
Et puis il y a eu le printemps Tunisien.
Suivi de l'Hiver islamiste.
Pas question désormais de mettre un pied où les droits de l'homme (et surtout de la femme) sont bafoués et où les pratiques religieuses font remonter au Moyen-Age.
Ma mère me parlait souvent de "sa" Tunisie. Et quand en 1989 est arrivée l'histoire du voile islamiste, elle m'a bien précisé que de son temps (1912/1947) les seules femmes voilées là-bas étaient... les chrétiennes qui allaient à la messe !
Je me félicite de n'avoir jamais parlé à mon épouse de ce voyage, elle qui aurait tant aimé voir ce beau pays.
De toutes façons, elle sait ce qui s'y passe désormais et n'a plus du tout envie d'y aller...
Je vous embrasse.
21:03 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (0)
Face-Blog ?
Deux mondes s'affrontent, sur le Net, et j'avoue que je m'y sens un peu perdu.
Comme beaucoup de mes amis, je crois. Résumons.
1) LE BLOG.
Je l'ai dit, quand j'ai créé ce blog en juillet 2010, c'était à titre "provisoire". Juste le temps de raconter chronologiquement ma vie, avec en point d'orgue, entre 1992 et 2002, Nathalie.
Ensuite ce serait presque du "remplissage", et quand l'inspiration me manquerait, quand je serais de moins en moins lu, alors je tirerais l'échelle.
Mais le problème c'est que si côté commentaires c'est effectivement la bérézina (je sais pourquoi, on y reviendra) côté visites c'est pas mal du tout. Je "roule" à environ 200 visites par jour, et j'ai toujours quotidiennement quelques 350 notes lues (beaucoup en partie, je le reconnais) .
Je ne peux donc pas laisser tomber cet espace, d'autant que je prends du plaisir à écrire ces notes.
2) FACEBOOK
J'ai eu quelques problèmes au début, ne sachant pas comment fonctionnait le truc, mais à présent j'y suis à l'aise.
Le gros avantage de FB c'est d'avoir comme "interlocuteurs" (je n'emploie pas le mot "amis", bien que j'en aie un certain nombre sur le site) un peu tout le monde : D'abord des gens du Net ( qui pour beaucoup ont délaissé le blog qu'ils - elles surtout - tenaient) pour aller sur FB, puis des gens "réels", comme des vrais amis, de la famille. Des sites aussi, comme Télé Mélody ou MétéoCiel. Et enfin des stars, à condition qu'elles jouent le jeu. J'ai envoyé balader l'une d'entre elles récemment parce qu'une histoire louche (elle demandait de l'argent pour venir en aide à quelqu'un qui n'en avait vraiment pas besoin) a révélé que la vedette à qui l'on croyait s'adresser n'était autre que son attachée de presse !
Un autre avantage, c'est l'interactivité.
Par exemple, je poste quelque chose que je crois important sur mon blog. Actuellement dans le meilleur des cas, il faut que j'attende quelques jours pour voir la réaction de deux trois personnes. Certes il y a ma désormais fidèle Téberli, mais pour le reste, c'est moins évident.
Si je poste la même chose sur FB, alors j'ai le résultat en direct. Là je sais que j'ai aussi de fidèles attitrées (Carla, Irène pour ne citer qu'elles) qui réagiront au quart de tour. Et peut s'ensuivre un dialogue sur une de ces "notes", qui peut même se terminer en tchat, voire au téléphone comme ça m'est arrivé avec Aurore Boréale alors que je débutais et que je m'étais vautré sur un truc.
En outre, sur FB j'ai retrouvé des anciennes connaissances du forum de psychologies (Carla, Cristèle, Elke, Evelyne, France, Gwladys, Heidi, Marie-Neige, Muriel de St Denis, Nathalie VDV, Silou, Brigitte), des anciennes connaissances des blogs de Psychologies (Aurore Boréale, Béa, Kerléane, Carole, Corine, Euphrasie, Florence, Françoise, Gaïa, Irène, mes deux Isabelle - Sénéchal et Gaudin, Joëlle, Julie, Mary, Muriel la Basque, Captainelili, Odile, Pénélope, Psyblog, Sabine, Sophie) qui hélas ne peuvent plus me commenter sur ce site que j'ai quitté en 2010.
Comme moi, ils ont dû se partager entre leurs blogs et FB. D'autant que celles et ceux qui n'avaient pas su quitter Psycho à temps se sont vus amputer de leurs écrits entre 2005 et 2011 si par malheur ils n'avaient rien sauvegardé. Ce qui les a incités à essayer de "repartir" ailleurs, soit d'abandonner purement et simplement leur blog.
Moi j'ai les deux. Et je me suis aperçu cet automne que si l'on devenait "négligent" avec ses amis, ceux-là n'ayant que peu de nouvelles de vous vous rayaient - avec raison - de leur liste.
Alors que faire ? Continuer les deux mon Général, en profitant de l'audience de Fb pour faire un lien avec celles de mes notes que je juge les plus utiles à la communauté.
Mais cela a un prix : moins de présence sur les blogs, où, il est vrai, en dehors de mes dêmélés avec les administrations et les chanteurs, je ponds de moins en moins de notes qui ne sont pas du râbachage.
Ma foi, tant que vous continuerez à me suivre, je resterai toujours fidèle aux posts.
Je vous embrasse.
12:06 Publié dans Blog, moi | Lien permanent | Commentaires (13)

