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12/05/2013

44 !

Non ce n'est pas ma pointure....

Ni le nombre de semaines ou de mois depuis que j'ai commencé quelque chose, ou fini.

C'est tout simplement la taille du pantalon que j'ai mis ce matin.

Bien sûr d'aucuns à la taille mannequin pourront se gausser devant ce chiffre qu'ils ne manqueront pas de trouver "mignon". Et ils auront raison !

Mais cette taille-là, ça fait un bail que je ne l'ai pas eue. Je dirai, à vu de nez, 2004, soit neuf ans quand même.

J'ai perdu 5 kilos et demie en trois semaines ! Et sans faire aucun régime !!!

Si mon toubib de Lons le Saunier voyait ça, lui qui était fixé sur l'aiguille de son pèse-personne qui ne me faisait aucun cadeau...

Et comme je pense que la tendance sera encore à la baisse, et cela jusqu'à la chute des premières feuilles, le 42 est très envisageable pour les beaux jours ;-)

Je vous embrasse

16:18 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (6)

17/01/2013

le "mythe de Mouthe"

Encore entendu ce matin à la télé :

"il a fait -20 degrés à Mouthe, dans le Doubs, l'endroit où il fait le plus froid de France..."

Heu, d'accord pour la première assertion, pas d'accord pour la seconde.

Il fait plus froid dans ma commune qu'à l'endroit de Mouthe où est disposé le point de mesure...

Mes deux ans de retraite me permettent d'une part de m'affranchir de mon "devoir de réserve" côté boulot, et surtout de disposer de relevés sur mon village grâce à la station automatique professionnelle que m'ont offert mes collègues à l'occasion de ma retraitre.

1) Le point de mesure de Mouthe ne se situe pas dans le village, mais à la source du Doubs, donc dans un endroit "non conforme" pour se comparer aux autres.

Chez nous à Météo-France, on parle de "classes de mesures" pour désigner la fiabilité des endroits, de la classe 1 (l'endroit idéal) à la classe 5 (à éviter absolument). Le point de mesure de Mouthe, celui dont on parle à la télé, est classé 3....

2) Dans mon village, pourtant situé 300 m plus bas, pratiquement 1 foyer sur 2 possède une station météo électronique. Et certaines donnent des valeurs comparables à celles de Mouthe.

La station "de référence", la mienne, est en classe 2, donc "bonne pour le service" mais je sais très bien que si j'avais mis mon thermomètre de l'autre côté de la route (et en classe 1 !!!) j'aurais 2 degrés de moins pour les températures minimales.
Mieux (ou pire, c'est selon...) dans le bas du village, l'écart atteint 5 degrés.

Et à la Source de la Loue, parfois ça frôle les dix degrés...

Depuis deux ans et demie que je fais les mesures, j'ai constaté entre chez moi et Mouthe un écart moyen de 2°3 pour les températures minimales...

Partant de ce principe, le bas du village serait donc bien plus froid que notre "Sibérie médiatique nationale..."

Mais chez nous on n'a pas besoin de se vendre, les 170.000 visiteurs annuels de notre Source de la Loue font notre publicité. Pas besoin d'avoir des records (négatifs) pour ça...

ALORS.... bien joli tout ça !

Où se situe donc le point le plus froid de France ???

Les chercheurs de l'université de Franche-Comté ont fait une étude sur le sujet. Et on établi la carte ci-dessous :

froid mouthe.png

On voit bien sur la carte que le village de Mouthe est dans la zone jaune, et qu'il faut vraiment se déporter vers la montagne pour aller chercher des records.

L'endroit le plus froid se situe donc dans la zone la plus bleue...
Le bleu le plus foncé se situe au Mont d'Or (1463m) rien d'étonnant à cela..

Il faut aller vers Morteau pour trouver la commune la plus froide. Et cette commune est "comme par hasard" située à 2km du "pôle du froid" en Suisse, La Brévine où, avec un point de mesure "normal" (j'ai pu le vérifier) la température s'était abaissée à -42° en 1987 !!!

Cette commune, où j'ai passé par 3 fois des vacances, se nomme Les Gras.

Les Gras serait donc la commune la plus froide de France...

Mais ne le dites pas aux gens de Mouthe, ils vous tueraient lol ;-)

14:29 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (2)

31/10/2012

L'incroyable pouvoir de la télé

J'avais même écrit effroyable mais je me suis finalement ravisé...


Voici tout juste 7 ans, je suis passé dans le journal du soir de France 2, huit secondes en tout et pour tout dans la partie "magazine", celle qu'on nommait jadis "chiens écrasés" dans les quotidiens .
Huit secondes parmi 20 minutes d'interwiew, huit secondes où je balbutiais quelques mots...


J'étais à Biarritz, il faisait 28 degrés depuis déjà une semaine, et c'était un sujet tout trouvé pour boucher les trous. Mon collègue/chef (l'expression signifie qu'en fait je devais être chef vu que j'étais plus gradé que lui mais que j'y tenais pas, ayant déjà donné dans une autre vie...) était en vacances, juste moi de disponible à la station.

Je dois le dire, cela ne m'avait pas perturbé outre-mesure, et c'est tout juste si j'avais averti par mail deux ou trois connaissances afin d'avoir leur opinion sur ma "prestation"...

 

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Le sujet est passé en fin de journal, puis...

D'abord le téléphone.
Pendant presque une heure, des coups de fil.

"Je t'ai vu, tu passes très bien"...

De la famille qui ne m'avait pas contacté depuis des lustres, un collègue de travail qui n'en revenait pas, des copines de ma femme, enfin bref...


Quand le téléphone s'est enfin décidé à se calmer, je me suis dirigé vers mon PC, afin de voir si j'avais des réponses à ma note "retour vers les sapins".

Et là... un commentaire qui parlait de ma prestation télé !! Venant d'une internaute que j'avais perdue de vue depuis pas mal de temps et avec qui j'ai eu dans la foulée un échange assez surréaliste et vaudevillesque.

Mieux : Dans le forum de Psychologies lui-même où je n'tais plus trop en odeur de sainteté, j'ai eu droit à un post !!

Lequel post disait "je t'ai vu".

Puis, donc, le Haut-Doubs.

A peine arrivé, la moitié du village m' a demandé si ce n'était pas moi qui.... !!!


Y compris le maître d'oeuvre de mon chalet, qui ne me regardait plus avec les mêmes yeux que les fois précédentes, j'étais passé par la case "petit écran", et en plus par la grande porte !


Le petit écran, ce n'était pas la première fois pourtant, loin s'en faut.
Tant pis pour ma modestie légendaire - lol - j'avais été "le meilleur" en 1991 dans l'émission de Nagui "que le meilleur gagne". Me payant la tête de Nagui en plus !
Mais... c'était sur une 5ème chaîne balbutiante qui ne couvrait alors que 20% des foyers hexagonaux...


Le "pompon" de l'histoire, c'est le coup de fil d'une amie de ma femme, laquelle ne lui avait pas donné signe de vie depuis...1994 (quand même) et qui voulait avoir de ses nouvelles.
Et qui lui a carrément avoué que c'était à la suite de ma prestation télévisuelle !!

Idem pour mon ami Bernard, qui sera épaté par 1) ma présence sur le petit écran et 2) que j'habite le Pays-Basque !!

 

Ce petit épisode m'a pas mal édifié.


Je l'ai raconté ici même, il y a une vingtaine d'années j'avais été l'animateur préféré d'un département alpin. Quelques 3000 heures passées à préparer et animer mes émissions m'avaient hissé à ce niveau.
Je m'étais pris le melon, me prenant pour un second Foucault.


Alors qu'en fait, à 80 km de là, personne ne pouvait m'entendre ! Mais fallait surtout pas me le dire à l'époque, du moins à mes débuts...


Et là je réalise que balbutier quelques mots et quelques chiffres pendant huit secondes sur une antenne connue vous fait prendre une toute autre dimension.


En d'autres termes, dans notre monde hypermédiatisé ce qui n'est pas le plus important ce n'est pas ce qui est dit et qui le dit, mais l'endroit où on le dit....


Triste non ?

Je vous embrasse.

15:51 Publié dans météo, moi | Lien permanent | Commentaires (7)

21/05/2012

Coup de foudre

Non, ce n'est pas ce que vous pensez...

J'ai filmé un orage samedi soir, sans me douter que la foudre tomberait sur la maison (plutôt "sortirait" de la maison ! ) 6 images très parlantes !!

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Je vous embrasse

11:40 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (7)

14/03/2012

Le bonheur en direct live

Ceux qui ont lu jusque-là mon blog - surtout au début - ont pu aisément constater que ma vie n'a pas été, et de loin, un long chemin jonché de roses...

Et pourtant, pendant 28 mois j'ai été heureux, et surtout... j'en ai eu bien conscience sur le moment !
Bonheur... enfin, ma définition à moi du bonheur, qui n'est pas forcément celle de tout le monde. Le dico me donne "état de bien-être, de félicité"... Oui, un truc de ce genre, se dire "je me sens bien et j'en profite" !

Donc, 28 mois divisés en deux périodes de 14 (marrant ça !) et à 10 ans d'intervalle.

La première, ce fut de mi-septembre 1971 à mi-novembre 1972.

J'arrivais alors dans une sorte de demi-vie active, dans une école spécialisée, dans la profession que je voulais exercer depuis l'âge de 12 ans.
7109.JPG Non seulement j'étais dans le milieu dont j'avais toujours rêvé, mais en plus j'étais payé pour le faire! Et pas mal en plus.
Je me retrouvais à la fois "riche", "libre" (je vivais encore chez mes parents mais ce n'était désormais plus une obligation) et passant mes journées à finalement m'adonner à mon violon d'Ingres, mais cette fois en professionnel.
Mieux : Cette école étant à 30 km de mon domicile, je devais prendre le train, un truc qui m'a toujours fait prendre mon pied, et les quelques 80 minutes de trajet quotidiennes (formule métro + train + solex, je laissais le solex toute la nuit à la gare avec un simple antivol - impensable aujourd"hui surtout dans cette banlieue, du côté de Trappes)) étaient aussi un réel plaisir.

Nous étions quittes le vendredi à midi jusqu'au lundi matin, nous avions le statut scolaire et donc des vacances.

Mon premier investissement (la carte 12/25 ou son équivalent n'existait pas en 1971) fut une carte demi-tarif, valable pour la Bretagne et le Sud-Ouest. Carte avec laquelle je prenais le large dès que le moindre pont se profilait à l'horizon !
Période aussi marquée par ma majorité (21 ans à l'époque) un vrai "sésame" pour les jeunes de ma génération.

Durant cette époque, toujours les mêmes merveilleuses vacances de Noël et les non moins merveilleuses vacances de Pâques Lozériennes...

Puis, en juillet, un "voyage d'études" à Malte, dans un quatre étoiles (Pas tranquille, c'était la première fois que je prenais l'avion....)

Suivi d'un Tour d'Europe avec mon père, mais un peu spécial puisque ce fut en... solex !!!

Puis en août mon arrivée dans mon premier poste, le Mont-Aigoual. 7208b.JPG

Là, non seulement j'étais dans un décor de rêve (vous dire, de ma chambre, je pouvais voir d'une fenêtre les Alpes du Mont-Blanc au Ventoux, de l'autre fenêtre la Méditerranée et les Pyrénées !) mais (smiley rougissant) je me suis fait draguer par trois nanas ! L'une d'elle devait me toucher (au sens figuré bien entendu) plus que les autres puisque deux ans plus tard je lui mettais l'alliance au doigt...

Et cette belle période de 14 mois prit fin en novembre 1972, quand j'appris que je devais aller "sous les drapeaux".

 

La seconde période (juillet 82 / août 83) est liée intimement à mes débuts d'animateur de radio.

Elle arrivait en plus après des années grises, celles de mon divorce, d'une maladie qui a failli me coûter la vie.
Même si en juillet 82 je me retrouvais victime d'une autre maladie (paratyphoïde) due à une négligence de ma part, les mois qui suivirent furent géniaux.
Radio, bien sûr, puis la connaissance d'amis de tous horizons connus à l'occasion de stages ou de vacances. J'étais dans ma période "célibataire" dans mon HLM, et j'avais de quoi loger 2 ou 3 couples !

Mon HLM justement...
Rien à voir avec celui de Renaud !

J'ai vécu deux fois dans des HLM. Les deux fois j'étais aux Anges. Ces HLM-là ne se situaient pas dans le "neuf-trois" ou dans le "un-trois", mais le premier à la lisière d'un village authentique du dauphiné (pas de photo, c'était à l'époque ma période "diapo" !) et le second était situé à Embrun, la perle des Hautes-Alpes.
8402a.jpg Difficile de ne pas être heureux dans un décor pareil ! J'avais tout ce que je pouvais désirer : exercer le métier que j'aimais, dans un décor de rêve. Mes voisins étaient alors loin de se douter que l'animateur de leur (seule) radio locale qui leur faisait écouter des vieilles chansons des années 60, c'était bibi, connu comme le Loup Blanc dans la préfecture, à 40 km de là...et passant complètement inaperçu chez lui !
C'est vrai, cette côté Dr Jekill et Mr Hyde, la vedette absolue là qui se transformait en Mr tout le monde dans sa petite ville, aurait pu me faire basculer.


Mais est arrivée M..., qui a mis de l'ordre dans ma vie qui était bien plus dissolue que celle de Gérard Floque.

Bonheur à deux pendant les premiers mois. Pas de passion, non, un amour "tranquille" qui ma foi me convenait assez, même s'il ne fera jamais partie de celles - amour se met au féminin quand on l'emploie au pluriel - qui me marqueront à jamais.

En août, vacances "bohèmes" tous les deux, à 30 ans nous avions rajeuni de 10, voire 15, et c'est l"accueil" de mes beaux-parents qui mettra fin à cette belle période. Le charme était rompu.

J'en connais qui vont penser, en lisant cette note :
Et ta fille?  ce n'était pas du bonheur, ca ?

Désolé, mais dans le sens où je prends ce mot, non.

Ma fille est née dans un contexte assez affreux, dont j'ai parlé (mon épouse me faisant sortir de force de l'hôpital alors que j'avais une mononucléose infectieuse, je me suis traîné pendant 6 mois...)

Voilà, pour moi ce n'était pas 2 minutes 35 de bonheur (seuls les "vieux" de mon calibre pourront comprendre cette référence !) mais bel et bien deux ans et demie.

C'es vraiment énorme quand on s'en rend compte sur le moment, et je remercie le Ciel de me l'avoir accordé.

Je vous embrasse.

17:44 Publié dans beaux moments, météo, psy | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bonheur

13/03/2012

Photovoltaïque : bilan au bout de 4 semaines.

Après avoir raconté mes déboires sur la lenteur de la mise en service, je voudrais parler de la rentabilité ou non du projet.

Je dois le dire, quand j'ai vu que le premier jour de beau temps, le 21 février, j'avais produit 17 KW, en plein hiver donc, je me suis dit : "qu'est-ce que ça va être cet été !!!".

Première erreur, et il faut que tous ceux qui se lancent là-dedans le sachent :
Par un effet de "compensation", pour une même pente de toit, la production sur un jour entièrement ensoleillé sera la même, hiver comme été.

Sauf en cas de sol enneigé, où on peut estimer un surplus de 10%.

La seule différence entre l'hiver et l'été, ce sont les jours sans soleil. L'hiver vous produirez entre 0 et 2 KW. L'été, vous pourrez atteindre jusqu'à 5/6 KW.

Etant météorologue, j'ai calculé combien je pourrais produire d'électricité annuelle chez moi, endroit assez favorisé : dans les 4000 KW.

Soit, au tarif mai 2011, environ 1800 euros annuels.

Toujours dans mon cas de figure, en comptant le crédit d'impôt (18% et non pas 22) mon installation sera amortie en 9 ans. Après, j'aurai un revenu de 150 euros mensuels (pour l'instant non imposables, mais on ne peut présager de l'avenir dans ces cas-là...)

La donne change pour ceux qui ont signé après.

Je me situe toujours dans mon cas (soleil assez généreux):

• pour ceux qui ont signé entre le 1er juillet et le 30 septembre 2011, le KW racheté passe de 0.46 à 0.4255. Avec toujours le crédit d'impôt de 3580 euros.
Installation amortie en un peu plus de 9 ans.

• pour ceux qui ont signé entre le 1er octobre et le 31 décembre, le KW n'est racheté par EDF qu'à 0.4063. Avec le même crédit d'impôt.
Installation amortie en 10 ans.

• Tout change pour ceux qui ont signé - ou s'apprêtent à signer - cette année.
Le KW n'est racheté qu'à 0.3880 mais surtout le crédit d'impôt est diminué de moitié. Soit pour une installation de 19.500 euros, 1790.
Il en résulte que pour ceux-là leur installation (toujours dans "mes" conditions assez privilégiées d'ensoleillement) ne sera amortie qu'en 11 ans et demie.

Mon conseil : Si jamais la majorité actuelle repasse - donc barême inchangé - à moins d'habiter sur un plateau du sud de la France à au moins 700 m d'altitude, ne vous lancez pas là-dedans !

Par exemple, j'ai calculé qu'un habitant de la région Lyonnaise ne verrait, s'il signe en 2012, avec les critères gouvernementaux actuels, son installation amortie que... 20 ans plus tard !!!

Donc, avant les résultats du 6 mai, il est vraiment urgent d'attendre avant de s'équiper !

Je vous embrasse.


Source :
http://www.photovoltaique.info/Fiscalite.html

08/03/2012

Je ne produirai pas de courant aujourd'hui :(

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On n'en sort pas !!!!!

Je vous embrasse

06/03/2012

Ma première prévision

J'avais 7 ans.

Ma mère et moi étions en vacances dans le Gers, chez des gens très charmants. Au point que nous y passerons deux étés consécutifs, 1957 et 1958. Et oui, c'est pas tout jeune...

Nous logions dans un petit pavillon d'environ 40 mètres carrés, à une vingtaine de mètres des propriétaires.

Vous dire à quel point ils étaient sympa, chque fois qu'il y avait de l'orage, ma mère avait une telle trouille qu'ils nous "recueillaient" pour la nuit, dans une chambre inoccupée.
Faut dire que le paratonnerre était situé sur le pavillon, et que la première fois que ça a claqué (mon père était avec nous, c'était en juillet) on aurait dit qu'une bombe venait d'exploser.

Un soir, je me souviens, j'ai vu des éclairs au loin, dans la direction de Toulouse. J'en fis part illico à ma mère, car j'adorais coucher chez les proprios, j'étais très copain avec leur fils Francis. Bien que nous divergions sur le vainqueur possible du Tour de France. Lui c'était Darrigade et moi Anquetil.

Bref, ma mère regarda et me dit :"ne t'inquiète pas mon poulet (elle m'a toujours appellé comme ça, jusqu'à mes 46 ans, âge où je l'ai perdue) ce sont des éclairs de chaleur..."

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 A l'époque j'y croyais aux "éclairs de chaleur". Comme au Père Noël. J'apprendrai plus tard qu'en fait c'étaient de vrais éclairs, mais dont les orages étaient tellement loin qu'on ne pouvait pas entendre le tonnerre.
Parfois même, très loin ! Je me souviens par exemple en avoir vu du sommet du Mont-Aigoual (Lozère), où je travaillais en 1972.  Plein sud-ouest, mais très diffus.
En regardant mes "dépêches", un seul orage était signalé en France. Effectivement dans la bonne direction, mais à.... St Girons, dans l'Ariège !!! Soit quand même 250 km.

Donc, pour ma mère, éclair de chaleur.
On discute le bout de gras chez nos hôtes, et après l'infusion du soir, direction le pavillon.

Et je vois toujours mes éclairs, mais cette fois de façon beaucoup plus nette.

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"Tu vois maman, c'est l'orage, il arrive...
- mais non, mon chéri, ne t'inquiète pas."
Notre logeuse alors intervient, en me disant que de toutes façons, les orages n'arrivaient jamais de ce côté-là, mais plutôt des Pyrénées, pas du tout dans la même direction. Direction que je m'empresse de fixer, mais pas le moindre éclair par là-bas.

Nous rentrons dans le pavillon, direction le paddock.

Environ une demie-heure plus tard, je suis pris d'une envie naturelle, et je sors pour la soulager. Car à l'époque, c'était encore "la cabane au fond du jardin" !
Et là, en sortant, je vois mes éclairs de plus en plus grands et qui cette fois commençaient à zébrer le ciel.
Je ne voulais pas réveiller ma mère, aussi préféré-je la boucler. Et je m'endormis aussi sec.
A cette époque je n'avais pas peur de l'orage, bien qu'à Paris ils soient assez violents. Ce ne sera que l'année d'après que je commencerai à les craindre, je le raconte ici :
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/02/souven...

 

Je me réveillerai dans les bras de ma mère !

Qui me portait direction chez les proprios tandis que l'enfer s'abattait sur nous. Jamais encore vu un orage pareil ! Eclairs en continu, on aurait cru un stade éclairé pour un match ! Roulements de tonnerre continus aussi, un bruit d'enfer. Et toutes les 5 secondes, une goutte de la grosseur d'un oeuf de poule nous tombait dessus.

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Gouttes qui allaient laisser place à un beau déluge. Nos logeurs, pourtant habitués aux orages (c'est dans cette région qu'il y en a le plus) n'en revenaient pas.
Et me félicitèrent :
"Bravo mon garçon, je ne sais pas si tu as senti quelque chose, mais nous on n'aurait jamais cru que des orages auraient pu arriver de ce côté. Tu devrais en faire ton métier !"

Je rassure tout de suite mon lectorat, à cet âge-là je rêvais d'être cartographe, ma vocation ne viendra qu'à l'âge de 12 ans.

Et au cours de ma carrière, je pourrai vérifier qu'effectivement, il était extrêmement rare qu'un orage dans le Gers arrive par l'est !

Je vous embrasse.

18:21 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (0)

03/03/2012

La vague de froid de février 2012 : bilan

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Cette carte (artisanale faite par mes soins) montre bien l'intensité de cette vague de froid, venue à un moment où on ne l'attendait plus. La dernière des vagues de froid remontait à 2001, et de plus, après des mois de novembre et de janvier très doux, celle-ci a surpris tout le monde.

On remarquera tout d'abord que les endroits où le thermomètre n'est pas descendu au-dessous des -10 degrés (pas de couleur) sont très peu étendus : les zones côtières, évidement, plus une bonne portion de Basse-Normandie, une grande partie de la Bretagne (quand même -10° à Lamballe -22 - qui s'est déjà distinguée par 52 cm de neige en décembre 2010) , la Loire-Atlantique, la Vendée. Egalement une partie de l'Aude et de la Drôme, mais soumis à des vents dépassant parfois les 100 km/h, les températures ressenties étaient proches de -20 !
Enfin Paris... -7 ° en plein coeur, à St Germain des Prés, -9° toujours dans Paris mais en périphérie, à Montsouris, -11° au Bourget, à 4  km du Périphérique, et enfin -15°4 à Cormeilles à 9 km du métro La Défense !

Un bon quart de la France est descendu sous les -15 : Certains endroits de l'Ile de France comme on vient de le voir, une petite partie de Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne, la Lorraine, l'Alsace, la Franche-Comté, une partie de Rhône-Alpes (pour cette carte je n'ai pas tenu compte des stations en-dessus de 1000 m d'altitude, les -23° à Chamonix n'y figurent donc pas) , de PACA, la Lozère, l'Auvergne, une partie du Limousin, du Centre, et de l'Aquitaine.

Sous les -20, on trouve bien sûr le Haut-Hura et le Haut-Doubs (j'ai eu -20° chez moi, mais il y a eu -24° dans ma commune, -26° à Mouthe et -29° à La Brévine (Suisse) à 1km de la frontière).  On trouve aussi un morceau de Champagne-Ardenne, du Centre et de l'Auvergne.

Parmi les valeurs très inhabituelles, on peut noter :


• les -20° de Bâle-Mulhouse et de Romorantin (Loir et Cher)
• les -19° 4 de l'aéroport de Grenoble, St Etienne de St Geoirs
• les -18° d'Embrun (05) proche du record absolu que j'avais moi-même relevé, -19°3 en 1985.
• les -17° de Bergerac et de Châteaudun.
• les -15°4 de Cormeilles (Val d'Oise)
• les -13° de Toulouse.
• les -10° de Lamballe et de Montpellier

Je vous embrasse

12:21 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (0)