08/12/2012
Hypocrisie royale
Jacintha Saldanha, 46 ans et mère de deux enfants, infirmière au King Edward VII Hospital, où séjournait Kate Middleton, épouse du Prince William, s'est vraisemblablement suicidée à la suite d'un canular organisé par une radio australienne où elle aurait livré des informations intimes sur la duchesse.
A présent, les larmes de crocodile fusent...
Qui a tué Davy Moore ? La chanson de Graeme Allwright est, 43 ans après, toujours d'actualité, hélas..
• C'est pas moi, dit la radio d'où est partie ce canular. Le patron défend même les deux animateurs qui ne seront pas licenciés : "Ces gens ne sont pas des machines, a-t-il avancé. Ce sont simplement des êtres humains. Ce qui arrive est incroyablement tragique et nous sommes profondément tristes et incroyablement affectés par toute cette histoire."
• C'est pas moi dit la famille royale, qui a fait part "de sa profonde tristesse", expliquant qu'ils n'avaient jamais pensé à porter plainte contre Jacintha Saldanha ou l'hôpital.
Alors qu'elle avait porté plainte contre Closer l'été dernier, pour quelques photos d'une paire de nichons qui n'avaient rien de royaux, ni de princiers !
• C'est pas moi, dit la direction de l'hôpital, par les mots du docteur Peter Carter, secrétaire général du Royal College of Nursing, qui est "profondément triste de voir qu'une simple erreur humaine due à un cruel canular puisse conduire à la mort d'une infirmière dévouée".
Ben voyons ! L'infirmière, qui aurait dévoilé des "informations intimes" sur Kate Middleton aurait eu de la part de ses employeurs les félicitations du Jury ???
Je n'en ai aucune preuve, mais j'émets l'hypothèse suivante : Plutôt que le déshonneur d'un scandale doublé d'un licenciement, elle a préféré se donner la mort.
Mais bien sûr, personne n'est responsable.
Je vous embrasse.

21:46 Publié dans actualité, Ras-le bol | Lien permanent | Commentaires (5)
07/12/2012
Bonne nouvelle : côté médocs je suis bien dosé !
Sinon, avec ce que me fait endurer ma mégère depuis mardi dernier, il y a belle lurette que je me serais emparé de la boîte de gardénal qui est devant moi, au-dessus de l'ordinateur, pour en faire un usage que le corps médical réprouve ;-)).
Mais avant de passer de 3.5 à 3, je vais quand même attendre un petit peu !
Je vous embrasse.
16:51 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (3)
Entre crises et scènes
Je ne mets pas cette note dans la catégorie "détresse", parce que - pour l'instant du moins - je pense que je vais pouvoir supporter la chose durant les deux semaines qui me restent avant d'aller voir ma fille en Bretagne.
Mais j'avoue que depuis la Toussaint (pile la Toussaint, j'ignore pourquoi) Chère et Dure m'en fait voir de toutes les couleurs.... Ca alterne entre débuts de crises d'épilepsie où je prodigue alors toutes les attentions nécessaires à Madame afin qu'elle reprenne ses esprits, et crises d'hystérie, bien plus que des "classiques" scènes de ménage....
Ca donc commencé le 1er novembre, et là pendant 6 jours ce fut hystérie sur hystérie, au point que j'en arrivai à demander de l'aide à ma fille, qui se proposa de la prendre chez elle quelques jours, puis elles reviendraient ensemble où ma fille resterait elle aussi quelques jours.
On est donc le 22 novembre, et il reste 4 jours avant que l'on prenne l'avion pour Porto.
Ces 4 jours je les redoutais, mais apparemment il semblait que Chère et Dure était redevenue raisonnable, RAS.
Puis ce fut Porto, où peu à peu j'arrivai à me reposer pendant la semaine où nous étions là-bas.
Retour sous la neige ici, ce qui nous bloquait quelque peu.
Et depuis, ça recommence. Madame fait de l'acrobatie en montant sur la table pour accrocher ses plantes au plafond.
Pire, Madame - sans me prévenir - veut changer d'ampoule dans la cage d'escalier, et bien sûr se casse la figure. Comme si elle cherchait vraiment à se casser quelque chose. Là elle s'en tirera par un gros hématome.
Avant-hier, début de crise d'épilepsie (en principe ça va avec) et par miracle je suis arrivé à la "récupérer"...
Hier, Madame a vu du Pays : matinée à Pontarlier en taxi aller-retour pour voir sa psy/orthophoniste (pour moi elle est plus psy qu'orthophoniste), puis deux heures au village d'à côté pour voir le toubib, poster un colis et voir la kiné. Ca aurait dû la calmer !
Mais non... Par trois fois hier soir elle est venue dans ma cave en catimini voir ce que je faisais !
Ce matin, la neige recommence, sur des sols déjà verglacés. Aux 14 cm sur les champs (1 cm de glace sur les routes) vient s'ajouter un manteau neigeux de plus en plus dru.
Par ma fenêtre je regarde la route, qui re-blanchit, et où aucune voiture n'ose s'aventurer.
Mais voilà. Madame tient absolument à faire des courses à Pontarlier ! Alors que la dernière fois lors d'un créneau inespéré, nous étions allés là-bas, et je lui avais dit "prends tout ce qu'il te faut car on n'est pas près de revenir...."
Bien sûr, pas question de s'aventurer sur une patinoire avec en plus le blizzard, et une voiture peu fiable (elle m'a déjà laissé 3 fois en rade au cours des 6 derniers mois).
Alors c'est l'hystérie qui revient. Avec les grands gestes habituels : feuilles de maladie déchirées, envoi de divers objets en l'air... Et bien sûr le fameux "je fous rien"....
En ce moment, j'entends les portes qui claquent dans tous les sens...
Je ne vais quand même pas appeler ma fille une nouvelle fois !!
J'avoue que je me demande comment je tiens. Une amie du Net m'a confié hier soir qu'à ma place elle aurait depuis longtemps pété les plombs.
Moi c'est par la tension que c'est sorti. Mais j'avoue que je me pose de plus en plus la question de savoir si ça vaut la peine de le prendre, ce comprimé quotidien..
J'étais si bien à l'hôpital !
Je vous embrasse.
11:12 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (4)
05/12/2012
Je m'attends à une nouvelle crise
Après seulement 5 mois de répit, la menace se précise.
Déjà, à la descente de l'avion à Porto, premier malaise. Assez vite réglé, mais quand même, à partir de là je fus aux aguets.
Aujourd'hui, elle m'a caché deux malaises du même ordre tandis que j'étais dans ma cave, mais à un moment donné, elle est entrée brutalement et a commencé à faire des moulinets avec son bras, tout en soufflant, ce que j'appellerai degré n°2, encore "rattrapable".
Nous sommes montés, puis je l'ai faite allonger sur le canapé, tout en allant préparer l'injection de valium au cas où...
Pas question cette fois d'appeler le SAMU, les routes sont dans un tel état qu'il lui faudrait bien 3/4 d'heure pour arriver.
Peu à peu, j'ai réussi à la "rattraper", sans qu'elle atteigne le "degré 3", celui où elle commence à lever le bras.
Alerte chaude, mais désormais je surveille.
Je vous embrasse
19:54 | Lien permanent | Commentaires (5)
03/12/2012
Question de dosage...
Avant de prendre ma retraite, je prenais une quantité assez astronomique de médicaments.
• 200 mg d'anxyolitique léger (Atarax)
• 5 mg d'anxyolitique puissant (Témesta)
• 50 mg de somnifère (Stilnox).
Je savais que mon travail était pour beaucoup dans la prise de ces médicaments. 6 ans de dépression suivis de 7 ans de maniaco, ça ne passe pas comme ça...
Donc, dès le premier mois de retraite, j'attaque. Je commence par le plus facile, l'anxyolitique léger.
Diminuant la dose de 25 mg à chaque fois, j'arrive à cesser définitivement ce médicament fin septembre 2011. Sans ressentir de trouble particulier.
A présent, le somnifère.
Si j'ai bien réussi (avec quelques problèmes) à réduire la dose de moitié, voire de la supprimer ponctuellement, je n'ai pu aller au-delà. Je suis donc passé de 50 mg à 25 début novembre.
Restait le gros morceau : l'antianxyolitique puissant.
Mon but était de diminuer la dose de 0.50 en 0.50.
Je suis donc passé à 4.50 en décembre, 4 en janvier, 3.50 en février.
Je pensais que tout se passait bien, ne notant pas trop de souci côté sommeil. Mais j'avais oublié que le témesta n'avait pas un rôle de somnifère, mais plutôt de tranquillisant.
Début mars, je passe à 3. Sans m'apercevoir que la lampe rouge commençait à clignoter. Par exemple la réapparition de "trous" de déprime, quelques accès de parano...
En avril j'arrive à 2.50. Un comprimé jaune. Pour moi l'objectif initial était atteint, diminuer la dose de moitié, en ayant complètement effacé l'atarax.
Mai, je baisse encore à 2. J'avais, sans le savoir, franchi la ligne rouge.
Ce mois de mai allait être pour moi en plus très éprouvant, avec en point d'orgue une crise de mon épouse, suivie d'un trouble de son comportement, dont j'ignorais s'il serait définitif ou pas.
Juin, malgré tout je passe à 1.50.
Le comportement de mon épouse qui ne s'améliorait pas s'ajoutant à une tentative de vacances qui s'avéra désastreuse, fit que le 6 de ce mois je fus à deux doigts de me fiche en l'air.
Une fois de plus, ce fut le Net qui me sauva... Mais le boulet n'était pas passé loin.
J'ai enfin réalisé que je m'étais sevré très dangeureusement. Et je revins au 2.50.
Mais en juillet, si mon cerveau avait l'air de récupérer, mon corps, lui, craqua : Crise d'hypertension sévère le dimanche 15...
Le toubib me prescrit des médicaments, mais hélas pas assez puissants.
Et le 14 août, suite à ma mise en quarantaine par trois voisins (prétexte ridicule : mon blog qu'ils avait fait semblant de découvrir alors qu'ils me suivaient depuis Psychologies ! ) , je fis une hémorragie par le nez qui se termina à l'hôpital, en deux temps.
Le second temps allait durer 15 jours, et là je revins à ma dose de médicaments d'avant la retraite...
Certes j'avais effacé l'atarax, mais j'étais revenu à mon point de départ.
Et donc, de nouveau je décidai d'entamer un nouveau sevrage, mais cette fois en me surveillant très attentitivement. Au moindre "vague à l'âme", au moindre signe de parano, j'arrêterai.
Je suis arrivé de nouveau à diviser par deux la dose de somnifère.
Et en ce qui concerne l'antianxyolitique, je suis passé à 4.50 en octobre, 4 en novembre, et 3.50 depuis le début du mois.
Pour l'instant RAS, mais quoi qu'il arrive, je me maintiendrai à un plancher de 2.50. Que j'atteindrai en février si tout va bien...
Je vous embrasse.
18:11 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (7)

