29.04.2011

Doit-on piquer mon chat Bob ?

DSCN7292.JPGJ'ai fait faire une nouvelle analyse de son sang, afin de voir si les croquettes anti-diabète avaient fait baisser son taux de glycémie.

Le résultat n'est guère encourageant : 3, 92 g soit une augmentation de 20% par rapport à la dernière fois...

Et pourtant, il fait "bonne figure", son comportement a l'air tout à fait normal, mis à part qu'à la différence des autres années, aller dehors n'est plus pour lui une récompense, mais une punition.

Mon épouse est passée d'un extrême à l'autre, tolérant il y a encore 6 mois que le chat dorme avec nous dans la chambre, alors que là, elle lui fait passer les 3/4 du temps dehors.

Tout ça parce que la pauvre bête avait fait un jour ses besoins dans la salle de bains. Du reste elle avait été en rage ce jour-là, puisqu'elle l'avait balancé par la fenêtre, oubliant qu'on était au premier étage. J'en avais fait une note, que vous êtes toujours nombreux à lire (en moyenne une vingtaine de fois par mois).

Alors la question est celle-ci. Sachant qu'un chat "prend sur lui" et ne montrera jamais qu'il est malade, si ça se trouve il est déjà très mal, et le prolonger serait inhumain.

Mais d'un autre côté, mon vétérinaire m'a dait que le début de la fin commençait avec les pattes arrières (chez nous, c'est les pieds, mon père qui fut amputé en savait quelque chose).
Or, il arrive encore à sauter pour aller boire à la cuisine. Un bon mètre....

Alors j'aimerais avoir vos conseils. Mon épouse voudrait le faire piquer tout de suite (il est vrai que nous serons bientôt en balade) quand à moi, j'applique un peu le principe du "cocotier" chez les peuplades primitives, qui voulait que l'on sacrifie les personnes qui tombaient d'un cocotier vigoureusement secoué, à savoir que tant que ses pattes arrières lui permettent de sauter, il est urgent d'attendre avant de le tuer. Il faut appeler un chat.. un chat !

Je sais que la plupart d'entre vous ont un chat. Qu'en pensez-vous ?

Je vous embrasse

26.04.2011

Le coup du taureau (1962)

Tout à l'heure j'ai entamé l'escalier qui contourne la maison. Il y a un dénivelé d'un mètre cinquante que je songe rattraper par trois marches.

Sans rien dire à personne, j'ai entamé la première marche. J'ai creusé trou d'environ 25 cm dans lequel j'ai placé une dalle.

Ma chère et tendre, sans doute attirée par le bruit de la pelle, inhabituel cet après-midi, vient se rendre compte de ce que j'étais en train de faire.

Mine de rien, ça l'a soufflée un peu de voir ce premier résultat, mais sa première question fut celle-là :

"qui t'a dit de faire ça ?"

Je lui ai répondu du tac au tac : "la même personne qui t'a dit de planter 23 arbres dans le jardin".

Elle encaisse, puis voyant que je commençais à peiner, me dit "passe-moi cette pelle".

Je lui réponds que pas question, que ces escaliers c'est moi qui, depuis 6 ans, avait parlé de les faire, et que je ne tenais pas à ce qu'on la voie manier la pelle tandis que son feignant de mari était en train de draguer sur l'ordinateur, alors que c'était le dit mari qui en avait fait le plus gros.

Je lui ai même dit un truc qu'elle ne risquait pas de comprendre : "le coup du taureau, en 62, ça m'a suffi!"

 

Le coup du taureau ?

C'est un jour d'août 1962 où mon père avait décidé d'aller à pied dans la vallée de l'Allier. Et retour. Distante de 12 km, avec un dénivelé de 500m.

Mon père adorait marcher à pied, c'était une époque où le piéton au bord d'une route risquait beaucoup moins de se faire rentrer dedans par une voiture. A présent ils ont inventé les "voies vertes". C'est à dire que le piéton n'y a plus aucune chance de se faire renverser par une voiture, mais en a trois fois plus de se faire heurter par un vélo !

J'étais, hier, sur une de ces "voies vertes", le long du lac de Neuchâtel, et j'ai voulu faire un petit décompte à la Rosny sous bois.
Je me suis posté à un endroit, et en trois minutes me sont passés devant....115 cyclistes !!! Plus quelques rollers ou autres planchistes.

Bref, je digresse là encore, je voulais vous parler de 1962. Où piqué au vif je dis à mon père que je serais capable de faire l'aller-retour. Soit 24 km sous un soleil de plomb.

L'aller se passa sas souci. Partis à 13h30, à 16h30 nous étions en bas, et mon père me fit alors faire un geste symbolique : Traverser le pont pour se retrouver en Lozère, ce département où, 16 ans auparavant il avait vécu les meilleurs moments de sa vie. Nous ignorions que, 25 ans après, ce serait à mon tour...

On s'attable quelques minutes dans le seul café-bar du coin, puis entreprenons de remonter.
Il était 17h et nous savions que le "rapide" de 17h49 allait passer, et croiser avec une micheline.

Effectivement, le 17h49 arrive, on voit le panache de fumée de très loin. A ce moment on doit se situer à 150 m au-dessus, et on voit ce train comme si c'était du modélisme ! Génial...

Du coup j'oublie la fatigue qui commençait à m'envahir.

Mais ensuite, plus de train, on quittait la vallée et on se retrouvait sur le plateau.
Les bornes défilaient, de plus en plus lentement./

Le Bouchet St Nicolas 5 km.

Le Bouchet St Nicolas 4 km.

Le Bouchet St Nicolas 3 km.

Et je commence à voir le clocher du village. Je suis presque au bout de mes forces, mais je tiens à terminer.

Le Bouchet St Nicolas 2 km.

Allez, j'ai fait le plus gros, pas le moment de flancher. Mon pote, tu as 11 ans, tu es bâti comme un moineau et pourtant tu as 22 km dans les pattes !

Le Bouchet St Nicolas 1 km.

Et là, au bord de la route, je vois un troupeau de vaches, avec son taureau agressif. Tout le monde l'appelle "le taureau de la mère Victoire", il a déjà coursé pas mal de touristes. Et moi, j'en ai la trouille de ce taureau-là.
Si bien que pour les derniers 500m, mon père me prendra sur ses épaules afin que je sois rassuré.

 

Mais, alors que je raconterai, année après année, ce que j'appelle un athentique exploit, ma mère me lancera "tu parles, tu as fait le retour sur les épaules de ton père !"

Depuis ce jour-là, je prends bien garde - sauf en cas d'épuisement extrême - de finir le travail que j'ai commencé, aussi dur soit-il.

Je vous embrasse.

25.04.2011

Frontières bouclées ?

Aux dernières nouvelles, Xavier Dupont De Ligonnès, le père fortement soupçonné du meurtre de son épouse et de ses quatre enfants est toujours introuvable.

A mon avis, cela fait belle lurette qu'il n'est plus en France.

Si d'un côté la France a des frontières hermétiques (notamment celle de Menton/Vintimille entre la France et l'Italie, ceux qui sont un peu "bronzés" passent difficilement, même en règle), en revanche dans l'autre sens la France est une vraie passoire.

Quand j'étais à Biarritz, j'ai dû passer la frontière au moins une cinquantaine de fois vers l'Espagne sans qu'on me demande quoi que ce soit.

Voici trois ans et demie, j'étais à Lille pour une mission, et ma femme s'est retrouvée hospitalisée à Tourcoing. Sans le savoir, je m'étais restauré en Belgique ! La frontière est invisible par là-bas, et une rue de Toucoing se transforme en rue de Mouscron.

A la même époque, j'avais bossé à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, et je m'étais étonné que le bus Distribus qui toutes les 20 mn relie St Louis au centre de Bâle ne subisse absolument aucun contrôle à la frontière.

L'an passé, j'étais - toujours en mission - à Strasbourg. Idem, une ligne des bus Strasbourgeois vout permet de passer la frontière comme une fleur.

Mais là, me direz-vous, le contexte a changé. On recherche activement une personne, on ne doit plus passer comme ça ?

Dans certains coins, si.

Tout à l'heure, mon épouse m'a pris au dépourvu et a voulu qu'on se rende en Suisse, vu qu'il n'y a rien de plus mortel qu'un jour férié chez nous.

Pas rasé de trois jours - ça a son importance - j'opine du chef, et même du sous-chef, et on monte dans la voiture.

On a pris la route reliant Paris à Neuchâtel. Pas une de ces petites routes de contrebandier, comme j'en connais des dizaines pour aller "de l'autre côté". Non, une belle nationale.

Devant moi, aux abords de la frontière, plusieurs voitures. Qui roulaient lentement. C'est fou ce que les gens ont tendance à lever le pied aux abords des frontières !
Me précédait un véhicule 17 (ancienne plaque) et un 92 (idem). Devant, c'était des nouvelles plaques je ne pouvais pas lire.

Je me disais, vu les propos de notre cher Président, je sens qu'on va poireauter à la frontière.

Mais, au fur et à mesure que l'on avance, pas la queue d'un quelconque bouchon.

Verrières de Joux. Frontière.
Personne dans les cahutes, toutes les voitures passent sans s'arrêter !

Côté Suisse, pareil.

Je ne voudrais pas avoir l'air de donner des conseils à des gens en cavale, mais à mon avis, personne n'a pensé une seconde que l'on puisse se sauver du territoire par la Suisse !

Notamment le meurtrier présumé. Pour eux, sa voiture a été retrouvée dans le Var, c'est donc par là qu'il passera, vers l'Italie.

Je dois dire que personnellement, si j'avais été dans ce cas (recherché par la police) et que j'avais eu l'intention de passer la frontière au Pays Basque, j'aurai laissé ma bagnole en Alsace ou en Savoie.

Je suis sûr et certain que notre zig est déjà hors de France.

Je vous embrasse

24.04.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY II

LE KING (1963/1965)

Le 29 juin 1963 il sort un disque qui fera un triplé : Da dou ron ron tube de l'été numéro 1 en juillet août septembre, Comme une ombre sur moi 5ème en juillet, douces filles de 16 ans 8ème en octobre.

Le 10 octobre, il sort les chansons de son film d'où viens-tu Johnny. Qui fera un malheur, les 4 chansons seront classées ! Et là, on voit que le public ne suit pas ce qu'on essaie de lui imposer. La "locomotive", générique du film, Pour moi la vie va commencer ne dépassera pas la 3ème place en novembre et décembre. C'est ma guitare qui touchera le jackpot, 1ère dès octobre, 2ème en novembre, 4ème en décembre. A plein coeur est 14ème en novembre, Rien n'a changé 16ème en décembre. Bravo !

On ne s'étonnera bien sûr pas que notre Johnny soit à la tête de nos interprètes pour l'année 1963, devançant quand même de justesse Claude François (11 chansons classées chacun).

Il continue par un autre "carré" avec le disque qui sort le 15 janvier 64.
Le numéro un sera pour excuse-moi partenaire, aux paroles très macho ("excuse-moi partenaire de te parler comme ça, mais c'est avec ma fille que tu danses là...) 1er en février et mars.  Quand je l'ai vue devant moi - première adaptation des Beatles par Johnny - 4ème en mars. Tu n'as rien de tout ça (là il puise chez Elvis Presley, son tube de l'époque) 6ème en février, et J'abandonne mes amours 11ème en mars. Re-bravo !

Mais ensuite, ce sera une autre paire de manches car à partir d'avril, et jusqu'en septembre 65, vont suivre 18 mois de service militaire. Ce service qui a été fatal à de nombreuses vedettes, dont Danyel Gérard ou Frank Alamo, le sera-t'il pour Johnny ?
Non. Mais ce sera juste....

Triplé pour son premier disque de bidasse, le 10 avril. Dis-lui que j'en rêve est premier en mai et juin. Les guitares jouent 4ème en avril, Je t'écris souvent 7ème en mai.

Son second disque-bidasse, sorti le 17 juin, marchera également très bien.
Le numéro un (parce que, forcément, il y en a désormais un dans chaque disque) sera les mauvais garçons, tube de l'été, 1er en juillet-août. Devant... Johnny lui-même, second tube de l'été avec Pour moi tu es la seule, 3ème en juillet, 2e en août et 3e en septembre !

Mais le disque qui sortira le 24 octobre, fera - comme dirait Nathalie - "péter les tours" .
18 semaines dans les 10 premiers, jusqu'au 15 février, numéro 1 bien sûr en octobre et en novembre, j'ai nommé le Pénitencier. Sur le même disque on trouvera toujours plus loin, qui sera piqué par sa fiancée Sylvie (Gonna cry) et qui du coup ne fera que 10ème.

Pour cette année 64, Johnny est toujours le meilleur, avec 13 chansons classées. Ce sera sa meilleure année, et il creuse l'écart avec ses poursuivants. C'est sa fiancée qui est derrière avec 13 chansons classées.

Johnny aime montrer qu'il est bidasse. On le voit en uniforme sur presque toutes ses pochettes. Celle du 20 janvier 65 ne me démentira pas. Johnny lui dit adieu arrive 2ème mi-février, et sera numéro 1 en mars et avril. Maudite rivière sera 4ème en février et mars, un ami ça n'a pas de prix 6ème en mars. Mars 65 qui voit donc dans les 6 premiers 3 chansons de Johnny, comme 2 ans auparavant.

Toujours en uniforme mais avec sa guitare sur la pochette du disque suivant, on voit que Johnny avait quelques "entrées" à l'armée. Quand je pense qu'un copain à moi s'était pris 2 jours de trou pour avoir "osé", 18 ans plus tard, avoir joué de l'harmonica...
Enfin bref, quand revient la nuit sort le 14 mai 1965, et arrive, bien sûr, numéro 1 ! Ce sera en juin et juillet. Les monts près du ciel seront 13èmes en juillet. Pour moi - et Chris me comprendra - une de mes chansons préférées.

Quand Mes yeux sont fous sort le 21 juillet, Johnny n'a plus que deux mois et demie à faire. Il était grand temps car en cet été 65 sont arrivés des gens comme Adamo, Christophe, Hervé Vilard. Se sont confirmés des gens comme Hugues Aufray ou Ronnie Bird. Et pendant ce temps-là, les autres sont toujours là, si bien que pour la première fois depuis 1961, Johnny n'est plus premier.  Alors que le disque est magnifique. Mes yeux sont fous se hissera péniblement à la troisième place en octobre, reviens donc chez nous sera 8ème en septembre.

Johnny est libéré fin septembre, et sort son premier disque de nouveau "civil" le 22 octobre.
Là non plus, pas de numéro un.... Pourtant, mon anneau d'or méritait mieux qu'une furtive seconde place fin décembre. Ce même mois ne joue pas ce jeu-là sera 14ème.

Pour l'année 65, Johnny se maintient au sommet des interprètes avec 11 titres classés, mais de justesse derrière son vieux copain d'enfance Eddy Mitchell.

Mais quand même, à examiner de près le hit-parade de Salut les Copains de janvier 63 à décembre 65, soit 36 mois, Johnny occupera la première place 21 fois ! Suivront Sylvie Vartan et Claude François (4 fois) Adamo (3 fois), Richard Anthony, France Gall, Frank Alamo et Dick Rivers, 1 fois chacun.

Y a pas photo !

(à suivre)

23.04.2011

Fermeture automatique des commentaires :(

Je viens de faire un rapide tour de mes notes, et j'ai eu la surprise désagréable de voir que le site fermait automatiquement tous les commentaires après 3 mois !

J'ai tripatouillé un peu, je suis allé dans leur "base de connaissance", j'ai fait ce qu'ils ont dit à savoir (pour ceux qui sont dans ce cas)

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Enregistrer.

 

Mais apparemment cele n'a pas d'effet rétrocatif, et j'ai déjà trouvé mon occupation de l'après-midi, après ma permanence à la bibliothèque : "rouvrir" tous les commentaires sur les notes datant d'avant le 21 janvier.

De temps en temps je vais sur mon ancien blog sur Psycho, et je vois qu'on continue à me commenter sur certaines notes, où un moteur de recherche a amené les internautes.

C'est la même chose pour ici, je sais - par recoupement - que si environ 50% de mes lecteurs sont de vieilles (ou récentes) connaissances les autres 50 % viennent de moteurs de recherche.

S'ils tapent, par exemple, Joe Dassin, il est fort probable qu'un moteur de recherche les amènera vers la note que j'ai faite sur lui en décembre, mais ils ne pourront pas me commenter, que ce soit en positif ou en négatif (car pour certains interprètes, comme France Gall, j'avais commis de grosses bourdes).

Donc je vais commencer par "libérer" les commentaires sur les chanteurs, puis - quand même - sur mes notes "Nathalie" écrites entre le 20 septembre et le 4 décembre. C'est quand même l'ossature de mon blog !!! Quand on pense que la note "Vers les étoiles 8" est toujours parmi les plus lues, mois après mois (en moyenne 25 lectures par mois) et qu'on ne peut pas la commenter.

Idem pour ma note la plus lue depuis le début de mon  blog, "Cica-Chansons" (80 lectures mensuelles depuis septembre), qu'on ne peut pas non plus commenter.

Je vais régler tout ça...

Je vous embrasse

21.04.2011

La prophétie

Ceux qui m'ont lu le savent, j'ai habité Mende (Lozère) pendant 11 ans, de 1987 à 1997.

Ceux qui m'ont lu le savent, est arrivé au boulot en mars 1994 un sinistre individu qui nous a fait tomber "elle" et moi en grave dépression, puis nous faire partir.

Ceci pour fixer les idées.

J'adorais ma ville d'adoption, et tout comme je le fais ici à Ouhans je me suis précipité à la bibliothèque afin de glaner le plus d'informations possibles sur la capitale du Gévaudan.

Et j'ai lu à peu près ceci : "Quand le démon se déchaînera, Marvejols périra par les flammes et Mende périra par l'eau".

Hou la la ! Par l'eau ? Je m'enquis tout de suite auprès des vieux Mendois, qui me répondirent qu'en effet de l'eau souterraine coulait sous le massif de calcaire qui surplombait Mende, et il suffisait d'une petite secousse tellurique pour que les premières hauteurs de Mende ressemblent (normalement  j'aurais dû, comme Bouvard, écrire "ressemblassent" mais bon, faut pas pousser) à la source de la Loue, et que l'eau dévale ensuite à travers toute la ville. En outre plusieurs ouvrages "sérieux" décrivaient cette possibilité.

Et moi, ingénu : Et le Lot ? Il ne peut pas déborder ?

Là je voyais quelques ricanements. Le Lot était en effet proche de sa source à Mende, et par conséquent les crues ne pouvaient pas être spectaculaires. Aucune personne âgée (qui pourtant ont toujours tout vu, tout entendu) ne m'a parlé d'une quelconque inondation qu'il aurait connue.

Là encore je me plongeai dans les bouquins, et je vis en effet que la dernière "grosse" crue datait d'un siècle, de 1890, et que de toutes façon elle n'avait pas dépassé 2m40. Les maisons qui bordaient la rivière avaient été touchées, mais même pas un hectare n'avait été sous l'eau.

Et pourtant...

Un jour de 1989, je vis le Lot se gonfler dangereusement. Il montait environ de dix centimètres par heure. Et je me précipitai vers le Pont Notre-Dame, vieux de 8 siècles, qui avait dû en voir passer des crues. Je n'étais pas le seul, beaucoup de monde était rassemblé, nous étions tous des badauds voyeurs...
L'eau avait commencé à envahir les berges, la route qui longeait le Lot sur sa rive droite, une maison avait déjà les pieds dans l'eau.

Et ce fut tout.

Crue d'1m90, qui marqua quand même l'esprit des gens.

J'aime bien l'hydrologie, et muni de ma carte IGN je calculai combien de pluie il fallait en amont de Mende pour qu'une crue comme celle de 1890 se produise.
Je tombai sur un chiffre astronomique. Effectivement, il n'y avait pas de danger de ce côté-là...


Et les années passèrent.

89,90,91,92,93...

Le 24 septembre 1994, rebelote. Le Lot montait, et cette fois plus rapidement qu'en 89. De nouveau tout le monde était sur le pont pour assister au "spectacle", quand les policiers arrivèrent et nous demandèrent de déguerpir, d'aller vers le haut de la ville.

Cette fois ça ne rigolait pas. 89 était dépassée, et 1890 ne tarda pas à l'être. L'eau montait, montait, envahissant des quartiers entiers. Le Super U était sous un mètre d'eau... Le spectacle était dantesque. Au total l'eau avait atteint 3m10, une crue "bicentennale".
Quand l'eau se retira, c'était un spectacle de désolation.

Une "chance" tous les deux cents ans, et ça s'était produit quand j'y étais....

 

La préfecture, avec "les services concernés" mit alors au point un système de prévention, au cas où une inondation recommencerait.
Le service des crues avait remarqué deux choses :

- que dans une station thermale située à 25 km plus en amont, la crue s'était produite pile une heure avant.
- et que la crue y avait été également supérieure à celle de 1890.

J'ignore par quels calculs ils arrivèrent à trouver ça, mais il était désormais facile de prévoir une nouvelle montée des eaux à Mende. Côté timing, une heure après le passage à la station thermale, et côté hauteur, un coefficient la donnerait à partir des infos de ladite station.
Au cas - fort improbable - où Mende devait à nouveau se trouver sous les eaux, la sirène retentirait de façon continue, tandis que les pompiers, munis de porte-voix, avertiraient les gens dans la rue. Et la radio où je faisais quelques émissions était "réquisitionnée", ordre était donné par les autorités si la sirène retentissait de se brancher sur Eaux-Vives FM.

Comme on dit, c'est toujours après qu'on trouve des remèdes. C'est toujours après une dizaine de morts sur un méchant virage qu'on pense à rectifier le virage. Là c'était pareil..
Mais statistiquement, on n'était pas près de revoir ça...


5 semaines.

5 semaines plus tard, hurlement des sirènes. Branle-bas de combat. J'étais chez moi, et je me branchai sur ma radio.

Une nouvelle vague arrivait. Plus forte que celle de septembre. On attendait plus de 3m50...

De ma fenêtre je voyais les gens courir, affolés. Moi je pensais à Nathalie, qui travaillait ce jour-là, le bureau étant situé non loin du Lot. Intouchable à priori, car il aurait fallu une crue de quatre mètres pour que l'eau arrive dans notre centre.   

3m90.

crue mende l.jpg

 

crue mende m.jpg

3m90, une valeur qui était impensable. On a estimé que 30% de la superficie de la ville a été noyée. Environ 500 maisons se sont retrouvées inhabitables.

Mais heureusement, aucun mort "direct" * n'a été déploré.

La prophétie s'était réalisée.

Je vous embrasse.

 

* "direct" car une personne s'est suicidée en voyant son commerce anéanti.

20.04.2011

Moment de doute...

C'est bien, un blog.

Quand on ne sait pas à qui se confier, alors on écrit tout sur son blog. La blogothérapie.

Pour la première fois, depuis six semaines, je me pose des questions sur mon avenir avec mon épouse.

Pourtant, voici quelques jours, j'avais eu l'intention d'écrire une belle note sur la retraite, sur ma retraite,  disant que pour la première fois je prenais conscience de ce qui se passait autour de moi, notamment les paysages. Hier, par exemple, je me suis surpris à photographier une fleur ! Un truc que j'aurais jugé impensable voici peu d'années.
Pour la première fois depuis...1994, je regarde l'évolution de la nature, si rapide en cette saison. Les couleurs des arbres qui changent en même pas 24h, les champs qui passent du vert sombre au vert tendre, puis vient s'y ajouter des jonquilles, lesquelles cèdent le pas aux fleurs de pissenlit...

Quand on travaille, on ne pense pas à tout ça. Une partie du cerveau est prise par ça, même si ce travail se passe bien, comme c'était le cas pour moi ces 4 dernières années, si j'excepte novembre et décembre 2009. Désolé M. Henri Salvador, le travail n'est pas la santé, il est même nuisible à ladite santé dans une certaine mesure.

Alors, me direz-vous, la vie est belle ?

Non.

J'ai "chère et dure" qui ne me facilite pas la chose.

Elle oscille entre engouement de gamine et la tronche dans sa plus belle expression.
Je pense - je vais lâcher le mot - qu'elle est maniaco-dépressive.

En la regardant, je me vois dans les années 2000.

Des problèmes, on en a, comme tout le monde, mais elle, se les crée.

Par exemple nous avions décidé de faire une terrasse avec des amis. Sable commandé, et livré, dalles commandées, livrables hier à 10h.
Mais ces dalles "1er prix" n'étaient pas arrivées. Du coup, depuis avant-hier soir, on vit avec les dalles non arrivées. C'est l'obsession du jour. Sa vie n'est plus que dalles non arrivées.

Hier son amie Lulu est venue lui tenir compagnie (faudra que lui décerne un prix, à celle-là, car elle m'évite pas mal de face-à face pénibles avec chère et dure), et quand elle est partie, je l'ai emmenée en balade. C'est là que j'ai pris les photos des fleurs.

Elle qui d'ordinaire est partante pour ce genre de choses, n'arrêtait pas de maugréer. Elle avait chaud, puis elle avait froid, la route montait...Et bien sûr, la conversation était jonchée de dalles non livrées.

Ce matin, coup de fil du chef de chez Brico : "vos dalles vont partir de Bordeaux (!) demain, elles seront là mardi, mercredi on vous livre".

Fureur noire de chère et dure, alors que finalement ça ne pose pas tant de problème que ça, la semaine prochaine ça pourra autant se faire que cette semaine, nos amis sont d'accord.

Tout à l'heure, avec sa copine Lulu, je les ai emmenées à Besançon. Surtout pour leur faire plaisir, car les villes j'aime bien les visiter, mais sous le cagnard, pas trop.

Mais, sitôt rentrés, sitôt la copine chez elle, c'est reparti avec les dalles.

Là je vous parle des dalles.
Mais en fait, c'est valable pour la moindre chose. Une petite contrariété se transforme en catastrophe.
Je connais, je suis aussi passé par là.

Et je pense que si j'étais resté comme ça, il y a belle lurette que nous ne serions plus ensemble.

Je sais ce qui lui manque.
Sa santé d'abord. Pouvoir dire ce qu'elle pense, au sens brut. C'est à dire pouvoir traduire ses pensées en paroles. Mais le vocabulaire lui manque, et ses phrases sont sans cesse ponctuées de comment qu'on dit...
Je ne voudrais pas être à sa place.

Lui manque aussi notre fille.

Et ça je n'y peux rien. Ni elle non plus, c'est le destin qui a voulu ça.

Mais moi en attendant, je commence à me faire du souci pour mon avenir.
Tant qu'elle s'entend avec sa copine, ça pourra le faire. Mais si jamais ça casse, alors le "on fout l'camp", litanie que j'entends quand même depuis...1985, depuis sa maladie, depuis sa "transformation", sera de nouveau sur le tapis.

Sincèrement, ce soir, j'ai peur...

Je vous embrasse.

19.04.2011

A mon acte manqué !

C'est là que je me rends compte que ma "progression". Voici encore deux trois ans, j'aurais été complètement écrasé par ce qui s'est produit tout à l'heure.

Ce qui s'est produit tout à l'heure ?

Parmi mes nombreuses cassettes, j'en retrouve une où est inscrit "RT 1996".

1996 ? Hmm c'est intéressant, en plein dans ma période "rose" 1992/1997, ma parenthèse inoubliable.

En fait, c'était un trésor que j'avais découvert.

RT, ça signifiait "répondeur téléphonique". C'était la cassette qui se trouvait sur mon répondeur à cette époque.

Bien sûr, je me suis précipité dessus.

Et là je découvre des voix disparues (mes parents, ma belle-mère) mais aussi des "amies" de mon épouse, qui à ce moment-là interprétaient toutes les paroles de la chanson que j'ai mis dans ma note "écoutez-moi".

Je retrouvais la voix juvénile de ma fille, la mienne, sépulcrale et hachée.

Je redoutais de tomber sur cette de "chef adoré", je sais qu'il aimait bien laisser sur le répondeur des messages menaçants, surtout quand on partait en vacances.

J'espérais en revanche tomber sur un message de Nathalie.

Côté "chef adoré", par chance, rien, ce qui a évité à la cassette de se retrouver au feu.

Nathalie, elle, y était.
5 secondes au début de la cassette, juste pour dire "C'est Nathalie, je rappellerai".

Aussitôt, je m'empresse de numériser la cassette. Avec le petit appareil acheté voici quelques jours.

Je branche, hop, ça part. Et juste avant le passage "Nathalie", clac ! "enregistrement fini".
Alors que la cassette continuait toujours à dérouler.

J'essaye d'éviter de prendre l'appareil en question et le piétiner après l'avoir arrosé d'essence et fichu le feu, mais je me dis que de toutes façons, rien ne vaut la bonne duplication de cassette à cassette.

Ce que je fais donc. Cassette A à droite, prête à être enregistrée, cassette B à gauche, celle où se trouve la voix de ma bien-aimée, prête à être lue.

Et je lance.

Pas de son. Je sais que sur ce copieur le son n'est pas nécessaire, que la copie peut se faire en silence.

Mais, au bout de deux minutes, je frémis d'horreur en voyant que le son était bel et bien enclenché...

 

Les cassettes.
J'avais inversé les cassettes !

Si bien que la cassette vierge "mangeait" celle du répondeur !!

J'ai vite mis fin au carnage, ne manquait qu'une centaine de secondes. Sur 90 minutes, ce n'était rien.

Sauf que... dans cette centaine de secondes, se trouvait le seul passage où on pouvait entendre Nathalie !!!

Je me serais tué sur le moment !

Pour moi, pas d'autre explication, avec cette double mésaventure : cela ne devait pas se faire.

Mais un truc assez révélateur : je n'ai pas été trop choqué d'entendre ces chères voix disparues, en revanche, quand "elle" avait parlé, je me suis mis à trembler.

Pas gagné mon gars...

Je vous embrasse.

17.04.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY - I

I : la période pré-SLC (1960/1962)


AVANT-PROPOS.

Un monceau d'ouvrages a été élaboré sur Johnny. Moi-même, voilà six ans, à mes débuts dans les blogs, j'y avais succombé : http://cicatrice.blogs.psychologies.com/cicatrice/2005/05/johnny.html

Aussi, dans cette série, je ne traiterai que de la partie hit-parade le concernant. Aucune allusion à ses amours, à ses amis, à ses emmerdes, à sa santé, rien. Que des chiffres.

Quelques sites du net m'ont aidé en-dehors de la partie "SLC" (1963/1974), et du top 50 (1984 à aujourd'hui).

Donc, ce dimanche, la période de ses débuts, qui est une inconnue pour ses plus jeunes fans, lesquels pensent souvent que Retiens la nuit est un de ses premiers disques alors que c'est le 15ème...

C'est le 14 mars 1960 qu'il sort son premier 45 tours chez Vogue, T'aimer follement/laisse les filles. Aucune des chansons ne sera classée.

Le 3 juin, c'est souvenirs souvenirs. La destinée de cette chanson sera étrange. Entrée dans le hit seulement en octobre, elle n'arrivera pas dans les 10 premières (seulement 11ème en décembre), mais aura en revanche une grande longévité, puisqu'elle restera jusqu'en mai 61 dans les tablettes.

Troisième disque : Itsi bitsi petit bikini le 11 octobre. Hélas pour lui, c'est la version de Dalida qui sera classée. A l'époque, une chanson était "partagée" par plusieurs vedettes.

Quatrième disque, et c'est sur ce disque-là que je l'ai entendu pour la première fois (j'avais 10 ans) : Kiliwatch, sorti le 24 novembre 1960. Il arrivera dans le hit en février seulement, et culminera à la 7ème place en mars, ne sortant du hit qu'à l'été.

Deux 45 tours sortent ensemble en janvier 61 : Tu parles trop et Nous les gars nous les filles.
Là, ce sont les chaussettes noires d'Eddy Mitchell qui auront du succès avec tu parles trop.

Et Nous les gars nous les filles ne sera pas classé.

Ni le disque suivant, qui sort le 1er mars 61 : 24.000 baisers. Là c'est Dalida qui empoche la mise !

Idem pour les suivants, Tutti Frutti, A New Orleans, une nouvelle reprise de laisse les filles et bien trop timide.

On le voit, les débuts de Johnny sont assez laborieux. Onze 45 tours qui n'ont fait que de la figuration...

C'est peut-être l'avis de la maison de disques Vogue, car il enregistrera désormais chez Philips.

Sous ce nouveau label, il débute en octobre par la paire Tu peux la prendre/Viens danser le twist, deux disques sortis le 20 septembre 1961.
Tu peux la prendre sera classée jusqu'en février 62, mais ne dépassera pas la 14ème place.

Viens danser le twist en revanche sera son premier tube. Entré en novembre, il est numéro 1 en décembre.

Balayé par le disque suivant de... Johnny, pas encore sorti (ce sera le 2 février) mais écouté partout  Retiens la nuit. Numéro 1 d'entrée, pendant 21 semaines consécutives, jusqu'en juin !!!

Là Johnny frappe un coup énorme, et à partir de ce moment les projecteurs vont se braquer sur lui. Mais n'anticipons pas. Car avant retiens la nuit, il avait sorti le 1er décembre 61 Si tu me téléphones, qui ne fera, en mars 62 qu'une brève incursion dans les hits.

En mars justement alors que retiens la nuit est toujours en tête, il se fait plaisir avec un disque totalement en anglais, Johnny à New-York, avant de faire un disque/doublé le 16 mai (Retiens la nuit règnant toujours....) Dans un jardin d'amour (3ème de juin à septembre) / Serre la main d'un fou (11ème en décembre).

Le 27 juin 62 carrément un triplé : Madison twist (8ème en octobre) Pas cette chanson (3ème en novembre) Hey baby (13ème en décembre).

Puis le 20 octobre  l'Idole des jeunes, qui n'arrivera bizarrement qu'à la seconde place. Et oui... Si je n'avais pas compulsé les hits de l'époque je ne l'aurais pas cru, je pensais que non seulement elle avait été numéro un, mais eu moins plusieurs semaines.

1963. Le 16 janvier c'est la bagarre, qui arrivera 4ème.
Et le 1er mars  tes tendres années/elle est terrible. Classés tous les deux.

Désormais, Johnny est au hit-parade bien avant que ses disques ne sortent ! Les bras en croix est numéro un dès avril, mais il ne sortira que le 11 mai, avec Quand un air vous possède, qui sera 9ème.

Le premier hit véritable de SLC sort en avril 63 et voit Johnny maître du hit : 4 chansons dans les 6 premières !

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La France a désormais elle aussi son "King".

A la semaine prochaine pour la suite, son apogée (1963/68) que ne ternira pas son service militaire (64/65).

Je vous embrasse.

 

 

16.04.2011

ECOUTEZ-MOI !!!

J'ai beaucoup parlé dans ces colonnes de mon passé d'animateur, de 1982 à 1997.

Mais jusqu'à présent, il m'était impossible de vous faire écouter un échantillon de ces émissions.

A présent, les choses ont changé.

J'ai fait l'acquisition d'un convertisseur cassette/Mp3, et s'il est certain vu la qualité du son qu'il délivre que je pourrai pas, comme j'en avais l'intention, faire une sauvegarde générale de mes émissions de radio sur Cd-Rom, au moins pourrai-je vous faire découvrir une nouvelle facette de votre serviteur.

J'ai choisi une émission diffusée en mai 1994, à l'époque où je vivais pleinement mon amour avec Nathalie, sans me rendre compte que des nuages noirs avaient commencé à envahir le ciel, et que la foudre allait bientôt s'abattre.

Ce qui explique mon ton enjoué, les blagues à deux euros que je faisais à l'antenne, et le choix des chansons. En moins de 2 minutes, vous pourrez vous rendre compte de tout ça.

Donc, voici la "chose", un conseil, montez le son, et si vous le pouvez, mettez des aigus.


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Je vous embrasse.

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