25/03/2012
Les 50 interprètes de 1963 à 1974 d'après SLC : Sylvie VARTAN - III
1968 - 1971
L'année 1968 commence bien avec un doublé : Comme un garçon, sorti en décembre 1967 arrivera numéro 2 fin janvier, entre deux chansons d'Adamo (!) et le jour qui vient sera 16ème en février.
Février où elle sort l'oiseau, qui obtiendra une 4ème place en juin.
Pendant les "évènements", même si elle a ses opinions politiques bien ancrées (elle a fui le régime communiste en Bulgarie, et par réflexe sera toute sa vie anti-gauche) elle ne commet pas les erreurs de son mari, de Frank Alamo ou de Sheila, et se garde bien de les exprimer dans ses chansons.
En mai 68 sort "the" 45 tours" !!
C'est baby capone qui ouvre le bal avec une 7ème place d'entrée en juin. 3 places de gagnées en juillet, tandis qu'Irrésistiblement se pointe dans l'antichambre à la 31ème place. Mi-août, Baby Capone est numéro 2, Irrésistiblement arrive péniblement 22ème.
C'est le dernier dimanche d'août que baby Capone prend la tête, pendant une seule semaine.
Mi-septembre, Baby capone est à la seconde place, irrésistiblement se pointe 14ème.
Mi-octobre, c'est la chute pour BC alors qu'irrésistiblement arrive, 5 mois après sa sortie, sur le podium.
Et se retrouve numéro 2 en novembre.
La sortie de la Maritza la fait chuter ensuite, mais quelle carrière ! Un numéro 1 et un numéro 2 sur ce disque, le mieux classé de Sylvie depuis bien longtemps.
La Maritza, sortie en octobre, est très connue mais ne fera pas une immense carrière à SLC. Tout juste un podium début janvier 69.
Pour cette année 1968, Sylvie remonte. Toujours seconde chanteuse derrière Sheila, mais 5ème au général.
1969.
On a toutes besoin d'un homme, sortie en janvier, prendra la seconde place début mars. Sa face B - que j'adore - face au soleil, prendra la succession et arrivera 13ème en juin.
Ralentissement de sa production, un jour à rester couché ne sortira que début juillet. Mais là, un semi-bide, une 13ème place en octobre ! Doublé quand même, car la seconde chanson consacrée à son fils, le roi David (avec la musique de sur le pont de Nantes...!) sera 19ème.
Encore un cafouillage de programmation pour le disque sorti en décembre : Apprends-moi arrive direct à la 16ème place, puis disparaît.
Les hommes qui n'ont plus rien à perdre arrivera 3ème en janvier, et culminera 2ème derrière Polnareff et sa maison vide.
Et cette fois-ci, Sylvie repasse devant Sheila, 4ème au général.
1970.
Premier single avec, en avril aime-moi, qui prendra une belle seconde place en juin.
Mais le single suivant, sorti en juillet, va durer... 8 mois !
D'abord j'ai deux mains deux pieds va se classer 26 semaines dans les 20 premiers, de juillet à décembre, avec la première place en octobre.
Suivra la face A, la chasse à l'homme, qui arrivera 17ème en décembre, et sera classée jusqu'en février 1971, avec une 12ème place en janvier. Tout le monde pensera qu'il s'agit de deux disques différents !
Exploit, avec seulement deux singles, Sylvie Vartan ne rétrogradera que de 3 places au général, re-cédant la première place à Sheila...
1971.
Elle revient au super 45 tours en avril, avec je t'appelle qui sera 7ème en juin, de loin ma chanson préférée d'elle pour cette époque
Et loup qui se classera 15ème en juillet.
Retour au single avec en octobre parle-moi de ta vie qui arrivera numéro 5.
Pour 1970, Sylvie Vartan, toujours derrière Sheila, rétrograde à la 10 ème place. Avant de disparaître du classement l'année suivante, sa "traversée du désert".
Rendez-vous dimanche prochain pour la dernière partie.
Je vous embrasse.
17:36 Publié dans Cica-chansons, Musique | Lien permanent | Commentaires (8)
24/03/2012
Balancier
Il y a neuf ans, le Net m'a sauvé la vie.
J'avais un "réel" tellement horrible que je voulais en finir, et finalement c'est le "virtuel" qui m'a aidé à sortir de cette spirale mortelle.
Cela, je l'ai raconté maintes et maintes fois, notamment dans mes notes de l'automne 2011.
Puis, petit à petit, mon "réel" est devenu supportable.
Mon "virtuel" quand à lui continuait à me satisfaire, avec beaucoup de hauts et quelques bas.
Et du coup, j'ai lancé quelques passerelles entre les deux, j'ai pu mettre un visage sur des lignes lues sur un écran. Surtout en 2004, année de forte remise en question.
Voilà 6 ans, lorsque mon épouse a subi - en catastrophe - une terrible opération qui l'a rendue handicapée, là encore, mon "virtuel" a bien réagi, m'a encouragé, m'a aidé à passer cette terrible épreuve.
Quelques mois plus tard, mélange entre les deux : Certains malintentionnés du "réel" ont découvert mon jardin secret "virtuel", et m'ont mis à la porte du Paradis. Le Pays Basque, où je me plaisais tant.
Mais je n'ai pas perdu au change : En 2007 la Franche-Comté m'accueillait à bras ouverts.
Mon "réel" s'est alors amélioré de jour en jour. Avec un sommet à l'été 2007, alors que je commençais à avoir quelques déceptions côté "virtuel".
Puis ce fut statu-quo pendant quelques années. "Réel" et "virtuel" me convenaient parfaitement.
L'équilibre.
Mais, très récemment, alors que je vivais un "réel" de retraité très paisible, avec de belles retrouvailles Bretonnes à Lorient et à Quimper, une promesse de retrouvailles à Paris d'ici un mois (plus fort que Bruel, ce ne sera pas "rendez-vous dans 10 ans", mais dans 40...) mon "virtuel" a commencé à me lâcher sévère.
Espoirs transformés en déception.
D'abord purement "virtuels", avec la retrouvaille de personnes dont certaines ont fait une croix sur moi.
Je l'admets, à une certaine époque, je n'étais pas clair. Et j'avais de sales réactions envers des gens admirables, qui m'ont soutenu à bout de bras.
Oui j'étais encore malade, mais je ne le savais pas... Ce genre de maladie dont on ne peut dater la fin qu'après coup.
Puis de nouveau les mêmes reproches, des personnes - pas mal de personnes - dont il faudrait sans cesse lire leurs écrits en permanence (certains écrivent jusqu'à 18 h par jour...) pour savoir qu'ils vont mal. Ou bien. Et là bien sûr le couperet qui tombe "tu ne t'intéresses pas aux autres"... Je pense qu'il suffit de lire mon blog pour savoir ce qu'il en est à ce sujet. Je n'y parle pas que de moi....
Mais rien à dire, quand j'étais "Ordi-dépendant", j'étais comme ça aussi...
Et puis l'entrecroisement du "virtuel" et du "réel". Des personnes que je croyais inaccessibles, et qui vous donnent leur numéro de téléphone ! A moi, petite Cicatrice blogueuse...
Qui vous font participer à des moments conviviaux inoubliables. Mais hélas, ces stars s'envolent vers d'autres endroits où d'autres Cicatrice les attendent... J'ai du mal à atterrir dans ces moments-là !
Alors qu'"en vrai" je viens de passer 3 mois superbes, avec beaucoup de monde chez moi, de tous âges, avec des escapades Parisiennes ou Azuréennes, je fais de plus en plus de pauses ici.
Je me préserve.
Ne tenant pas à ce que ce qui m'a sauvé voici 9 ans me fasse à présent plonger.
Pensant de plus en plus que le Net, c'est comme le bon vin : à consommer avec modération, sinon, c'est l'ivresse. Et puis la gueule de bois.
Contrairement à certain(e)s ami(e)s dont c'est devenu une drogue, moi je suis, ce ce côté-là aussi en train de me désintoxyquer.
En plus, pas le choix, mon épouse exige une surveillance de tous les instants. Mais ça je ne le dirai qu'à vous, qui venez me lire ici :)
Je vous embrasse.
21:35 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (8)
22/03/2012
Tragédies et politique
Devant l'horreur qui s'est produite à Toulouse les français ont été vitrifiés. Personne ne pouvait s'imaginer qu'une telle abomination puisse se produire.
Au point qu'il a été décidé, lundi dernier, d'instaurer une "trève" de la campagne présidentielle, de peur que cette tragédie pousse les candidats à là récupérer bassement, à la manière de pillards.
Mais l'histoire nous montre que c'est ce genre de tragédie qui fait basculer les opinions.
Deux (grands) exemples :
En 2001, George W Bush, après une élection assez aisée était retombé au plus bas dans les sondages.
Les attentats du 11 septembre ont vu alors l'Amérique se souder autour de son président. Président qui après une très sincère émotion s'est engagé dans un processus de guerre contre l'Afghanistan, profitant du désir de vengeance de la population des Etats-Unis.
En 2004 il a été réélu...
Sans le 11 septembre l'aurait-il été ?
Plus grave - et j'en suis le témoin - les attentats de Madrid en 2004.
Tout de suite, le Premier Ministre de droite José Maria Aznar a mis ça, sans aucune preuve, sur le dos des indépendantistes basques.
Mais, très vite, on se rendait compte qu'il n'en était rien.
Habitant à Biarritz, je captais les télés Espagnoles, et le peu de connaissance que j'ai de la langue de Cervantes me faisait cependant comprendre que les journaux de la TVE avaient assez rapidement établi la preuve que les Basques n'y étaient pour rien.
A ce moment, Aznar pouvait encore s'en sortir, avouer que tout simplement il s'était trompé. Mais non, il persistera dans cette attitude, alors que les preuves de l'implication d'Al Quaida commençaient à s'amonceler.
Le peuple ne lui pardonnera pas ce mensonge, et à la surprise générale, élira Zapatero - de gauche - quelques jours plus tard à la tête du pays.
Donc il a été décrété une trève durant la campagne. C'est à dire qu'aucun candidat ne devait évoquer, pendant quelques jours, cette abomination.
Quand je dis aucun candidat, c'est aucun candidat.
Hélas, cette trève a été rompue hier.
L'un d'entre eux s'est souvenu qu'il avait un "double job" et a alors revêtu ses habits de "protecteur de la Nation" pour faire passer un très émouvant discours (Guaino écrit très bien), qui sans nul doute, aura des répercussions sur le premier tour.
On se souvient que "Télé-Chirac", TF1, avait exploité un fait divers .
Le 18 avril 2002, Paul Voise, un retraité apparemment sans histoires, apprécié par tous ses voisins, est agressé dans la masure qui lui sert d'habitation à Orléans. Deux jeunes individus non identifiés auraient tenté de le rançonner, puis roué de coups, et incendié sa maison avant de prendre la fuite.
Le lendemain 19 avril le journal de 20 h de TF1 accorde une grande importance à la couverture de ce fait divers. Les images du visage tuméfié et les pleurs de Paul Voise bouleversent la France entière et provoquent une vague d'indignation face à la délinquance. La chaîne LCI (filiale deTF1) repasse 19 fois le sujet pendant la journée.
Les propositions d'aide à la reconstruction du pavillon du vieil homme sont lancées en grand nombre.
Le 20 avril TF1 reviendra très longuement dans ses journaux télévisés sur cette histoire.
Le 22, Jean-Marie Le Pen passe devant Jospin au premier tour...
Pillards, oui, je maintiens.
Je vous embrasse.
11:57 Publié dans actualité, arnaques | Lien permanent | Commentaires (4)

