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12/05/2012

photovoltaïque : premier mégawatt

J'ai eu énormément de mal à obtenir mon branchement, mais depuis, je dois dire que le résultat dépasse mes espérances. J'ai été farfouiller dans tous les sites possibles et inimaginables, et  pour la latitude où je vis, on m'avait dit que je ne dépasserais pas 3 mégawatts/an.
Pire, le commercial m'avait dit de tabler sur 2500 kw annuels, ce qui a l'époque était encore rentable.

Or, comme chacun le sait (peut-être) je suis météorologue, et je sais que ce qui compte le plus ce ne sont pas le nombre d'heures de soleil mais surtout la force du dit soleil. C'est assez facile à vérifier : vous bronzez beaucoup plus vite en montagne l'hiver que sur une plage l'été. Ce que mes chiffres vérifient : ce sont les jours enneigés où je produis le plus !

Bref, si j'ai déjà produit 1.000 KW en même pas 3 mois, cela veut dire que je serais dans les 4 KW sur l'année.
Erreur ! Car je suis dans les "mauvais mois", de février à mai. En fait d'après mes calculs ce serait plutôt du 5 mégawatts annuels.

Alors soit leurs calculs sont mauvais, soit je me situe dans une région à fort potentiel.
Je pense que c'est les deux mon Général...

Je ne vais pas me lancer aujourd'hui à une étude d'amortissement, je l'ai déjà faite voici quelques semaines, non, je voudrais parler ici des énergies nouvelles.


La consommation électrique des ménages est, en 2011, de 180 millions de MW.

Imaginons qu'une loi fasse obligation de couvrir les toits des maisons bien exposées de panneaux photovoltaïques.

Il y a en France environ vingt millions de maisons individuelles, dont la moitié sont solairement bien exposées.

Dix millions de maisons produiraient donc 50 millions de MW. Soit près du tiers de la consommation électrique des ménages.

En supposant un changement des habitudes (déjà, remplacer les convecteurs "grille-pain" par des panneaux radiants pour ceux qui n'ont pas de cheminée, et pour ceux qui en ont, l'utiliser au maximum pour se chauffer, baisser d'un ou deux degrés la température des pièces - cet hiver pendant la vague de froid, alors que je m'étais stabilisé à 18/19 degrés dans la salle à manger, j'étais effaré de voir les voisins - avoir chez eux entre 22 et 25 degrés !!! ) la consommation électrique des ménages pourrait réduire de 20%, et les panneaux photovoltaïques produire le tiers de leur électricité.

J'ai une maison sur troix niveaux, tout électrique, avec tous les appareils électroménagers possibles.
Et bien je fais mieux que ça !!! 13 mégawatts dépensés, 5 de produits ! Et je précise que je suis dans une régions les plus froides de France.

Bref tout cela pour dire qu'en appliquant ce principe, de couvrir les toits (esthétiquement c'est assez joli, si c'est bien fait)
DSCN7548a.jpgdes maisons qui s'y prêtent,  on pourrait donc produire 50 millions de MW, qui représenteraient 15% de la consommation électrique de l'hexagone à l'horizon 2013.

Et dans ce calcul je ne parle pas de centrales photovoltaïques qui pourraient se créer dans les zones désertiques ensoleillées (je pense, par exemple, aux Causses de Lozère, à 1000 mètres d'altitude, qui pourraient produire plus que moi, et cela ne gênerait pas la population, avec moins de 1 habitant au kilomètre carré !)

C'est sûr, le prix de revient de l'électricité reviendrait plus cher.
Oh, pas de beaucoup : 18 centimes le KWH au lieu de 12 !

C'est là que le gouvernement pourrait intervenir, un des rares leviers qu'il pourrait manoeuvrer :
Faire payer l'électricité en fonction de son revenu.
Les plus aisés paieraient 0.13/014 au lieu de 0.12, tarif qui resterait applicable aux plus pauvres.

Et cela nous permettrait de faire passer la part du nucléaire de 75 à 50 % non pas d'ici à 2025 mais en seulement quelques années !

Je vous embrasse.

10/05/2012

Le chantage de mon épouse

Comme je l'ai dit dans ma note précédente, depuis quelques années mon "réel" tend à s'améliorer.

Ma "cicatrice" sentimentale se fait de moins en moins vive, ll y a belle lurette que je n'ai pas été harcelé au boulot et les crises d'épilepsie de mon épouse tendent à s'espacer. Déjà plus de 8 mois depuis la dernière, tiouchons du bois.

Mais la cohabitation avec celle-ci n'est pas, il faut l'avouer, des plus aisées. Même si ce n'est pas "Le Chat" avec Gabin/Signoret, on est loin des "vieux mariés" de Sardou.

Je sais que par où elle passe, ce n'est pas très facile.
Pour vous faire une idée, imaginez-vous dans un pays étranger, ne parlant pas la langue de ce pays. Avec en prime un bandeau qui vous couvre l'oeil droit.

Nous, dans ce cas, on parle par gestes, on baragouine quelques mots d'anglais.
Elle - sauf quand elle est en présence de tiers et qu'alors, du moins au début, elle rassemble toute son énergie pour parler le plus correctement possible - me baragouine des phrases qui ne signifient pas grand-chose pour le non-initié...

Phrases que je suis censé comprendre...

Elle a toujours été capricieuse. Même avant sa maladie. Partisane de "je veux tout, tout de suite..."
Mais depuis quelque temps, ce genre de choses s'accélère et ses demandes finissent toujours par un "c'est pas grave, j'vais l'faire"...

Gros chantage qui signifie : si tu ne t'éxécutes pas séance tenante, je vais faire n'importe quoi et tu ne te plaindras pas des conséquences.

Alors que dois-je faire ?

• Obtempérer tout de suite et tout lâcher, afin d'éviter tout désastre ?
• La laisser faire, en ne changeant rien à mes occupations ?

Entre les deux... Je la laisse faire, mais en surveillant de loin les opérations. Et si elles commencent à mal tourner, j'interviens.

Mais, Dieu que c'est fatigant !!!

Mon ami Bernard me comprendra, être handicapé c'est dur, très dur.
Mais pour celui qui vit avec un(e) handicapé(e), 24h/24 (dans mon cas, je dois subir ses sauts dans le lit toutes les 20 mn - c'est régulier ! - si elle n'arrive pas à trouver le sommeil..) c'est pas du gâteau non plus !

Je vous embrasse.

18:31 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (4)

09/05/2012

Totale ingratitude de ma part :(

J'ai dû l'écrire environ 500 fois, mais alors que j'étais prêt à retenter de mettre fin à mes jours - mais de cette fois de manière plus radicale - mon chemin a croisé celui du Net en juin 2003, et - je vous éviterai les détails, moult fois évoqués - le site Psychologies.com m'a sauvé, enfin pas lui mais les gens qui écrivaient dessus.

D'abord forum en tant que Pompon jusqu'au 11 septembre 2006, puis dans les blogs en tant que Cicatrice d'avril 2005 (et oui, déjà 7 ans que je "Cicatrise" !) à juillet 2010, date à laquelle j'ai rejoint les rangs d'Hautetfort.

"Psycho" ou "La rue des blogs", comme on dit, m'ont vu au début dans ma maniaco-dépression.

Un temps j'avais cru que c'était mon "réel" qui m'avait plus ou moins guéri. Une mutation salutaire à Biarritz, où si au début j'ai été bien accueilli par mes collègues, ça s'est un peu gâté à la fin.
Egalement, au Pays Basque, j'ai vu ma fille quitter définitivement le nid à l'été 2004. Et ce en deux temps, d'où double peine, et là, j'ai très très mal réagi...
Enfin, c'est pendant ce séjour Biarrot que mon épouse a subi sa terrible opération qui l'a complètement transformée (et pas dans le sens positif).

Donc, pour moi, ces années Basques (2003/2007) n'ont pas été le top, et heureusement que les gens de Psycho étaient là pour me comprendre, me réconforter, discuter avec moi, me rencontrer même.

Puis l'été 2007 a vu la fin de ma maniaco, avec ma mutation à Lons Le Saunier, je pense la seule station de ma carrière où du premier au dernier jour j'allais bosser en sifflotant !

Depuis 2010 j'habite Ouhans, et je suis en retraite depuis mars 2011.

Dans une récente note, je parlais du sevrage progressifs de mes médicaments depuis cette date.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2012/03/07/desint...

Parti de 13 comprimés, j'étais en mars arrivé à 3.
Et à présent à 2.

Objectif zéro en septembre. Si Dieu veut....

Pourtant ma vie ici n'est pas un chemin jonché de roses. Je dois cohabiter avec une épouse infirme, qui si elle fait des efforts (énormes) d'élocution avec autrui, n'en fais pas du tout avec moi. Si bien que je dois jouer à "questions pour un champion" en permanence.
Pour elle c'est pire : elle a du mal à communiquer, donc, mais le fait qu'elle soit épileptique la rend totalement dépendante de moi. Pas évident du tout...

Bref, malgré tout, avec un voisinage très compréhensif (qui a dit que les Franc-Comtois étaient froids ? Allez donc voir en Bretagne ! Je descends des deux, alors je peux donner mon opinion !) j'arrive peu à peu à "Cicatriser", à presque redevenir comme avant, avant ce 1er septembre 1992 qui m'a donné un cadeau merveilleux, mais qu'on m'a repris 5 ans après.
Faites ça à un gosse : donnez-lui le jouet de ses rêves et quelques semaines plus tard vous le lui reprenez, ça le marquera à vie...


Bref, en ce début mars 2012, j'étais "bien".

Mais le 3 mars, je vois que "quelque part" sur la Toile, des personnes essaient de ressusciter la Rue des Blogs.
Je m'y "Rue" illico, me permettant même d'y inscrire certaines personnes sans leur avoir demandé leur avis !
Deux me rayeront de leurs amis Facebook, et l'un n'appréciera pas, depuis nous sommes un peu en "léger froid"...

Mais bon, qu'importe, la Rue était ressuscitée, du moins en partie.

Ce qui me permet de faire plus ample connaissance avec des personnes que là-bas je ne côtoyais que peu, n'étant pas dans mon "clan" ! Je sais j'étais un peu c... à cette époque, la maladie n'excusant pas tout.

Mais, en participant à leurs discussions, mes vieux démons reviennent. Dont la parano. Je me sens plus fragile. Me sens parfois - à tort - "exclu"...

Le fait d'entrer, le samedi 10, parmi les intimes de mon idole de jeunesse Gérard Palaprat achève de me chambouler.

Je commence à piquer une première "crise" le 16. Puis pensant déjà que cela avait un rapport, je fuis ! Je pars passer 4 jours à Toulon, chez mon cousin germain.

Ca va un peu mieux au retour, mais et je recommence à participer au "truc".
Mais de nouveau, le malaise revient, et le 30 je songe à en partir.

Le 16 avril je "pète les pombs" au sujet d'un fil de discussion qui aurait été censuré.
Mais dès le lendemain, je connais mon erreur, et je m'excuse auprès d'eux de cette attitude pitoyable.

Puis le 18, vacances en Bretagne et Paris, qui arrivent à point nommé.


Depuis mon retour, le 30, si je continue à lire de ci de là mes anciens voisins de "rue", je ne participe plus ou presque aux fils de discussion.

Et je me suis aperçu que depuis, ça allait mieux, nettement mieux.

L'explication que je peux donner est que je ne suis pas encore tout à fait guéri de tout ce qui m'est arrivé entre 1994 et 2006. Et que me plonger dans ces fils de discussion me ramènent aussitôt dans cette triste période.

Alors, me direz-vous, le plus simple ne serait-il pas de ne plus faire partie de cet espace ?

Non, parce que l'immense majorité des membres sont non seulement des gens à qui je dois beaucoup, mais tout simplement des gens que j'aime.

Et que je serais vraiment triste de ne plus avoir de leurs nouvelles.

N'empêche, je suis vraiment ingrat sur ce coup-là, défaut qui pour moi est le pire de tous...
Mais que faire ?

Je vous embrasse.