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11/12/2010

un bonjour de Bretagne

Un bonjour de chez ma fille.

Le voyage s'est bien passé, avec la combinaison voiture + TGV + métro + TGV + autocar + voiture. Départ dela maison à 9h10, arrivée chez ma fille à 18h15.

Sinon, je ne pourrai pas, d'ici, répondre à vos commentaires.

Car bonjour la discrétion...

Le Pc de ma fille est relié à la télé, une télé de 104 cm, et ce que j'écris s'affiche en grand écran au milieu de la pièce !!!

Donc, je préfère m'abstenir jusqu'à vendredi prochain. A moins que je trouve d'ici là un cyber plus discret!

Je vous embrasse

12:37 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3)

09/12/2010

Avis de ouacances

Départ demain direction la Bretagne. Puis Paris, retour le 16 au soir.

Donc (à moins que j'arrive à me connecter chez ma fille) je serai virtuellement absent jusque cette date.

Sinon, j'en ai appris de belles ! Il a neigé sur Paris au mois de décembre... Ca alors ! Et c'est "la chute du siècle" : 11 centimètres ! La chute du siécle comme l'avaient titré les journaux en 2005, 2003, 1997, 1987...

Aujourd'hui j'aurai appris deux choses :

- D'abord que les Français (enfin une certaine catégorie) se sont de plus en plus habitués au confort.

- Ensuite que notre premier ministre, non content d'avoir été une potiche pendant 3 ans et demie, se révèle à présent une cruche de première catégorie...
Je pense que si un jour il a de la fièvre, il doit casser cette saloperie de thermomètre qui l'a averti :)

Bon, à bientôt et je vous embrasse.

21:03 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

Chanteurs : je continue !

Certes, une nouvelle fois aucun commentaire sur Julien Clerc I.

Mais Hautetfort me donne des statistiques régulières.

Par exemple, depuis le début du mois, vous avez lu 1314 pages sur mon blog, et les 20 notes les plus lues sont, toujours sur ces 9 premiers jours de décembre sont :

 1 - L'espérance folle, lue 110 fois
 2 - Mes 100 jours de bonheur, 68.
 3 - Nos 5 heures inoubliables, 57.
 4 - Finirons-nous nos jours dans notre maison, 54.
 5 - Julien Clerc, 44.
 6 - Non, je ne boudais pas, 35.
 7 - Pour CriCri et Christel, 34.
 8 - Le plus dur c'est de commencer, 33.
 9 - La divine surprise, 29.
10 - Mes commentaires ne passent plus, 20.
11 - Premier baiser, première rupture, 17.
12 - Pétula Clark, 16.
    - L'été du quitte ou double, 16.
14 - C Jérôme, 8
15 - Mon voyage de noces en cyclomoteur, 7
     - Christophe, 7
17 - Cica-Chansons, 5
18 - Sur notre nuage1, 4.
    -  Eric Charden, 4.
    -  l'acharnement7, 4.

6 notes parmi les 20 plus lues, pour moi c'est un encouragement. Certaines, d'ailleurs (comme Eric Charden) ont été postées voici 2 mois !

Un truc aussi que je remarque, c'est que vous appréciez, même si vous ne me le dites pas, les notes où je raconte ma vie.
Classées 1ère, 2e, 3e, 9e, 11e, 12e, 15e, et deux fois 18e.

Là aussi, près de la moitié. Je vais donc continuer ces notes-là. Malgré l'absence de commentaires. Peut-on d'ailleurs vraiment commenter ces notes-là?

La prochaine paraîtra dans quelques heures, et vous retrouverez Julien Clerc II dimanche prochain, programmée à l'avance, car je ne serai pas là pendant une semaine.

Je vous embrasse.

Sauvé par le gong (juin/juillet 2003)

Demain, je pars pour une semaine.

Par conséquent, pour celles et ceux qui s'intéressent à mon Histoire, il m'a paru opportun d'écrire cette note - capitale - avant ces vacances.

Donc, en cette mi-juin 2003, je voyais mon avenir complètement bouché. Certes je quittais la Bretagne, mais "elle" y arrivait !
D'autre part je n'avais désormais plus personne à qui me confier. Tous avaient baissé les bras... Seul paradoxalement, mon collègue Jean-Paul, celui qu'au début j'appelais Harceleur I, avait réalisé qu'effectivement j'étais à deux doigts de me fiche en l'air, que la vie ne m'intéressait pas. En cela il avait déjà une belle preuve...

C'était le 30 septembre 2002. A 8h45, je sens le sol bouger. Ca devient de plus en plus violent, des cartons tombent des armoires, et le chef crie "ON EVACUE", voulant nous faire rejoindre ceux qui étaient déjà dehors.
C'était un tremblement de terre, de magnitude 5.4 et tout le monde dans le bâtiment se bousculait pour sortir, pour sauver leur peau.

Pas moi...

J'étais resté, attendant enfin que quelque chose se passe. Une délivrance. C'est un peu ridicule, 8 ans après, de le dire, mais je pensais à une intervention divine, un truc qui enfin me "rappellerait" ...

Je n'ai rien eu, du reste le bilan a été très léger, mais tout le monde avait compris que je ne tenais plus à la vie. Notamment Jean-Paul. Oui, je sais, cela ne l'empêchera pas, 6 mois après, d'écrire son fameux mail "game over" qui a déclenché mon processus d'autodestruction, comme on dit. Et je pense qu'il avait du remords...

Bref, mon pronostic vital était bien engagé en cette mi-juin 2003.

J'étais, depuis 5 ans, abonné au magazine Psychologies, et j'avais lu qu'une certaine Claude H... pouvait apporter une solution aux cas les plus désespérés. J'écrivis donc une lettre à Madame Claude, qui ne daigna pas s'intéresser à mon cas. Cas sans doute assez fréquent pour ce genre de personne overbookée.

Plus rien ne pouvait donc me sauver quand ma fille me demanda d'avoir Internet.

"Mais ma chérie, on déménage dans 2 mois et demie...
- Justement, ce sera l'occasion de me faire des connaissances..."

Vu qu'elle avait finalement accepté de nous suivre - pour un an - à Biarritz, j'écrivis à F**E pour avoir une connexion.

Et le 27 juin, c'était fait. Ma fille m'a dit, solennellement "papa, ça y est, nous sommes reliés au monde."
Moi je souriais... 

Et c'est en lisant mon Psycho dans les WC que je vis qu'il existait une rubrique du mag sur le net. Notamment un forum. Enfin, des forums, une bonne vingtaine allant de la sexualité au régime en passant par les crises de couple.

J'allai voir, mais vraiment sans arrière-pensée. Je ne m'imaginais pas une seule seconde que ma survie était là-dedans.
Et pourtant...

Je vis qu'un forum était intitulé "vivre une séparation".

Sur chaque page s'étalaient environ 20 lignes, qui correspondaient à des sujets. Et, bizarrement, en face de chaque ligne se trouvait un chiffre, variant de 0 à 50 environ. Je ne mis pas longtemps à comprendre que les sujets étaient presque tous des appels au-secours, et que le chiffre en face était le nombre de réponses. Pourquoi cette compétition dans pareil site ? Je me pose encore aujourd'hui la question... Celui qui "lance un post" (c'est comme ça qu'on disait) et récoltait une roue de bicyclette en guise de réconfort devait être encore plus mal après.

Je m'inscrivis, en prenant le pseudonyme de Pompon. C'était le cochon d'Inde de Nathalie, l'être qu'elle aimait le plus au monde quand je l'avais connue.

Je savais donc ce que je risquais, en "postant" cet appel au-secours,daté du 8 juillet. Sans le faire exprès, cela faisait pile 9 ans que Tortionnaire avait entamé son travail de sape...

 

je me traine.jpeg

 

Effectivement, pendant 24 heures, mon "post" resta sans réponse.
Au lieu de me lamenter (je m'attendais à ce silence) je lisais les autres "cas", et cela eut pour effet de me dire que si j'étais malheureux, j'étais loin d'être le seul.
Et - l'hôpital qui se fout de la charité - dès que je voyais que je pouvais apporter une réponse à quelqu'un, j'y allais. Je me rappelle d'une nana qui doutait depuis 6 mois de la fidélité de son mec, marié. Lequel affirmait ne plus toucher sa femme depuis belle lurette. Laquelle femme était... enceinte de trois mois !
Bien entendu je répondis à la jeune femme, qui me remercia tant et plus.

Et puis mon "post" commença à avoir des branches. Quelques "remises en place", bien sûr, comme "et ta femme dans tout ça ?" mais pas mal d'encouragements de la part des internautes, qui étaient à 90% des femmes. Donc pas forcément dans le camp de la "maîtresse" que pouvait représenter Nathalie.

Pendant 15 jours, on me répondait, je répondais à ces personnes et en même temps, j'essayais d'apaiser de mon mieux les peines qui me paraissaient les plus hurlantes.

Fin juillet, devant mon "post" s'inscrira le chiffre 254 ! Un record me dira-t'on pour ce genre de forum qui n'attire pas les foules.
Mieux, j'eus des adresses mail. Des numéros de téléphone...

Je n'étais plus seul.

Et du coup, je laissai définitivement tomber les passages à niveau !

(à suivre, quand je reviendrai)

 

 

 

08/12/2010

Résolution

Je viens de m'apercevoir que tenir un blog et bas débit ne sont pas compatibles.

Ce matin, j'ai écrit un com à Teb, concernant mon "indispensabilité" et celle de Nathalie, et mon moteur de recherche a écrit "Cica pour Siams".

Bien sûr, dès que je me suis aperçu de ma bévue, j'ai tout de suite essayé de rattraper le coup.

Donc, je vais dans "Hautetfort". 20 minutes.
"Commentaires" : rien, parce que la page était inaccessible.

Je viens de recommencer l'expérience et Hourra cette fois j'ai réussi, à attribuer mon com à Teb plutôt qu'à Siam's, qui devait se demander la raison de ce com incongru.

Bref tout ça pour dire que j'en ai RAS LE BOL de ce bas débit (impossible, en plus selon à la fois Orange et SFR).

Non, c'est possible, mais c'est très très pénible.

C'est pour l'urgence. Pour consulter ses mails ou à la limite regarder des horaires de train.
Pas pour tenir un blog.

On nous promet l'ADSL pour le 28 janvier.
Ce que je peux promettre, moi, c'est que pour éviter de passer une plombe pour écrire 3 lignes et surtout de passer pour un con auprès de mes rares commentatrices qui ne viennent pas de mon ancien site, c'est d'arrêter, à cette date, ce blog, si je n'ai pas l'ADSL.

Je pense qu'il faut quand même respecter les gens, et si je concède que ma bévue de tout à l'heure ("pour Siam's" au lieu de "pour Teb"), était certes due à mon navigateur, elle est surtout due à ma pomme, qui aurais dû vérifier mes commentaires au lieu de lui faire confiance - au navigateur - les yeux fermés.

Je pense sincèrement qu'il m'est impossible de tenir un blog digne de ce nom alors qu'il me faut 10 minutes pour arriver à charger une page.

J'en serai le premier désolé, mais des épisodes comme celui d'aujourd'hui démontrent bien qu'il ne faut jamais essayer de péter plus haut que son.... derrière !

Je vous embrasse.

 

21:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : internet

Post - TS (mars à mai 2003)

Me voici rentré chez moi. Pour deux jours car après-demain direction la Bretagne voir notre fille. J'ai retrouvé Ouhans je dirai presque... sous la chaleur ! Il faisait encore 13 degrés hier soir, et en ce moment c'est pareil... Mais qu'est-ce qu'il pleut !! On a même eu droit hier soir à un bel orage, avec des éclairs dignes d'un été....

 

Sinon pour les nombreuses (très exactement 92) personnes qui ont lu ma note "l'espérance folle", il n'y a pas trop eu de suspense, puisque je suis là, encore là, à écrire.

J'aurai des réactions différentes après ma TS.

La plus fréquente sera celle du boulot, et de certains membres de ma famille : tout cela est bidon !

Celle du docteur qui à l'opposé me donnera deux mois d'arrêt ensuite : je suis un miraculé. Quand il m'a vu le 24 au matin, avec des pulsations à 220, il a fortement pensé que au minimum j'aurais de graves séquelles, et au maximum je n'y survivrais pas. Ce qui m'a sauvé, d'après lui ? La dernière "rasade" de comprimés.
A 25, j'y passais. 35 en revanche, c'était trop ! Va comprendre la médecine...

Enfin la réaction de ceux qui tiennent à moi : la culpabilité. A fond. Ma fille écrira même une lettre très dure à Nathalie. Malgré que je lui aie dit qu'elle n'était pas la principale responsable. Que n'a t-elle pas écrit à mes chers supérieurs ??? En tout cas, avec cette lettre, il était désormais inutile d'espérer quoi que ce soit.

Un conseil à ceux qui font une TS tout en sachant qu'ils ne passeront pas l'arme à gauche, ceux qui tentent un appel au-secours sans trop de risques: surtout abstenez-vous !!!  Car en plus du fardeau qui est le "facteur déclenchant", va alors s'ajouter un double fardeau : celui de ceux qui vous en voudront à mort de ne pas avoir pensé à eux, et celui qui crieront au bidonnage...
A l'enfer d'"avant" succèdera alors l'enfer au carré !

Pour moi, c'était donc net, j'avais fait une connerie en prenant ces comprimés, et il me fallait quelque chose de plus décisif...

Qui, cette fois ne pardonnerait pas.
tgv.jpg(Photo prise par bibi...)
 

Il m'avait enlevé ma raison de vivre, qu'il finisse son travail, ce maudit cheval de fer, en m'enlevant la vie.

Je vais passer des semaines et des semaines de préparation, guettant l'endroit qui serait le plus propice.

Mais, en attendant, "la vie continue", et je reçois - chez moi - un coup de fil de la DRH qui me dit que si je voulais, en guise de "compensation" du poste qu'on m'avait volé, une place était libre à Biarritz. Sans passer comme à Millau par la case "cas social". J'avais assez d'ancienneté pour pouvoir y prétendre.

Ma foi je me dis pourquoi pas, pensant au fond de moi que je n'aurai guère le temps de goûter à cette nouvelle affectation ! Surtout que ma fille me dit d'emblée "pas question que je quitte la Bretagne"...

Entre-temps je passe voir mes cousins, les parents de mon filleul. Et ma cousine Emmanuelle me cuisine jusqu'à que je lui dise pourquoi cette TS. Et dans la foulée, je lui montre la lettre de Nat par laquelle tout est parti. Cette cousine est très "nature", si elle est parfois sans-gêne, elle ira toujours droit au but.
Et quand elle me tend la lettre après l'avoir lue, elle me dit :
"Cette lettre est une lettre d'amour, elle t'aime toujours..."


Je me dois cependant de citer quelqu'un qui me fera un temps hésiter dans mes funestes projets.

Une jeune Mexicaine, reçue chez nous dans le cadre d'un échange international. L'année suivante, c'est notre fille qui doit (devait, si on va à Biarritz) aller chez elle.

Cette jeune fille, à qui je ferai visiter plein de coins autour de chez moi, avec qui j'essaierai un dialogue pas très facile (car elle ne parlait pas un mot d'anglais et un poquito le français) dira à la fin de son séjour à ma fille : tu as de la chance d'avoir un papa comme ça.

Car c'est surtout pour cela que je voulais me supprimer. J'avais une vraiment piètre opinion de moi-même, la personne que j'étais non seulement souffrait mais je la détestais. En fait, je voulais autant tuer cette personne-là, bien dépeinte par Michel Sardou en 1981, ce Mauvais homme, Mauvais mari, mauvais amant Qui tient debout, évidemment, Entre l'alcool et les calmants que d'arrêter de souffrir.
Et Nuria, cette jeune Mexicaine, qui n'avait aucun a-priori sur moi avant d'arriver en France, qui ne connaissait absolument pas ma vie, avait jugé que j'étais quelqu'un de bien...

Et du coup, je vais faire une folie. Tenter une dernière fois ma chance après de Nathalie. Mon ordinateur, celui que j'avais payé à ma fille en 2001, possédait un graveur de CD. Alors je vais faire des aller-retour entre chez moi et la médiathèque de Vannes pour faire des copies. Le but étant de créer pour Nathalie un CD avec des chansons qui reflètent ce que je pense. 
Mais je ne l'enverrai pas ! Non, j'irai carrément... le mettre dans sa boite aux lettres ! Et pour cela, je n'hésiterai pas à faire, dans la journée, entre l'embauche de mon épouse et sa "débauche" un aller-retour vers chez elle. Personne ne saura que j'ai été dans les Yvelines !
Chez elle où je suis vers les 13h, où je dépose mon CD et repars. Juste pour lui montrer ce que je suis capable de faire pour elle...

Mais tombent les résultats des mutations, le 20 mai.


Je quitte Vannes !!! Et j'apprends que je suis muté à Biarritz.

Tandis que Nathalie, elle, arrive en Bretagne...

Maudit, je suis maudit, notre couple est maudit !!!!!
Et je vais de nouveau me tourner vers les passages à niveau.  Je ne sais pas quand je me jetterai sous le TGV, mais ce que je sais, c'est que ce jour-là viendra.

Je n'en peux plus, je ne veux plus de cette vie injuste où je souffre et fais souffrir les autres, et sauf miracle, je ne verrai jamais Biarritz.

 

Mais ce miracle, il va se produire.
Non, Nathalie ne reviendra pas, c'est encore plus "merveilleux" que ça.

La suite demain.

Je vous embrasse.

 

 

 

 

 

15:20 Publié dans détresse, moi, psy, Ras-le bol | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : suicide