16/06/2012
Thierry Roland

Je sais, je sais, il avait 74 ans, soit un peu moins de l'âge "moyen" du grand départ pour les hommes.
N'empêche que cette année, et notamment ces derniers jours, je vois de plus en plus de gens "tomber", frappés par la Grande Faucheuse....
Je ne vais pas ici retracer la carrière de Thierry Roland, le plus grand commentateur de foot qu'on n'ait jamais connu.
Je sais que ses propos étaient très spontanés, un peu comme les miens dans mes écrits, et que certaines fois il a pu "déraper".
Comme le 9 octobre 1976, lorsque, pendant un match de l'équipe de France contre la Bulgarie, à Sofia, il s'en prend violemment à l'arbitre écossais qui a sifflé un penalty en faveur des Bulgares. «Monsieur Foote, vous êtes un salaud!», s'écrie-t-il en direct. Furieuse, la chaîne, Antenne 2, veut le sanctionner, mais recule face à la réaction des téléspectateurs qui envoient des lettres de soutien par centaines.
Dont la mienne. J'avais 25 ans et j'avais été écoeuré par l'attitude de l'arbitre, visiblement acheté.
Oui, parfois il allait trop loin, ce qui lui a collé une étiquette de raciste.
Comme en 1986, lors du quart de finale du Mondial entre l'Angleterre et l'Argentine, où il s'offusque du but de la main accordé à Maradona et prend à témoin Jean-Michel Larqué: «Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance?»
Mais ce grand bonhomme qui ne maniait certes pas la langue de bois, connaissait sa partie sur le bout des doigts, et quand j'entends certain(e)s commentateurs(trices) de foot, la comparaison est cruelle...
Bref, Adieu Thierry, on te regrettera, malgré tes propos franchouillards où tu tutoyais parfois le parler du FN, mais malgré tout tu resteras à jamais "M. Football" à la télé, l'équivalent d'Eugène Saccomano à la radio.
Eugène, si tu me lis, accroche-toi !!!
Je vous embrasse.
13:46 Publié dans ceux que j'aime, Sport | Lien permanent | Commentaires (10)
HIT-PARADE de SALUT LES COPAINS du 15 JUIN 1963
J'avais dit que je continuerais cette série si j'obtenais au moins 50 visiteurs sur chaque note.
Le hit-parade du mis d'avril n'a eu que 15 visites.
Mais celui de mai en a eu 43...
Résultats encourageants qui me poussent à continuer.
Problème : pas de hit papier en juin 63 !
Ils étaient en train d'ajouter le hit étranger (ce qui sera fait en juillet), et du coup, juin n'a pas eu son hit dans les colonnes du journal.
Mais...
J'écoutais déjà religieusement ce classement à la radio, et j'ai miraculeusement retrouvé ces classements, qui ne portent hélas que sur les 15 premiers.
Voici donc le hit de juin 63 :
1 (1) - LES BRAS EN CROIX
Johnny Hallyday
2 (4) - L'ECOLE EST FINIE
Sheila
3 (6) - EN ECOUTANT LA PLUIE
Sylvie Vartan
4 (3) - DIS-LUI
Claude françois
5 (5) - MOI JE VOUDRAIS ME MARIER
Claude François
6 (9) - QUAND UN AIR VOUS POSSEDE
Johnny Hallyday
7 (11) - T'AS QUE 16 ANS
Johnny Hallyday
8 (12) - AU COEUR DU SILENCE
Lucky Blondo
9 (2) - TES TENDRES ANNEES
Johnny Hallyday
10 (17) - JE PENSE A LUI
Françoise Hardy
11 (10) - BELLES BELLES BELLES
Claude François
11 (-) - SI TU VEUX ETRE HEUREUX
Claude François
12 (19) - REPONDS-MOI
Sylvie Vartan
13 (7) - MARCHE TOUT DROIT
Claude François
14 (18) - TOUS LES GARCONS ET LES FILLES
Françoise Hardy
15 (-) - PAUVRE PETITE FILLE RICHE
Claude François
A dans un mois pour le hit de juillet 63.
Je vous embrasse.
12:25 Publié dans Cica-chansons, Hit-parades SLC, Musique | Lien permanent | Commentaires (10)
13/06/2012
grand danger pour mon épouse
Mardi dernier c'était moi (et un ami du Net). Mon ami est hélas passé à l'acte, quand à moi, j'ai trouvé les raisons de mon état suicidaire (trop de sevrage de médicaments antianxyolitiques, et à un moment je ne m'étais pas senti de taille pour affronter tout ce qui arrivait) et j'ai pu remonter la pente en réaugmentant les doses. A présent, c'est OK.
Heureusement car il faut que je m'occupe de mon épouse, qui elle, plonge de jour en jour. Côté "assommage des médicaments", ça va un peu mieux, son élocution se rapproche de celle d'il y a deux semaines, avec la baisse graduelle du gardénal que les infirmières du CHU de Besançon lui avait administré pour qu'elle se tienne tranquille durant le long week-end de la Pentecôte.
Quand ils me l'ont rendue, avec ses 150 mg, elle semblait complètement bourrée et dormait sans arrêt.
A présent, je l'ai "descendue" à 120, elle parle de plus en plus normalement, dort de moins en moins, mais... est dans un état de dépression épouvantable.
Elle pleure sans arrêt, n'a plus goût à rien. Avant son "truc", nos disputes portaient sur le fait qu'avec elle il fallait toujours bouger, à présent, elle ne veut plus sortir de chez elle, et reste prostrée dans un coin du canapé en regardant la télé, la plupart du temps sans savoir ce qu'elle regarde...
Jusqu'à aujourd'hui, son amie Lucienne était là pour la protéger, l'encourager. Et c'est vrai que ça marchait, entre deux sanglots je voyais de temps en temps un sourire se dessiner sur les lèvres de ma femme.
Mais... chez Lucienne, c'est un enfer, depuis que son mari est en retraite, il s'enfile trois bouteilles de rouge par jour, se barre le matin de bonne heure et ne revient que le soir, pour engueuler copieusement sa bonne femme, comme tous les saoûlards qui se respectent. Du coup, comme l'année dernière, elle va se réfugier chez sa mère, qui campe à 70 km de là à partir des beaux jours.
Et là ça va être du "sans filet" pour mon épouse.
Certes, la famille, pour avoir bonne conscience, va la bombarder de coup de fil... Hier, par exemple, elle a pleuré pendant 20 mn lors du coup de fil hebdomadaire de son frère.
"pourquoi elle ne vient pas" ?
Elle parlait de sa grande soeur, à présent à la retraite, et qui a été bien contente de venir se ressourcer chez nous en 1995 quand son mari l'a plaquée.
"Je ne l'oublierai jamais", nous avait-elle dit....
Tu parles !
J'ai bien pensé à ce que nous allions en Bretagne, soit chez notre fille, soit chez notre ami de Quimper, mais l'épisode de l'Ardèche m'a dissuadé de prendre la voiture pour un si long trajet.
Si la voiture tombe encore en rade au milieu de la France, que se passerait-il ?
Rapatriement par l'assistance jusqu'à Ouhans, où nous serions donc.... sans voiture, le temps de la réparation où je devrais aller chercher le véhicule.
Bonjour le changement d'idées... On a déjà donné.
Le train ?
Vu la politique actuelle de la SNCF qui a abandonné les tarifs au kilomètre pour le "yeld management" (tu réserves 3 mois avant tu ne payes pas grand-chose, tu pars en catastrophe, tu payes un maximum)
Voilà, par exemple, ce qu'on me propose pour un départ demain :
243 euros, dont 81 pour moi (carte senior) 162 pour elle.
Et ça c'est que pour l'aller...
A l'heure où je suis obligé de me fournir au LIDL ou au NETTO, je me vois vraiment mal débourser pareille somme.
Il ne me reste plus qu'à veiller sur elle et à prier. Déjà je suis de moins en moins sur l'ordinateur, préférant regarder la télé avec elle.
Son amie Lucienne a parlé d'un mobilhome qui, la semaine prochaine, serait peut-être libre dans son camping pour une ou deux nuits... Espérons qu'elle tienne jusque-là !
Bien sûr je vous tiendrai au courant...
Je vous embrasse.
12:33 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (8)
12/06/2012
Valérie T. : traître, inconsciente ou téléguidée ?

Celle qu'on appelle - a tort - la première dame de France (non seulement elle n'est pas l'épouse du Président François Hollande, mais elle a gardé le nom de son ex-époux) a peut-être sinon ruiné, sans doute bien entamé les efforts que son concubin a poursuivis sans relâche depuis à présent plus d'un an.
Je laisse la parole à Jean-Marie Colombani, car me connaissant, à chaud je risque d'être trop excessif..
A première lecture, je n’y ai pas cru. Je me suis dit: c’est un faux, encore une histoire de piratage ou de mauvaise plaisanterie, comme il en existe dans chaque période électorale, qui plus est, à la veille d’un second tour décisif.
Puis est venue –hélas, hélas, hélas!– la confirmation par l’AFP du soutien de Valérie Trierweiler, la compagne du président de la République, au candidat dissident qui se maintient à La Rochelle face à Ségolène Royal.
Déjà la polarisation de tout le débat d’entre-deux-tours, où est en jeu la future majorité parlementaire, n’était pas un élément favorable au camp du président, éclipsant l’enjeu politique majeur du scrutin actuel, et peut-être des scrutins futurs, à savoir le jeu entre l’UMP et le FN. Mais là, le triomphe médiatique est garanti!
A la mesure de l’ampleur de la faute. Car nous sommes là en présence d’une faute politique majeure qui risque fort de devenir un marqueur en défaveur du président.
Tandis que ce dernier accomplissait, à ce stade, un parcours sans faute, dans la perspective de l’obtention, à l’Assemblée, d’une majorité pour gouverner, le voilà rattrapé par un épisode mi-public/mi-privé des plus fâcheux.
La sarkozysation de l'image
Lui qui, président de la République, s’attachait méticuleusement à se distinguer des faits et gestes de son prédécesseur est, malgré lui, piégé par un événement qui rappelle étrangement le mélange vie privée/vie publique dont Sarkozy avait eu tant de peine à se défaire après un divorce et un remariage.
Surtout, l’engagement de Valérie Trierweiler au secours du candidat dissident est de nature à réalimenter le doute sur François Hollande, que ses adversaires, au sein du PS, puis autour de Nicolas Sarkozy, avaient tenté en vain d’installer dans l’esprit des Français.
Se pose donc, comme cela était d’ailleurs prévisible, la question d’un «statut» de la «Première dame».
Même si elle n’est pas élue, même si elle ne le souhaite pas, même si elle n’est pas l’épouse du chef de l’Etat, cette dernière fait l’objet d’une demande simple: se mettre au service des Français. Loi non écrite certes, mais dure loi quand même.
De ce point de vue, les situations ont chaque fois varié. Danielle Mitterrand avait choisi un engagement politique fort, et risqué, au bénéfice des Kurdes; au point d’obliger régulièrement le chef de l’Etat à des mises au point ou à des rectifications pour faire prévaloir la diplomatie française.
Bernadette Chirac avait, de son côté, sans doute trouvé la meilleure formule avec ses opérations «pièces jaunes» et un siège au conseil général de la Corrèze en parfaite conformité avec les options politiques du président Chirac.
Carla Bruni a, elle, commis l’erreur de vouloir chanter de nouveau et a ainsi fait obstacle à l’existence, dans l’esprit public, de la fondation qu’elle avait lancée.
Le journalisme suppose l'indépendance
Valérie Trierweiler a voulu franchir un pas de plus dans l’innovation en affirmant sa volonté de rester journaliste.
Problème: le journalisme suppose une indépendance qui paraît, a priori, incompatible avec son installation à l’Elysée avec un staff de quatre personnes.
Le journalisme engagé aux côtés d’un adversaire déclaré des consignes du président est encore plus contradictoire.
Elle devrait donc être placée devant un choix simple: une équipe et un rôle à l’Elysée, exclusivement au service du pays, ou bien un destin personnel. On ne peut pas, sans casse, vouloir tout et son contraire.
Valérie Trierweiler s’est placée d’entrée sous le patronage historique d’Eleanor Roosevelt.
C’est un grand modèle en effet. Et c’est mettre la barre bien haut lorsqu’il s’agit ici, en prenant position de facto contre Ségolène Royal, d’une affaire plus personnelle que politique.
On serait tenté de dire qu’elle nous entraîne dans un épisode de «soap opera». Ni François Hollande, ni celles et ceux qui l’ont porté à la présidence, ni le pays lui-même ne méritent cela.
Jean-Marie Colombani
21:27 | Lien permanent | Commentaires (7)
11/06/2012
Pause
Je coupe l'ordinateur, pendant 24h, histoire de laisser se décanter certaines choses ici ou là, et d'autre part de me changer les idées...
A demain, je vous embrasse.
14:26 Publié dans Blog, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (6)

