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29/06/2011

Cadeau empoisonné

Pour mon départ en retraite, mes collègues de travail ne se sont pas foutus de moi : Une station météo professionnelle, dont les données ppuvaient être lues sur ordinateur grâce à une clé USB.

Le but final devait être de connecter "en direct" cette station sur la Toile.

Un de mes collègues, le plus calé en informatique, est venu une journée entière essayer de faire la manip : chou blanc. Et pourtant, c'est un pro de l'informatique !

Mais bon, l'essentiel était que je puisse avoir mes données dans l'ordinateur afin de les archiver, les étudier, faire des statistiques.

Mais.... le 21 juin, Orange ne répondait plus. Je n'ai plus eu pendant 24 heures ni connexion internet, ni téléphone (j'en ai même fait une note).

Quand tout cela est revenu, j'ai alors essayé de relier ma station à l'ordinateur.

Macache !

La fameuse phrase, qui provoque chez certains internautes la tentation de taper avec un marteau sur le PC, l'écran et tout le reste : "Une erreur s'est produite".

Soit c'était "le périphérique n'est pas sur le bon port", ce qui voulait dire en français que c'était la faute à la clé USB.

Soit c'était "Windows n'a pas démarré. Veuillez démarrer le service VW5 Windows".

Appel au collègue.

Qui m'indique le chemin à faire pour faire démarrer le machin.

Je démarre, je redémarre, macache !

C'est alors que j'ai l'idée de "restaurer le système", c'est à dire de faire revenir mon PC dans l'état où il se trouvait avant cette journée noire.

Et là, miracle ! Ca a marché !

Jusqu'à hier 13h45.

Et là, rebelote....

J'ai calculé que je me suis échiné sur ce bordel pendant une trentaine d'heures depuis ce fameux 21 juin.

Là j'abandonne.

Et je pense que je vais mettre la station météo dans son carton d'origine, de peur d'être de nouveau tenté de la "faire reconnaître" par le PC, et de voir à nouveau cette p... de phrase Une erreur s'est produite.

Pardon à mes collègues de bureau qui ont déboursé dans les 300 euros pour m'acheter cette merveille, mais ils ne devaient pas se douter qu'il fallait être ingénieur informaticien juste pour savoir ce qu'il avait plu dans la journée.

Je reviens à mes "vieux trucs" , qui eux ont au moins l'avantage de ne pas avoir besoin de clé USB et qui se foutent complètement du service VW5 Windows.

L'informatique, ça a ça de bon : plus tu penses pouvoir te débrouiller un peu, plus tu réalises qu'au fond tu n'es qu'une brêle, et que tout ça n'a pour but que de séparer en deux les humains : ceux qui maîtrisent et les autres.

Je vous embrasse.

PS : même Hautetfort est conre moi : je ne saurai jamais si cette note vous a parlé, car leurs statistiques ont décidé de ne montrer que les 8 notes les plus lues au lieu des 25.

Là aussi j'attends le début du mois pour voir si ce n'est qu'un "accident" où si c'est devenu la règle, auquel cas j'abandonne purement et simplement Hautetfort.

Je vous embrasse.

02/06/2011

Je plonge :(

Note qui, certes va sembler assez contradictoire avec la précédente, postée seulement voici quelques heures, mais je plonge.

Déjà certains symptômes peuvent être visibles par tous. "Abandonné" par une amie internaute à cause de quelques mots échangés sur Fb, sur ce même site je suis en train de - fébrilement - essayer de "tout casser" sur un jeu de chansons où elle participait. Là je suis à niveau presque "pro".

Et alors ? Elle ne me reviendra pas pour autant...

Dans le même Fb, je demande à être ami à d'innombrables chanteurs et animateurs. Ceux que j'ai toujours aimé, bien sûr, jamais je ne demanderai par exemple à être l'ami de Julien Doré !

Mais je retrouve là ma période maniaco de 2000/2003. Où j'écrivais à tout de bras à tout le monde, piur n'importe quoi.

En fait je me sens pris dans la nasse.

Mon épouse a pris acte le fait qu'elle ne puisse pas conduire.
Résultat : je fais le chauffeur 3 ou 4 jours par semaine, l'emmenant dans des hypers où elle reste des heures.

Nous sommes en retraite, nous pourrions suivre le conseil de Sardou:
Alors il me vient une idée : / Si l'on partait comme deux vieux fous,
On habiterait à l'hôtel. / On prendrait le café au lit.
On choisirait un p'tit hôtel / Dans un joli coin...

Oui, mais quid du chat ?

Quand nous sommes partis à Chamonix, c'est tout juste si la SPA n'a pas porté plainte contre nous !


Et nous manque notre fille.

En ce qui me concerne, ça reste à l'intérieur. Je me bouffe peu à peu sans rien laisser paraître. Gare au jour où - comme un certain jour de février 2003 - ça ressortira d'un bloc !

Mon épouse, elle, encaisse aussi sans rien dire, sauf quand elle a un choc. Ce matin des ouvriers qui devaient s'occuper de nos futurs panneaux solaires se sont tirés après nous avoir réveillés aux aurores, car il manquait... des vis !

D'où explosion de mon épouse, qui a fini par "cracher" d'où venait son plus gros souci.

Donc, là, je commence à plonger sec.
Premier signe : je m'apprête à aller me coucher, chose qui ne m'était pas encore arrivé ici.
Mais sincèrement, devant tout ce qui me tombe dessus, je ne vois que mon lit comme réconfort.

Je veux bien jouer l'orthophoniste à plein temps, le psy à mi-temps, le comptable à mi-temps aussi, mais vient un moment où la machine s'épuise.

Aussi pour éviter un nouveau 23 février 2003, je préfère prendre mes précautions.
S'il en est encore temps.

je vous embrasse

13:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (5)

29/04/2011

Doit-on piquer mon chat Bob ?

DSCN7292.JPGJ'ai fait faire une nouvelle analyse de son sang, afin de voir si les croquettes anti-diabète avaient fait baisser son taux de glycémie.

Le résultat n'est guère encourageant : 3, 92 g soit une augmentation de 20% par rapport à la dernière fois...

Et pourtant, il fait "bonne figure", son comportement a l'air tout à fait normal, mis à part qu'à la différence des autres années, aller dehors n'est plus pour lui une récompense, mais une punition.

Mon épouse est passée d'un extrême à l'autre, tolérant il y a encore 6 mois que le chat dorme avec nous dans la chambre, alors que là, elle lui fait passer les 3/4 du temps dehors.

Tout ça parce que la pauvre bête avait fait un jour ses besoins dans la salle de bains. Du reste elle avait été en rage ce jour-là, puisqu'elle l'avait balancé par la fenêtre, oubliant qu'on était au premier étage. J'en avais fait une note, que vous êtes toujours nombreux à lire (en moyenne une vingtaine de fois par mois).

Alors la question est celle-ci. Sachant qu'un chat "prend sur lui" et ne montrera jamais qu'il est malade, si ça se trouve il est déjà très mal, et le prolonger serait inhumain.

Mais d'un autre côté, mon vétérinaire m'a dait que le début de la fin commençait avec les pattes arrières (chez nous, c'est les pieds, mon père qui fut amputé en savait quelque chose).
Or, il arrive encore à sauter pour aller boire à la cuisine. Un bon mètre....

Alors j'aimerais avoir vos conseils. Mon épouse voudrait le faire piquer tout de suite (il est vrai que nous serons bientôt en balade) quand à moi, j'applique un peu le principe du "cocotier" chez les peuplades primitives, qui voulait que l'on sacrifie les personnes qui tombaient d'un cocotier vigoureusement secoué, à savoir que tant que ses pattes arrières lui permettent de sauter, il est urgent d'attendre avant de le tuer. Il faut appeler un chat.. un chat !

Je sais que la plupart d'entre vous ont un chat. Qu'en pensez-vous ?

Je vous embrasse

10:17 Publié dans ceux que j'aime, détresse | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : bob

20/04/2011

Moment de doute...

C'est bien, un blog.

Quand on ne sait pas à qui se confier, alors on écrit tout sur son blog. La blogothérapie.

Pour la première fois, depuis six semaines, je me pose des questions sur mon avenir avec mon épouse.

Pourtant, voici quelques jours, j'avais eu l'intention d'écrire une belle note sur la retraite, sur ma retraite,  disant que pour la première fois je prenais conscience de ce qui se passait autour de moi, notamment les paysages. Hier, par exemple, je me suis surpris à photographier une fleur ! Un truc que j'aurais jugé impensable voici peu d'années.
Pour la première fois depuis...1994, je regarde l'évolution de la nature, si rapide en cette saison. Les couleurs des arbres qui changent en même pas 24h, les champs qui passent du vert sombre au vert tendre, puis vient s'y ajouter des jonquilles, lesquelles cèdent le pas aux fleurs de pissenlit...

Quand on travaille, on ne pense pas à tout ça. Une partie du cerveau est prise par ça, même si ce travail se passe bien, comme c'était le cas pour moi ces 4 dernières années, si j'excepte novembre et décembre 2009. Désolé M. Henri Salvador, le travail n'est pas la santé, il est même nuisible à ladite santé dans une certaine mesure.

Alors, me direz-vous, la vie est belle ?

Non.

J'ai "chère et dure" qui ne me facilite pas la chose.

Elle oscille entre engouement de gamine et la tronche dans sa plus belle expression.
Je pense - je vais lâcher le mot - qu'elle est maniaco-dépressive.

En la regardant, je me vois dans les années 2000.

Des problèmes, on en a, comme tout le monde, mais elle, se les crée.

Par exemple nous avions décidé de faire une terrasse avec des amis. Sable commandé, et livré, dalles commandées, livrables hier à 10h.
Mais ces dalles "1er prix" n'étaient pas arrivées. Du coup, depuis avant-hier soir, on vit avec les dalles non arrivées. C'est l'obsession du jour. Sa vie n'est plus que dalles non arrivées.

Hier son amie Lulu est venue lui tenir compagnie (faudra que lui décerne un prix, à celle-là, car elle m'évite pas mal de face-à face pénibles avec chère et dure), et quand elle est partie, je l'ai emmenée en balade. C'est là que j'ai pris les photos des fleurs.

Elle qui d'ordinaire est partante pour ce genre de choses, n'arrêtait pas de maugréer. Elle avait chaud, puis elle avait froid, la route montait...Et bien sûr, la conversation était jonchée de dalles non livrées.

Ce matin, coup de fil du chef de chez Brico : "vos dalles vont partir de Bordeaux (!) demain, elles seront là mardi, mercredi on vous livre".

Fureur noire de chère et dure, alors que finalement ça ne pose pas tant de problème que ça, la semaine prochaine ça pourra autant se faire que cette semaine, nos amis sont d'accord.

Tout à l'heure, avec sa copine Lulu, je les ai emmenées à Besançon. Surtout pour leur faire plaisir, car les villes j'aime bien les visiter, mais sous le cagnard, pas trop.

Mais, sitôt rentrés, sitôt la copine chez elle, c'est reparti avec les dalles.

Là je vous parle des dalles.
Mais en fait, c'est valable pour la moindre chose. Une petite contrariété se transforme en catastrophe.
Je connais, je suis aussi passé par là.

Et je pense que si j'étais resté comme ça, il y a belle lurette que nous ne serions plus ensemble.

Je sais ce qui lui manque.
Sa santé d'abord. Pouvoir dire ce qu'elle pense, au sens brut. C'est à dire pouvoir traduire ses pensées en paroles. Mais le vocabulaire lui manque, et ses phrases sont sans cesse ponctuées de comment qu'on dit...
Je ne voudrais pas être à sa place.

Lui manque aussi notre fille.

Et ça je n'y peux rien. Ni elle non plus, c'est le destin qui a voulu ça.

Mais moi en attendant, je commence à me faire du souci pour mon avenir.
Tant qu'elle s'entend avec sa copine, ça pourra le faire. Mais si jamais ça casse, alors le "on fout l'camp", litanie que j'entends quand même depuis...1985, depuis sa maladie, depuis sa "transformation", sera de nouveau sur le tapis.

Sincèrement, ce soir, j'ai peur...

Je vous embrasse.

19/01/2011

Mon chat Bob est en train de mourir

bob 18 janvier 2010.jpgDepuis octobre il n'était pas comme d'habitude.
Il n'arrêtait pas de boire, et urinait souvent.

Quand nous sommes arrivés ici, il s'est mis à faire ses besoins par terre, dans la cave. Et nous, qui ne comprenions rien, nous, de beaux salauds, le jetions dehors sous le froid (pas longtemps, quelques minutes) pour le punir.

Il maigrissait à vue d'oeil, et surtout, n'avait pas le même comportement.
Autant, "avant", il était pénible, et s'enfuyait quand je venais le caresser là il vient ronronner sur mes genoux, avec un regard qui semble affolé. Qui semble dire "aidez-moi, je ne suis pas bien".

Si bien que nous avons commencé par regarder sur le Net ce que pouvait bien avoir notre chat.
Les sites étaient tous d'accord : Boire à outrance, uriner n'importe où, apathie et changement de comportement étaient des signes de diabète.

Sans plus attendre, nous l'avons, hier matin, apporté chez le vétérinaire, qui l'a examiné et lui a fait une prise de sang.
La nouvelle est arrivée hier soir : Bob est bien diabétique, et au plus haut degré (plus de 3 grammes et demie).
D'après le veto, si on ne fait rien, c'est à dire le traitement pour diabétiques avec quotidiennement dosage de glycémie à jeun (comment savoir s'il est à jeun ?) et piqûres d'insuline, il ne verra pas l'été.

Mais, a t-il ajouté, si nous le traitons (dans la mesure où ce serait possible, moi encore au boulot et mon épouse bien incapable de jouer les infirmères...) vu son degré élévé, il ne pourrait de toutes façons être "prolongé" que de quelques mois.

Il nous a donc conseillé de le laisser finir ses jours tranquille, sans le traumatiser tous les jours avec un traitement sauvage.  Mais de le chouchouter, sachant très bien sa fin prochaine.

C'est ce que nous allons faire, profiter au maximum de notre Bob qui en plus est devenu hyper-sociable.

Il ne mangera plus ni fera ses besoins dans la cave, où nous avions aménagé un coin litière, mais dans la salle à manger.
S'il veut dormir sur notre lit, on le laissera.

Je veux qu'il vive ses derniers instants dans les meilleures conditions possibles.

Je le prendrai régulièrement en photo, pour tenir ensuite un album (la photo de la not a été prise hier soir) .

Mais je vous assure que c'est angoissant de voir cette petite bête devant soi et savoir qu'inéluctablement, il va mourir.

Moi j'en suis malade...

Je vous embrasse.

12:37 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bob

06/01/2011

Je pars à l'aventure

Ma bonne femme devenant de plus en plus hystérique, je pense qu'un voyage ne peut lui faire que du bien.

Hier - tout comme avant-hier soir - c'était aussi l'enfer, Madame envoyait tout valdinguer et s'en prenait à la terre entière.
Aujourd'hui, encore pire, je vous passe les détails. Je n'ose imaginer ce qui se passerait dans ces cas-là avec un mari violent...

Je sais d'où vient cette hystérie, cette démence. elle me l'a dit hier, lors d'un de ses accès :

"j'en ai marre ça fait 5 mois que je suis cloîtrée..."

5 mois qu'en effet elle n'a pas le droit de conduire, et elle a l'impression d'être enfermée. Normalement, d'ici 5 semaines, sauf nouvelle crise, elle devrait de nouveau avoir l'autorisation de prendre le volant.

Et j'espère qu'elle n'en fera pas d'autres, de crises, car en retraite je me sens incapable de supporter ce genre de choses.

Donc, départ à l'aventure. Vers le chaud, vers le sud, c'est vrai que n'avoir pas vu un brin d'herbe depuis plus d'un mois ne doit pas l'arranger.

Le chat est chez des voisins, on n'a rien réservé, on s'arrêtera où bon nous chante. L'essentiel est de fuir cette atmosphère qui me rend dingue à moi aussi.

A bientôt, quand je reviendrai, je vous embrasse.

 

11:58 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (7)

30/12/2010

Retraite dans 66 jours

Hélas, pourrais-je ajouter...

Que va-t'il se passer quand je serai 24h sur 24 avec ma bonne femme ?

Malade, dépressive mais qui ne veut pas l'admettre ?

Elle ne supporte pas d'être toute seule, mais dès que je suis là, m'engueule à tort et à travers...

Exemple le plus récent :
J'ai bossé à Lons mardi et mercredi. Je suis parti de chez moi à 17h, pour arriver à la gare de Lons à 19h55. Rien à dire, la SNCF était à l'heure sur ce coup-là...
Mais l'état des trottoirs était tel là-bas, que pour parcourir 1km600 j'ai mis plus d'une heure. Car il y a des montées sur mon parcours...
Je n'ai pas quitté mon bureau durant presque 48 heures, et en suis descendu pour prendre le car hier soir, arrivée 21h35 - le plus tôt où je suis arrivé, le TGV Paris-Lausanne de 20h18 était exceptionnellement à l'heure.

De Pontarlier à Ouhans j'ai pris ma voiture. Durant 17 km, brouillard à couper au couteau, tandis que je voyais des connards inconscients me doubler alors qu'il y avait une ligne blanche, et la même chose en face. 60 km/h avec 50 m de visibilité, c'est trop lent pour les abrutis qui, deux mètres derrière, vous braquent leurs 4 phares comme des projecteurs de DCA...

Enfin le brouillard a cessé. J'étais à 4 km de chez moi, mais là c'est la route qui a pris le relais... A moitié dénéigée, c'est à dire à moitié verglacée ! Dépasser le 30 dans ces conditions aurait tenu pour de l'inconscience...
Enfin, vers 21h35, j'arrive dans mon lotissement, où cette fois c'était la patinoire intégrale.

Après ce que je considère comme un exploit, Bobonne me lance "tu aurais dû te garer contre la maison pendant que tu y étais....".
Je n'ai pas la force de lui répondre que, après une demie-heure d'enfer routier, je me suis garé où je pouvais.
Enfin si j'avais la force, mais je pense que dans l'état où j'étais cela se serait très mal terminé...

Là j'apprends qu'un voisin est venu mettre des lustres. Elle ne m'en avait jamais parlé, et le voisin a eu cette juste parole :"mais pourquoi ton mari ne le fait pas ?"
Le mari "n'est pas bricoleur", il sait tout juste aider Madame en s'en sortir, dans tous les cas de figure. Notamment économiques. Non je ne suis pas bricoleur, mais je connais mes droits. Je sais comment rétablir des situations financières inextricables. Comme en 1984 et 2000. Je sais aussi faire les courses, sans me faire rouler. Mais je ne suis pas bricoleur... Je sais tout juste écrire, enfin de quoi alimenter des blogs qui sont lus par plus de cent mille lecteurs. Mais je ne suis pas bricoleur.

Bref, alors que j'avais prévu de ne revenir que ce matin, après une nouvelle nuit passée sur un lit de camp dans mon lieu de travail, alors que sur son insistance - elle pleurait presque - j'ai bravé les intempéries. Et voilà donc la récompense...

J'admets qu'elle est doublement prisonnière.
Dans ses déplacements d'abord, elle doit attendre 6 mois après sa dernière crise pour avoir le droit de prendre le volant. Ca nous met au 10 février, si jamais elle n'en fait pas une d'ici là.

Dans son langage ensuite.
Mais là c'est différent. Elle puise toutes ses forces pour dialoguer au téléphone, à l'épicière, au voisin, à notre fille, à la famille...
Mais moi, je suis censé connaître toutes ses drôles de locutions.
Et comme elle saute sans cesse du coq à l'âne, bonjour pour suivre. Et quand elle voit, bien sûr, que je n'y arrive pas, alors elle me jette à la figure que non seulement je ne fais aucun effort mais qu'en plus je fais exprès de ne rien comprendre pour qu'elle se sente encore plus diminuée !!

Bref, je ne vois pas d'un très bon oeil cette retraite dans 66 jours. Je sais que ce cap est difficile, et je connais des amies bloggueuses (ex-bloggueuses ?) qui ne me contrediront pas...

Mais en ce qui me concerne, je suis en train de m'apercevoir que dans 66 jours, je n'aurai plus cette "parenthèse" à Lons, pour décompresser de cette vie-là.

Elle m'en veut, elle en veut au chat, qui depuis un mois est en pension afin d'éviter de nouvelles causes de crise. J'ignore quand on ira le récupérer, même si je sais que la note - 120 euros mensuels - sera salée...

J'avais voici peu érit une note "finirons-nous nos jours dans notre nouvelle maison ?"

En fait ce serait plutôt "Quand finirai-je enfin mes jours dans notre nouvelle prison maison" ?

Désolé de finir l'année avec une catégorie que je n'aurais jamais pensé mettre dans mon blog d'ici, mais il fallait vraiment que ça sorte !

Je vous embrasse.

 

14:37 Publié dans détresse, moi | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : hystérie

02/11/2010

Encore plus bas (octobre 1997/février 1998)

Aujourd'hui
8 ans
zéro mois
et 1 jour...
1er novembre 2002, jour de Toussaint où je la verrai pour la dernière fois....

 

 

 

                                         ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 





J'en étais donc arrivé à ce fameux dimanche d'octobre 1997 où elle me disait ne plus y croire, et préférait que l'on ne se contacte plus. Elle avait même ajouté : Nous deux on n'est rien face à tous.

Je pensais, à ce stade, avoir touché le plus profond. Et bien non....

Fin novembre, ma chère et tendre s'aperçoit que le crédit foncier lui avait monté un joli bateau (normal à Vannes ! ) et qu'en fait, ce n'est pas 4000 francs que l'on devra débourser tous les mois (ce qui nous faisait déjà serrer la ceinture) mais 5200....

Un peu désemparé quand même, je téléphone à mon père, qui se vante (et ça se révélera vrai) d'avoir un joli matelas d'économies. Lequel m'envoie me faire voir...
Je m'en doutais un peu, et ma foi, je me dis, dans mon brouillard, "on verra bien...."

Début décembre, c'est au tour de mes parents d'être fichus à la porte de chez eux. Le propriétaire vendait leur logement, et ce pour une somme dérisoire. Plus tard je m'apercevrai donc qu'ils avaient de quoi s'acheter 4 ou 5 fois leur appartement. Mais mon père préférera faire le canard, afin de garder ses sous, et ne se rendra compte de sa connerie qu'une fois le camion de déménagement sous leur porte.
Ils aboutiront dans un trou à rats du centre-ville, ayant dû chercher en catastrophe.

Mais il est toujours prévu que j'aille les voir, avec mes deux nanas, le 8 février. Pour les vacances d'hiver. On mettrait bien sûr deux jours, surtout avec des routes qui dépassent souvent les 500 m d'altitude. Plus de 5 mois sans voir ma mère, ça commençait à peser.


En fait ce sera plus que 5 mois...
L'éternité. Ca vous dit quelque chose ?



Car quelques jours avant le départ, le 4, je suis au boulot.
Et j'entends le téléphone sonner. La même sonnerie qui m'avait annoncé le lâchage de Nathalie.
C'est mon épouse.

"Pat, tu es assis ?
- Oui, pourquoi ?
- Ta mère est morte cette nuit..."

Merci pour le tact....

Et c'est là qu'on pourra mesurer mon degré de zombisme, car au lieu de m'écrouler, au lieu de pleurer, au lieu de me jeter par la fenêtre, je vais dans le bureau du chef pour demander... la permission d'aller enterrer ma mère !

Encore merci les comprimés, grâce à eux, je n'étais pas très conscient de se qui se passait.

Mais une partie de moi s'est quand même réveillée, pour penser à mon père. Il fallait le préserver. Alors j'appelai son toubib pour lui demander de l'hospitaliser, le temps que le choc soit passé.

Départ en trombe vers les 10 heures. Je me souviens vaguement avoir déjeuné dans une cafet' à Niort.
Puis de faire étape à Rodez par une nuit glaciale. La bouteille d'eau était devenue un bloc de glace dans la voiture...

Et c'est à Millau, sur la route qui m'était devenue familière au fil des ans, la route qui allait chez mes parents, qu'une partie de moi commence à craquer.
"Je ne veux pas y aller, me lamentai-je comme un enfant.
Devant ma fille de 13 ans et demie qui pleurait et mon épouse qui - comme mon ancien chef - est toujours excitée par le chagrin d'autrui.
- je t'en prie, voyons, tiens-toi..."

Non, je ne lui rappellerai pas ce qui s'était passé 16 mois auparavant, quand c'était elle qui avait perdu sa mère. Pas la force.

Arrivée dans les Cévennes. Dans ce qui était au début la ville de l'amour, puis la ville du divorce.
A présent c'était - et ce sera définitivement - la ville de la mort.

D'abord l'hôpital. Voir mon père, et pour mon épouse, voir la dépouille de ma mère.
Un cas psychologique, ça : elle est attirée par les cadavres, une sorte de fascination comme celle qu'on peut ressentir à l'approche d'un orage. D'abord on l'attend, puis on est terrifié. C'est un peu la même chose.

Mon père semble avoir bien récupéré, discutant le coup avec son voisin de chambre qui comme lui est né à Marseille.

Il sortira le lendemain, pour assister à l'enterrement.

C'est vraiment un trou à rats que je découvre en entrant dans ce qui sera désormais "son" appartement.
Pour y accéder, un escalier extérieur métallique, qui donne dans un vieux couloir sombre. L'horreur... Je n'y mangerai que 2 ou 3 fois et jamais je n'y dormirai.

Je fixe du regard le lit à côté de la chambre de la cuisine. Là où voici 48 heures mon père découvrait sa femme morte dans son lit.

En fait, je n'en ai pas la preuve formelle, mais beaucoup de faits me font conclure à un suicide.

Dans la famille on se suicide pas mal en février !

L'enterrement est lugubre. Alors que pour feu ma belle-mère une énorme église était remplie, avec des monceaux de fleurs, là, seuls quelques curieux s'y trouvent, que je ne connais pas.
Mais ma pauvre mère n'était pas une riche commerçante...

Personne de ma famille, qui n'avaient pas le temps matériel pour venir. Mon cousin Robert (qui lui aussi deviendra un frère pour moi on le verra) est en Thaïlande, ma cousine Ginette est à Montpellier mais son mari lui a interdit de venir, même coup que pour mon second mariage.

J'ai un haut-le coeur quand je vois arriver une fourgonnette Renault Express cabossée, duquel... on extrait le cercueil.

Et puis j'ai "disjoncté".
Pour moi c'était trop, tellement trop que dans mon imagination ça ne pouvait être qu'un rêve que je faisais. Comme on dit souvent dans les romans de gare, j'attendais d'une minute à l'autre de me réveiller dans mon lit en sueur.

Pour ma pauvre petite fille, ce n'était pas le cas. Elle vivait tout ça à 100 %. A 150% même.
Sa mamie, peut-être la personne au monde qu'elle aimait le plus, n'était désormais plus là....
Elle versera des tonnes de larmes.

C'est le lendemain que je me réveillerai de mon "disjonctage", que je me rendrai compte que tout ça était vrai, et alors j'aurai le sale réflexe de vouloir partir le plus vite possible. Réflexe égoïste vis à vis de mon père mais je ne pouvais pas rester une seconde de plus dans cet endroit, dans cet appartement, dans cette salle à manger où les cendres de ma mère trônaient dans une urne sur la cheminée.


Le soir même nous serons à Limoges. Et nous coucherons dans le même hôtel qu'en septembre dernier. Mais cette fois-ci, ce ne sera pas Nathalie que j'appellerai de la cabine, ce sera mon père.
Il était 19 heures, et désormais, tous les jours, où que je sois, je l'appellerai à cette heure précise.
Et, sans portable !
Durant les 40 années précédentes nous nous étions appelés même pas dix fois, là ce sera pas moins de... 1800 appels quotidiens que, pour me rassurer, je lui passerai.


De retour à mon boulot, alors qu'on m'envoie des "condoléances" sans en penser un traître mot, mon chef me convoque à son boulot pour me dire que désormais je devrai manger sur place le midi, les collègues en ayant marre, et de mon travail, et de ce qui était mes "privilèges".

Texto.

A partir de ce jour, je ne pourrai vivre que dans l'espoir. Comme tous ceux qui sont complètement au fond du trou, et qui ne peuvent, par définition, que remonter.

Et j'aurai tort....


(à suivre)