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25/03/2013

La dernière fois....

Je me suis toujours demandé ce que ressentaient les personnes qui savaient vivre des moments pour la dernière fois.

Par exemple mon père, qui a dû quitter sa maison pour se faire amputer d'une jambe, avant de (il le savait) finir ses jours à la maison de retraite de l'hôpital.

• D'abord, se levant de son lit pour la dernière fois, regarder sa chambre pour la dernière fois, avec ses meubles, dont certains l'avaient suivi durant plus d'un demi-siècle...

• Se diriger vers la dernière fois vers sa cuisine, boire son Ricoré pour la dernière fois, ce n'est certainement pas à l'hôpital qu'on le lui préparerait..

• Ouvrir pour le dernière fois ses volets, et contempler le spectacle vivant de la rue, en plus c'est jour de marché, il ne verrait ni n'entendrait jamais plus cela, ce spectacle coloré des jeudis matin...

• Prendre son petit apéro pour la dernière fois, et se mitonner itou un de ses petits plats favoris.

• Dire bonjour à son voisin, qu'il ne reverrait sans doute plus jamais.

• Puis franchir une dernière fois le seuil de sa porte, en sachant bien qu'il la refermerait définitivement.

• Et surtout marcher. Marcher sur ses deux pieds... La dernière fois aussi.

• En revanche, pas un mal, que de descendre son foutu escalier métallique à l'extérieur pour la dernière fois...

Puis l'opération, le séjour post-opératoire dans une cité thermale (Lamalou) et le retour direction l'hôpital.
Où désormais il ne quitterait plus son lit, attendant quelques rares visites, et sa fin, inéluctable.
Où le personnel soignant - très gentil, je peux en témoigner - ne lui apporterait plus le matin qu'une infâme lavasse, au lieu de son Ricoré. 
Un "repas d'hôpital" remplaçant son petit frichti. Sans apéro, ni même un peu de vin, sauf celui qu'on pourra lui apporter en cachette...
Ne voir le monde extérieur que sur un fauteuil roulant, avec un regard d'envie sur ceux qui ont encore leurs deux jambes et ne savent pas le bonheur qu'ils ont... Tandis que le regard de ce monde extérieur se détourne, comme bien souvent devant ce qu'on appelle à présent pudiquement les "PMR" (mon Dieu, que j'abomine toutes ces litotes...)

Ma mère, elle, savait, en ce maudit 24 août 1997, qu'elle ne me reverrait jamais. Date maudite puisque, jour pour jour, 48 ans auparavant, elle avait perdu mon frère...

Ce n'est parfois pas très drôle de savoir son avenir :(

Je vous embrasse.

18/12/2012

Tubes de l'été 91 : pas cette année :(

Un méchant virus m'a détruit pas mal de choses cette nuit (je m'y attendais vu la date et les circonstances lol) mais j'ai quand même pu sauver ma musique et mes photos (détruites mais sauvegardées sur carte SD dans mon appareil) .
Tous les fichiers excels sont foutus. Dont mes "tubes de l'été" et surtout mon "encyclopédie de chansons".

J'avais pourtant fait une sauvegarde de ces fichiers tous les mois sur Sky Drive mais quand j'ai voulu les récupérer, tintin ! De 1978 à 1982 mon boulot est entièrement à refaire..... :(

Idem pour mes relevés météo et un grand nombre de fichiers...

Je saurai désormais que pour sauvegarder mes fichiers Excel, Skydrive, c'est de la m...... !

Je ne vous dis pas quand je pourrai refaire mes notes sur les tubes de l'été, mais certainement pas avant janvier.

Les hits SLC c'est différents, ils sont sur papier.

Et du coup, je vais reprendre mes "vieilles habitudes" : imprimer systématiquement tous mes fichiers Excel, revenir au bon vieux "support papier..."

Les sauvegardes "virtuelles", c'est du pipeau !!!

14:33 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (5)

06/11/2012

Sauvé par ma fille....

Cela fait maintenant 6 jours que je subis l'hystérie de mon épouse, qui me met en danger, et qui LA met également en danger.
Petite parenthèse dimanche (j'ignore pourquoi ?) mais hier ça a repris de plus belle. C'est carrément l'intrusion à pas de loup dans ma cave, essayant de me surprendre.
A quoi ???
Je l'ignore.

Comme d'habitude hier soir, après s'être couchée à 20h30, quand je suis arrivé à 23h, elle était sur le dos, l'air inquisiteur, me demandant par le menu ce que j'avais fait dans la soirée.

Après lui avoir dit que j'avais un "alibi" (ma voisine joue à "song pop", un blind test de chansons, et notre dernier duel venait d'avoir lieu) je lui ai redit que je commençais à en avoir marre de son attitude.

Là-dessus, nouvelle bordée d'injures et d'insultes, bref, j'ai fini par dormir dans la chambre d'à côté sur le coup de 2h du matin...

J'étais réveillé à 9h30, mais, je l'avoue, j'avais peur. Peur de descendre, me demandant ce qui se passerait encore ce matin.

Je ne fus pas déçu...

Madame était habillée de pied en cap.
"On part à Pontarlier chercher le mitigeur", qu'elle me sort.

Je lui réponds que je devais quand même petit-déjeuner, et prendre ma douche, me raser...
" Non, c'est maintenant ou j'y vais toute seule..."

Son chantage habituel. Elle sait qu'elle n'a pas le droit de conduire avant juillet 2013;
Mais quu'elle y aille après tout, ça me fera des vacances... Son chantahe me tue !

Pendant ce temps je téléphone à notre fille, lui expose de nouveau la situation, qu'elle connaît. Si elle s'est barrée en courant en 2004 ce n'est pas pour rien !

Elle sent que je suis vraiment au bout du rouleau.
Elle sait qu'il me suffirait d'arrêter les médocs anti-tension pour me taper de nouveau la grosse hémorragie...

Alors elle me propose de la prendre avec elle la semaine prochaine où elle est toute seule, puis reviendrait avec elle le 19, serait avec nous jusqu'au 22. Il resterait 3 jours pleins avant le départ pour Porto.

Elle revient vers les 13h, suivie par la voisine qui me dit "dis donc, elle fonce ta femme... Moi j'étais à 110 et elle m'en mettait dans la vue, elle était au moins à 120..."
Je rappelle 1) qu'elle n'a pas le droit de conduire 2) que la voiture n'a plus d'amortisseurs à l'arrière et 3) que la route est sinueuse...

Comme convenu notre fille la rappelle, feignant de lui demander si elle voulait bien venir, mon épouse fond en larmes et accepte.

Ouf....

Ouf pour elle, et ouf pour moi.

A présent je compte les jours, en espérant qu'en Bretagne "chère et dure" retrouve un rythme normal de sommeil, et arrête son hystérie qui vire à la folie.

Je sais que ma fille ne lit jamais mon blog, mais je lui dis un grand merci !

Je vous embrasse.

03/11/2012

mon épouse voudrait-elle me tuer ?

C'est la question que je me pose après la scène d'il y a un instant.

Elle a décidé depuis quelques jours (depuis l'ouragan Sandy, qu'elle atenu à suivre jusqu'à 1h du matin à la télé) que le soir, contrairement à ses habitudes, elle ne se coucherait pas avant 23h/23h30.

Une fois dans le lit, moi je bouquine (je n'arrive à m'endormir que sur min bouquin) et tous les 1/4 d'heure, elle commence à entamer une conversation.
"ARVENIR...."

A revenir à ci, à revenir à ça, bref, pendant ce temps-là, moi je me déconcentre et c'est pas avant 1h du mat que j'éteins la lumière.

Elle tourne et retourne pendant encore une bonne demie-heure, puis voyant que le sommeil ne vient pas, elle se shoote au Stilnox.
10 mn après elle ronfle, non elle rugit !!!

Du coup, sur les 2 h du mat, je suis obligé de me replier avec mon oreiller dans la chambre à côté.

Elle est debout à 8h, ce qui fait qu'elle n'a eu que 6h30 de sommeil. Pour une épileptique, c'est dangereux...

Alors j'ai droit a stade "intermédiaire", l'hystérie. Là, elle commence à gueuler dès le matin, s'arrange pour refaire des tas de trucs dans la maison qu'elle ne trouve pas à son goût, et bien sûr le rate.

Attend que je sois en train de jouer tranquillement sur mon PC - afin de "souffler" - pour venir me demander, non, m'ordonner - de réparer les conneries qu'elle a faites. Le plus souvent je la trouve en équilibre instable ou sur un escabeau, cherchant peut-être inconsciemment à se casser quelque chose..

En ce moment, c'est une plante grimpante le long du mur de la salle à manger, qu'il faut remettre sans cesse au bon endroit ! Donc, escabeau, ou pire, sur la table.

Bref, moi, j'encaisse, j'encaisse.

Mon corps, lui n'encaisse pas.

Tout à l'heure, après une matinée encore pire que les autres, où elle accumulait injures et contradictions ("j'veux foutre le camp d'là"...puis peu après " "il faut un faux plafond pour la cage d'escalier", me tête a commencé à tourner.

Alerte ! Je monte dans la chambre, péniblement, et je me prends ma tension.

18/12 ! Avec médicament !!!

Quand je descends, bien sûr elle ne me demande pas combien j'ai, elle attend que je le lui dise, vautrée sur son canapé comme elle le fait depuis deux ans qu'on est là (sauf tondre la pelouse, elle adore ça, ça la défoule), c'est moi qui lui annonce.

Et alors là j'ai vu dans sa bouche se dessiner un petit rictus, presque un sourire....

Si elle veut vraiment que j'y passe, pas de souci, elle n'a qu'a le dire franchement : j'arrête dans ce cas mon médicament.

Et là, avec la vie qu'elle me fait mener, je ne me donne pas trois jours avant le SAMU, voire peut-être le terrain d'en
face !

Je vous embrasse.

14:37 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (9)

05/09/2012

Folle nuit à Pontarlier

 

Ca se passe mardi 14 août, jour où mon épouse se met à faire une de ces crises d'hystérie dont elle a le secret.

Je vous rappelle la note que j'avais écrite le 4, émotions attention danger
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2012/08/04/emotio...

Et ce qui devait alors arriver arriva. Une hémorragie.
Fort heureusement par le nez.
Pendant plus d'une heure, je vais pisser le sang, en perdant (vu les analyses pratiquées avant et après) plus d'un litre et demie.
Pendant ce temps-là, je vois chère et tendre avec un seau et une serpillière qui non seulement n'appelle pas les secours, mais se plaint... que je salis le carrealge !!!
C'est une voisine, Lucienne, qui a assisté à tout ça, qui appellera le 15 pour que vers 21h une équipe d'ambulanciers n'arrivent.

Tension : 20/13.
Pulsations : 115.

Direction les urgences de Pontarlier.

Nouvelle prise de tension à 23h (plus de trois heures après), qui donnait encore du 19/11...

Devant ma pâleur on m'assigne un box, on me prend la tension toutes les demi-heures, plus de nouvelles prises de sang, et à 1h du matin, le docteur des urgences me dit "c'est bon, vous pouvez sortir....
- Comment ?
- A vos frais, par un taxi..."

Pas de taxi à cette heure-là durant ce week-end prolongé et j'appelle alors mon épouse, en lui expliquant la situation. En grommelant elle me dit "rendez-vous devant les urgences, d'ci une bonne demie-heure".

C'est ce que je fais. Avec mon t-shirt maculé de sang, mon pantalon déchiré (j'ignore pourquoi) et le sac de plage (sic) contenant mon pyjama, sans portable, j'attends 3/4 d'heure devant les urgences. Les chiens me tournent de plus en plus autour, et du coup je reviens aux urgences.

"Votre voisine a téléphoné, elle interdit à votre épouse de venir vous chercher..."

Je tente une nouvelle fois de faire appeler mon épouse, elle ne répond pas.

Ne me reste que la solution "hôtel".

Je vais alors parcourir Pontarlier de part en part, sur 4 km, entre 2h15 et 3h. Tout est éteint. Pas le moindre endroit où je pourrais, ne serait-ce que ça, téléphoner.

Enfin, au bout de 4 km, après m'être fait contrôler par la police, je vois quelque chose de lumineux.
C'est l'hôtel Ibis.

Il reste des chambres. A 71 euros la nuit mais tant pis. Je demande au veilleur de nuit s'il peut m'en donner une, il me demande une carte bancaire...

Surprise ! Plus de Cb.... On me l'aura piquée à l'hôpital ? Alors, en liquide, je sais qu'il me reste deux billets de 50.
Volés eux aussi !
Il ne me reste plus, après avoir perdu 1 litre et demie de sang, qu'à faire les 14 km restants à pied, en espérant (l'éspérais-je vraiment, à ce stade... ?) d'abord ne pas me faire faucher par une voiture ou un camion, et ensuite ne pas trouver ma porte close.

Mais, dans un ultime réflexe, je demande si je peux téléphoner.
Oui....!
Je tente le numéro de chez moi, et miracle ça répond.

Je demande une fois de plus à mon épouse de venir me chercher.
Il faudra que j'attende une heure sur le trottoir pour qu'elle vienne me récupérer et les quelques 15 minutes où elle conduira seront dignes d'un film d'horreur. Virages pris à 110, quelques bas-côtés, je ne peux m'empêcher de faire le signe de croix en arrivant.

Le lendemain, nouvelle crise d'hystérie de mon épouse, qui fait carrément ses bagages et s'en va. A pied car je lui ai planqué les clés. Je téléphone illico à notre fille, qui me dit d'attendre, qu'elle a souvent fait ça à Vannes, et qu'elle va finir par revenir.
Je descends da ma cave pour chercher mon portable, et là je tombe nez à nez avec l'amie de mon épouse qui me dit "ta femme est partie depuis 20 mn et toi tu es à l'ordinateur ???"
Inutile d'essayer de me justifier, je décide de me mettre à sa recherche, tout en appelant les gendarmes.

Je passe devant l'attroupement de mes voisins, l'amie de mon épouse continue de me houspiller, tandis que le vieux couple (celui qui me lisait depuis 2007) lance à la cantonade "laisse, c'est leurs histoires, il ne faut pas s'en mêler...

Finalement les gendarmes me retrouvent (appelés de leur côtés pour moi par ma fille). et retrouvent mon épouse.
C'est sûr que l'arrivée entre deux gendarmes a dû frapper les esprits..

Je me reprends la tension : 19/13. Je suis à deux doigts d'un nouveau saignement. Je sens du reste l'odeur du sang dans mon nez, qui ne demande qu'à sortir. Vite, un comprimé et je vais me coucher.

Le lendemain 16 août je vais voir mon médecin traitant qui me fait hospitaliser d'urgence. Il sait que ma vie est en danger, et de deux façons différentes.
Pontarlier ne veut pas, complet, ce sera Ornans, à peu près à la même distance de chez moi.

J'y resterai deux semaines.

Voilà.

Je vous embrasse.

18:37 Publié dans détresse, détripage | Lien permanent

11/07/2012

La cohabitation devient impossible...

C'est le constat que je fais, et je pense que si rien ne change, notre couple va droit dans le mur.

Voici un exemple typique :

Scène "normale", à savoir mon épouse qui essaie de se casser quelque chose en portant des charges très lourdes.

Moi (c'était avant-hier matin) : "Mais attends-moi avant de porter ça, tu cherches vraiment la m...  ! Tu n'es pas si pressée que ça !"
Mon épouse  : " De toutes façons, c'est moi qui dois m'occuper de tout ici, toi tu ne sais rien foutre à part être devant ton ordinateur..."

Notre fille est arrivée avant-hier soir.

Même scène ce matin, mon épouse qui monte des cartons monstrueux de la cave.

Ma fille (qui a passé la moitié de sa nuit devant son PC...) : "Mais attends-moi avant de porter ça, tu cherches vraiment la m...  ! Tu n'es pas si pressée que ça !"
Mon épouse : " Pardon mon petit Bébé, je te jure que je ne recommencerai plus..."


La question que je me pose est double, et brutale :

1) Pour mon bien, ne faut-il pas envisager une séparation ?
et surtout
2) Pour son bien, ne faut-il pas envisager une séparation ?

Temporaire, longue, ou.... définitive ???
Surtout de mon côté...?

Je vous embrasse.

11:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (10)

13/06/2012

grand danger pour mon épouse

Mardi dernier c'était moi (et un ami du Net). Mon ami est hélas passé à l'acte, quand à moi, j'ai trouvé les raisons de mon état suicidaire (trop de sevrage de médicaments antianxyolitiques, et à un moment je ne m'étais pas senti de taille pour affronter tout ce qui arrivait) et j'ai pu remonter la pente en réaugmentant les doses. A présent, c'est OK.

Heureusement car il faut que je m'occupe de mon épouse, qui elle, plonge de jour en jour. Côté "assommage des médicaments", ça va un peu mieux, son élocution se rapproche de celle d'il y a deux semaines, avec la baisse graduelle du gardénal que les infirmières du CHU de Besançon lui avait administré pour qu'elle se tienne tranquille durant le long week-end de la Pentecôte.

Quand ils me l'ont rendue, avec ses 150 mg, elle semblait complètement bourrée et dormait sans arrêt.
A présent, je l'ai "descendue" à 120, elle parle de plus en plus normalement, dort de moins en moins, mais... est dans un état de dépression épouvantable.
Elle pleure sans arrêt, n'a plus goût à rien. Avant son "truc", nos disputes portaient sur le fait qu'avec elle il fallait toujours bouger, à présent, elle ne veut plus sortir de chez elle, et reste prostrée dans un coin du canapé en regardant la télé, la plupart du temps sans savoir ce qu'elle regarde...

Jusqu'à aujourd'hui, son amie Lucienne était là pour la protéger, l'encourager. Et c'est vrai que ça marchait, entre deux sanglots je voyais de temps en temps un sourire se dessiner sur les lèvres de ma femme.

Mais... chez Lucienne, c'est un enfer, depuis que son mari est en retraite, il s'enfile trois bouteilles de rouge par jour, se barre le matin de bonne heure et ne revient que le soir, pour engueuler copieusement sa bonne femme, comme tous les saoûlards qui se respectent. Du coup, comme l'année dernière, elle va se réfugier chez sa mère, qui campe à 70 km de là à partir des beaux jours.

Et là ça va être du "sans filet" pour mon épouse.

Certes, la famille, pour avoir bonne conscience, va la bombarder de coup de fil... Hier, par exemple, elle a pleuré pendant 20 mn lors du coup de fil hebdomadaire de son frère.
"pourquoi elle ne vient pas" ?
Elle parlait de sa grande soeur, à présent à la retraite, et qui a été bien contente de venir se ressourcer chez nous en 1995 quand son mari l'a plaquée.
"Je ne l'oublierai jamais", nous avait-elle dit....

Tu parles !

J'ai bien pensé à ce que nous allions en Bretagne, soit chez notre fille, soit chez notre ami de Quimper, mais l'épisode de l'Ardèche m'a dissuadé de prendre la voiture pour un si long trajet.
Si la voiture tombe encore en rade au milieu de la France, que se passerait-il ?
Rapatriement par l'assistance jusqu'à Ouhans, où nous serions donc.... sans voiture, le temps de la réparation où je devrais aller chercher le véhicule.
Bonjour le changement d'idées... On a déjà donné.

Le train ?

Vu la politique actuelle de la SNCF qui a abandonné les tarifs au kilomètre pour le "yeld management" (tu réserves 3 mois avant tu ne payes pas grand-chose, tu pars en catastrophe, tu payes un maximum)

Voilà, par exemple, ce qu'on me propose pour un départ demain :

243 euros, dont 81 pour moi (carte senior) 162 pour elle.

Et ça c'est que pour l'aller...

A l'heure où je suis obligé de me fournir au LIDL ou au NETTO, je me vois vraiment mal débourser pareille somme.

Il ne me reste plus qu'à veiller sur elle et à prier. Déjà je suis de moins en moins sur l'ordinateur, préférant regarder la télé avec elle.

Son amie Lucienne a parlé d'un mobilhome qui, la semaine prochaine, serait peut-être libre dans son camping pour une ou deux nuits... Espérons qu'elle tienne jusque-là !

Bien sûr je vous tiendrai au courant...

Je vous embrasse.

12:33 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (8)

09/06/2012

Pas gagné....

Si de mon côté je continue de remonter la pente, petit à petit (c'était une folie que de vouloir supprimer TOUS les médocs, même de façon très espacée, qui me protègaient ) il n'en est pas de même pour mon épouse.
C'est à présent elle qui n'est pas loin de "sauter le pas".

Oh, en dehors de quelques phrases rituelles que nous proférons tous un jour de déprime, du style "mais qu'est-ce que je fous sur cette Terre ?" (ma mère la prononçait dès les années 60 alors qu'elle ne s'est suicidée qu'en 1998...), je n'entends ici rien d'autre.

En revanche, son orthophoniste où elle s'est rendue hier matin, pour le première fois depuis son hospitalisation, m'a appelé juste après son départ (elle est à 17 km, le taxi met au moins 20 mn, j'avais le temps avant qu'elle n'arrive) pour me faire part de son inquiétude.

Elle a pleuré durant toute la séance, en disant des phrases terribles, comme "je ne suis plus rien, je ne sers à rien, je suis un boulet, je n'en peux plus, si vous saviez..."

Cette dame est du métier et sait que les gens qui parlent comme ça sont à deux doigts de se foutre en l'air.

Par chance, une amie très chère arrive cet après-midi, j'espère qu'elles vont pourvoir discuter. L'idéal serait.... non, je n'en parle pas ici, cette dame lit très souvent mon blog.

Mais cette thérapie-là, la thérapie de l'amitié, entreprise avec grand succès voici 6 ans avait porté ses fruits...

Quoi qu'il en soit, je la surveille, je suis de moins en moins sur mon ordi, dans ma cave. En priant Dieu que cette semaine maudite ne soit pas ponctuée d'autres drames.

Je vous embrasse.

10:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (8)

07/06/2012

Suicides....

 

Rassurez-vous, en ce qui me concerne, je remonte doucement la pente. Je dirai même que si j'ai failli passer à l'acte avant-hier, c'est uniquement une question... chimique !

De mon côté j'avais, depuis le début de ma retraite, crânement décidé de me passer progressivement de mes antianxyolitiques et tranquillisants, certes sous surveillance médicale, mais hélas je dois avouer que notre bon docteur de campagne n'est pas très efficace.
Car si baisser les doses de Témesta de 5 à 4.50 au début, la "marche" n'était que de 10%, mais la passer comme je l'ai fait le 1er juin, de 2 à 1.50, la marche était 3 fois plus forte !!!

Et c'est vrai que tous les débuts de mois j'avais de plus en plus de mal. En mars, j'avais "fait ma crise" sur un espace de Facebook.
Donc, maintien à la même dose pour avril.

La dernière fois était "amortie" par les vacances, et ça s'est relativement bien passé mais cette fois en guise de vacances, j'avais eu droit :
• à l'hospitalisation de mon épouse, qui impliquait de la voir d'abord trois jours en réanimation, puis transformée en femme saoûle à cause des drogues qu'ils lui avaient mis là-bas pour la faire tenir tranquille durant le long WE de Pentecôte.
• à l'erreur de l'Ardèche où elle s'est traînée à cause de la chaleur et où en plus nos freins ont lâché, ce qui l'a profondément choquée.
• au retour en catastrophe (500 km) sous un cagnard épouvantable.

Bref, en ce samedi soir, j'étais déjà très mal et elle complètement épuisée et revenue 6 ans en arrière:(
Le lundi nous sommes allés récupérer le chat, et fait quelques courses, où je voyais bien que les gens prenaient mon épouse, dont l'état n'avait pas évolué, pour une pochtronne, et dont j'imaginais que ce serait pour la vie.

Je ne me sentais plus la force de la voir si mal, la force de l'accompagner, et lâchement j'ai failli passer à l'acte avant-hier après-midi.

Par chance, de 16h24 à 18h, j'ai écrit une note afin de prévenir ceux qui pourraient s'inquiéter d'une page blanche qui s'éterniserait dans mon blog. Puis j'ai été voir le médecin, qui a décidé de baisser progressivement les doses de barbituriques de mon épouse.

Moi, de mon côté, déjà rasséréné par les soutiens de mes amis du Net, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et revenir aux doses de mars. Voire plus si affinités.
Et du coup, moi commençant a être plus protégé, et mon épouse moins "ensuquée", l'idée de me fiche en l'air s'écarte peu à peu...

 

 

Mais quand vous voyez quelqu'un qui va mal, et qui le dit, il ne faut pas le prendre à la légère.
Nous vivons dans un monde de plus en plus dur, et pour beaucoup, la seule façon de fuir ce monde impitoyable, c'est de le quitter.

Ainsi je viens d'apprendre le suicide d'un ami, un de ces amis du Net.
On avait vite sympathisé tous les deux, et il était rapidement me voir à Lons le Saunier.

Puis j'avais été le voir chez lui où l'on avait été super-bien reçus par son épouse.
Je suis également retourné le voir il y a deux ans.

Les trois fois il m'avait paru enjoué, mais... (on se reconnaît !) je voyais parfois dans son regard que lui aussi avait eu une énorme "Cicatrice" dans sa vie, même s'il ne m'en a jamais parlé.

J'ai mal, j'ai très mal de cette nouvelle, mais au vu de notre dernière conversation par mail, je savais que cette issue n'était pas à écarter.

Malgré sa souffrance, il avait quand même trouvé le moyen de me réconforter quand mon épouse était hospitalisée...

Ami, je te rends la pareille, plein de pensées pour ton épouse, et bien sûr pour toi, qui nous a fait le mauvais tour de nous quitter.
Mais, encore une fois, je peux comprendre ton geste.

 

(les photos en place depuis ce matin, les noms et les lieux ont été enlevés à la demande de la famille)

06/06/2012

la bête (suite)

Hier, les plus fidèles de mes lecteurs ont pu lire, entre 16h24 et 17h59, une note que je n'aurais peut-être pas dû écrire ici. Car s'il est vrai que ce blog est lu par beaucoup d'amis de mon site précédent, il est également pas mal lu par des proches, notamment le soir.

Comment ça va aujourd'hui ?
C'est une des premières chansons de Patrick Bruel, mais aussi je pense l'interrogation de beaucoup parmi ceux qui m'ont lu hier

Je leur répondrai d'abord merci. Merci d'avoir répondu présent hier.Et de m'avoir, un temps, un peu rassénéré. Un temps...

Car ce genre de note-là n'a hélas rien à voir avec celles que je pouvais pondre assez régulièrement vers 2005/2006.
A cette époque j'étais maniaco-dépressif, et je naviguais entre gouffres profonds et sommets.

Là, je ne suis plus malade, et je suis conscient de naviguer entre gouffres profonds et... gouffres moins profonds. Parfois se présente un plateau (je n'oserai pas dire une colline) comme les vacances de fin avril en Bretagne et à Paris (où j'ai quand même trouvé le moyen de perdre la clé de notre adorable logeuse. Elle en avait un double, mais je pense que nos vacances parisiennes sont désormais finies chez elle)

Bref, à force de tirer sur la corde, elle finit par s'user et par casser. Comme mes freins de voiture en Ardèche. Etait-ce un signe ? Ces freins ne me disaient-ils pas de les ménager, comme je dois me ménager ?

Me ménager comment ?

Cela fait à présent 15 mois que je vis 24h/24 avec l'aphasie et la dépression de mon épouse.
Avec la vache enragée financière qui se terminera quand mon épouse aura sa retraite (oh, pas grand-chose ), mais qui nous fera sortir de ce fameux "seuil de pauvreté" qui prive mon épouse de beaucoup de petits plaisirs qui compenseraient son handicap.
Depuis 8 jours, c'est la totale, avec la surdose de barbituriques que ces braves infirmières du CHU de Besançon lui ont infligée, afin de pouvoir passer leur long week-end tranquilles.
Ah, ces barbituriques vers lesquels je lorgne... Le loup dans la bergerie !

Avec l'accord du médecin, je vais lui baisser progressivement la dose, en priant Dieu qu'elle revienne non pas à son état "normal", mais au moins à son état d'il y a 10 jours.

Sans l'accord du médecin, je vais cesser de mon côté le sevrage des miens (j'ai des réserves), et de nouveau me replonger dans les délices du Témesta et de l'Atarax. En espérant ne pas passer à autre chose...

J'espère que "le gong" qui m'a toujours sauvé jusque-là (on peut appeler ça aussi un ange gardien) va arriver, car vraiment, vraiment, je suis fatigué.

Je finirai en remerciant ceux qui m'ont soutenu hier, et qui m'ont lu (un nombre incroyable !!!) et en m'excusant des délires que cet état provoquent chez moi, qui font parfois des dégâts..

A bientôt j'espère :)

07:12 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (11)