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31/12/2010

Mon blog : rétrospective 2010 en chiffres

Cinq mois et demie que je suis ici.

Avec, comme premier objectif, celui de raconter ma vie de A à Z.

J'étais avant dans un autre site, depuis exactement sept ans. Site où j'ai écrit des milliers de lignes.
Cependant ma démarche n'avait pas été la même. Dans ce site ça "partait dans tous les sens", sauf la partie la plus importante de mon existence, 1992/1997, que j'avais je pense bien traitée.

Ici je m'étais dit qu'il fallait que les évènements que je raconte soient dans l'ordre chronologique, afin de bien les replacer dans leur contexte. Quand, par exemple, j'ai raconté "là-bas" ma rencontre avec celle qui allait être la femme de ma vie, Nathalie, ça tombait un peu comme un cheveu sur la soupe. Que s'était-il passé avant, ? C'est vrai que c'est une question qu'on pouvait légitimement se poser.

OK, j'avais effectivement écrit que cet été-là, je menais une vie "pépère" où une mise en fourrière pouvait passer pour un drame, et une promotion professionnelle était le bonheur absolu. Bref, bien qu'en ayant vu de toutes les couleurs, je n'avais pas encore vraiment vécu. Nécessaire mais pas suffisant.

 

Je me lance donc dans cette entreprise le 22 juillet.

Après quelques tentatives effacées, ma première note publiée s'intitule Bonjour.

Ce début de blog, où je raconte ma vie de ma naissance (1951) à 1958, sera très bien accueilli.
En 10 jours, 1337 pages vues (énorme) 556 visites, 228 visiteurs uniques.
La note qui fera un malheur s'intitule le plus dur c'est de commencer, et elle continue de faire un malheur puisque elle fait, actuellement, toujours partie des notes les plus lues.

 

En août, je me raconterai de 1958 à 1965. Et je me lancerai également dans une entreprise assez gigantesque, passer en revue les 50 interprètes français ayant marqué les années "Salut les Copains", soit de 1963 à 1974.
Avec 4062 pages vues (131 par jour) 1503 visites (49/jour) et 596 visiteurs uniques, je m'apercevrai à ma plus grande joie que mon succès de juillet n'était pas dû qu'à la curiosité.
La note qui sera le plus lue s'intitule "destinée", où je reprends un de mes grands chevaux de bataille, à savoir que l'on ne peut finalement rien contre son destin.



En septembre, je vais évoquer les années 1965 à 1993.
On y arrive. En ce mois de septembre je vais aborder les 5 années inoubliables que je vais vivre avec Nathalie, mais cette fois en ayant placé cette rencontre magique dans son contexte.
C'est très exactement le 20 septembre que j'entame cette histoire, que j'avais appelée "ailleurs" mon inoubliable parenthèse. Ce qui était faux, cet Amour ne sera finalement jamais une simple parenthèse...

Là encore vous me suivez, car vous lirez 4425 de mes pages (147/jour), j'aurai 2350 visites (78/jour) et 970 visiteurs uniques.
La note que vous apprécierez le plus en ce mois de septembre sera une note... sur les blogs ! Survol sera très lue et très commentée. Mais déclenchera une telle polémique qu'un temps je serai obligée de l'enlever !

Mais je m'inquiète, car Nathalie n'a apparemment pas encore la cote ! Et je me pose alors la question de continuer ou pas de raconter cette Histoire, donc continuer ou pas ce blog...


Octobre va me rassurer sur ce point. Alors que ce mois signe la fin de mon âge d'or, internetement parlant : Le 22 je n'ai plus accès à l'ADSL, pour cause de déménagement dans ma maison de montagne.
Octobre où je parlerai des années 94 à 97, années d'amour oui, mais aussi de harcèlement sauvage.
Ou comment un petit cheffaillon de merde peut, aidé de son pouvoir, briser un couple qui n'a que le tort d'être illégitime. Peut également faire plonger chacun des deux dans une profonde dépression.

Vous serez presque autant à me lire, alors qu'entre mes vacances à Malte et mon nouveau bas débit je ne pourrai écrire que la moitié du temps. Toujours 147 pages lues par jour, un peu moins de visites (67/jour) et de visiteurs uniques (741)

La note que vous lirez le plus s'intitule l'arrachement, et elle raconte comment Nathalie et moi avons été arrachés l'un à l'autre à l'été 1997.
Je me rends compte alors qu'à Hautetfort, site de discussion d'actualité, l'amour a aussi sa place.


Je le verrai encore mieux en novembre.
Où je me raconte de septembre 1997 (arraché d'avec celle que j'aime) à octobre 2002 (où j'ai enfin l'occasion de pouvoir, 5 ans après, la revoir dans de bonnes conditions). Je raconte aussi cinq années de harcèlement intensif, où l'on ira jusqu'à me reprocher... de ne pas savoir faire la vaisselle !

200 pages lues par jour ! Notamment près de 650 pour la seule journée du 22...
81 visites quotidiennes et 979 visiteurs uniques.
La note que vous lirez le plus sera.... la même qu'à mes débuts ! Le plus dur c'est de commencer.


Et moins dur sera de continuer en décembre.
Décembre où je finis de raconter ma vie.

Malgré mon bas débit (dans tous les sens du terme), vous lirez quotidiennement 147 de mes pages, vous serez 78 à me visiter tous les jours, dont 970 visiteurs uniques. Et encore, aujourd'hui n'est pas compté.

La note que vous plébisciterez sera - et de loin - l'espérance folle, l'histoire d'un suicide. Le mien. Raté malgré toute ma bonne volonté de l'époque.

 

Alors pour 2011, je continuerai d'écrire ici.
"Là-bas" je n'existe désormais plus. Et je le comprends... Mes voeux de Noël y ont été salués par une indifférence générale. Au moins, ça m'aide dans ma démarche, qui avait été assez hésitante dans les premiers temps.

Quelqu'un que je pensais être une amie m'avait dit "tu as fait une connerie et tu reviendras ici". Je lui avais alors répondu que c'était possible...

Mais en ce 31 décembre, je peux dire qu'à présent je tourne la page.
Même si je n'ai qu'une seule commentatrice de Hautetfort (CriCri), même si mon autre plus fidèle commentatrice (Christel) ne vient pas de mon ancienne "rue".

Je dis un grand merci à tous ceux de là-bas qui (ce nombre est allé en s'amenuisant mais il permet de savoir où on en est) qui me sont restés fidéles, et à tous et toutes, amis ou pas, commentateurs ou pas, je vous envoie mes meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Je vous embrasse.

 

 

30/12/2010

Retraite dans 66 jours

Hélas, pourrais-je ajouter...

Que va-t'il se passer quand je serai 24h sur 24 avec ma bonne femme ?

Malade, dépressive mais qui ne veut pas l'admettre ?

Elle ne supporte pas d'être toute seule, mais dès que je suis là, m'engueule à tort et à travers...

Exemple le plus récent :
J'ai bossé à Lons mardi et mercredi. Je suis parti de chez moi à 17h, pour arriver à la gare de Lons à 19h55. Rien à dire, la SNCF était à l'heure sur ce coup-là...
Mais l'état des trottoirs était tel là-bas, que pour parcourir 1km600 j'ai mis plus d'une heure. Car il y a des montées sur mon parcours...
Je n'ai pas quitté mon bureau durant presque 48 heures, et en suis descendu pour prendre le car hier soir, arrivée 21h35 - le plus tôt où je suis arrivé, le TGV Paris-Lausanne de 20h18 était exceptionnellement à l'heure.

De Pontarlier à Ouhans j'ai pris ma voiture. Durant 17 km, brouillard à couper au couteau, tandis que je voyais des connards inconscients me doubler alors qu'il y avait une ligne blanche, et la même chose en face. 60 km/h avec 50 m de visibilité, c'est trop lent pour les abrutis qui, deux mètres derrière, vous braquent leurs 4 phares comme des projecteurs de DCA...

Enfin le brouillard a cessé. J'étais à 4 km de chez moi, mais là c'est la route qui a pris le relais... A moitié dénéigée, c'est à dire à moitié verglacée ! Dépasser le 30 dans ces conditions aurait tenu pour de l'inconscience...
Enfin, vers 21h35, j'arrive dans mon lotissement, où cette fois c'était la patinoire intégrale.

Après ce que je considère comme un exploit, Bobonne me lance "tu aurais dû te garer contre la maison pendant que tu y étais....".
Je n'ai pas la force de lui répondre que, après une demie-heure d'enfer routier, je me suis garé où je pouvais.
Enfin si j'avais la force, mais je pense que dans l'état où j'étais cela se serait très mal terminé...

Là j'apprends qu'un voisin est venu mettre des lustres. Elle ne m'en avait jamais parlé, et le voisin a eu cette juste parole :"mais pourquoi ton mari ne le fait pas ?"
Le mari "n'est pas bricoleur", il sait tout juste aider Madame en s'en sortir, dans tous les cas de figure. Notamment économiques. Non je ne suis pas bricoleur, mais je connais mes droits. Je sais comment rétablir des situations financières inextricables. Comme en 1984 et 2000. Je sais aussi faire les courses, sans me faire rouler. Mais je ne suis pas bricoleur... Je sais tout juste écrire, enfin de quoi alimenter des blogs qui sont lus par plus de cent mille lecteurs. Mais je ne suis pas bricoleur.

Bref, alors que j'avais prévu de ne revenir que ce matin, après une nouvelle nuit passée sur un lit de camp dans mon lieu de travail, alors que sur son insistance - elle pleurait presque - j'ai bravé les intempéries. Et voilà donc la récompense...

J'admets qu'elle est doublement prisonnière.
Dans ses déplacements d'abord, elle doit attendre 6 mois après sa dernière crise pour avoir le droit de prendre le volant. Ca nous met au 10 février, si jamais elle n'en fait pas une d'ici là.

Dans son langage ensuite.
Mais là c'est différent. Elle puise toutes ses forces pour dialoguer au téléphone, à l'épicière, au voisin, à notre fille, à la famille...
Mais moi, je suis censé connaître toutes ses drôles de locutions.
Et comme elle saute sans cesse du coq à l'âne, bonjour pour suivre. Et quand elle voit, bien sûr, que je n'y arrive pas, alors elle me jette à la figure que non seulement je ne fais aucun effort mais qu'en plus je fais exprès de ne rien comprendre pour qu'elle se sente encore plus diminuée !!

Bref, je ne vois pas d'un très bon oeil cette retraite dans 66 jours. Je sais que ce cap est difficile, et je connais des amies bloggueuses (ex-bloggueuses ?) qui ne me contrediront pas...

Mais en ce qui me concerne, je suis en train de m'apercevoir que dans 66 jours, je n'aurai plus cette "parenthèse" à Lons, pour décompresser de cette vie-là.

Elle m'en veut, elle en veut au chat, qui depuis un mois est en pension afin d'éviter de nouvelles causes de crise. J'ignore quand on ira le récupérer, même si je sais que la note - 120 euros mensuels - sera salée...

J'avais voici peu érit une note "finirons-nous nos jours dans notre nouvelle maison ?"

En fait ce serait plutôt "Quand finirai-je enfin mes jours dans notre nouvelle prison maison" ?

Désolé de finir l'année avec une catégorie que je n'aurais jamais pensé mettre dans mon blog d'ici, mais il fallait vraiment que ça sorte !

Je vous embrasse.

 

14:37 Publié dans détresse, moi | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : hystérie

26/12/2010

Ma fille est là, Delpech attendra !

Non, ce n'est pas du langage codé, comme on pouvait en entendre sur Radio-Londres dans les années sombres...
Boum boum boum boum
Ici Londres
Les Français parlent aux Français
Ma fille est là, Delpech attendra
Je répète
Ma fille est là, Delpech attendra..

Non, tout simplement, vu qu'une note dominicale sur les chanteurs me prend - en bas débit - une à trois heures suivant la notoriété de l'interprète - au point que j'ai du couper Julien Clerc en deux (non Madame ce n'est pas non plus du langage codé...) - comme aujourd'hui c'était le tour de Michel Delpech et que la carrière de ce monsieur s'étend de 1964 à 2009, excusez du peu, je ne pourrai pas, cette semaine, traiter du sujet. Priorité à ma fille, qui a fait l'effort de venir dans mon Odou enneigé.

La semaine prochaine, promis-juré, on s'attaquera à Delpech !

Je vous embrasse

 

 

23/12/2010

Boulot : je rajeunis de 40 ans !

Et oui.... Je suis "célibataire géographique" depuis le 22 octobre, jusqu'au 7 mars, jour de ma retraite le 7 mars prochain.

Et je me revois effectuer le même genre de parcours, comme si "entre les deux" rien ne s'était passé...


Fin 73, j'étais à Orange, en affectation provisoire. J'étais alors le plus heureux des hommes, car je pensais échapper au couperet prévu : Roissy. Ce qui était pris à Orange ne serait plus à prendre là-bas...

Mais j'habitais chez mes parents, au Vigan dans les Cévennes. Et je ne disposais pas de voiture.

Alors le trajet était celui-ci :
- Départ du vigan à 17h30 par le car.
- Arrivée normalement prévue à Nîmes à 19h, ma micheline pour Avignon partait à 19h10. Je ne vous raconte pas les sprints entre la gare routière et la gare tout court ! Mais je ne l'ai jamais ratée, cette micheline.
- Départ de la micheline à 19h10 donc, directe Avignon à 19h45.
- Là, j'avais le temps de visiter la cité des Papes, car le train pour Paris était prévu à 21h54. Le plus souvent je me payais un resto. Mais quand, même, 2h06 d'attente !
- Départ d'Avignon à 21h54, arrivée à Orange à 22h28.
- De là, c'était à pied que je rejoignais mon lieu de travail distant de 4 km. Une fois cependant, alors qu'il pleuvait des cordes, j'avais pris le taxi.
- J'arrivais donc dans ma chambre vers 23h/23h15. Soit quand même plus de 5 heures et demie pour faire 140 km !

Pour le retour c'était plus facile :
Je partais du boulot à pied (la plupart du temps après avoir bossé toute la nuit) à 8h30/8h45.
Puis je prenais à la gare la micheline pour Nîmes à 9h35.  Puis celle pour Montpellier à 10h20 où j'arrivais à 11h.
Départ du car à midi pile, arrivée au Vigan à 13h20.
En tout plus de 4h et demie de voyage.

 

A présent, étant hors de question que je prenne la voiture vu l'état des routes (et des conducteurs qui l'empruntent...) Je n'ai que 96 km à parcourir.
De cette façon :

- Départ de chez moi entre 17h et 17h20 suivant le temps, direction la gare de Pontarlier.
- Puis TER à 18h03 pour Mouchard où j'arrive à 18h49.
- Nouveau TER à 19h28 pour arriver à la gare de Lons à 20h15.
- Arrivée sur mon lieu de travail, où je vais passer la nuit, entre 20h30 et 21h.
Soit 4 h pour même pas 100 km.

Mais pour le retour, c'est franchement pire.

- Départ de mon travail à 17h.
- Car SNCF à 18h40, direction Mouchard, où j'arrive à 19h55 pétantes, quel que soit le temps. La neige ne pose pas de problème au conducteur, qui devrait être embauché à Paris !
- Là, normalement, TGV à 20h18 pour Frasne, où j'arrive à 20h46. De là je prends un train Suisse à 20h52 qui me mène à la gare de Pontarlier à 21h03.
Je mets quelques minutes pour rejoindre ma voiture garés sur un parking gratuit à 500m, et toujours normalement j'arrive chez moi vers 21h30.
Normalement...
Car depuis que je fais ce trafic-là, si jusqu'à Mouchard c'est nickel, le TGV "le Valais" a en moyenne 40mn de retard. Entre 10 dans le meilleur des cas, et 70 dans le pire.
Donc,en moyenne ce TGV arrive à 20h55, et je suis à la gare de Pontarlier à 21h40.
Là, encore deux solutions / Soit il a neigé, et je mets 10 bonnes minutes jusqu'au parking (21h50) où je dégivre ma voiture en en bon quart d'heure (22h05) et je parcours en 3e/4e les 19km qui restent, arrivant alors chez moi vers 23h.

Soit, quand même, sans compter l'attente du car (que je passe généralement au cyber) 4h20 pour faire 100 bornes !

Mais, finalement, ça ne me dérange pas trop.
De me revoir dans ces moyens de transport me rajeunit d'une manière incroyable. J'ai alors 22/23 ans et j'ignore de quoi sera faite ma carrière naissante, et ma vie d'homme.

Parfois je me dis que je préfèrerais être dans le car pour Nîmes, tantôt je suis content d'être dans celui qui va à Mouchard...

Je vous embrasse.

 





08:56 Publié dans actualité, moi | Lien permanent | Commentaires (3)

20/12/2010

Neige : pourquoi un tel chaos ?

D'abord, que l'on s'entende sur un point : Depuis que les relevés existent (1860) il n'a jamais autant neigé sur la moitié nord de la France au cours de cette période (mi-novembre - mi-décembre).
De quoi rabaisser le caquet des croulants du café du commerce qui prétendent que les hivers de leur enfance étaient toujours blancs, et qu'à présent ce n'est plus ça ma bonne dame !

Mais bon. 10 ou 15 cm de neige suffiraient donc à paralyser les airs, les voies ferrées et bien sûr les routes ?

Oui. Parce que nous avons changé de monde, et surtout, de mode de vie..

A présent - et j'ai eu l'occasion de le voir sur les blogs - les gens pensent désormais que tout est planifiable.
Faux ! Certes nous avons fait marcher des hommes sur la lune (voici quand même 41 ans et demie...) nous faisons rouler des trains à 350 km/h. Mais la nature restera toujours maîtresse du jeu.

Alors je vais mettre ma casquette de "vieux con", et vous dire que, par exemple, durant l'hiver 62/63, où il y avait eu 30 cm de neige sur la France pendant près de deux mois, les transports, après un léger flottement, s'étaient très bien adaptés à la chose.

Vous dire qu'ayant bossé à Roissy en 1973/74, j'y avais connu des chutes de neige comparables à celles-là, et que le trafic aérien n'a jamais été trop perturbé.

Vous parler du Québec ou de la Russie, où ces conditions-là sont la norme, et où tout a toujours fonctionné normalement.

Vous dire, enfin, que sans aller si loin, il existe des coins en France où 40 cm de neige, même si ça tombe très tôt dans la saison, ne paralysent pas les activités.
Dans mon nouveau chez moi, par exemple.

Voici une photo datant d'un siècle environ, prise à Pontarlier.
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Je l'admets, ça ne se passe pas comme ça à chaque hiver, mais les habitants du Odou savent que ça peut exister.

 

 

 

Alors, les raisons de ce chaos ?

Mulitples, selon moi.

D'abord la difficulté pour l'être humain d'abandonner un certain confort, que peu à peu il a gagné.

Premier visé : ma pomme ! Et oui, je trouvais normal d'insérer, avec l'ADSL, des chansons dans mes notes en une quinzaine de secondes. A présent que je suis en bas débit, je n'ose même pas essayer cette opération, qui me prendrait au bas mot... presque 20 minutes !
Je m'étais habitué au confort de l'ADSL, et ne songeais même pas que le monde civilisé puisse exister sans ce haut débit !

Idem pour certains Franciliens ou Normands qui se retrouvent désemparés devant un truc qu'ils n'ont pas vu depuis pas mal de temps...

Ensuite, le changement de matériel.

Avant, les trains, avions, voitures étaient certes rustiques, mais ils étaient efficaces. A présent, l'électronique et l'informatique embarquées font que le premier grain de sable rencontré dérègle la machine.
Exemple : un train de voyageurs des années 70 pesait dans les 700 tonnes. Un TGV en pèse la moitié !
Les trains de marchandises n'ont été ralentis par la neige qu'à cause des trains de voyageurs qui, devant eux, leur bouchait la voie...
Idem pour les voitures, et bien sûr les avions.
Quand je bossais à Roissy, voici près de 40 ans (j'en avais fait l'ouverture, en mars 1974) les avions certes volaient moins vite - sauf le Concorde - mais pouvaient atterrir et décoller par presque tous les temps.

Enfin, selon moi, dernier responsable : les pouvoirs publics.

Pas d'argent pour dénéiger. Pas d'argent pour payer les fonctionnaires de l'EX-DDE qui manient les tractopelles. Pas d'argent pour entretenir les voies de chemin de fer.

A force de vouloir faire des économies (sur le dos de la population) on est en train de casser tout le système...

Sans parler de la panique des tout-puissants qui, malgré leurs hélicos, leurs voitures avec girophares/sirène ou leur avion dernier cri avec piscine, se retrouvent au niveau du pékin ordinaire quand la neige tombe.
Et oui, même avec piscine leurs avions sont cloués au sol, et si les routes sont impraticables leurs bagnoles avec chauffeur ne passeront pas.

Et je ne parle pas des médias (du reste, en écrivant cette note, j'en fais partie) qui sont bien contents d'avoir du grain à moudre.

Je sais que beaucoup ne seront pas d'accord avec mon analyse, mais du moins j'espère avoir quand même lancé quelques pistes.

je vous embrasse.

 

 

 

22:14 Publié dans actualité, psy | Lien permanent | Commentaires (6)

19/12/2010

les 50 interprètes de la période 63/74 selon SLC : Joe DASSIN

Né en 1938, Joe Dassin attendra l'âge (canonique pour l'époque) de 27 ans pour se lancer dans la chanson.

Il aura raison car son premier 45 tours Bip-Bip sorti en octobre 65 se classe 22ème en janvier 66.

En 66 ce sera en mars Ca m'avance à quoi, 17ème en juin.
Excuse-me Lady (juin) ne sera qu'aux portes du hit.
Ses disques suivants ne marcheront pas, tels Je change un peu de vent (septembre) et je vais mon chemin (décembre).
Même Guantanamera, sorti à la même époque, fait un bide total, alors que c'est à présent une de ses chansons-référence. C'est le phénomène "toute la musique que j'aime", des chansons inconnues à leur sortie qui deviennent des cartes de visite des années plus tard, comme Chez Laurette de Delpech ou Les Ricains de Sardou.
On s'en doute, 1966 n'est pas non plus son année.

1967 ne sera pas meilleure.
Les Dalton, sortis en mars, seront classés 12ème en juillet. Et oui... pas mieux !
Il s'essaie alors à la chanson à texte. Mais flop pour La Marie-Jeanne qui sera tout juste dans le hit fin novembre.

Alors retour à la case "guimauve", avec La bande à Bonnot en février 68, qui sera directement 8ème en mars.
Siffler sur la colline, sortie en mai, est une curiosité niveau hit-parade. En effet, cette chanson sera classée dans le top 50 pas moins de...8 mois ! De mars à octobre, avec un numéro 8 en mai. Zaï zaï zaï zaï....
Doublé avec son simple de décembre : Un peu comme toi est 19ème en février 69, et ma bonne étoile 8ème en avril.
Et là, enfin, Dassin entre parmi les 20 interprètes de l'année. 19ème, mais il faut bien un début....

Mais il dérape en janvier 1969 en adaptant une belle chanson triste de Herman's Hermits pour en faire une infâme mièvrerie : les petits pains au chocolat. Qui seront 7èmes en mai.
Encore un doublé ensuite, avec d'un côté la face A Le chemin de papa (belle chanson) qui ne sera que 21ème en septembre, et de l'autre en face B l'un de ses tubes historiques. Les champs-Elysées resteront classés jusqu'en novembre, deux mois sur le podium sans atteindre cette fameuse première place qui consacre un chanteur.
Une de ses plus belles chansons, il la sortira en août : Mon village au bout du monde ne sera classé (7ème) qu'un seul mois.
C'est la vie Lily,qu'il sortira en novembre, restera classée 16 semaines, numéro 4 en février 1970.
N'empêche que 1969 sera "son" année, où il bousculera le grand Johnny en légère perte de vitesse pour arriver à la seconde place derrière Adamo !

70 aussi ne sera pas mal, car il va enfin avoir son tube. Ses tubes, pourrais-je dire.
Il la commence bien avec, donc, c'est la vie Lily, mais en avril, il frappe un grand coup en adaptant une chanson entraînante numéro 1 en Angleterre (j'écoute à cette époque, et depuis 1966, le hit de la BBC) intitulée Yellow River qui deviendra... non pas la rivière jaune, mais L'Amérique. 15ème en juin, 4 ème en juillet et août, numéro 1 en septembre, 7ème en octobre et 9ème en novembre, L'Amérique est "la" chanson de l'année, sans conteste aucun.
Il attendra novembre pour sortir la fleur aux dents, qui elle aussi connaîtra une belle carrière : classée 5 mois, jusqu'au printemps, podium en janvier, seconde place en février.
Au final Dassin est 6ème pour 1970.

Il va connaître une petite éclipse en 1971 malgré l'équipe à Jojo sortie en février (non classée), et fais la bise à ta maman, pourtant un des tubes de l'été.

Mais il va rebondir en 1972 avec elle était oh, chanson ferroviaire que j'ai vécue personnellement ♥ ! 7ème en mars.
Takata kata (ou l'inverse) sortira en mai et aura la 7ème place en juillet.
Mais c'est surtout, en novembre, la complainte des heures de pointe qui se taillera un joli succès. Elle tiendra jusqu'au printemps, avec une belle 5ème place en mars.
Du coup il revient parmi les 10 meilleurs interprètes.

Pour 1973, Salut les amoureux se classe 12ème en juin, fais-moi de l'électricité 11 ème en janvier 1974. La face B, les plus belles années de ma vie méritait d'y figurer.
Mais rien pour c'est ma tournée, sortie en même temps que Salut les amoureux.
Au final, pas assez pour rester dans le top 20 des interprètes.

La chanson des cigales fera un bide au début 74, mais quand on a seize ans se classera 17ème en février. C'est du mélo ne sera pas classée.

Au final, Joe Dassin occupe une logique 15ème place pour les douze années 1963/74, 11 ème chanteur masculin.

Et ensuite ?

Ensuite on verra du beau Dassin.
75 l'aurait certainement vu parmi les tout premiers avec Si tu t'appelles mélancolie (14ème en mars) et surtout son plus gros tube : l'été indien, 9 semaines numéro 1.
Ca va pas changer le monde n'aurait rien changé à ce classement car cette chanson restera 5 mois dans le top.

Pour 76, ENFIN il abandonne les adaptations, et chante tricolore. D'abord ce superbe morceau impassable à la radio pour cause de longueur, le jardin du luxembourg, que je passe en boucle depuis des années. Puis Et si tu n'existais pas, 4ème (1) en mai, et il était une fois nous deux, seconde en septembre 76. Perso j'adore la face B les aventuriers.

1977 le verra chanter A toi, et l'amour s'en va, dans les yeux d'émilie qui sera classée 4ème d'après Lesueur,  Maria, superbe chanson dont Goldman saura tirer profit (comme toi) !

1978 sera l'année de si tu penses à moi.

79 sera un très grand cru avec côté banjo côté violon, faut pas faire de la peine à John, la vie se chante la vie se pleure, le dernier slow, qui sera classée dans les 10 en septembre.
Mais il fait un infarctus en décembre, qui lui fait annuler ses tournées.


En 1980 c'est le marché aux puces et the guitar don't lie, qui sera sa dernière chanson.
En effet, Joe Dassin, de santé affaiblie par son infarctus a la joie d'être père en mars. Mais en avril sa femme demande le divorce.
En est-ce la cause ? Le 11 juillet, malgré l'avis de ses médecins, Joe Dassin donne alors un gala à Cannes. Sans doute d'adieu...
Son coeur lâchera peu après.

Rendez-vous la semaine prochaine avec Dave.

Je vous embrasse.

(1) Peut-être 5ème car en 1975 Clo-clo était interdit de hit sur SLC...

17/12/2010

de retour

Arrivé hier sous la tempête de neige, je dois logiquement repartir pour Lons cet après-midi.

Mais vu les conditions atmosphériques (vue prise de mon balcon à l'instant)

DSCN7187.JPG

Je ne sais pas encore si je vais pouvoir sortir du lotissement et surtout faire les quelques 20 km qui me séparent de la gare la plus proche.

Je vous tiendrai au courant.

Je vous embrasse.

 

11:52 Publié dans actualité, moi | Lien permanent | Commentaires (6)

12/12/2010

les 50 interprètes de la période 63/74 selon SLC : Julien CLERC - 2

Période 1975/2010.

Si Julien fut l'un des chanteurs les plus populaires de sa génération, il va continuer à l'être pour les générations suivantes.

Pour ne parler que de Salut les copains, 1975 le vit classer 3 fois :
10 ème avec une andalouse en février.
7ème avec ballade pour un fou en août.
4ème pour This Melody en décembre. Certes il faut peut-être (sans doute) ajouter une place, car Clo-clo était boycotté du hit, mais pour ne parler que de This melody, cette chanson restera dans les 25 premiers pendant 22 semaines !

En 1976, son seul 45 tours est numéro 1 : le coeur trop grand pour moi.

En 1977, Partir ne sera pas classé, de même que Ma préférence en 1978.

1979 sera l'année de Macumba, 6ème en avril (d'après Lesueur). Ca commence comme un rêve d'enfant, sorti ensuite, ne sera pas classé.

Mangos se classera 5ème en janvier 1981 et restera pas moins de 24 semaines parmi les meilleurs. Ce qui fera de l'ombre à Ma Doudou, sorti à l'été.

Pour 1982 ce sera Femmes je vous aime, 3ème en août et encore un numéro un en décembre : Lili voulait aller danser. Le plus gros succès de sa carrière, avec 8 mois de présence dans le hit, de novembre 82 à juin 83 !

1983 où coeur de rocker sera second en novembre. Bonne année pour lui !

La fille aux bas nylon, chanson pourtant connue, ne sera pas classée en 1984.

Mais en 1985 Melissa est à la première place au mois de mai... Moi je préfère (et achète) respire, qui ne sera pas un tube.

Petite éclipse en 1986, et 1987 le voit renouer avec le succès grâce à Hélène, dans les 10 en août. Notre Julien enchaîne apparemment les chansons exotiques. Autant le dire tout net, le Julien Clerc de ces années n'est pas, à mes yeux, le meilleur Juju.

Heureusement, il chante, toujours en 1987, mon ange, superbe chanson qui ne sera hélas pas classée.

Ni les aventures à l'eau et Les Menhirs en 1988.

1989 en revanche le voit triompher avec une chanson digne des années 70 : Fais-moi une place. Ce sera pour lui la 8ème en mars 1990 ! Ce sera sa dernière chanson classée.

1990 : il sortira Fille du feu, petits pois lardons et nouveau big bang.  Référence à Rocard ???

1991 : le verrou et quitter l'enfance.

1993 : free démo et Noé

1994 : Utile.

Puis une pause avant de sortir, en 2005, l'album double enfance.

Enfin, sortie en 2008 de Où s'en vont les avions.

Julien, alors âgé de 61 ans, fête ses 40 ans de carrière non-stop.

 

A la semaine prochaine.

11/12/2010

un bonjour de Bretagne

Un bonjour de chez ma fille.

Le voyage s'est bien passé, avec la combinaison voiture + TGV + métro + TGV + autocar + voiture. Départ dela maison à 9h10, arrivée chez ma fille à 18h15.

Sinon, je ne pourrai pas, d'ici, répondre à vos commentaires.

Car bonjour la discrétion...

Le Pc de ma fille est relié à la télé, une télé de 104 cm, et ce que j'écris s'affiche en grand écran au milieu de la pièce !!!

Donc, je préfère m'abstenir jusqu'à vendredi prochain. A moins que je trouve d'ici là un cyber plus discret!

Je vous embrasse

12:37 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3)

09/12/2010

Avis de ouacances

Départ demain direction la Bretagne. Puis Paris, retour le 16 au soir.

Donc (à moins que j'arrive à me connecter chez ma fille) je serai virtuellement absent jusque cette date.

Sinon, j'en ai appris de belles ! Il a neigé sur Paris au mois de décembre... Ca alors ! Et c'est "la chute du siècle" : 11 centimètres ! La chute du siécle comme l'avaient titré les journaux en 2005, 2003, 1997, 1987...

Aujourd'hui j'aurai appris deux choses :

- D'abord que les Français (enfin une certaine catégorie) se sont de plus en plus habitués au confort.

- Ensuite que notre premier ministre, non content d'avoir été une potiche pendant 3 ans et demie, se révèle à présent une cruche de première catégorie...
Je pense que si un jour il a de la fièvre, il doit casser cette saloperie de thermomètre qui l'a averti :)

Bon, à bientôt et je vous embrasse.

21:03 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4)