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28/08/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Jean-François MICHAEL

C'est sous son vrai nom, Yves Roze, que Jean-François Michael commence à enregistrer des disques.

Mais hélas, ces chansons, sorties entre 1965 et 1967 n'auront pas de succès, tant à la radio que dans le hit de SLC. Citons-les pour mémoire : Pleurer pour une fille (1965), Sylvie, Notre amour et c'est tout, plus fort que le vent (1967). Si vous possédez ces disques, sachez qu'ils valent au bas mot 80 euros....

Deux ans plus tard, il change de pseudonyme et devient Jean-François Michaël.
Il a le tort d'enregistrer son premier disque sous ce nom fin juillet. Le temps qu'il se fasse connaître, il n'apparaît au hit qu'en octobre à la 10ème place, et arrive rapidement numéro 1 début novembre.
S'il avait enregistré ne serait-ce que deux ou trois mois avant, Adieu jolie candy, ce slow si langoureux aurait été à coup sûr le tube de l'été....

Il enregistre la vie continue en novembre, qui fera moins bien. Après une montée assez lente, elle arrive à la 7ème place en mars 1970.

Pour cette année 1969, il pointe à la 20ème place au classement des interprètes.

1970.

Du fond du coeur sort en mars, mais n'ira pas plus loin que la 8ème place en mai.

A l'été sort Adios querida luna, que SLC appellera sur le magazine Adios querida Linda ! Et par deux fois, en septembre et en octobre où il arrive à la 15ème place.

Sur l'année, il garde sa 20ème place.

1971.

Ma chanson préférée de lui, je pense à toi, sort en décembre. Après une montée prometteuse, il arrive numéro 2 en avril. Alors qu'il venait, le mois d'avant, de lancer un nouveau disque ! Il aurait pu avoir un second numéro 1....

Donc, je veux vivre auprès de toi arrivera 22ème en avril - je pense à toi étant 2ème -  et elle aussi montera lentement pour obtenir la 4ème place en juin.

Il sort en novembre un an déjà, dont je pourrai, sur mon nouvel électrophone, admirer la stéréo !!!
Il n'arrivera que 14ème.

Mais sur l'année 71, avec trois titres classés il obtiendra la 7ème place parmi les interprètes.

72 sera une année blanche, malgré Pourquoi faire ? et surtout Ladybelle dont Frédéric François se souviendra très bien pour créer Quand vient le soir on se retrouve.... Ecoutez les deux chansons, vous verrez !

73 sera mieux avec en janvier Chouans en avant, extrait de la comédie musicale la Révolution Française, qui ne sera pas classée (la chanson, pas la Révolution...) et en mars comme elle qui n'obtiendra qu'une 13ème place.

Voilà pour Salut les Copains.

Citons quand même, pour 1974 si l'amour existe encore, dont je n'ai jamais compris l'absence dans le hit de SLC ! C'est un de ses tubes.... Il est vraiment temps que je finisse cette saga, car je m'aperçois de plus en plus que le hit de SLC avait merdoyé sensiblement après la disparition, en 1968, de l'émission.

Sur la période 1963/1974, qui couvre assez bien sa carrière, il est 37ème.

Et ensuite ?

Pas terrible. Pas de classement pour :

1975 : sans amour après l'amour.

1976 : baby blue i love you et une de ses plus belles chansons fais un mariage d'amour.

1977 : ne me regarde pas comme ça.

1978 : rien.

1979 : sentiments.

1980 : reprise de comme j'ai toujours envie d'aimer.

1981 : elle et moi.

1982 : l'amour.

1983 : Pars pas

1984 : Rappelle-toi Candy.

1988 : reprise de Je pense à toi.

En 2000 Jean-François crée un spectacle hors du commun : Le J.F.M. BAND, retraçant les tubes des années 1968 à 2000 avec sa compagne Cécilia.

En 2003 il s’interesse au marché chinois. On lui demande de réaliser un album pour une des plus grande danseuses contemporaines JIN-XING qui se produira dans le cadre des années France-Chine au Casino de Paris du 13 au 18 janvier 2004, il profite de la venue de Jin Xing à Paris pour enregistrer un duo Lily Shanghai avec Alain Chamfort qui sortira fin d’année.
Il enregistre un nouvel album pour Sony Music, dans lequel se mélangent anciens succés, nouveaux titres et reprises. Cela lui redonne envie de réapparaitre vraiment !

En 2004 c'est le grand retour sur la scène de Olympia pour "La Rose d'Or " Il reprend alors la route, en France et en Belgique pour une série de concerts et se consacre à la préparation d'un DVD live .

il prépare un projet discographique sur les femmes en collaboration avec Jean Claude Vandamme Il tourne un dvd live de tous ses succès , et reprends la route pour une longue tournée qui l’emmennera de l’ile de la réunion a l’ile Maurice.

Mais en 2008, il rejoindra la tournée-hospice Age tendre.

La semaine prochaine, gros morceau en plusieurs parties : Eddy Mitchell

Je vous embrasse.

25/08/2011

Dans ma tour d'ivoire

Quand je dis autour de moi que j'ai grandi Rue de Buci, à St Germain des Prés, c'est toujours la même réaction : "putain la veine que tu as eue..."

Non. Car du haut de mon 6ème étage de la Rue de Buci, je ne rêvais que d'une chose : m'échapper.

Paris, j'en avais eu ras-le-bol depuis toujours. Quand j'avais 13 ans, mon film préféré avait Bourvil comme vedette et s'intitulait le tracassin (ou les plaisirs de la ville), mettant déjà en scène un Paris impossible à vivre pour des gens normaux.

Mon rêve c'était la Bretagne. Brest ou Lorient, qu'importe.

Un des plus beaux jours de ma vie, ce fut le 5 novembre 1962. Mon père nous offrait - à crédit - la télé. Dès lors je pouvais voir le Monde. Apprécier le cinéma, ainsi que les variétés.

A ce sujet, j'en raffolais. Et de voir à la télé des gens comme par exemple Jean Yanne (avec Jacques Martin dans 2=3), Armand Lanoux, Pierre Richard, les Frères Ennemis (mon premier spectacle, c'était à Brest) Jacques Dufilho, Pierre Doris, Hubert Deschamps, Jean Amadou....

 

A présent, je vous demanderai de faire un exercice ! Vous allez dans "Via Michelin" et vous cherchez la distance qui sépare le 14 rue de Buci à Paris du 55 rue de Seine, toujours à Paris.

Vous allez trouver 100 mètres.

Exactement ce qui me séparait de chez moi à la "galerie 55", endroit qui dans les années 60 aura vu défiler tous les gens que je viens de citer ! Dans le même pâté de maisons !!!

Ainsi, alors que j'étais tout près d'eux, débutants, moi je les découvrais au même titre qu'un habitant de La Cluse et Mijoux (25) ou Rebirechioulet (32).

Pas étonnant qu'à chaque fois que j'allais en vacances j'aie droit au refrain bien connu "Parisien tête de chien, parigot tête de veau..."
Même mes cousins germains de Marseille me feront le coup !
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/07/la-des...

C'était l'envie. L'envie d'être à ma place, qui sans aucun doute devais monter toutes les semaines en haut de la Tour Eiffel, descendre à la même cadence les Champs-Elysées, aller à L'Olympia tous les mois, me balader en bateau-mouche tous les jours, et bien sûr voir au théâtre ou au cabaret toutes les vedettes possibles et inimaginables !

Déjà, dans l'autobiographie de Johnny Hallyday, Destroy, celui-ci disait qu'il arpentait plusieurs fois la rue de Buci... Certes une fois j'y ai vu feu Henri Salvador à son époque "chansons pour enfants". I les chassait vigoureusement !

Certes, ma mère a été en 1968/1969 la cuisinière de Françoise Arnoul et y verra les deux Georges, Moustaki et Cravenne, l'inventeur des Césars. Moustaki dira même à ma mère "Yvonne, votre couscous est le meilleur que je n'aie jamais dégusté".

Et alors ?

Quand ma mère me racontait ça, le yeux pétillants, moi je rêvais du Cours Chazelles à Lorient ou de la Rue de Siam à Brest !

J'ai lu ces anecdotes dans le dernier livre de Jean Amadou, je vous parle d'un temps (éditions Robert laffont).  Et il en rajoute le bougre :

Les loges de la Galerie 55 étaient des plus surprenantes de Paris. Dans tout le quartier, les maisons modernes ont été bâties sur les sous-sols de l'Abbaye de St Germain des Prés. Les loges étaient instalées sous des voûtes gothiques du XIVème siècle...

Putain !

Ma pauvre mère, pourtant férue d'histoire et de variétés, sera heureusement morte, elle qui écoutait tous les soirs dans son lit Le Pop Club, animé par José Artur, avant de savoir qu'une part sous notre immeuble se trouvaient des caves du XIVème siècle et que d'autre part, toutes les grandes vedettes qu'elle adorait se produisaient chaque soir à cent mètres  (plus la dénivellation) de chez elle...

Je vous embrasse.

21:20 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (6)

24/08/2011

Sarkozy : la politique de la terre brûlée

Ca y est. Il vient de s'en rendre compte : il ne pourra jamais être réélu.

Je n'insisterai pas sur son (triste) bilan, mais quand même je me désole de faire 54 km pour aller voir une conseillère financière de La Poste ou de voir le centre départemental du Jura où je travaillais promis à la fermeture d'ici 2 ou 3 ans. Aussi de mettre 2h30 en transports en commun pour faire 85 km...

En tant qu'automobiliste je me désole aussi de ne plus voir d'uniformes au bord des routes, mais au contraire des radars vicieux et rémunérateurs planqués dans les zones sans risque (toute ma vie je me souviendrai de cette "prune" à Chamonix, alors que je roulais à 91 km/h sur une deux fois deux voies limitée à 90. J'ai beau me dire qu'environ 99% des automobilistes ont logiquement dû avoir droit à ce traitement, je fulmine quand même)

Mais on est loin du sujet.

Sarkozy est excellent sur les affaires étrangères. Non ce n'est pas à double sens, on l'a vu lors de sa présidence de l'Union Européenne en 2008, on vient de le voir en Lybie.

Mais côté "intérieur", c'est une des pires tâches que notre pays ait connu depuis De Gaulle.

Tout y est passé : d'abord faire un pied-de nez aux classes moyennes en allant le soir même dîner au Fouquet's avec ses potes (il aurait dû savoir ce qui est arrivé à Fouquet...), puis les jours suivants se balader à Malte en yacht.

Puis démanteler les entreprises publiques. Qui y sont toutes passées, hormis celles qui touchent aux politiques. Ainsi il n'a pas hésité à tripler son salaire et à se payer un Airbus "Air Sarko one" à près de 200 millions d'euros, où lui et Carlita occupent 95% de la place !

Puis le gros morceau, bafouer sa parole de 2007 en tirant un trait sur la retraite à 60 ans. Tous ceux qui sont nés après le 31 juillet 1951 doivent le bénir. Juppé s'en fiche, lui a pris la sienne à 57 ans après sa bérézina de 1997 en nous faisant un joli bras d'honneur.

A présent, il (Sarko) sait qu'il est "grillé", grâce à des sondages que curieusement on ne nous montre plus. Vous avez dit bizarre ?

Alors, allons-y pour le grand numéro de la rigueur. Celui qu'avait imposé Delors (le papa de Martine) en 1983 et avait permis aux députés socialistes de perdre la majorité malgré l'instauration (juste) de la proportionnelle censée limiter les dégâts. Désormais, on n'en parlera plus, c'est comme l'épreuve du contre la montre du Tour aux Champs-Elysées qui avait eu pour conséquence directe de voler à Laurent Fignon un Tour 89 qu'il avait pourtant conquis haut la main.

Mais je digresse.

Ce soir, nous entrons dans l'ère de la rigueur. Une première à 8 mois de la présidentielle.

Les Sarkozystes diront à l'unisson "quel courage ! ", les autres diront "il nous aura emmerdé jusqu'au bout".

Bon, je vous quitte car il a été aussi question de supprimer l'internet illimité. Alors, j'essaie de me mettre au diapason et de changer mes habitudes.

Je vous embrasse.

21:05 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : sarkozy

22/08/2011

DSK. Enfin....

Je m'empresse d'abord de dire, qu'au su et vu du "problème" de DSK avec les femmes (autrement dit, qu'il serait quasiment un obsédé sexuel) je n'aurais finalement pas trop aimé avoir un tel homme pour président.
Donc je ne regrette pas trop qu'il n'ait pas pu se présenter aux primaires du PS.

Cela dit, on a bel et bien sali un innocent.

A 21h28, la nouvelle est tombée : DSK est blanchi par le procureur.

Je ne peux résister à la joie et à la fierté de dire que, dès le début, je savais que cette histoire était un coup monté (note du 19 mai http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2011/05/19/les-ri...) mais que de gâchis !

Pour moi, l'affaire a été "téléguidée" d'un très haut lieu, et c'est vrai que d'un côté on peut dire que 1) Christine Lagarde est présidente du FMI et que 2) l'élection présidentielle sera plus serrée que prévu.

Mais qu'on fasse attention à l'"effet boomerang".

DSK, pendant ces trois mois n'a pas pipé mot.
A présent, il faut s'attendre à ce qu'il règle ses comptes. Je ne serais pas surpris autre mesure qu'il écrive un bouquin - et carrément qu'il l'édite en "poche" tout de suite - où il parlerait de ce qu'il a subi, et aussi raté. Je verrais bien comme titre "Présumé président", ces deux mots résumant en fait toute l'histoire.

Et, de toutes façons, je voudrais pas être à la place d'un homme qui aurait à la fois gagné une guerre (contre un de ses ex-amis !) mais perdu une grosse bataille, menée en sous-main avec des manières abjectes. Chacun pourra se faire son opinion...

Je vous embrasse.